En Libye, les islamistes ont signé un 11 septembre bis que l’Occident ne veut pas voir

L’oncle Sam n’a pas retenu la leçon du passé comme l’a si bien dit le général vietnamien Giap, à son époque. En effet, il s’est retrouvé  comme en Afghanistan aux temps des fameux Moudjahidines, les combattants de la liberté, trahi par ceux qu’il a aidés à prendre le pouvoir dans certains pays arabes suite au fameux printemps, à savoir les frères musulmans et leurs alliés stratégiques que sont les wahabites  et les salafistes, présentés pour les besoins de la cause en de parfaits démocrates,  qui est devenu en cours de route en un hiver fondamentaliste malgré le mensonge éhonté des élites occidentales habituées à manipuler et à tricher pour garder leurs privilèges au détriment des intérêts vitaux de leur pays respectif et surtout des démocrates laïcs musulmans.  En attaquant la représentation diplomatique de Benghazi (Libye) des  US et en tuant son ambassadeur   (Mr Stevens  Christopher, un arabisant  islamophile) et trois de ses collaborateurs, les islamistes signent un onze septembre bis et leurs protecteurs américains  découvrent soudainement, la mort dans l’âme, la haine que les ‘frères’ nourrissent à leur égard  en particulier et à l’Occident en général malgré leurs indulgences  à leur encontre et surtout l’aide politique et parfois même matérielle qu’ils leur ont apportés depuis 1928, date de la création de la secte par son fondateur Hassan El Banna.

La majeure partie des élites occidentales connaissent très mal l’islam et se mettent à rêver pour le démocratiser en inventant le concept de l’islam modéré. Qu’ils sachent définitivement qu’il n’existe pas d’islam modéré mais un seul  islam actuellement incapable de faire triompher sa suprématie par les armes, car le jour où il parviendra à dicter sa charia, ce jour-là, le monde entier en pâtirait.

Je leur conseille de lire attentivement les écrits de Gamal El Banna, frère du fondateur de la secte des frères musulmans et non de prendre pour argent comptant les paroles de son petit fils maternel Tarek Ramadan, car ils vont vite d’apercevoir que ce dernier les mène en bateau en utilisant à merveille la dissimulation ( takkia).

Gamal El Banna signe et persiste en disant haut et fort que l’islam a quatre siècles de retard par rapport à l’Occident. Il faut une autre approche pour démocratiser les peuples musulmans : c’est d’aider les démocrates laïcs musulmans à créer une vraie alternative à l’islam sectaire parce que ce n’est pas pour bientôt que la liberté et les droits de l’homme s’inviteront dans ces sociétés imperméables au doute et à l’esprit cartésien.

Que les médias occidentaux cessent aussi de faire appel à des spécialistes de l’islam, à l’exemple de Mathieu Guidère alias Moez Kouider qui, sur le plateau de l’émission c’est dans l’air ( F5) fait l’apologie des frères musulmans qu’ils considèrent  comme des démocrates imprégnés de l’esprit de Socrate.

De grâce Messieurs les faiseurs de rois, arrêtez la manipulation qui provoque tant de massacre  et pensez un instant à l’avenir de vos descendants et surtout à la paix dans le monde !

Vous ne pouvez pas dompter les islamistes car ce sont eux qui vous manipulent avec les pétrodollars.  Et le mensonge !

Pourquoi cette fièvre destructrice de l’islam, est-elle montée  soudainement  du Maroc à l’Indonésie ? Et pourtant le film ayant pour titre l’innocence des musulmans qui n’est pas une œuvre cinématographique digne d’être vue. Il ne relate que quelques faits historiques rapportés par les  chroniqueurs musulmans tels que Tabari,  El Boukhari, Ibn Ishak. Ce film serait passé inaperçu si réellement, l’islam modéré existait. Hors ce n’est pas le cas.

Les islamistes ont trouvé un prétexte pour aller à la confrontation avec l’Occident qui les a hébergés et nourris depuis fort longtemps mais qu’ils haïssent  viscéralement malgré la dhimmitude  qu’il affiche honteusement. En somme ce n’est qu’un prétexte qu’ils attendaient pour passer à l’action et montrer ainsi leur rejet sans appel des valeurs de l’Occident et qu’ils sont prêts à tout faire pour le détruire un jour ou l’autre. Pour le moment, ils veulent tester seulement sa capacité de résistance face à leur doctrine.

Les Américains pensaient les manipuler mais c’est le contraire qui se produisit.  C’est l’arroseur arrosé.

