Elena Tchoudinova : De La Mosquée Notre-Dame de Paris au processus de l'islamisation de la Russie

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Chers auditeurs!
Lorsque j’ai décidé d’écrire mon roman «la Mosquée de la Notre Dame», je n’est pas choisi par hasard la France comme lieu de l’action. La France a toujours été le centre culturel et historique de la vieille Europe, c’est pourquoi en lisant le récit des malheurs qui peuvent atteindre la France, n’importe quel Européen pourra projeter l’action sur son pays.
Je ne pouvais pas en même temps écrire une série entière de romans comme «la Mosquée de la cathédrale De Cologne», «la Mosquée de Saint Paul» et «la Mosquée de Basile le Bienheureux». Cependant il m’était nécessaire de montrer que le problème de l’islamisation n’est pas le problème d’un seul pays, mais le problème de toute l’Europe.
Je pense que j’y suis parvenue.
Mais aujourd’hui en tant qu’une Russe, je vous parlerai du processus de l’islamisation en Russie. Le problème me semble extrêmement préoccupant. Les forces représentants les intérêts de l’expansion mondiale islamique, s’emploient actuellement à détacher la Russie du bloc Européen.
Il y a déjà longtemps qu’on a introduit dans l’idéologie officielle de la Russie un postulat, qu’on croit incontestable, selon lequel sur le territoire de la Russie vivent depuis toujours certains peuples pratiquant l’Islam, et donc pour lesquels la Russie est la patrie dans la même mesure que pour les chrétiens et les Russes. Ce postulat est un mensonge.
Avant tout, c’est un mensonge du point de vue historique. La Russie, cernée par les pays sauvages, tels que le khanat de Kazan, le khanat de Crimée, la partie non chrétienne du Caucase, était historiquement obligée de mener les guerres, au fond, défensives, pour couper les incursions, la dévastation de ses terres agricoles, l’enlèvement des habitants de zones frontalières.
Tous les États énumérés ci-dessus vivaient du pillage et au sens européen n’avaient pas la structure d’un État. En occupant ces pays, la Russie les insérait dans la structure de l’État chrétien et intégrait leurs élites dans l’appareil de l’Etat.
Cependant les peuples musulmans intégrés officiellement à la Russie, continuaient à vivre dans les lieux de leur résidence historique, étant représenté sur la partie européenne – et chrétienne – de la Russie par de peu nombreuses diasporas.
Ce passé de l’Empire russe ne ressemble en rien à la situation d’aujourd’hui, quand les Tchétchènes et les Tatars aspirent que les deux capitales russes ressemblent à des villes musulmanes.
Ce postulat est mensonger aussi du point de vue des statistiques.
Même aujourd’hui, lorsque la natalité de la population russe décroit et lorsqu’on observe l’accroissement immense de la natalité parmi les ethnies pratiquants l’Islam, il y a près de 79 % de Russes en Russie. Le pourcentage restant est partagé non seulement entre les ethnies musulmanes, mais aussi les ethnies pratiquants le bouddhisme et le judaïsme.
Il y a beaucoup de chrétiens orthodoxes parmi les habitants non russes de la Fédération de Russie : ainsi, par exemple, les Ukrainiens possédant le passeport russe représentent à eux seuls 2 % de la population. Il y a également beaucoup de catholiques et de protestants non russes. Il ne faut pas oublier aussi que plusieurs Tatars et Daghestaniens ne sont pas des musulmans pratiquants.
Le but de l’introduction de l’idée aussi fausse à l’idéologie officielle est plus que transparent. Il s’agit de la tentative d’orienter les cercles du pouvoir vers l’alliance avec le monde islamique, opposer la Russie (contrairement aux intérêts de sa population de souche) aux autres pays de l’ Europe. Si la Russie se tourne vers l’Orient, ce sera une catastrophe pour tous.
Cependant, on fait tout pour que ce tableau devienne véridique. Chaque année on fait rentrer en Russie des millions de « travailleurs » de l’Asie centrale, destinés à accomplir les travaux non qualifiés, principalement dans le bâtiment. Ils sont d’accord pour être payé moins bien que les Russes de souche.
Les intérêts de grands entrepreneurs intéressés par les superprofits, coïncident ici avec les intérêts des lobbyistes de l’alliance de la Russie avec le monde islamique.
À mesure que dans de grandes villes apparaît une grande quantité de migrants-musulmans, on pose les questions sur la construction de nouvelles mosquées pour eux.
Les pouvoirs sont peu préoccupés par le fait que la partie considérable des musulmans demandant les mosquées, se trouve en Russie illégalement et contribue à le criminalisation du pays. (On sait depuis longtemps que les migrants du Tadjikistan sont l’avant-garde des trafiquants de drogue en Russie). Cependant ce status quo provoque une très grande inquiétude parmi les Russes.
L’automne dernier, à Moscou se déchainaient les passions à propos de la construction d’une mosquée et d’une école coranique dans la cité de Textilchiki. (le sponsor de la construction, selon des certaines données, est l’Arabie Saoudite). Cependant les habitants indignés par le projet ont exprimé leur désaccord.
S’étant uni et ayant choisi les hommes de confiance, les habitants ont adressé une protestation catégorique aux élus locaux. Le lieu supposé de la construction était patrouillé 24 heures sur 24 par un détachement volontaire. Les habitants ont planté les arbres sur le lieu du chantier.

