En finir avec la tyrannie post-soixante-huitarde et retrouver la vraie France

Publié le 5 mars 2012 - par - 1 805 vues
Traduire la page en :

Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.” Platon, 475 avant Jésus-Christ.

2500 ans plus tard, ne peut-on pas dire qu’en France, la tyrannie s’est déjà installée dans notre pays ? Certains, offusqués, pourraient dénoncer l’outrance du propos, à quelques semaines d’une élection présidentielle où, en toute liberté, 40 millions d’électeurs auront la possibilité de voter pour le candidat de leur choix, dont ils auront pu lire le programme, écouter les interventions ou assister à la confrontation avec d’autres candidats. Nos détracteurs pourraient dire qu’en Iran, les électeurs appelés prochainement aux urnes, ne bénéficient pas du dixième du choix démocratique qu’ont les Français, puisque seuls les candidats religieux sont  admis à postuler. Cela est vrai, et pourtant, cela n’enlève en rien que le terme « tyrannie » est parfaitement adapté à la situation française, dans de nombreux secteurs de la société.

Pour reprendre l’expression de Platon, à l’école, il y a bien longtemps que les jeunes élèves ont compris qu’ils avaient un rapport de forces favorable face à l’enseignant. Il est bien loin le temps où, parfois avec certains abus, c’est vrai, les élèves craignaient leurs professeurs, et pouvaient, à la moindre attitude jugée inacceptable, se prendre un bon aller et retour qui leur remettait les idées en place. A cette époque, l’enseignant était soutenu par sa hiérarchie, et par les parents de l’élève, qui, solidairement, considéraient que force devait rester au professeur, et surtout pas à l’élève. Est-il besoin d’insister davantage sur ce qu’est devenu, dans de nombreuses zones, l’école de la République, où l’autorité a totalement disparu, et où les élèves, tels des enfants-rois, font de plus en plus la loi, encouragés par les pédagogistes fossoyeurs de l’Éducation nationale, et des parents qui se sentent trop souvent obligés d’être solidaires de leur trésor, habitué par ailleurs à faire ce qu’il veut à la maison.

Mais cette inversion des valeurs existe-t-elle dans la seule école ? Que dire d’une justice qui envoie devant les tribunaux, humilie et condamne le maire de Cousolre, Marcel Boisard, coupable, ce terrible délinquant, d’avoir giflé un jeune voyou qui pourrissait la vie de la commune, et s’était permis de l’insulter publiquement avec grossièreté. Là encore, il y a quarante ans, quand un gamin se conduisait mal, on pouvait le punir, voire lui botter les fesses, sans risquer de se retrouver en justice, comme un vulgaire délinquant. Aujourd’hui, les racailles, de plus en plus violents, bénéficient d’une tolérance ahurissante de la part de pans de la magistrature, que symbolise un procureur comme Bernard Beffy, auteur d’une plaidoirie humiliante contre le maire de Cousolre. Que dire d’une justice qui vient de condamner en appel Marie-Neige Sardin à 620 euros d’amende, pour avoir demandé, en pleine nuit, à sa voisine antillaise d’arrêter de “faire la bamboula”, ce qui, paraît-il, serait une injure raciste… La culture et le discours de l’excuse sont bonnes pour les jeunes délinquants, mais jamais pour les citoyens honnêtes, qui, à l’instar de Marie-Neige, d’une Fanny Truchelut ou d’un René Galinier voient leur vie basculer quand, victimes d’une agression ou d’une mauvaise surprise, ils sont amenés à se défendre devant un tribunal pour préserver leurs biens et leur vie.

