Élégie pour une France qui se meurt

Publié le 15 juillet 2018 - par - 34 commentaires - 1 872 vues
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L’enfant que j’étais hier à peine se souvient d’une France glorieuse, retentissante, si l’on veut étendre un voile sur cet aspect abject qu’elle a toujours méticuleusement dissimulé et qu’on a tous beaucoup de mal à comprendre les raisons obscures qui la mène,t à continuer d’abriter en son sein la falsification et la fourberie.

Je veux me souvenir de cette France qui inspira Victor Hugo à écrire son fameux poème « Les pauvres gens » que j’avais appris par cœur à l’école et que j’ai le plaisir de reprendre ici, en dépit des larmes à mes yeux :

Les pauvres gens

Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close.
Le logis est plein d’ombre et l’on sent quelque chose
Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur.
Des filets de pêcheur sont accrochés au mur.
Au fond, dans l’encoignure où quelque humble vaisselle
Aux planches d’un bahut vaguement étincelle,
On distingue un grand lit aux longs rideaux tombants.
Tout près, un matelas s’étend sur de vieux bancs,
Et cinq petits enfants, nid d’âmes, y sommeillent
La haute cheminée où quelques flammes veillent
Rougit le plafond sombre, et, le front sur le lit,
Une femme à genoux prie, et songe, et pâlit.
C’est la mère. Elle est seule. Et dehors, blanc d’écume,
Au ciel, aux vents, aux rocs, à la nuit, à la brume,
Le sinistre océan jette son noir sanglot.

L’homme est en mer. Depuis l’enfance matelot,
Il livre au hasard sombre une rude bataille.
Pluie ou bourrasque, il faut qu’il sorte, il faut qu’il aille,
Car les petits enfants ont faim. Il part le soir
Quand l’eau profonde monte aux marches du musoir.
Il gouverne à lui seul sa barque à quatre voiles.
La femme est au logis, cousant les vieilles toiles,
Remmaillant les filets, préparant l’hameçon,
Surveillant l’âtre où bout la soupe de poisson,
Puis priant Dieu sitôt que les cinq enfants dorment.
Lui, seul, battu des flots qui toujours se reforment,
ll s’en va dans l’abîme et s’en va dans la nuit.
Dur labeur ! tout est noir, tout est froid ; rien ne luit.
Dans les brisants, parmi les lames en démence,
L’endroit bon à la pêche, et, sur la mer immense,
Le lieu mobile, obscur, capricieux, changeant,
Où se plaît le poisson aux nageoires d’argent,
Ce n’est qu’un point ; c’est grand deux fois comme la chambre.
Or, la nuit, dans l’ondée et la brume, en décembre,
Pour rencontrer ce point sur le désert mouvant,
Comme il faut calculer la marée et le vent !
Comme il faut combiner sûrement les manœuvres !
Les flots le long du bord glissent, vertes couleuvres ;
Le gouffre roule et tord ses plis démesurés,
Et fait râler d’horreur les agrès effarés.
Lui, songe à sa Jeannie au sein des mers glacées,
Et Jeannie en pleurant l’appelle ; et leurs pensées
Se croisent dans la nuit, divins oiseaux du cœur.

Elle prie, et la mauve au cri rauque et moqueur
L’importune, et, parmi les écueils en décombres,
L’océan l’épouvante, et toutes sortes d’ombres
Passent dans son esprit : la mer, les matelots
Emportés à travers la colère des flots ;
Et dans sa gaine, ainsi que le sang dans l’artère,
La froide horloge bat, jetant dans le mystère,
Goutte à goutte, le temps, saisons, printemps, hivers ;
Et chaque battement, dans l’énorme univers,
Ouvre aux âmes, essaims d’autours et de colombes,
D’un côté les berceaux et de l’autre les tombes.

Elle songe, elle rêve. – Et tant de pauvreté !
Ses petits vont pieds nus l’hiver comme l’été.
Pas de pain de froment. On mange du pain d’orge.
– Ô Dieu ! le vent rugit comme un soufflet de forge,
La côte fait le bruit d’une enclume, on croit voir
Les constellations fuir dans l’ouragan noir
Comme les tourbillons d’étincelles de l’âtre.
C’est l’heure où, gai danseur, minuit rit et folâtre
Sous le loup de satin qu’illuminent ses yeux,
Et c’est l’heure où minuit, brigand mystérieux,
Voilé d’ombre et de pluie et le front dans la bise,
Prend un pauvre marin frissonnant, et le brise
Aux rochers monstrueux apparus brusquement.
Horreur ! l’homme, dont l’onde éteint le hurlement,
Sent fondre et s’enfoncer le bâtiment qui plonge ;
Il sent s’ouvrir sous lui l’ombre et l’abîme, et songe
Au vieil anneau de fer du quai plein de soleil !

