Elisabeth Revol au Nanga Parbat : avant, on avait honte d’être secouru…

Publié le 12 février 2018 - par - 40 commentaires - 1 739 vues
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Elisabeth Revol fait l’ascension hivernale du Nanga Parbat qui depuis toujours a la réputation d’être la “montagne tueuse”. Tout le monde sait ça. Même Gunther, le frère de Reinhold Messner y perd la vie. L’aventure d’Elisabeth se termine mal, son compagnon meurt et elle doit être secourue. Elle n’est pas une débutante, ce n’est pas sa première tentative, elle sait à quoi s’attendre, autant de la part de la difficulté de la montagne que des mentalités pakistanaises.

A l’époque des grandes « conquêtes », non seulement il n’y avait pas de secours mais il n’y avait pas non plus le matériel sophistiqué actuel.

La première tentative au Nanga Parbat date de 1895 et commence par le premier mort : Mummery est emporté par une avalanche. Ce n’est qu’en 1953 que l’autrichien Hermann Buhl atteint le sommet et redescend vivant. Pour se faire une idée de l’ambiance voici le film.

https://www.youtube.com/watch?v=Xz5kOQWg7Vs

L’alpinisme d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les conditions de 1953 non seulement parce que les voies sur les montagnes sont connues, mais aussi parce que le matériel est devenu hautement technologique ainsi que  les connaissances au sujet de l’entrainement et de l’alimentation, etc. Tout est différent, à part une chose qui ne change pas : la montagne avec les avalanches, le froid, le mauvais temps qui ne pardonnent pas plus aujourd’hui qu’hier. Ce qui a fort changé c’est la mentalité des alpinistes. A l’époque, il n’y avait pas de secours, ni smartphone, ni GPS. Ils savaient ce qu’ils faisaient et en acceptaient les risques.

Comme je le raconte dans mon livre « Des raisins trop verts » – https://atelier-ca-della-fiola.blogspot.ch/p/des-raisins-trop-verts.html – quand 5 porteurs et moi-même avons parcouru les glaciers Biafo et Hispar, nous n’avons jamais pensé à la possibilité de secours, nous avons décidé, tous les 6, de commun accord, de tenter l’aventure, à nos risques et périls. Hispar-la ne culmine qu’à 5000m, mais tous ceux qui, cet hiver-ci, ont été pris dans une chute de neige savent que même en plaine la neige et les intempéries ne pardonnent pas. La nature, c’est comme ça. Alors pensez à 8000m avec des – 30°C et des vents violents…

« Avant » les alpinistes, navigateurs, explorateurs et autres aventuriers étaient avant tout responsables et ne comptaient que sur eux-mêmes. La mentalité a commencé à changer avec l’arrivée des moyens de secours. En 1976, nous avions été choqués par les jeunes du style « Nous partons pour la Walker des Grandes Jorasses, si ça ne passe pas, on appelle l’hélico »… Pendant 15 ans, j’ai fait partie du secours en montagne et oui, quand il y avait un appel, nous partions, par tous les temps, de jour comme de nuit. Ce qui nous mettait en colère c’était le manque de préparation, de sérieux, de prudence car même pour une simple balade dans nos petites montagnes tessinoises de 2000m, avec une cheville foulée vous n’avancez plus, il suffit d’un coup de brouillard ou un sentier éboulé et vous êtes perdu… et non, le téléphone portable ne fonctionne pas partout. Alors, le soir venu, quand les excursionnistes ne sont pas rentrés, les parents appellent les secours. Il y a accident et il y a imprudence. Comme disait Claudio Barbier: « Ce n’est pas la montagne qui est dangereuse, c’est les gens qui vont en montagne qui sont dangereux. » (cf. « Le grimpeur maudit » https://atelier-ca-della-fiola.blogspot.ch/p/la-documentation-iconographiqueainsi.html )

Mais, aller dans les grandes montagnes, c’est toujours dangereux à cause du manque d’oxygène, des brusques changements météo, des risques de santé, etc. C’est comme ça. Quand on y va, on le sait et on l’accepte.

En ce qui concerne les expéditions dans le Tiers Monde, il faut aussi tenir compte du fait que les expéditions doivent demander la permission d’aller escalader une montagne et payer un droit d’accès. Les Pakistanais eux-mêmes ne vont pas se balader sur leurs montagnes et, en fait, les secours n’existent pas, certainement pas comme on le voit à la télé ou à Chamonix.

