En Belgique, on est si raciste qu’on fait pleurer les voilées


Hayat, en larmes

Tout étranger hors de son pays d’origine et qui y risque des persécutions ou atteintes graves est en droit de demander l’asile en Belgique.  Des milliers d’hommes (essentiellement), de femmes (2 %) et de mineurs (qui sont aussi mineurs que Marlène Schiappa compétente) demandent chaque année protection à la Belgique. La Croix-Rouge et les autres organisations de bienfaisance les accompagnent affectueusement au sein de centres collectifs le temps de leur procédure d’asile. Ils sont ensuite logés dans des appartements full-equiped (du genre dont 20 % des Belges osent à peine rêver). Sensibilisation et promotion du vivre-ensemble sont les priorités, comme chacun sait.

Et pourtant, Hayat, mère de trois enfants (elle a probablement subi une hystérectomie l’empêchant de remplir son rôle de couveuse de manière satisfaisante), se dit victime de racisme : « On a eu de la diarrhée sur la porte ». Mais Madame, ce n’est pas sur la porte qu’il faut se soulager, on ne vous a pas dit qu’il y avait des lieux pour cela ? Jamais sur les portes, ni sur les gazons, et encore moins dans les piscines, c’est noté ? (Il faut le préciser, la famille n’a pas encore bénéficié jusqu’à ce jour des séminaires de savoir-vivre offerts gracieusement par la commune !) Ce n’est pas parce que Momo et Labib reviennent de l’espace aéré en se vantant d’avoir déféqué dans les eaux des mécréants qu’ils doivent faire de même à la maison !

Hayat, oumma de trois futurs grenouilles de mosquée, affirme être victime de racisme et de nuisances depuis plus de 10 ans ! 10 ans avec une porte souillée, pauvre femme ! Elle est au bout du zlabia (délicieux rouleau aux amandes marocain), l’habitante de Sambreville (ville de 28 000 citoyens qui se situe à 65 km à vol d’oiseau au sud de Bruxelles), elle raconte le calvaire qu’elle vit au quotidien dans son quartier. « Ça hurle, ça crie vraiment fort. (Genre : « alla, on va au bar ?) Hier, vers 2 h ou 3 h du matin, ça criait encore dehors. On a eu de la diarrhée sur la porte ! L’urine, c’est tout le temps. Quand ils démarrent, ils klaxonnent exprès », explique l’hystérectomisée qui se sent persécutée par son voisin restaurateur. Franchement, ce malotru fait mijoter ses embeurrées de chou vert aux saucisses alors qu’il sait parfaitement que ses voisins n’en supportent pas l’odeur. Pour l’agacer définitivement, il a ajouté le célèbre boudin au lard de Sambreville au menu (succulent mélange de lardons, de tripes, d’échine fumée, de joue de porcelet, de jarret, de poitrine de truie gravide, le tout mariné 3 heures durant dans du sang frais de goret, qui lui confère son arôme si particulier, ensuite délicatement ficelé dans une croustade de couenne de verrat) et affiche celui-ci sur la façade, ce qui indispose la pauvre femme, déjà cruellement privée de ses trompes de Fallope.

Le pire moment est le jour où elle aurait découvert une croix gammée sur sa voiture. Car l’empaquetée de noir a le droit de conduire et possède un propre véhicule ! « Moi j’en ai marre, ça fait des années que j’habite ici. Quand je vais au Maroc, je suis étrangère et quand je rentre ici, je suis une « sale étrangère », confie Hayat. Fallait peut-être rester à Boulanouare, Madame, on appelle cela : réfléchir avant d’agir.

« Il m’ont dit : « Dégagez, sales étrangers, il n’y a personne qui vous aime ici ». Ça ne se fait pas. Il se prend pour qui », raconte-t-elle en larmes. Hayat nous donne donc ici des leçons de conduite. Nous explique ce qui se fait et ne se fait pas.

Anne Schubert

image_pdf
0
0