Elections municipales, mais portée nationale

Disons le tout nettement… La manifestation du 9 mars dernier pour demander un référendum sur l’immigration (et ses conséquences néfastes) est décevante…

Mais elle permet de vérifier ce que chacun sait quand il a les yeux ouverts sur le réel : il y a loin de l’affirmation d’une opinion dans une enquête ou un sondage, et la transcription de cette opinion dans le geste revendicatif ou , à fortiori,  électoral, qui la prolongerait.

A 70 – 75%, enquêtes après sondages, les Français affirment qu’il y a trop d’étrangers en France, que l’immigration doit être jugulée, que l’islam est un danger pour notre société laïque et démocratique, que les valeurs essentielles de notre identité française sont menacées…mais n’arrivent pas à se mobiliser pour porter tout cela sur la place publique et demander à ceux qui dirigent d’y remédier.

Nul ne peut nier qu’un étranger de plus qui entre (même légalement) en France aujourd’hui , c’est un chômeur de plus et même 2,3 ou 4 si l’on prend en compte le « regroupement familial »..,

c’est une charge nouvelle pour les budgets  nationaux, locaux et sociaux sans qu’elle ne corresponde à la moindre cotisation sociale, au moindre impôt direct …

c’est  une pression sur le logement social, déjà insuffisant à couvrir les besoins de ceux qui sont sur place et qui travaillent (c’est pour cela, d’ailleurs, que la Duflot de service demande à loger en priorité les nouveaux arrivants, poussant ainsi nos enfants vers le marché privé) …

c’est une aggravation de l’insécurité quotidienne dont le coût humain, social et public (pour la lutte qu’elle appelle) est exorbitant…

c’est une contrainte et un coût supplémentaires pour l’encadrement scolaire, l’accueil en établissements de soins, les équipements publics …

c’est la mise en place de toutes sortes de communautarismes , notamment celui de l’islam… et leur flot de revendications particulières …

c’est le développement de l’économie illégale et la création d’un volant de chômeurs bien utile pour peser sur les conditions de travail et les rémunérations…

Cela, 3 Français sur 4 le savent parfaitement.

Il leur faut maintenant le traduire dans les urnes, et ce, dès le 23 mars à l’occasion des élections municipales (avant de le confirmer le 25 mai prochain, lors des « européennes ») .

Sur cette question de l’immigration, du traitement de ses  conséquences néfastes, de l’islamisation de notre espace public qu’elle permet, le scrutin des municipales a une portée nationale et appelle le citoyen à appuyer son geste sur une analyse politique (au sens premier du terme ) qui lie l’organisation de la vie locale à son insertion dans l’espace global de la Nation et de l’Etat…

Nul ne peut nier cela: le maire et les représentants de son conseil municipal votent pour les sénateurs qui, à leur niveau, votent les lois et organisent la vie politique de la Nation.

Le maire et son conseil municipal traduisent dans la quotidienneté les décisions du pouvoir en place: en matière d’action sociale, en matière de politique scolaire (voir les fameux « rythmes scolaires »), en matière de politique migratoire, en matière de fiscalité, en matière de changements sociétaux ….Sait-on par exemple que le pouvoir en place prépare une réforme de la taxe d’habitation pour la lier à l’impôt sur le revenu (et paf, sur les « couches moyennes » !) tout en augmentant les valeurs locatives qui servent à la calculer? Sait-on encore que l’Etat va réduire de 10 milliards d’euros les dotations aux communes, ce qui ouvrira la voie à l’accroissement de la fiscalité territoriale?

Dans les années à venir, va s’appliquer partout le nouveau stade de la « décentralisation », celui des « Métropoles »: pour la région qui me concerne, c’est la Métropole de Marseille qui va surgir avec 93 communes regroupées en une structure que dominera la grande ville, qui aura des pouvoirs de fiscalité, de gestion de l’espace, d’économie et d’emploi … qui dessaisira donc chaque commune de son autonomie et laissera le champ libre à la ville -mère pour exporter sa dette, ses nuisances, ses populations indésirables vers la « périphérie »…et imposer ses options!

On le voit clairement: voter aux municipales ce 23 mars, c’est voter aussi pour un nouveau choix politique, c’est voter contre les projets que ce pouvoir minoritaire veut imposer, c’est voter contre tout ce que ce pouvoir en place nous a imposé depuis deux ans.

Et c’est aussi voter pour des équipes qui sauront s’opposer aux orientations néfastes déjà prises ou en projet. Des équipes qui sauront dirent « non » aux conséquences catastrophiques pour notre Peuple et notre pays de la politique migratoire menée depuis  40 ans par la « droite et la gauche parlementaires unies »… Des équipes qui sauront agir , appuyées par des citoyens enfin réveillés car à l’origine de leur élection, pour préserver l’unité nationale face à toutes les formes du communautarisme religieux qui veut imposer sa loi, ses édifices, ses coutumes. Des équipes qui , au quotidien et sur le terrain, sauront prendre en charge les revendications exprimées pour les porter au plus haut niveau et les faire aboutir.

Qui peut croire qu’un socialo local, un écolo du coin, un UMP « de terroir », un « Front de Gauche » plus ou moins « coco » rongeant son os électoral pourra agir pour s’opposer à ce que les différents pouvoirs qu’ils ont  mis en place depuis 40 ans ont réalisé, réalisent et réaliseront?

Le 23 mars, c’est en ayant tout cela à l’esprit, et en voulant envoyer un signal fort de révolte au pouvoir actuel (et à son double qui l’a précédé et qui veut le remplacer) qu’il convient d’exprimer son vote, dans l’isoloir de la démocratie… à défaut de l’avoir fait dans la rue !

Robert Albarèdes

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