Que dire du fait que la véritable liberté d’expression n’existe plus, en France, du fait de la dictature des associations dites anti-racistes, qui multiplient les procédures judiciaires, avec l’alibi de nouvelles lois liberticides, et la complicité de certains magistrats, comme la procureur Anne de Fontette, qui vient de se distinguer en instruisant la plainte du MRAP contre notre collaborateur Jacques Philarchein, pour ses propos aux Assises sur l’islamisation de nos pays. Une intimidation qui s’ajoute à celles qu’ont subi, le 3 février dernier, Pierre Cassen et Pascal Hilout, traînés eux aussi devant les tribunaux par toutes les associations anti-racistes, dans un véritable procès de Moscou. Il est intéressant de noter que cette fois, pour parodier un vieux film, « Le cave se rebiffe », Jacques Philarchein, n’acceptant absolument pas de se voir, à 43 ans, traîné devant un tribunal comme s’il était un malfrat, a déposé plainte contre le MRAP pour dénonciation calomnieuse, soutenu bien sûr dans sa démarche par Riposte Laïque et Résistance républicaine. Il suffit pourtant de réécouter le discours de Jacques, à l’espace Charenton, pour comprendre que non seulement il n’y a aucune incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination dans ses propos, mais que son analyse constitue le pire réquisitoire jamais entendu contre la trahison, par la gauche, de toutes ses valeurs, au nom d’une vision misérabiliste et angélique de la société. Il est vraiment temps que ces associations liberticides, gavées de subventions,  et vivant fort bien des procès qu’elles intentent, se voient rendre la monnaie de leur pièce ! N’incarnent-elles pas, elles aussi, une nouvelle tyrannie qui mine notre France ?

[youtube BJCYak9NFM8]

Que dire de la presse, où on voit au grand jour l’alliance entre les grands groupes industriels, propriétaires de la majorité des quotidiens et des chaînes privés, et des journalistes, dont 80 % se revendiquent de gauche ou d’extrême gauche, montrant par là même un décalage énorme entre ce milieu et la réalité de ce pays ? Que dire de la confusion des genres incarnée par Audrey Pulvar ? Présente tous les samedis soirs, à une heure de grande écoute, sur une chaîne publique, elle est également la compagne dans la vie d’Arnaud Montebourg, dirigeant bobo-socialiste de premier plan. Cela pourrait ne pas poser de problème si, en quelques jours, en deux occasions, elle n’avait montré qu’elle se comportait davantage en militante de la cause de son compagnon, plutôt qu’en journaliste. Qui a oublié son incroyable agressivité, voire sa mauvaise tenue, face à Marine Le Pen, à l’émission « On n’est pas couché », quand elle se permettait d’interrompre systématiquement l’invitée, en dehors de toute déontologie journalistique. Mais son attitude, au lendemain de l’agression dont elle prétend avoir été victime, dans le 16e arrondissement parisien, accusant immédiatement le Front national, celle de Montebourg, relayant cette accusation, ne montre-t-elle pas, plus que de longs discours, la duplicité entre la journaliste et son compagnon de gauche ? Que dirait la bien-pensance si Natacha Polony, sa partenaire de l’émission de Ruquier, était, dans la vie, la compagne d’un haut dirigeant de l’UMP, voire du Front national ? Il n’est pas certain que les Plenel, Askolovitch, Joffrin, Apathie et autres commissaires politiques en service commandé ne mèneraient pas une campagne de presse visant à obtenir le départ de l’impétrante. Mais Pulvar est fille d’un leader indépendantiste martiniquais, compagne d’un ministrable de gauche, c’est donc, dans la tyrannie médiatique actuelle, une vache sacrée intouchable !

Dans moins de quinze jours, nous saurons si la France sera ce pays, qui donne des leçons de démocratie au monde entier, et qui osera priver de présence à la présidentielle une candidate indiquée à 20 % dans les sondages. Nous savons déjà que notre pays est celui où 55 % des Français ont voté « non » à un traité que les deux principaux candidats, Sarkozy et Hollande, ont fait ratifier de force. Nous savons que notre pays, par le président de la République et le candidat socialiste, ont tout fait pour que les Grecs n’aient pas à voter par référendum, comme l’avait proposé le premier ministre « socialiste », Papandréou. Est-il envisageable que Marine Le Pen, dont on peut par ailleurs ne pas partager toutes les idées, puisse ne pas se présenter ? Apparemment, oui. Si la France était encore digne d’être le pays de Voltaire, cela devrait être un ras-de-marée d’insurrection démocratique. Les autres candidats devraient être interpellés quotidiennement par leurs électeurs : cela ne vous dérange pas ? Que proposez-vous pour régler cette anomalie démocratique ? Nous remarquons pourtant que ce scandale ne fait honte à aucun d’entre eux, François Bayrou excepté, au contraire. Nous entendons l’incroyable mauvaise fois de leur garde rapprochée, qui estime que c’est la faute de la présidente du FN si elle n’arrive pas à recueillir les 500 signatures ! Nous constatons que les journalistes, à de rares exceptions comme Jean-Jacques Bourdin ou Robert Ménard, préfèrent mettre en doute la sincérité de la candidate, voire l’efficacité de son entourage.