Ces mornes visions troublent son cœur, pareil
A la nuit. Elle tremble et pleure.

Ô pauvres femmes
De pêcheurs ! c’est affreux de se dire : – Mes âmes,
Père, amant, frère, fils, tout ce que j’ai de cher,
C’est là, dans ce chaos ! mon coeur, mon sang, ma chair ! –
Ciel ! être en proie aux flots, c’est être en proie aux bêtes.
Oh ! songer que l’eau joue avec toutes ces têtes,
Depuis le mousse enfant jusqu’au mari patron,
Et que le vent hagard, soufflant dans son clairon,
Dénoue au-dessus d’eux sa longue et folle tresse,
Et que peut-être ils sont à cette heure en détresse,
Et qu’on ne sait jamais au juste ce qu’ils font,
Et que, pour tenir tête à cette mer sans fond,
A tous ces gouffres d’ombre où ne luit nulle étoile,
Es n’ont qu’un bout de planche avec un bout de toile !
Souci lugubre ! on court à travers les galets,
Le flot monte, on lui parle, on crie : Oh ! rends-nous-les !
Mais, hélas ! que veut-on que dise à la pensée
Toujours sombre, la mer toujours bouleversée !

Jeannie est bien plus triste encore. Son homme est seul !
Seul dans cette âpre nuit ! seul sous ce noir linceul !
Pas d’aide. Ses enfants sont trop petits. – Ô mère !
Tu dis : « S’ils étaient grands ! – leur père est seul ! » Chimère !
Plus tard, quand ils seront près du père et partis,
Tu diras en pleurant : « Oh! s’ils étaient petits ! »

Elle prend sa lanterne et sa cape. – C’est l’heure
D’aller voir s’il revient, si la mer est meilleure,
S’il fait jour, si la flamme est au mât du signal.
Allons ! – Et la voilà qui part. L’air matinal
Ne souffle pas encore. Rien. Pas de ligne blanche
Dans l’espace où le flot des ténèbres s’épanche.
Il pleut. Rien n’est plus noir que la pluie au matin ;
On dirait que le jour tremble et doute, incertain,
Et qu’ainsi que l’enfant, l’aube pleure de naître.
Elle va. L’on ne voit luire aucune fenêtre.

Tout à coup, à ses yeux qui cherchent le chemin,
Avec je ne sais quoi de lugubre et d’humain
Une sombre masure apparaît, décrépite ;
Ni lumière, ni feu ; la porte au vent palpite ;
Sur les murs vermoulus branle un toit hasardeux ;
La bise sur ce toit tord des chaumes hideux,
Jaunes, sales, pareils aux grosses eaux d’un fleuve.

« Tiens ! je ne pensais plus à cette pauvre veuve,
Dit-elle ; mon mari, l’autre jour, la trouva
Malade et seule ; il faut voit comment elle va ».

Elle frappe à la porte, elle écoute ; personne
Ne répond. Et Jeannie au vent de mer frissonne.
« Malade ! Et ses enfants ! comme c’est mal nourri !
Elle n’en a que deux, mais elle est sans mari ».
Puis, elle frappe encore. « Hé ! voisine ! » Elle appelle.
Et la maison se tait toujours. « Ah ! Dieu ! dit-elle,
Comme elle dort, qu’il faut l’appeler si longtemps! »
La porte, cette fois, comme si, par instants,
Les objets étaient pris d’une pitié suprême,
Morne, tourna dans l’ombre et s’ouvrit d’elle-même.

Elle entra. Sa lanterne éclaira le dedans
Du noir logis muet au bord des flots grondants.
L’eau tombait du plafond comme des trous d’un crible.

Au fond était couchée une forme terrible ;
Une femme immobile et renversée, ayant
Les pieds nus, le regard obscur, l’air effrayant ;
Un cadavre ; – autrefois, mère joyeuse et forte ; –
Le spectre échevelé de la misère morte ;
Ce qui reste du pauvre après un long combat.
Elle laissait, parmi la paille du grabat,
Son bras livide et froid et sa main déjà verte
Pendre, et l’horreur sortait de cette bouche ouverte
D’où l’âme en s’enfuyant, sinistre, avait jeté
Ce grand cri de la mort qu’entend l’éternité !