L’inquiétude des habitants des Textilchiki est tout à fait compréhensible.
Les mosquées deviennent assez souvent centres de l’extrémisme islamique, les dépôts de la littérature wahhabiste, d’armes, mais aussi les centres du trafic de drogue. Le scandale avec la mosquée à Omsk, ancien point de relais des trafiquants de drogue est largement connu. Il y a seulement quelques jours, un terroriste tué au Daghestan – Abdulmumin Abdulmuminov – s’est trouvé l’imam de la mosquée locale.
De tels cas sont nombreux.
Mais en dehors de cela les habitants des Textilchiki craignent aussi l’expansion de la criminalité dans la cité, puisque autour de la mosquée il y aura inévitablement des grandes accumulations des gens de l’Asie centrale, des gens,peu cultivés, presque sauvages, n’ayant pas connu non seulement le mode de vie européen, mais aussi la vie urbaine tout court.
En outre, comme tous Européens, les Moscovites des Textilchiki ne veulent pas que leurs enfants observent les coutumes barbares, comme l’égorgement public des moutons pour la fête le Kurban-baïram.
L’insistance courageuse sur les droits civils, manifestée par les habitants des Textilchiki semble avoir porté les résultats.
Grâce à la forte résonance publique, la construction de la mosquée est annulée. Bien que, selon les dires des militants de la région, les musulmans proclament qu’ils « sont partis de ce lieu, mais pas de la cité».
La situation plus complexe se développe dans la petite ville Hotikovo. Là, après l’assassinat par les migrants d’un autochtone, les habitants se sont décidés à une action sans précédent : ils ont ont chassé les migrants de la ville. Le fait intéressant : cela n’a posé aucun problème économique, tant craint par les économistes officiels.
Les emplois libérés ici ont étaient occupés par les citadins, jusque là chômeurs.
La nécessité économique de l’importation des migrants est un mythe. Cependant ce mythe est gonflé obstinément. La tension s’accroît dans le pays de jour en jour.
Récemment, dans l’émission de la radio «l’Écho de Moscou», je discutais à propos des événements des Textilchiki avec un militant islamiste.
Ce débat a provoqué une certaine résonance en Russie. Mon adversaire a ouvertement et effrontément déclaré une chose suivante : le nombre des musulmans en Russie augmentera, cela est soi-disant «l’imminence économique». Mais à mesure de son augmentation on aura inévitablement introduit la charia, et on modifiera en ce sens la Constitution en vigueur.
Ainsi à Moscou on coupera la main au voleurs sur les places pulbiques et on lapidera les femmes infidèles. Jusque là, des leaders musulmans ne se permettaient pas une telle franchise. Aussi, à ce propos, mon adversaire a indiqué et que R. Kadyrov en Tchétchénie a déjà pratiquement instauré la charia. D’ailleurs, pour moi ceci n’était pas une nouvelle.
Mais ce n’est pas qu’en Russie qu’on parle de l’introduction de la charia .
Il y a 3 ans, sa « nécessité » a été proclamée à Londres, et pas par un leader musulman, non, mais par l’archevêque de Canterbury! Les leaders musulmans ont saisi les mots de l’évêque anglican, en affirmant qu’il «vaut la peine de couper une paire des mains pour le vol – et l’Angleterre deviendra le paradis»!
(Certainement, à Moscou, ainsi qu’à Londres, il s’agit pour le moment d’une « double législation », c’est-à-dire pour permettre à la communauté musulmane de vivre non selon le corps des lois européennes, mais selon la charia. Mais ceci est, bien entendu, provisoire).
Cela prouve que les problèmes de l’islamisation passent (et s’aggravent) dans tous les pays européens de la même manière.
Mais si l’Allemagne et le Danemark ont commencé à se rendre compte de ce que « le multiculturalisme et la tolérance» sont les pièges pour la civilisation, dans d’autres pays le procès du retour aux racines n’a pas encore commencé.
Cependant il nous reste reste extrêmement peu de temps . L’expansion ne peut pas s’arrêter elle-même. On peut seulement l’arrêter de force.
Et la force, capable d’arrêter la vague de la barbarie, menaçant exterminer notre civilisation, peut venir uniquement de la volonté des Européens à défendre l’institution du droit romain et les valeurs culturelles inhérentes aux pays de la genèse chrétienne, la volonté à l’union de tous les pays européens devant le danger qui les menace.
Si les gouvernements ne sont pas capables de manifester cette volonté , elle doit l’être par les citoyens.
Merci de votre attention.

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