Qui ne voit pas, d’autre part, que Marine Le Pen subit un traitement, sur les plateaux de télévision, incroyablement différent de celui des autres ? Qui ne remarque pas la médiatisation démesurée de l’incident Pulvar-Montebourg, quand la candidate du FN voit tous ses meetings menacés, et parfois agressés, par des fascistes se réclamant de gauche ? Qui ne constate pas que l’agression de la présidente du FN par une racaille multi-récidiviste armée, à Henin-Beaumont, autrement plus grave par sa violence que les insultes entendues par le couple bobo du 16e, n’a fait, à l’époque, l’objet d’aucun traitement médiatique ? Qui a oublié la faible condamnation du coupable, par le juge Pichoff, par ailleurs aujourd’hui en prison, pour corruption ? Qui ne voit pas que toutes les agressions de cette campagne, que cela soit celle de Sarkozy à Bayonne, celle de Nicolas Dupont-Aignan devant l’ambassade de Grèce, ou celles des meetings de Marine Le Pen viennent de la gauche et de l’extrême gauche, et que les journalistes le taisent, montant grossièrement en épingle l’épisode Montebourg-Pulvar ?

Notre pays, depuis quarante ans, a été profondément déstabilisé, miné souterrainement, par une culture de l’inversion des valeurs issue de mai 68. On nous a imposé en 30 ans 10 millions de nouveaux habitants, majoritairement issus des pays post-coloniaux, en période de crise du système capitaliste, et de montée du chômage. Il a été sali, insulté, calomnié. Sur notre propre sol, notre drapeau a été piétiné, brûlé, remplacé. Notre hymne national a été trois fois sifflé par tout un stade, lors de rencontres de football avec les trois pays d’Afrique du Nord. Nos compatriotes sont de plus en plus souvent agressés, battus, parfois assassinés, dans le silence médiatique le plus total. Par contre, on monte en épingles de fausses accusations de racisme, à la première occasion, comme ce fut le cas pour cet ophtalmo d’Aix-en-Provence, lynché par toute la presse sur le seul témoignage d’un affabulateur. Les Français les plus pauvres sont accusés d’être des beaufs racistes, quand ils vivent souvent un cauchemar quotidien. Ce sont eux que les socialistes de Terra Nova veulent remplacer par une nouvelle population.

Nous ne résumons pas mai 68 à l’image caricaturale de ces bobos dégénérés qui se réclament encore de gauche. Nous n’ignorons pas le combat social et féministe dont cette période a été porteuse. Mais ce sont aujourd’hui les enfants de 68 qui tiennent des secteurs essentiels du pays, comme l’Éducation nationale, la justice et la presse, avec le résultat qu’on voit. Ils cassent la France, peu importe que cela soit par calcul politicien ou par aveuglement idéologique. Ils nous imposent quotidiennement, en période de chômage de masse, à l’instar d’un Attali, la fable de l’immigration, une nécessité pour notre pays. Ils nous enfument avec leur islam de France, voire des Lumières, alors que ce totalitarisme moyenâgeux est incompatible avec la démocratie et la laïcité, comme le disait à Anne Sinclair éberluée Hassan II lui-même. Ils nient la réalité de l’hyper-violence de jeunes barbares fascistes et racistes qui imposent la loi du plus fort, celle de la jungle.

Ceux qui réclamaient la liberté d’expression en mai 68 sont devenus les pires tyrans de la pensée libre, quarante ans après. Ils voulaient l’internationalisme prolétarien, ils militent pour la mondialisation libérale. Ils ne voulaient pas perdre leur vie à la gagner, ils ont engendré un gigantesque chômage de masse et une culture de l’assistanat. Ils criaient “CRS-SS”, aujourd’hui ils déroulent le tapis rouge aux pires antisémites, les islamistes. Ils scandaient “A bas l’état policier” et ils ont engendré une monstrueuse police de la pensée. Ils gueulaient “élections piège à cons” et ils insultent les électeurs, suisses ou français, quand ils votent mal ! Ils disaient “10 ans cela suffit” et cela fait trente ans qu’ils gangrènent la société française.