Près du lit où gisait la mère de famille,
Deux tout petits enfants, le garçon et la fille,
Dans le même berceau souriaient endormis.

La mère, se sentant mourir, leur avait mis
Sa mante sur les pieds et sur le corps sa robe,
Afin que, dans cette ombre où la mort nous dérobe,
Ils ne sentissent pas la tiédeur qui décroît,
Et pour qu’ils eussent chaud pendant qu’elle aurait froid.

Comme ils dorment tous deux dans le berceau qui tremble !
Leur haleine est paisible et leur front calme. Il semble
Que rien n’éveillerait ces orphelins dormant,
Pas même le clairon du dernier jugement ;
Car, étant innocents, ils n’ont pas peur du juge.
Et la pluie au dehors gronde comme un déluge.
Du vieux toit crevassé, d’où la rafale sort,
Une goutte parfois tombe sur ce front mort,
Glisse sur cette joue et devient une larme.
La vague sonne ainsi qu’une cloche d’alarme.
La morte écoute l’ombre avec stupidité.
Car le corps, quand l’esprit radieux l’a quitté,
A l’air de chercher l’âme et de rappeler l’ange ;
Il semble qu’on entend ce dialogue étrange
Entre la bouche pâle et l’oeil triste et hagard :
– Qu’as-tu fait de ton souffle ? – Et toi, de ton regard ?

Hélas! Aimez, vivez, cueillez les primevères,
Dansez, riez, brûlez vos cœurs, videz vos verres.
Comme au sombre océan arrive tout ruisseau,
Le sort donne pour but au festin, au berceau,
Aux mères adorant l’enfance épanouie,
Aux baisers de la chair dont l’âme est éblouie,
Aux chansons, au sourire, à l’amour frais et beau,
Le refroidissement lugubre du tombeau !

Qu’est-ce donc que Jeannie a fait chez cette morte ?
Sous sa cape aux longs plis qu’est-ce donc qu’elle emporte ?
Qu’est-ce donc que Jeannie emporte en s’en allant ?
Pourquoi son cœur bat-il ? Pourquoi son pas tremblant
Se hâte-t-il ainsi ? D’où vient qu’en la ruelle
Elle court, sans oser regarder derrière elle ?
Qu’est-ce donc qu’elle cache avec un air troublé
Dans l’ombre, sur son lit ? Qu’a-t-elle donc volé ?

Quand elle fut rentrée au logis, la falaise
Blanchissait; près du lit elle prit une chaise
Et s’assit toute pâle ; on eût dit qu’elle avait
Un remords, et son front tomba sur le chevet,
Et, par instants, à mots entrecoupés, sa bouche
Parlait pendant qu’au loin grondait la mer farouche.

« Mon pauvre homme ! ah ! mon Dieu ! que va-t-il dire ? Il a
Déjà tant de souci ! Qu’est-ce que j’ai fait là ?
Cinq enfants sur les bras ! ce père qui travaille !
Il n’avait pas assez de peine ; il faut que j’aille
Lui donner celle-là de plus. – C’est lui ? – Non. Rien.
– J’ai mal fait. – S’il me bat, je dirai : Tu fais bien.
– Est-ce lui ? – Non. – Tant mieux. – La porte bouge comme
Si l’on entrait. – Mais non. – Voilà-t-il pas, pauvre homme,
Que j’ai peur de le voir rentrer, moi, maintenant ! »
Puis elle demeura pensive et frissonnant,
S’enfonçant par degrés dans son angoisse intime,
Perdue en son souci comme dans un abîme,
N’entendant même plus les bruits extérieurs,
Les cormorans qui vont comme de noirs crieurs,
Et l’onde et la marée et le vent en colère.

La porte tout à coup s’ouvrit, bruyante et claire,
Et fit dans la cabane entrer un rayon blanc ;
Et le pêcheur, traînant son filet ruisselant,
Joyeux, parut au seuil, et dit : C’est la marine !