Mais que pense BHL, le stratège en chef de la révolution libyenne de ce déchainement de violence, lui qui a tant œuvré à son triomphe après le massacre de Benghazi ?  Il oublie que  la peur vient de changer de camp, car l’islam est devenu menaçant  à travers le monde partout où il se considère attaqué et dénigré. Fini le temps de la complaisance, ne cessent de radoter les islamistes. L’islam doit triompher par l’intimidation, c’est le slogan des safafistes financés par les monarchies pétrolières du Golfe Arabique alliés de l’Occident. Mais quelle est cette alliance contre-nature ? C’est le serpent qui se mord la queue ?

On est face au choc des civilisations, car au moment où le Pape était en visite au Liban prononçant un discours d’apaisement, un cheikh salafiste égyptien du nom d’Abou Islam Ahmad Abdellah qui est le propriétaire de la chaine de télévision satellitaire ’ El Ouma’  a brûlé les Evangiles devant l’ambassade des Etats Unis au Caire en lançant : «  Je suis resté que 15 minutes devant l’ambassade américaine, le temps de déchirer un exemple des Evangiles. Je l’ai fait au nom de tous les musulmans, et la prochaine fois, je ramènerai mon petit-fils et il urinera sur les Evangiles devant la cathédrale. »

En Occident, cet incident est passé sous silence. Est-ce par lâcheté ?

Ce cheikh n’a même pas été inquiété par les autorités égyptiennes. Et pourtant, en Egypte il y a entre 10 et 15 millions de Chrétiens qui sont citoyens égyptiens.

Aucune voix ne s’est élevée à travers le monde pour condamner cet acte.

Chers lecteurs et lectrices de RL : imaginez un instant qu’un copte ait déchiré un exemple du coran devant l’ambassade de l’Arabie Saoudite…. Et imaginez encore la suite…

Derrière les foules fanatisées qui criaient : «  mort à l’Amérique  » il y a l’idéologie religieuse, intolérante, raciste développée par deux pays alliés, les plus sûrs, de Washington dans le monde musulman que sont l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Que l’Occident arrête d’entretenir un double discours, car il sait où se trouve la racine du mal de l’islam. Pour mettre un terme à la barbarie intégriste islamique, il lui suffit de siffler la fin de la récréation pour ces deux pays, car sans les pétrodollars, les islamistes  et  leurs alliés potentiels ne représentent rien, ils ne feront que de la gesticulation stérile. Et si cette vigueur,  un jour, serait mise en application, l’excitation des jeunes des banlieues françaises s’estomperait. Et les fameux salafistes qui font régner la terreur dans ces quartiers, vont disparaître de la scène. Ils seront mis au chômage forcé à coup sûr.

Messieurs les politiques, ayez du courage, soyez rigoureux et non laxiste et la tempête deviendra  un orage d’été.

Il ne faut pas oublier que  pour l’ensemble des musulmans sensés, il est triste d’être un musulman de nos jours mais pour le moment, ces derniers n’ont pas assez de cran pour manifester leur désaccord devant l’excitation démentielle des islamistes. Leur attentisme les fait classer comme d’éventuels islamistes cachés, donc, ils doivent impérativement se désolidariser de la meute colérique qui secoue le monde islamique, car au fond d’eux, ils en ont assez des oulémas qui les manipulent à l’exemple du cheikh El Qaradaoui, le spécialiste des mariages et des divorces  des fillettes et des adolescentes. Sinon, l’amalgame pourrait leur coûter cher demain…

Et loin du vacarme de ce film, les charlatans de l’islam continuent à prospérer à l’exemple du grand docteur égyptien, spécialiste de la médecine islamique, Zaghoul Nedjar, en s’appuyant sur un hadith authentifié de Mahomet selon Mouslim,  il a défendu sur une chaine de télévision égyptienne les vertus médicinales et curatives de l’urine du chameau. Et pour cette trouvaille, il mérite d’être nobélisé.

La violence islamique contre les non musulmans tire sa légitimité  du coran. Dans la sourate 4 verset 84, il est écrit : « Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi-même, et incite les croyants ( au combat) et Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition. »

Les oulémas qui incitent leurs ouailles à la violence à cause du film, l’innocence des musulmans, se basent sur des versets coraniques, des hadiths et des fatwas qui ordonnent que toute personne qui offense Mahomet doit mourir et il est du devoir de chaque musulman là où il se trouve d’exécuter cette sentence.  Ils n’ont rien décréter, ils ne font qu’appliquer les versets coraniques, parce que le coran place Allah au service de Mahomet. Alors il ne faut pas s’étonner de la réaction violente  des fanatiques musulmans. Dans la sourate 33 verset 56 et 57, il est écrit :   «  Certes, Allah et ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez lui vos salutations. »

« Ceux qui offensent Allah et son Messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà et leur prépare un châtiment avilissant. »

Selon le coran, celui ou celle qui offense Mahomet mérite la mort. C’est limpide comme l’eau de roche.

