En Haute-Vienne, nous avons fait annuler des subventions publiques pour des manifestations à caractère cultuelle

J’ai un double domicile, l’un à Versailles, haut lieu de la calotte, l’autre au demeurant fiscal à Limoges.
En Haute-Vienne, tous les 7 ans se déroulent des manifestations cultuelles (pour ne pas dire cucu) appeler ostensions. Dans quelques villes dont Limoges et Saint-Junien (vieille cité ouvrière communiste depuis 1920 mais devenue réformiste), on sort des « reliques » de saints et on les trimballe en procession.
Ces manifestations (qui perdurent depuis plusieurs siècles), dont l’origine cléricale ne fait aucun doute, présentent pour les mécréants un caractère folklorique
Pour toutes ces manifestations des municipalités ou des associations ad hoc ont pris l’habitude de demander des subventions qui ont été accordées par le Conseil Général de la Haute-Vienne et le Conseil Régional du Limousin. Ces assemblées dont la couleur de la majorité est socialiste, modèle SFIO molletiste, ont voté de telles subventions à une hauteur supérieure à 60 000 €.
Deux douzaines de contribuables, dont je fais partie, ont décidé de demander des comptes à ces assemblées, via une requête au Tribunal Adminsitratif, pour avoir subventionné des manifestations à caractère cultuelle en contradiction avec l’article 2 de loi de décembre 1905 de séparation de l’église et de l’Etat.
Et chose curieuse, le Tribunal Administratif a donné raison aux plaignants et annulé les délibérations des Conseils général et régional, entraînat le remboursement des sommes versées. Et aux dernières nouvelles, ces conseils ont renoncé à faire appel, ce qui aurait dans un délai indéterminé conduit le Conseil d’Etat à se prononcer.
Sur un plan différent, il se trouve que je connais un carossier à Gennevilliers (Haute-Seine), quartier de Grésillons, où depuis 25 ans je conduis ma voiture quand elle a de petits bobos. je sui allé la rechercher un vendredi matin de décembre ; mais quand j’ai voulu tourné à droite dans la rue Paul Vaillant Couturier pour quitter la rue Nazet du garage et rejoindre une voie express pour mon retour, je me suis heurté, – le garagiste m’avait prévenu -, à une barrière métallique qui coupait la voie, motif il ne fallait pas gêner les piétons (et surtout piétonnes voilées) qui sortaient d’un lieu de prière…
Citoyennement vôtre.
François MAIREY-ROUVELOUP

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