« C’est toi ! » cria Jeannie, et, contre sa poitrine,
Elle prit son mari comme on prend un amant,
Et lui baisa sa veste avec emportement
Tandis que le marin disait : « Me voici, femme ! »
Et montrait sur son front qu’éclairait l’âtre en flamme
Son cœur bon et content que Jeannie éclairait,
« Je suis volé, dit-il ; la mer c’est la forêt.
– Quel temps a-t-il fait ? – Dur. – Et la pêche ? – Mauvaise.
Mais, vois-tu, je t’embrasse, et me voilà bien aise.
Je n’ai rien pris du tout. J’ai troué mon filet.
Le diable était caché dans le vent qui soufflait.
Quelle nuit ! Un moment, dans tout ce tintamarre,
J’ai cru que le bateau se couchait, et l’amarre
A cassé. Qu’as-tu fait, toi, pendant ce temps-là ? »
Jeannie eut un frisson dans l’ombre et se troubla.
« Moi ? dit-elle. Ah ! mon Dieu ! rien, comme à l’ordinaire,
J’ai cousu. J’écoutais la mer comme un tonnerre,
J’avais peur. – Oui, l’hiver est dur, mais c’est égal ».
Alors, tremblante ainsi que ceux qui font le mal,
Elle dit : « A propos, notre voisine est morte.
C’est hier qu’elle a dû mourir, enfin, n’importe,
Dans la soirée, après que vous fûtes partis.
Elle laisse ses deux enfants, qui sont petits.
L’un s’appelle Guillaume et l’autre Madeleine ;
L’un qui ne marche pas, l’autre qui parle à peine.
La pauvre bonne femme était dans le besoin ».

L’homme prit un air grave, et, jetant dans un coin
Son bonnet de forçat mouillé par la tempête :
« Diable ! diable ! dit-il, en se grattant la tête,
Nous avions cinq enfants, cela va faire sept.
Déjà, dans la saison mauvaise, on se passait
De souper quelquefois. Comment allons-nous faire ?
Bah ! tant pis ! ce n’est pas ma faute, C’est l’affaire
Du bon Dieu. Ce sont là des accidents profonds.
Pourquoi donc a-t-il pris leur mère à ces chiffons ?
C’est gros comme le poing. Ces choses-là sont rudes.
Il faut pour les comprendre avoir fait ses études.
Si petits ! on ne peut leur dire : Travaillez.
Femme, va les chercher. S’ils se sont réveillés,
Ils doivent avoir peur tout seuls avec la morte.
C’est la mère, vois-tu, qui frappe à notre porte ;
Ouvrons aux deux enfants. Nous les mêlerons tous,
Cela nous grimpera le soir sur les genoux.
Ils vivront, ils seront frère et soeur des cinq autres.
Quand il verra qu’il faut nourrir avec les nôtres
Cette petite fille et ce petit garçon,
Le bon Dieu nous fera prendre plus de poisson.
Moi, je boirai de l’eau, je ferai double tâche,
C’est dit. Va les chercher. Mais qu’as-tu ? Ça te fâche ?
D’ordinaire, tu cours plus vite que cela.
Tiens, dit-elle en ouvrant les rideaux, les voilà! »

C’est de cette France que j’aime me souvenir et celle d’Emile Zola qui voyant l’injustice frapper l’innocent juif, s’est jeté à corps défendant à sa défense. Il fut puni et contraint à l’exil, mais ne renia jamais le véritable devoir de la justice.

Je veux aussi me souvenir de la France qui chante à l’opéra La Traviata, Faust, La dame aux camélias… C’est la littérature de cette époque qui m’aimante et me laisse pantelante par sa qualité, par son zèle, par ses messages et sa morale…

Cette France n’est plus. Elle a complètement viré de bord, se jetant, torse nu, sur les écueils d’une civilisation qui a oublié son devoir primordial, oublié les leçons de ceux qui la guidaient spirituellement, pour plonger dans la dépravation, le déni de ses valeurs, la bassesse du crime et du matérialisme, le déni de toute foi et de toute loi…

Elle n’est plus qu’un spectre qui hante nos mémoires, qui nous harcèle par la perpétuité de ses simagrées, par son aveuglement, son manque de noblesse.

Elle chancelle comme un moribond avant que la grande vague de l’océan de ses erreurs, ne vienne s’abattre sur son cadavre… Tu n’es plus, même si quelques-uns nourrissent encore l’espoir d’un réveil même tardif. Tu n’es plus et toute ton ossature craque, comme une vieille chaloupe avant de sombrer dans l’abîme de l’océan. L’histoire se souviendra de toi, surtout à cause de tous ces vaillants combattants qui s’étaient dévoués à te décrire autre que ce que tu es réellement. Une autre France, comme ils la souhaitaient, comme ils rêvaient qu’elle devienne mais qui demeure en fait ce qu’elle a toujours été. Après tout nous ne moissonnons que ce que nous semons.

