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Eloge de la femme

La femme est l’infinie richesse : d’abord dans sa splendeur, qui rend jaloux le soleil lui-même ; ensuite dans sa nature génitrice, qui fait d’elle la mère de l’humanité, car c’est bien la femme qui nous a portés neuf mois durant. Et si elle nous a mis au monde par voie basse, c’est pour nous inviter à grandir !

Tout est beau chez la femme, à tel point que cette beauté l’emporte sur les chefs-d’œuvre de l’univers. Plus l’homme est homme, plus il est capable d’admirer ce miracle à nul autre pareil, et plus il l’admire, plus il ressemble à un petit enfant devant l’arbre de Noël, car le mystère est là, devant lui !

Sans la femme, l’homme n’aurait aucun sens.

Que serait l’homme, en effet, sans les charmes féminins, sans ces cheveux qui embellissent l’espace, sans ce regard qui illumine l’obscurité, sans ce sourire qui efface la pluie, sans ces mains qui sanctifient l’instant, sans ces hanches qui dansent en marchant, sans ces courbes qui fascinent jusqu’aux aveugles, et sans cette intuition qui surpasse l’intelligence ?

Que serait l’homme enfin sans la tendresse et le respect que ces merveilles appellent et dont la découverte suscite l’admiration ?

On dit qu’on ne doit pas toucher une femme, même avec une fleur ! Mais c’est que la femme est l’archétype des fleurs ! Qu’on puisse la cueillir, c’est heureux, à condition qu’elle le désire, ce qui n’autorise nullement d’en froisser les pétales, et encore moins de la couper !

Le paroxysme de la vie, c’est elle, comme le prouve la complicité amoureuse qui est toujours sommitale –, et que rien ne peut égaler, puisqu’elle implique l’égalité parfaite des corps et des esprits.

Il n’est pas d’échange charnel qui ne le sache, comme il n’est point de flamme qui n’envie la lumière.

Voilà pourquoi le violeur est un monstre !

Maurice Vidal