N.B. les alpinistes eux-mêmes (comme l’association Mountain Wilderness) se battent pour que la montagne reste sauvage car elle est le dernier espace de liberté…

Ajoutons-y les mentalités pakistanaises… C’est sûr qu’ils se disent « Mais pour qui se prennent-ils, ces étrangers ? Croient-ils qu’ils n’ont qu’à claquer des doigts pour nous faire bondir ? S’ils sont allés se fourrer inutilement dans la merde, c’est leur truc, qu’ils se démerdent… »

En Suisse nous payons l’assurance REGA pour pouvoir appeler l’héli-ambulance et le sauvetage. Il faut payer pour les secours ? Mais bien sûr: on paie l’hélico à la minute et c’est très cher. Que ce soit pour des transports de matériel ou pour les secours, ça se paye ! Dans les montagnes pakistanaises,  ajoutons-y les risques et les conditions difficiles dues à l’altitude et aux intempéries. Normalement on estime que l’hélico ne vole pas au-delà de 5000m… Et, sans doute les autorités auront-elles mis en balance d’une part le prix de l’hélico, la vie du pilote et de son équipage et d’autre part risquer tout ça pour quoi ? Pour essayer d’aller récupérer des moribonds ou des cadavres à 7000m ?

L’ambiance entre alpinistes n’est pas du scoutisme non plus. Joe Simpson, dans son livre «Dark shadows falling» raconte comment des alpinistes continuent cyniquement leur ascension et ne s’arrêtent pas pour porter secours à ceux qui sont en train de mourir de froid et d’épuisement… A quoi bon rater son ascension pour laquelle on a payé cher alors que les moribonds n’ont quand même aucune chance de s’en sortir… Ces montagnes si belles et si blanches, vues de loin, sont jonchées de dizaines de cadavres.… De temps en temps, on en retrouve dans les glaciers qui les descendent vers les vallées. Le plus souvent, on ne retrouve jamais les alpinistes disparus, morts de froid et d’épuisement ou emportés par les tempêtes et les avalanches. A ces altitudes c’est chacun pour soi et chacun prend ses décisions pour soi… Ainsi le célèbre alpiniste italien Almo Giambisi a décidé de rebrousser chemin à 100 m du sommet de l’Everest, avec beau temps, car, il avait bêtement oublié ses gants au camp précédent et le choix était simple : ou bien aller au sommet et perdre ses doigts qui allaient être gelés, ou bien renoncer au sommet et garder ses doigts… Ben oui, ce sont des conditions extrêmes, mais ceux qui y vont le savent. Il faut lire «K2, rêve et destin» de Kurt Diemberger au sujet du drame du K2 en 1986 au cours duquel sa compagne meurt et comment ils doivent abandonner Alan Rouse. Cette année-là, il y a eu 13 morts sur le K2.

Pour le sauvetage d’Elisabeth, les Pakistanais ont exigé le payement anticipativement ? Sans doute ont-ils l’expérience des factures qui restent non payées et se prémunissent-ils. Ils ne sont pas des samaritains, ni des œuvres de bienfaisance. En général, les pilotes et les hélicoptères sont militaires. N’oublions pas que le Pakistan est en guerre avec l’Inde et que leurs hélicos servent pour l’armée, pas pour les alpinistes.

Ce n’est pas non plus parce qu’un alpiniste est une star dans son milieu dans son pays, qu’au Pakistan il a quelque chose de plus que n’importe quel autre quidam.

L’époque de la montagne romantique et de l’alpinisme héroïque est révolue. Comme tous les autres sports c’est devenu du big business. Les sponsors payent pour les performances, avec l’escalade de la performance :  la grosse expédition puis l’expé légère, ensuite le style alpin, puis sans oxygène, puis en solo et ensuite la première femme, puis l’enfant le plus jeune escalade l’Everest à 13 ans (après on s’étonne que les touristes partent pour le Mont Blanc avec leurs gosses de 5 ans) mais il y a aussi les aveugles, unijambistes et cul de jatte… Ensuite il y a le livre, l’album photo, le film, les conférences et le sponsoring… Ben, c’est plus gratifiant que l’usine… Mais il y a aussi les entreprises d’escalade qui « portent » n’importe qui au sommet de n’importe quelle montagne moyennant payement au tarif de par exemple… entre 55 000 $ et 70 000 $ pour l’ascension de l’Everest… Dans cette ambiance, pourquoi l’autorité pakistanaise ne pourrait-elle pas être commercialement tout aussi pragmatique ? Si pour l’alpiniste qui réalise sa performance, la sponsorisation c’est du business, pour ceux qui s’occupent du sauvetage, business est tout autant business…

