En islam, épouser son violeur c’est normal…

Au départ je suis militant, un dur parmi les durs, du combat contre les violences sur les femmes. Cependant, il y a eu une époque, où j’avais plus d’amis parmi les maghrébins vivant en France que parmi les français de souche.

Je passais comme le plus sympa des français, auprès des algériens, tunisiens et marocains que je connaissais,  et ma photo de champion de sports trônait en bonne place dans certains bars arabes où j’avais mes habitudes. Pas moyen de payer ma consommation, il y avait toujours un copain arabe pour me l’offrir, tellement ils étaient contents de me voir et fiers de dire qu’ils me connaissaient..

En fait, ma « rupture » avec la communauté arabe, à l’époque on parlait des « arabes » et pas encore des « musulmans »,  date du début des années 90, avec le choc qu’a constitué tous ces massacres en Algérie – 200 000 personnes mortes surtout par égorgement en dix ans – pour le motif que le F.I.S. ( Front Islamique du Salut), blackboulé au 2ème tour des élections législatives, était entré en guerre civile avec le G.I.A.

J’ai alors commencé  à découvrir l’Islam par la bouche des musulmans algériens que je connaissais qui étaient devenus des fanatiques des thèses du Front Islamique du Salut parmi lesquelles : fermer tous les salons de coiffure pour pas que les femmes puissent se faire belles, fermer toutes les bibliothèques contenant des ouvrages impies occidentaux…. et surtout que toutes les femmes musulmanes devaient porter le voile islamique.

Comme j’étais déjà un militant contre les violences sur les femmes, c’est principalement cette mesure politique qui m’a sidéré. J’ai demandé à mes amis algériens, «  Mais si une femme musulmane ne veut pas se voiler, qu’est-ce qu’on lui fera » . Je me rappellerai toute mon existence de la réponse que me fit l’un d’eux étudiant-dentiste très versé dans l’étude du Coran : «  Elle sera battue ». Comme on savate le chien !!

Le choc a été trop fort  par rapport à mes idées sur le combat contre les violences sur les femmes, qui n’a rien à voir avec le féminisme, que je leur ai dit en soulevant une chaise que j’ai manqué de casser sur une table : «  Puisque c’est çà votre religion, maintenant je vais l’étudier et je vais vous combattre ».

Devant l’ampleur de ma tâche et pour aller jusqu’au bout des choses, j’ai pris des cours d’arabe littéraire pour pouvoir lire directement les sourates du Coran dans le texte original. Cela m’a pris a peu près dix ans, avant que je puisse relever la tête et dire maintenant je connais bien cette religion et certainement mieux que 99 % d’entre eux.

De ce fait, j’ai toujours eu des contacts privilégiés parmi les jeunes femmes musulmanes des villes que j’ai traversées en France et au Maghreb où je me rendais pour faire du soutien scolaire.

Dernièrement, j’ai encore appris par une jeune franco-tunisienne, que j’épaule dans ses études, des choses qui m’ont complètement révulsé au sujet des mentalités décadentes des jeunes musulmans de son quartier.

Peut-être avez-vous en mémoire la dramatique histoire de cette jeune marocaine de 16 ans, Amina Al Filali, obligée, selon la loi musulmane,  de se marier avec son violeur de 30 ans qui échappait ainsi à une condamnation à de la prison. Pour protester, elle s’est suicidée –  qu’Elle  repose en Paix – en ingérant de la mort au rat.

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Contrainte-d-epouser-son-violeur-une-Marocaine-de-16-ans-se-suicide-_NG_-2012-03-15-778604

La jeune franco-tunisienne de mes amies qui a parlé de cet atroce fait divers avec ses coreligionnaires musulmans du même âge nés en France, s’est entendu répondre : «  « c’est complètement normal qu’une jeune musulmane  puisse épouser son violeur, si cela peut tirer d’affaire le violeur ».

Il y a vraiment quelque chose qui fonctionne à l’envers dans les neurones de ces gars-là et  toute mon existence et même après – je suis bouddhiste – je me dresserai contre l’Islam en tant qu’idéologie sexiste et mortifère. C’est mon Karma.

Huineng

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