Messieurs les spécialistes de l’islam en Occident, arrêtez de mentir et soyez au moins une fois  dans votre vie, avant de passer l’arme à gauche, honnêtes intellectuellement.

Et quand Dounia Bouzar sur les plateaux de télévision annone que les safalistes ne représentent pas l’islam, elle ne fait qu’enfumer les Français à moins qu’elle tire ses conclusions d’un autre coran, pas celui qui est en vigueur du Maroc à l’Indonésie. Qu’elle le montre alors pour prouver sa sincérité…

L’islam des lumières n’a jamais existé. Certes, il y a la période du mutazilisme ( ou période des philosophes) mais qui fut vaincu par les oulémas intégristes à l’exemple d’Ibn Taymiyya ( 1263-1328)  dont les salafistes wahabbites s’en inspirent. Malheureusement, cette page de l’histoire de l’islam s’est refermée au début du XIII siècle.

C’est Wasil Ibn Ata ( 700-748) qui a initié la pensée mutazilite  dans la ville irakienne de Bassorah en Irak suite au schisme  que connut l’islam après la mort du troisième calife Othman. Trois partis de l’islam virent le jour après la guerre civile islamique qui fit 40.000,00 morts et qui avait opposé les partisans d’Ali le gendre du prophète Mahomet au clan de Mouaouiya, le fondateur du califat omeyyade à Damas, à savoir :  le kharidjisme, le chiisme et le sunnisme.

Le mutazilisme ne fut en fait reconnu que durant une courte période sous le règne du Calife  abbasside Al Mamun à Bagdad qui en fit la doctrine officielle en 827 et créa  la Maison de la sagesse en 832 qui permit l’introduction de la philosophie grecque dans  les milieux cultivés du monde musulman.

Il fut la doctrine officielle sous le règne de ses deux successeurs suivants mais commença à décliner pour disparaître totalement au début du XIII siècle.

Dès son apparition, le mutazilisme posa la question suivante :  le coran est-il créé ou incréé ou si le mal peut être créé par Allah ? La question de la prédestination et du libre arbitre fut posée aussi…

Mais l’islam  rigoriste de l’époque  imposa sa marque : le coran est incréé et le débat est clos depuis lors.

L’islam, depuis son apparition, est une religion qui offre un spectacle de persécutions répétées, visant les groupes sociaux suspects de déviance, à l’égard de la doctrine  islamique. Des poètes, des théologiens, des scientifiques, des rationalistes, des dualistes, des libres penseurs  et des mystiques furent tués, crucifiés, emprisonnés, mutilés ou pendus.

Les écrits d’Averroès, d’Ibn Hazem, d’Al Kindi furent brûlés. Aucun des travaux d’Ibn Rawandi, D’Ibn Warraq, d’Ibn Al Maquaffa d’Al Razi  ne fut conservé.

Alors, Madame Dounia Bouzar où se cache l’islam de tolérance que vous vendez ? Je vous invite  à méditer ces vers d’Abou L-Ala-Al Ma’ari :

Je prends Dieu à témoin que les âmes des hommes sont démunies

D’intelligence, comme des âmes des moucherons.

Ils disent un théologien ! Mais le théologien est un être querelleur et de

Mauvaise foi, et les mots blessent.

Pour des fins sordides

Il monte en chaire

Et bien qu’il ne croie pas en la résurrection

Il fléchit son auditoire

En racontant des fables sur le jugement dernier

Qui dépassent l’entendement…

Et pour terminer, chère madame, vous oubliez peut-être à dessein, qu’en Islam le pouvoir politique émane d’Allah et qu’en démocratie, il émane du peuple.

Quel pouvoir politique, voulez-vous pour la France, alors ? Celui de la charia ou celui de la démocratie ?

Et pour terminer, de grâce, êtes-vous prête à reconnaître, les crimes perpétrés au nom de l’islam dans le sous continent indien contre les Hindous et les Bouddhistes qui s’élèvent selon les premières estimations des historiens, à plus de quatre vingt millions de morts depuis son apparition jusqu’au siècle dernier?

Hamdane Ammar

 

 

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