Thérèse Zrihen-Dvir

https://theresedvir.com/fr/

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

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Notifiez de
therese dvir

Chers lecteurs et lectrices, merci infiniment pour vos commentaires si élogieux et si touchants, preuve que tout n’est pas entièrement perdu. La France doit sortir de sa torpeur, il le faut pour nous tous. Thérèse Zrihen-Dvir

Gambit

Article magnifique, grandiose et tragique, à la mesure du somptueux poème du père Hugo !
Il fallait tout le talent d’un véritable écrivain pour entourer de prose, et sans démériter, les vers immortels du grand poète.
Il y a dans ce désespoir une beauté sombre et superbe qui n’est nullement un renoncement.
On ne se bat jamais avec autant d’ardeur que dos au mur. Cela s’appelle l’énergie du désespoir !…
Je vous salue, Madame Zrihen Dvir, avec respect et admiration.

laurent k.

la france est morte ce 15 juillet! ces cons de français s’en rendront compte bien trop tard! ceci est une victoire de l’islam et de l’immigration aux dépends de la france et des fdesouche…
étant acquis que les juifs sont depuis 1000 ans en france et font parti intégrante de la culture française judéo-chrétienne!
contrairement aux nouveaux arrivés depuis les années 70!

quiditvrai

Il y a eu des peuples qui sont morts et d’autres qui ont survécus.
Il y a des peuples qui évoluent dans la mauvaise direction.
La France ne sait même pas qu’elle s’est égarée , qu’elle est en danger de mort.
En prendra-t-elle conscience et saura-t-elle réagir adéquatement ?
Rien n’est sûr
Pour ma part, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir
Si elle venait â mourir , je m’expratierais .
Mais voilà , je travaille à sa survie et heureusement je ne suis pas seul.

la libellule

C’est bien ce que nous faisons tous ici… et même l’auteur de cette élégie qui vraisemblablement cherche à freiner sa décadence…

Franc

Chouette,ça fait plaisir avant de mourrir

Brizzzite

Le 1 er Juin 1885 ,obsèques de Victor Hugo .2 millions de personnes dans les rue de Paris.9 décembre 2017 Halliday 1 million .
« Quand mon corps sur ton corps lourd comme un cheval mort  »
Autres temps autres moeurs , D’autres héros (footballeurs africains) , d’autres « poetes »( Halliday )

DURADPUIF

Victor Hugo, un fleuve, un océan de Culture de France. Merci ! A quand son semblable son frère pour notre grand Pays qui en a un besoin immédiat.

DUFAITREZ

QUE C’EST BEAU ! Tellement inhabituel, inattendu, Merci !
On pourrait actualiser, « métaphorer ». Restons en à l’EMOTION.

Anne-Marie G

Je ne regrette pas ce temps de grande misère car contrairement aux franchouillards qui oublient l’histoire de leurs ancêtres misérables pour battre leur coulpe docilement sur la colonisation qui n’a pas été pire, je pense à ces générations passées plus qu’aux colonisés dont les malheurs nous sont servis pour faire accepter notre disparition ! Nous sommes plus heureux aujourd’hui, mais au lieu d’essayer d’en profiter dignement nous préférons nous gaver de loisirs et de malbouffe.

lucie clavijo

Merci pour ce magnifique article, où rayonne le génie de Victor Hugo qui fut un rayon du génie français.

wika

Merci pour ce beau poème.
J’y vois le formidable changement social qui fait que, au fil des siècles, les Français ont acquis le bien-être par leur travail. La pauvreté existe toujours, mais l’extrême misère et l’extrême précarité décrites dans ce poème ont quasiment disparu.
Nos compatriotes en ont bavé, et maintenant, au nom du droitdelhommisme, il faut donner sans discuter la douceur de vivre à des envahisseurs qui ne prennent même pas la peine de se retrousser les manches dans leur pays.

Jacques Barrio

Merci chère Thérèse Zrihen Dvir pour ce poignant témoignage. J’aurais bien aimé vivre à une autre période de l’histoire de mon beau pays. Mais le destin a voulu que j’assiste impuissant à son agonie, entouré d’une majorité de compatriotes oublieux, inconscients et déja à genoux, qui attendent que le sabre de l’Islam maléfique les achève.

