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Éliminer Poutine signerait la vitrification de la Maison-Blanche et du Pentagone

Éliminer Poutine reviendrait à vitrifier la Maison Blanche et le Pentagone. J’adhère totalement à l’analyse de Boris Karpov.

Dans son dernier article, Boris Karpov a remis les pendules à l’heure. Il est certain que toute attaque des États-Unis sur Moscou signerait, au pire le début de la troisième guerre mondiale, au mieux une terrible riposte russe sur les centres de décision américains, à savoir la Maison Blanche et le Pentagone, entre autres…

https://ripostelaique.com/les-americains-envisagent-dassassiner-vladimir-poutine.html

Ce serait un pur suicide pour les États-Unis, qui refusent de s’engager sur le terrain et s’opposent à livrer des armes de longue portée à Kiev. Il est évident que les Américains voient bien que cette guerre en Ukraine va encore se traduire par une débâcle pour l’Otan, comme toutes les expéditions coloniales menées depuis 1945 au nom de la Pax americana.

Ils se sont mis dans la nasse et ne savent plus comment en sortir, après avoir sous-estimé la puissance de l’armée russe et la détermination de Poutine et de son peuple.

Mais je ne suis pas surpris que des Rambo de pacotille, aux États-Unis, rêvent de décapiter la Russie en ciblant le Kremlin avec des charges non nucléaires. Il y a, dans certains états-majors, des illuminés qui imaginent les scénarios les plus farfelus pour éliminer les chefs d’État qui dérangent, plans qui restent à jamais au fond des tiroirs.

Malgré un budget colossal de 850 milliards de dollars, les États-Unis ont perdu toutes leurs guerres contre des ennemis sous-équipés, parfois de simples combattants armés de kalachnikovs. Comment l’armée américaine pourrait-elle dans ces conditions vaincre une armée russe qui maîtrise toutes les technologies du futur, notamment l’hyper-vélocité, tant convoitée par les militaires occidentaux ?

Le lien ci-dessous montre les faiblesses de cette armée américaine, dont la puissance sur le papier n’a jamais pu se concrétiser sur le terrain. C’est assez ahurissant. Un rapport coût/inefficacité qui dépasse l’entendement.

https://reseauinternational.net/pourquoi-la-russie-qui-depense-un-vingtieme-de-ce-que-depensent-les-etats-unis-dans-le-domaine-militaire-est-militairement-plus-performante/

Non seulement cette armée perd toutes ses guerres, mais elle est dans un état de délabrement insoupçonné.

Après la Corée, une guerre toujours pas terminée, et la débâcle du Vietnam, voici un rappel des interventions américaines qui ont mal tourné :

  • Grenade en octobre 1983,
  • Beyrouth en 1983-4,
  • la Libye en 1986 et à nouveau en 2011,
  • Somalie 1992-95,
  • Haïti 1994-5,
  • Yougoslavie 1995-2000,
  • Afghanistan 2001-2021,
  • Philippines 2002-2017,
  • Irak 2003-22,
  • Libye 2011-2022,
  • Syrie 2012-2022, et
  • Ukraine (coup d’État) 2014-2022.

“Aucune des invasions américaines après la Seconde Guerre mondiale n’était justifiée, et aucune d’entre elles n’était en accord avec la Constitution américaine.” Mais toutes ont fait la fortune du lobby de l’armement, lequel, avec le lobby du pétrole, dirige de fait les États-Unis et impose un état de guerre perpétuel.

Je le répète, depuis sa naissance, en 1776, l’Amérique n’a connu que 16 années de paix. Elle attaque sa 23e année de guerre pour le seul XXIe siècle. C’est la norme.

Pour terminer, rappelons l’article 19 de la doctrine d’emploi de l’arme nucléaire russe. Lien cité par Boris Karpov

http://www.kremlin.ru/acts/bank/45562

19. Les conditions déterminant la possibilité de l’utilisation d’armes nucléaires par la Fédération de Russie sont les suivantes :

a) réception d’informations fiables sur le lancement de missiles balistiques attaquant les territoires de la Fédération de Russie et (ou) ses alliés ;

b) l’utilisation par l’adversaire d’armes nucléaires ou d’autres types d’armes de destruction massive sur les territoires de la Fédération de Russie et (ou) de ses alliés ;

c) l’impact de l’ennemi sur des installations étatiques ou militaires critiques de la Fédération de Russie, dont la défaillance entraînera la perturbation des actions de représailles des forces nucléaires;

d) agression contre la Fédération de Russie avec l’utilisation d’armes conventionnelles, lorsque l’existence même de l’État est menacée.

Ce qui signifie qu’une frappe conventionnelle sur le Kremlin pourrait entraîner une riposte nucléaire immédiate de Moscou. À bon entendeur…

Jacques Guillemain