En permission, le détenu braque le même magasin qui lui avait valu sa dernière incarcération!

Publié le 14 mars 2014 - par - 1 002 vues
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Le 27 août 2012, un multirécidiviste de 36 ans passait au Tribunal correctionnel de Châteauroux en comparution immédiate, pour avoir braqué le magasin Aldi. Butin 4050 euros.

Affaire banale puisque ce phénomène tend à se généraliser quel que soit le lieu en France, la sécurité des biens ayant de plus en plus de difficulté à être assurée.

Seulement,ce qui est moins banal, c’est que le malfaiteur qui ne sera jugé pour ces faits que le 3 octobre 2012 et condamné alors à 4 ans de prison dont un avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve, braquait à nouveau ce 21 février 2014 le même magasin ! Le butin serait de 2.400 euros.

A ce jour,il est dans la nature !

On peut vraiment s’étonner, et même être irrité, qu’après seulement 1 an et demi de prison, il ait pu se retrouver en cavale surtout si l’on connaît son pedigree de multirécidiviste qui malgré son âge n’en a pas moins un long passé crapuleux.

Force est de constater qu’une fois de plus sous l’ère Taubira, il faut s’attendre à tout, même au pire en matière pénale.

Si le condamné était dehors avant d’avoir purgé sa peine,c’est qu’il bénéficiait soi-disant d’une permission pour chercher du travail (sic!) Il a trouvé tout de suite en reprenant son ancien job de voleur!

C’est vrai que c’est moins fatigant que d’aller bosser à l’usine où le travail ne paie pas toujours bien.

CV de ce personnage, loin d’être une exception de nos jours :

– né au Brésil, placé en orphelinat à l’âge de 5 ans, adopté à 9 ans par un couple de français du Nord qui ont tout fait pour l’aider. Il reconnaît qu’avec ses parents adoptifs il n’a pas souffert de carence affective et qu’il les aime.

– ces mêmes parents ont dû appeler à l’aide très tôt en raison de sa violence, de ses mauvaises relations avec les autres (école, société…)

– à 15 ans, placement dans un foyer d’accueil

– à 20 ans, début de sa carrière de délinquant, il sera condamné plus de 10 fois en correctionnelle : vols aggravés, séquestration d’une personne par vengeance, tentative d’évasion par effraction…

– en 2003, à 27 ans, de plus en plus aguerri, il se retrouve en Cour d’Assises où il écope de 12 ans de réclusion criminelle pour attaque d’un bureau de poste à main armée. Il est libre 7 ans après !

– en 2010-2011,interdit de séjour dans le Nord,on lui fournit un contrat d’insertion à Solidarité-Accueil de Châteauroux.Il commet quelques vols chez Leclerc par exemple, histoire de ne pas perdre la main.

-en 2012,comme indiqué plus haut,c’est le 1er braquage chez Aldi, puis 2ème braquage toujours chez Aldi lors d’une permission et maintenant en cavale.

Profil psychiatrique:

– intelligence normale, responsable de ses actes, ne supportant pas la contradiction, se complaisant dans l’oisiveté, risquant de réitérer les faits délictueux…

– pas de nécessité de soins particuliers dans un suivi médical.

-« évolution irréversible »(sic)

En résumé : incurable!

La société n’a qu’à bien se tenir car elle risque de le subir à vie.

Le 3 octobre 2012, le Procureur de la République, à propos du braquage du 27 août précédent, insiste sur la froideur de l’accusé dans son passage à l’acte de violence, sur son parcours pénal chargé dans des processus violents, c’est pourquoi il demandera à défaut des 7 ans de prison que son acte lui faisait encourir, au moins l’application stricte de la peine plancher de 3 ans car dans ce cas dira-t-il : « les garanties d’insertion et de réinsertion sont nulles ». Il justifiera aussi cette condamnation par la dangerosité de l’accusé et l’impératif de sécurité pour la société.

Maintenant qu’il a eu la possibilité de s’évader, la société risque bien à nouveau d’être victime des agissements de cette petite crapule qui n’hésitera sûrement pas à tout faire, quitte à passer à un stade supérieur de criminalité pour échapper à la justice. Car s’il repasse au tribunal pour le braquage de février dernier, peine plancher de 3 ans et plus car en récidive, il devra aussi payer pour son évasion.

En principe, l’infraction d’évasion est punie de 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

On reproche souvent à la justice soit d’être trop sécuritaire, c’est-à-dire trop répressive, soit d’être trop laxiste.

Que dire dans le cas venant d’être exposé ?

Il apparaît que pour ses différentes condamnations on lui a bien appliqué le Code Pénal quant aux peines infligées, seulement au niveau de l’application de celles-ci, on peut se poser des questions quand on voit que leur durée s’est trouvée peut-être trop raccourcie par rapport à la personnalité de l’individu ?

Peut-on alors s’étonner de l’acte de récidive ?

S’il avait exécuté la peine donnée aux Assises en 2003, pour laquelle il n’aurait dû ressortir qu’en 2015, on ne l’aurait pas revu en 2012 au Tribunal Correctionnel de Châteauroux accusé de vol avec violence et braquage chez Aldi. Il n’aurait pas récidivé en commettant le même délit en ce début d’année 2014… S’il avait exécuté la peine donnée en correctionnelle en 2012 etc. il serait toujours en prison…

Outre le ridicule, qui dans ce cas d’évasion touche l’institution de la Justice, cela renforce le sentiment d’insécurité qu’éprouvent de plus en plus les citoyens, insécurité bien réelle pour ceux, de plus en plus nombreux, à être touchés par la délinquance.

Madame Taubira dans son immense mansuétude a incité à ne pas trop punir, à éviter de trop remplir les prisons, comme si les voyous allaient ainsi  s’amender !

Alors, on allège les peines, ensuite une fois en prison, si prison il y a quand même, on ne manque pas de diminuer les peines. De ce côté-là, c’est toujours moins ! La peine sans trop de peine !

La répression censée empêcher la réitération des actes délictueux est inadaptée puisqu’elle n’empêche pas la récidive qui ne cesse d’augmenter au grand galop au fil des ans.

On a vraiment l’impression, et les victimes le ressentent souvent douloureusement, que les coupables ne sont pas punis à la hauteur de leurs méfaits. Pour les fripouilles, c’est un signal encourageant, la récidive sans peine !

Nous sommes dans un système vicié et vicieux, à cause d’une idéologie néfaste gauchiste, à laquelle une partie de la droite adhère, qui aboutit à ériger trop souvent les coupables en victimes. Et les victimes de plus en plus désabusées n’ont plus qu’à se taire et surtout ne pas aller trop se plaindre. Moins de plaintes, moins de condamnations, moins de prison : tout ce que demande Madame Taubira ! Et d’une pierre deux coups : ça donnera à Monsieur Valls une occasion de clamer plus fort que l’insécurité est en bonne voie d’être maîtrisée !

En attendant, il court, il court le détenu ! Il avait une permission légale, il en a profité illégalement!

Quelqu’un devra-t-il répondre de son évasion ? Sûrement pas, ni responsables, ni coupables…

Dans ma grande naïveté, je ne pensais pas qu’en centre de détention on puisse bénéficier de permissions. J’étais bien ignorante. Renseignement pris, cela correspond bien  à un droit accordé aux détenus. Concernant leur attribution, il semble qu’il n’y ait pas de règles trop précises quant au délai dans lequel elles peuvent être données, idem quant à leur nombre et leur motif.

La prison ça n’est vraiment pas le bagne !

Françoise Lerat

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