JILL

Merci Thérèse de rappeler ce pathétique et magnifique poème de Victor Hugo …qu’est devenue la poésie aujourd’hui? Les ordures débitées à l’Elysée il y a quelques jours …
Pauvre France,dans quel état ces salauds l’ont mise ;et le pire est encore à venir .

crap2sp

Merci Therese pour ce poeme,j’aurais Presque put connaitre cela,ne,et grandis a Fecamp du temps des terres neuvas.avec combine de membres de la famille disparus,de copains.
époque revolue,nous connaitrons une autre misère.celle d’un pays,qui a choisi le suicide culturel,et son auto-genocide.que de lecture comme celle-ci,puisse redonner une ame a notre jeunesse,ou comme dans ce metro en Allemagne voir la decapitation d’un bebe,

montecristo

N’est-ce-pas BHL qui a fait passer un message selon lequel le franchouillard le dégoutte ! Manifestement il a été entendu … !

Pélagie

Que BHL se rassure le dégoût est réciproque !!

BERNARD

Magnifique, ça relativise bien des choses la littérature, MERCI !

Neffie

Plaisir de lire de belles lignes françaises.

clercophage

à madame Thérèse Zrihen-Dvir , le 14 juillet 2018 à 21 h 15.
J’ai bien tout lû, y compris les vers de mirliton de Totor.
Bon , c’est pas tout ça : Dois-je me suicider tout de suite, ou puis-je quand même attendre demain le résultat du match pour ne pas mourir idiot ?

JILL

 » Quand on est con,on est con … » ;vous préférez peut-être les vers de mirliton de Brassens ? Ou le dégueulis des rappeurs …ça doit davantage
être à votre portée .

Franc

écoutez « kroc blanc rappeur identitaire, mais interdit a la télé, vous allez aimer le RAP MDR…

HELLENE

Trop tard!

Allonzenfan

Je vous suggère le suicide, il n’est jamais trop tard pour bien faire pauvre tâche!

UltraLucide

Ben oui, la France Maçonne va droit dans le mur…on a remarqué en effet….

batigoal

Allez encore du declinisme et du passeisme. Je me souviens de mon enfance… C’est vrai qu’il n’y a plus de theatre en france, d’opera en france, de cinema en france, d’education en france, de litterature en france, d’entreprises qui reussisent en france. Bref c’est tres bien les souvenirs de son enfance, mais toujours ces messages negatifs, pessimistes, c’est désolant.

eric delaitre

Parlez moi de désolant, ce qui l’est c’est qu’en voulant donner des leçons, vous n’êtes même pas capable de mettre une majuscule à France. Merci pour le message façon Macron, ceci aussi me désole.

Pastagoule

Eric
Je sais vraiment pas si la France a besoin d une majuscule vue la merde qu’ elle est devenue.

Brizzzite

une minuscule à france et une majuscule à Merde serait en effet plus approprié .

Dubreuil

Passeisme je veux bien, mais declinisme ne me semble pas approprié, c Est même le contraire qu’ il eût fallu utiliser!

JILL

5 millions de chômeurs,l’islamisation du pays…et tiens,question cul ture,des rappeurs débiles à l’Elysée ;mais à part ça tout va très bien madame la
marquise .

Michel

« Passéisme » dites-vous ? C’est vrai que vous, vous appelez « progrès » ou « progrès social » ce qui n’est que décadence des mœurs…
Vous dites « déclinisme » pour minimiser un déclin qui n’est plus contestable et qu’on peut même mesurer.
Oui, il y a encore des théâtres en France, des cinémas, des écoles, mais qui ne font plus que dispenser le formatage des esprits et la désinformation dont vous avez si généreusement et si savamment saupoudré tout le corps social depuis quarante ans.

Allonzenfan

L’opéra est réservé aux bobos friqués de la nomenklatura ripoublicaine.
Le théâtre et le cinéma sont subventionnés donc de gauche tout comme l’éducation prétendument « nationale » en faillite.
Les français lisent de moins en moins, que la littérature soit bonne ou mauvaise, quant à notre industrie elle a déménagé dans des contrées lointaines avec les effets que l’on sait sur l’emploi local.
Quant aux français qui réussissent, c’est le plus souvent à l’étranger…
Quelle réussite !

Pélagie

Et quand de jeunes français remportent des victoires aux championnats du monde des métiers en Chine et reviennent avec des médailles en pagaille qui en parle ?