Je ne connais pas Elisabeth Revol, je ne veux donc pas m’exprimer à son sujet, ce qui me choque c’est qu’au lieu d’être reconnaissante d’avoir été secourue, elle exprime, publiquement, sa colère de ne pas avoir été secourue assez rapidement…

Somme toute, dans le passé on aurait eu honte d’avoir dû être secouru, aujourd’hui on s’indigne de ne pas avoir été secouru assez vite.

Cette polémique me chagrine, car lors de mes séjours au Pakistan j’ai eu des relations cordiales tant avec les habitants qu’avec les autorités et même rigolotes avec le Commandant du port de Karachi, mais ça c’est une autre histoire.

Anne Lauwaert

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Notifiez de
Anne Lauwaert

La commercialisation de l’alpinisme nous fait perdre son essence qui en fait est la recherche de soi-même. Jésus ne se retire-t-il pas dans le désert et comme Moise sur la montagne ? En paroi, personne ne peut grimper à votre place, vous êtes seul devant votre responsabilité, devant ce que vous êtes. Si vous y mêlez l’hélico, c’est fini. Lisez mon livre dans lequel je raconte ma rencontre avec un grand maitre. « Le grinpeur maudit »

trafapa

C’est la mentalité de la « génération tapie » baptisée à tort « mitterand » ; impossible de leur communiquer nos fondamentaux (c’est branché , ça comme mot) . On pourrait développer sans fin : paraître , écraser l’autre , marcher sur les règles à tout prix , seul le résultat compte . . . Inutile de mentionner l’Amour courtois , pas plus que les règles de Chevalerie , désuet d’expliquer la valeur d’une poignée de main de maquignon . . . C’est un naufrage !

Wika

Au delà de votre mise au point très intéressante, Anne, c’est la constatation que nous vivons dans une société devenue tellement individualiste et égocentrique que chacun veut tout tout de suite
A force de vivre dans un système où la collectivité paie le bien-être de chacun, on perd de vue le coût de ce bien-être

dufaitrez

Alpiniste d’occasion (4.200 m) effaré par l’impréparation de voisins de grimpade !
Idem en Voile…
Plaisir solitaire ! Coïtus interruptus en cas de danger ! Au secours !
La Responsabilité est un mot disparu, la Solidarité nous envahit !

Ami de la France

Excellente exposition. Enfin un expert en alpinisme.

MAUREL

Et cette conne ose se plaindre .

Anne Lauwaert

Si ces histoires vous intéressent, vous les trouverez sur le site
https://atelier-ca-della-fiola.blogspot.ch/ – et sur http://www.claudiobarbier.be – c’est en effet une autre époque qui aujourd’hui n’existe plus

Anne Lauwaert

Une histoire du temps de l’alpinisme légendaire: en 1966 l’alpiniste belge Jean Bourgeois participa à l’expé au Noshaq qui se termina avec des morts et des blessés. Jean sauva la vie d’un de ses compagnons en risquant la sienne. Mais ! cette année-là le trophée du Mérite Sportif a été attribué à Raymond Keulemans, joueur de billard…

Anne Lauwaert

Comprenez-moi bien : son compagnon était aussi adulte et informé qu’elle, ils connaissaient les risques avant de partir et ils savaient tous les deux qu’en cas de pépin, c’est sauve qui peut sans possibilité de sauver l’autre…

centaure62

Je lis toujours vos articles avec grand plaisir, et je vous en remercie . Comme vous, je ne connais pas non plus cette dame qui s’est pris pour le nombril du monde, sans penser aux risques de sa performance inutile . Son manque de respect tant de son compagnon abandonné à la mort certaine, qu’à l’arrivée des secours montre simplement sa petitesse d’esprit , et elle à juste gagner une réputation de grande imbécile ! Je souhaite que cela lui serve de leçon pour qu’elle apprenne l’humilité, la grande vertu des vrais aventuriers

limone

« performance inutile « ..Marsigny dit :  » oui c’est inutile, mais essentiel par rapport à ce que la société propose  » ! donc à méditer , j’ai trouvé cela un peu beaucoup pessimiste !

