En misant sur une immigration non européenne, le capitalisme veut "changer le peuple"

Bien que je sois militant actif de la France du NON (celle du travail, ruinée par la politique euro-atlantiste),et de sensibilité de gauche, je ne suis pas sympathisant des mouvements se réclamant d’un prolétarisme universel.
Parce que ce qui s’y exprime relève de ce dont Bossuet faisait état quand il disait : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».
En l’occurrence cet aveuglement qui consiste à accueillir l’immigration non européenne comme un prolétariat universel.
Grossière erreur ! Le «prolétariat » est un concept marxiste, édifié sur des conceptions sociales économico-centrées. C’est un concept occidental étranger aux sociétés traditionnelles régies par un système symbolique archaïque fondé sur l’inégalité hommes/femme qui accrédite la supériorité des hommes, constituant ainsi une cohésion sociale implicite des plus humbles aux plus privilégiés.
Cette « solidarité prolétarienne » inconditionnelle avec les immigrés issus des sociétés traditionnelles est un contresens fatal à la cause du monde du travail quand cette immigration sans culture démocratique est le moyen utilisé par le capitalisme financier pour faire disparaître la lutte des classes, typiquement occidentale.

C’est un aveuglement fatal quand l’organisation de cette immigration occasionne bien plus que le nivellement par le bas des salaires et l’aggravation du chômage. Elle a en effet pour conséquence de faire radicalement disparaître la démocratie par le truchement démographique.
Outre les intérêts immédiats sur le plan du profit, c’est précisément, ce qui est visé à plus long terme par les « gouvernances » aux ambitions mondiales auxquelles nous avons affaire : substituer des dictatures à la démocratie Un « despotisme éclairé », dit un de nos « gouvernants » de la Commission européenne… Parce que la démocratie (les services publics, la sécurité sociale, les retraites, le suffrage universel…) est devenue un obstacle à la sauvegarde du capitalisme financier aujourd’hui en détresse.
Ce n’est pas chose facile d’imposer un despotisme dans un pays comme la France où s’est constituée au fil de nombreuses générations une forte culture démocratique…
Le moyen choisi par nos gouvernances est celui dont Bertold Brecht faisait état sur le mode de l’humour, sans penser qu’il eut jamais pu être mis en œuvre : « Quand un abîme se dessine entre un peuple et ses élites, il faut dissoudre le peuple et en élire un autre ».
C’est précisément ce que nos « gouvernances » sont entrain de réaliser en introduisant en masse une immigration non européenne dans l’espace des pays démocratiques. Et en maniant sur ces nouvelles bases les « ‘identités ». C’est-à-dire en instrumentalisant les difficultés sociétales et politiques inhérentes à une ample mise en contact des différences éducatives, de moeurs.
C’est en attisant ces « identités » (en encourageant leur communautarisation, en accréditant leurs revendications victimaires, leurs rivalités) jusqu’à produire des guerres civiles que les « gouvernances mondiales » entendent faire exploser le cadre démocratique en Europe.
C’est ainsi qu’elles ont procédé pour faire exploser la Yougoslavie. Afin d’atteindre leurs objectifs géostratégiques. Au prix d’un chaos (corruption générale, règne des mafias, des pires trafics, barbarie) que les médias se gardent bien de divulguer.
Et pourquoi les « gouvernances » mondiales ont-elles décidé de sacrifier les populations de culture démocratique ?
Parce que les sociétés traditionnelles forment des peuples plus conformes aux besoins du capitalisme financier. Des peuples dont les frustrations et revendications s’expriment non pas en termes économiques mais en termes sociétaux. Ces exigences ne sont pas celles de l’égalité. Elles procèdent au contraire du même cadre que celui des « gouvernances » : les inégalités. En l’occurrence, ce qu’elles réclament, ce sont les inégalités qui, traditionnellement, conditionnent la paix civile dans leur pays d’origine : l’inégalité fondamentale devant la dignité humaine selon des critères d’appartenance sexuelle et ethno-religieuse.
C’est là une modalité très économique, donc très intéressante pour nos « gouvernances mondiales »…
D’où la logique politique qui a donné naissance à cette police de la pensée qu’est la HALDE, organisme non démocratique qui préconise le communautarisme en Europe. Au prétexte de lutter contre un racisme « post-colonial » . Postulat (de moins en moins fondé) ayant vocation d’une part à culpabiliser et paralyser la pensée critique des populations d’accueil, de tradition démocratique. D’autre part, à attiser les ressentiments, rivalités et ambitions des population immigrées issues des sociétés traditionnelles, non démocratiques.
Le communautarisme a pour effet concret de dissoudre la cohésion des classes populaires (et donc d’aliéner leurs luttes) par la division et les rivalités ethno-religieuses. Selon la vieille méthode impérialiste : diviser pour régner.
La HALDE est ce cénacle (où siègent les lobbies communautaristes) qui procède selon la méthode du pompier-pyromane : accréditer le discours victimaire, recenser les plaintes, puis actionner la machine judiciaire.
Pour pouvoir lutter contre ce capitalisme totalitaire, d’autant plus virulent que moribond, encore faut-il pouvoir identifier ses stratégies et ses armes les plus puissantes…
A fortiori, ne pas les accompagner, ni les astiquer, comme le font tous les idéologues « de gauche », qui croient emboucher « l’universalisme prolétarien- humanitaire ». Alors qu’ils lubrifient avec une grande efficacité les deux mâchoires dans lesquelles les populations de culture démocratique seront broyées : le totalitarisme économique et la tyrannie moyen-âgeuse des sociétés traditionnelles.
A bon entendeur, je vous adresse mes très républicaine salutations.
Victor Hallidée

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