Il est vraiment temps de se débarrasser d’eux.

PS : Nous avons une pensée pour nos amis de LibertyVox, dont le site a été victime une nouvelle fois d’une violente attaque, et leur souhaitons de pouvoir le rétablir au plus vite. 

COMMANDER LES LIVRES DE RIPOSTE LAÏQUE

Commande d’un exemplaire de La faute du bobo Jocelyn, 19 euros pour un exemplaire, 30 euros pour deux exemplaires, 50 euros pour 4 exemplaires, frais de port compris (pensez à vos cadeaux de Noël mais pensez aussi que c’est peut-être l’occasion ou jamais d’offrir autour de vous, à tous ceux qui n’ont pas encore compris ce qui se passait, un roman qui peut les éclairer en douceur, par le biais de la fiction).

Commande de notre dernier livre, Apéro saucisson-pinard (édition Xénia), 18 euros jusqu’au 15 mars, frais de port compris, 21 euros après (sortie le 16 mars).

Découvrez également le site web dédié à cet ouvrage :
http://www.saucisson-pinard.com
Ainsi que la page Facebook :
http://www.facebook.com/pages/Ap%C3%A9ro-Saucisson-Pinard/289441557769069

Autres ouvrages de Riposte Laïque : Les dessous du voile, La colère d’un Français, Résistance républicaine, Les Assises sur l’islamisation de nos pays : 10 € pour 1 livre, 16 € pour 2 livres, 20 € pour 3 livres (frais de port compris).

Le plus facile est de payer directement sur notre compte paypal (en haut à droite de notre site, cliquez sur « faire un don » et précisez la commande effectuée.

Sinon, merci d’envoyer les commandes accompagnées des chèques correspondants libellés à l’ordre de Riposte Laïque, BP 10001, 78570 Chanteloup-les-Vignes.

Vous pouvez aussi les commander par Amazon :

http://www.amazon.fr/Faute-du-Bobo-Jocelyn/dp/2953604235

AGENDA RIPOSTE LAIQUE

Samedi 10 mars, Assises de la Nationalité, avec Pierre Cassen

Mardi 13 mars, débat, à 22h55, sur France ô : “le halal et la campagne présidentielle”, avec Christine Tasin, Ivan Rioufol, Azouz Begag etc. Canal 19 sur la TNT, et sur le net  cliquer revoir l’émission “Toutes les France”. http://www.pluzz.fr/franceo/2

Jeudi 15 mars, soirée parisienne pour la sortie du livre « Apéro saucisson-pinard », de Christine Tasin, Pierre Cassen et Fabrice Robert. Dédicace à partir de 18 heures.

Samedi 24 mars, à Lausanne, à 15 h 15. Pierre Cassen, invité par le Mouvement Suisse contre l’Islamisation (Mosci), tiendra, à la fin de l’assemblée générale, une conférence sur le thème : Place et rôle de l’islam dans la présidentielle française

Lundi 26 mars 2012, de 10 h 45 à 11 h 45 : Sur Radio Courtoisie, avec l’ambassadeur Albert Salon : « Multilinguisme et multiculturalisme en France ? » avec Mme Christine TASIN, professeur agrégé de lettres classiques, Présidente de Résistance républicaine et rédactrice à Riposte laïque, et M. David MASCRE ; chargé de cours dans des établissements d’enseignement supérieur, Délégué national aux études et aux argumentaires du Front National .

rediffusions lundi 26 mars à 14h, mardi 27 mars à 6h, samedi 31 mars à 10h45.

Vendredi 30 mars, à Vendôme, 20 h 30, à l’invitation du Comité Vendomois de Défense de la Laïcité (CVDL). Conférence-Débat d’Anne Zelensky  : Féminisme et Laïcité, des enjeux essentiels pour la présidentielle.

Le Minotaure, 8 rue César de Vendôme, 41 – Vendôme

Print Friendly, PDF & Email

Riposte Laïque vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 7 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires injurieux ou diffamants envers les auteurs d'articles ou les autres commentateurs.
  • La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de langage ordurier ou scatologique, y compris dans les pseudos
  • Pas de commentaires en majuscules uniquement.
  • Il est rappelé que le contenu d'un commentaire peut engager la responsabilité civile ou pénale de son auteur

Les commentaires sont fermés.

Lire Aussi