Pivoine

« les alpinistes eux-mêmes se battent pour que la montagne reste sauvage car elle est le dernier espace de liberté… »
On devrait interdire aux alpinistes de gravir toutes ces montagnes ! Surtout qu’ils polluent…

Anne Lauwaert

Ça c’est une discussion très importante et vous avez en partie raison, mais en amont, il faudrait interdire aux humains la surpopulation qui est en train de détruire toute la planète ! Un de ces jours je vous ferai le compte rendu d’un livre au sujet des métaux rares…

La générale BOHL

Elle n’avait pas beaucoup parlé de son compagnon de cordée… »On part à deux on revient seul »…. un peu léger comme épitaphe….

Anne-Marie G

Excellent article sur un sujet que le commun des mortels croit encore pur et idéal comme les neiges immaculées du temps de Maurice Herzog.

Pierrot

Madame Lauwaert L’accident de cette femme alpiniste vous permet de faire de la pub a peu de frais pour votre prose .Pourquoi pas J’ai beaucoup apprécié « Les oiseaux noirs de Calcuta ».

Anne Lauwaert

Il y a longtemps que j’ai renoncé à la pub pour ma prose: elle n’est pas médiatisée parce que je ne fais pas partie du système – ceux qui veulent lire mes expériences avec l’islam, le tiersmondisme, l’alpinisme et la mort de mon compagnon, mes peintures et dessins etc, les trouvent gratuitement sur https://atelier-ca-della-fiola.blogspot.ch/

Pierrot

Attention Je ne vous fait aucun reproche .respect

Pierre Bleven

Très bon. factuel et mesuré. je ne suis pas sûr qu’en écrivant la dessus j’aurais eu la même retenue .. C’est le monde à l’envers effectivement. Venir se plaindre et accuser alors qu’elle devrait remercier .. elle savait à quoi s’en tenir. Le pire c’est qu’à peine revenue elle a déclaré dans un interview qu’elle a hâte de remonter la haut parceque « la montagne c’est beau » .. C’est gnangnan, bêlant et c’est sûr au prix que ça coûte pourquoi se gêner et aller à l’usine. Son compagnon de cordée était père de 3 enfants ..

Pied noir

Franchement raz le bol de voir encore des commentaires sur cette donzelle qui a du fric pour se faire plaisir et mais pas pour les gens qui risquent leur vie pour aller la chercher !! en plus elle abandonne son copain lachement;;;; elle n’a qu’a prendre ses responsabilités et faire de la couture au lieu de vouloir se faire mousser aux yeux du monde!!!! c’est comme tous les abrutis qui font du hors piste et crient au secours dès qu’un probleme survient !! quelle belle merde !!!

Kader Oussel

On devient tellement con que certains doivent penser sur l’Everest que la gendarmerie française est en mesure d’intervenir avec ses hélicos, 24 h sur 24, 7 jours sur 7, par tous les temps, et dans les cinq minutes. Le délire !

be ...cool

bien dit ..et je trouve que l’ouvrier et le conducteur du métro sont bien plus héroiques que ces donzelles qui ont choisi de se faire plaisir avant tout et tous !

wolfred

cette femme est une criminelle, elle connaissait les dangers de cette ascension , elle revient seule , et je crois qu’elle n’est pas a son coup d’essai , et me semble-t-il- elle a déjà perdu un compagnon !!

Anne Lauwaert

oui mais son compagnon lui aussi savait à quoi s’en tenir avant d’y aller – dans ces conditions c’est chacun pour soi car on a dejà tellement de difficulté à s’en sortir soi-même qu’on n’a pas la force suffisante aussi pour les autres –

limone

son compagnon de cordée avait un grave problème , et donc c’était la mort assurée pour les deux , et des alpinistes qui étaient au Pakistan lui ont demandé de descendre car de toutes façons l’hélico ne pouvait aller plus haut , les secours devaient arriver presque immédiatement , c’est ce qui lui avait été dit ,c’était sans compter en effet trouver une somme importante.. et donc elle devait penser qu’il pourrait être sauvé. je pense qu’il faut laisser à cette femme le temps de se remèttre car si elle a dit qu’elle était en colère, elle devait l’être contre elle même ,( et d’avoir perdu son compagnon) se sachant… lire la suite

Yohann le debattant

Cette mentalité pourrie correspond à celle de beaucoup d’assistes immatures dans ce pays qui pensent n’avoir que des droits et jamais de devoirs. Ce n’est pas un hasard si la France est un pays socialiste avec les sacro saints « acquis sociaux » que le monde entier ne nous envie pas, l’assitannat et le socialisme sont liés contrairement au libéralisme qui met l’homme face à ses responsabilités.

myrtille

L’engagement et l’autonomie sont des principes auxquels tiennent ces alpinistes de très haut niveau, c’est peu compatible avec les sms et les hélicoptères. Si on ne doit compter que sur ses propres forces, il faut avoir des objectifs plus réalistes.

Anne Lauwaert

oui mais cette alpiniste est de haut niveau…

bernard

Comme d’hab’! On veut le beurre, l’argent du beurre, et la crémière pakistanaise en
plus! Aussi minable que le ‘Dakar’ déporté en Amérique! J’ai ‘fait la brousse’ pour mon boulot en Afrique sahélienne, toujours seul avec ma LRover et je savais quels risque je courrais pour une simple jambe cassée à 200km du premier ‘hopital’…africain…Ni mes collègues (certains sont morts ‘en brousse’) ni moi ne songions à nous plaindre.

Martine

Moi aussi j’ai été choquée par ses commentaires. En s’aventurant sur ces montagnes, elle en connaissait les dangers. Culpabiliser les autres (quel que soit le pays) alors que cette responsabilité lui incombe fait partie de cet état d’esprit général de ne pas s’assumer et de renverser les rôles.

limone

peut être , peut être qu’il faut mettre les évènements sur deux plans différents ! les médias sont là rapidement, et comme pour tout, l’expression immédiate, sous le choc traumatique, et celle de plusieurs jours n’est plus la même ! il y a de quoi se mettre en colère pour une occidentale de penser que l’on doit réunir de l’argent si on veut sauver quelqu’un ! nous n’avons pas non plus le même ressenti d’un pays à l’autre, de la vie humaine! alors oui elle était en colère, d’autant que son routeur en a rajouté une couche dans le même sens. Le président du GHM a dit qu’elle savait, vu… lire la suite

Carter

Excellent article Anne, qui remet vraiment les pendules à l’heure.

Venum

Tiens, dans RL, on defend maitenant l’armee pakistanaise qui soutient et protege (meme si c’est souvent en sous-main) les Talibans et Al-Qaeda ?

Kader Oussel

Bien sûr qu’il faut la défendre l’armée pakistanaise, sinon, il ne faut pas en avoir besoin. C’est le minimum syndical ! Quand on n’en a pas besoin, on peut avoir les positions qu’on veut.
Elle ne manque pas d’air, Elisabeth Revol. Elle demande un service et elle n’est pas contente encore. La prochaine fois, s’il y en a une, d’après moi, soit ce sera plus cher, soit elle pourra toujours se gratter avec ses moignons !

Anne Lauwaert

Rejoindre la discussionRL ne soutient pas l’armée pakistanaise – je parle de mon expérience personnelle – vous dévoyez mes paroles ce qui est malhonnête.

Labbé Pierre

« j’ai eu des relations cordiales avec le Commandant du port de Karachi » ah bon. Il exerce toujours ?

Anne Lauwaert

“J’ai eu” passé composé du verbe avoir – passé =/= présent. – Connaissez-vous de nombreux fonctionnaires qui étaient en service en 1991 et le sont encore aujourd’hui ? – tous les détails sont à votre disposition au lien cité –

Douglas Mortimer

Pakistan is part of shithole countries as Donald said

Anne Lauwaert

Que Donald dise que le Pakistan est un pays de merde ne change pas mon expérience. C’est comme quand Fabius dit que al nosra fait du bon boulot : c’est son opinion, cela ne change pas la mienne.

Jean Sobieski

Bravo Anne.