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En prolongeant le confinement, Macron opte pour les grands labos

C’est décidé, l’enfermement va se poursuivre encore quatre semaines au minimum, en attendant la mise en place d’un contrôle généralisé, un tri de la population, en recourant aux moyens de traçage les plus sophistiqués. Les auteurs de films d’anticipation, comme Soleil Vert (sorti aux États-Unis en 1973) n’y croiraient pas !

La principale privation, celle de la liberté d’aller et venir, semble assez bien acceptée par l’opinion publique aveuglée par une propagande médiatique d’une redoutable efficacité, qui s’appuie sur la prétendue sagesse des experts : selon un sondage Odoxa pour Les Échos, 6 Français sur 10 seraient favorables à la prolongation du confinement « pour des «raisons sanitaires », quel qu’en soit le coût économique.

Macron a d’abord voulu nous faire croire que le confinement avait prouvé son efficacité (et donc que la répression avait toute sa légitimité). Mais, si le nombre de personnes hospitalisées stagne, le lien de cause à effet est-il pour autant établi ? On peut en douter lorsqu’on regarde la courbe d’évolution de l’épidémie.

En prolongeant le confinement sous sa forme actuelle, ce gouvernement cherche à se donner du temps, soi-disant pour garantir l’approvisionnement en masques et surtout en tests (sur la présence du virus ou celle des anticorps, on ne sait pas ! ). En réalité pour mettre en place l’après-confinement, dont les grandes lignes annoncées ont de quoi inquiéter : restrictions arbitraires des activités économiques, prohibition des rassemblements, donc des manifestations, annulation des événements culturels, tri et confinement de la population sur des critères d’âge ou de sérologie…

Le problème, c’est que les chiffres qui servent d’indicateur de pilotage sont sujets à caution. Ce n’est pas un hasard si on nous a dispensés, lundi soir, de la prestation de Jérôme Salomon, qui a le don d’exaspérer les Français ! Il est actuellement impossible de connaître de façon fiable le pourcentage de personnes « contaminées » dans la population, disons plutôt porteuses du virus et/ou de ses anticorps. Peu de tests sur le virus ont été pratiqués, et leur fiabilité est très incertaine, compte tenu de l’existence d’un seuil de charge virale. Il en va de même pour l’évaluation du nombre de décès imputables au Covid-19, compte tenu du flou dans la prise en compte de la mortalité chez les personnes âgées.

Les porteurs asymptomatiques (notamment les enfants) seraient responsables de plus de la moitié des transmissions, selon Héloïse Chapuis de Sciences et Avenir. Et l’on veut, du jour au lendemain, entasser les élèves dans des classes et des cours de récréation ! Voilà une belle contradiction !

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/coronavirus-les-porteurs-asymptomatiques-sont-responsables-de-plus-de-la-moitie-des-transmissions_142545

Ce qui interroge, c’est d’abord la question du pilotage de la crise du Coronavirus. La direction générale de la Santé n’a jamais été missionnée pour définir une stratégie d’ensemble, comme l’a regretté au micro de France Inter l’ancien directeur général de la Santé (2003-2005), William Dab : « je n’ai jamais entendu que la DGS avait reçu le mandat du Président ou du Premier ministre d’être le général en chef contre l’épidémie ».

https://www.franceinter.fr/societe/william-dab-plus-on-retarde-le-travail-de-terrain-plus-il-va-falloir-prolonger-le-confinement

C’est ensuite la logique sur laquelle repose la stratégie de Macron : la conviction qu’un vaccin sera opérationnel rapidement. Une solution présentée comme le sésame pour venir à bout de l’épidémie. Pour l’ancien banquier de chez Rothschild, tout se résumerait-il à une question de moyens ? Mais  il s’agit peut-être d’offrir tout simplement un juteux marché aux grands laboratoires !

Sauf que les choses ne sont pas aussi simples. Lorsque le virus du Sida fut découvert à l’Institut Pasteur en 1983, les milieux de la recherche avançaient la mise au point d’un vaccin à courte échéance : trente-sept ans après, aucun vaccin n’a vu le jour. Le mode de contamination au VIH est resté très longtemps mal connu. En 1996, avant l’arrivée de la trithérapie, 30 000 personnes étaient décédées du Sida, en France. En 2020, en estime que cette maladie a tué 28 millions de personnes dans le monde.

https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-sida-histoire-d-une-epidemie_10348.html

Covid-19                                                              VIH du Sida

Pourtant, on nous dira que les vaccins antigrippaux existent depuis longtemps, sauf que leur efficacité est toute relative, pour différentes raisons, en particulier l’adaptation du virus aux systèmes de défense. Selon le docteur Odile Launay, leur efficacité serait seulement de l’ordre de 60 à 70 % selon les années. À supposer qu’un vaccin voit le jour, quel serait le sens et le coût d’imposer un vaccin à l’ensemble de la population ? Entre la mise au point du vaccin, son expérimentation sur un « modèle » animal, son autorisation de mise sur le marché, de longs mois vont s’écouler. Va-t-on rester enfermés entre quatre murs en attendant, alors qu’il est possible que le Coronavirus suive une trajectoire d’épidémie saisonnière et disparaisse naturellement avec l’été ?  Car une telle hypothèse n’est pas à exclure.  Le souvenir du fiasco tant décrié des vaccins de Roselyne Bachelot contre le virus H1N1, qui a coûté entre 0,5 et 1 milliard d’euros, est encore gravé dans les mémoires.

https://www.franceculture.fr/sciences/le-vaccin-contre-la-grippe-est-il-efficace

Pour Macron, pas la peine de traiter les malades : le mot chloroquine n’a même pas été prononcé lundi soir. Pas question de laisser les médecins de ville prescrire la potion magique du professeur Raoult. La visite à Marseille de Macron, en grande pompe, n’aura été qu’un énième coup de com’ : il fallait faire croire qu’il n’y avait aucune polémique avec l’infectiologue et faire taire ses nombreux soutiens médiatiques. Mais, malgré le « on ne néglige aucune piste », le professeur Raoult a bel et bien été roulé dans la farine !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/coronavirus-emmanuel-macron-rencontre-professeur-didier-raoult-ihu-mediterranee-marseille-1814080.html

https://youtu.be/n4J8kydOvbc

La fuite en avant que nous impose Macron confine à la folie : le prétendu souci de « sauver des vies » côtoie aussi la culture de mort : Véran se plaint qu’il n’y a pas eu assez d’avortements le mois dernier, tandis qu’on facilite la prescription du Rivotril dans les maisons de retraite : un médicament aux effets sédatifs puissants. Une initiative qui laisse penser qu’il y a une volonté déguisée de vouloir  euthanasier une frange de la population, à la charge de la société, pour abréger ses souffrances…

Le confinement général et absolu est donc loin de faire l’unanimité, surtout dans les milieux médicaux. Ainsi Nicole Delépine plaide en faveur d’un confinement plus sélectif, tel qu’il se pratique en Allemagne.

http://docteur.nicoledelepine.fr/il-faut-deconfiner-rapidemement-economie-et-sante-des-67-millions-de-francais-en-jeu/

D’autres, comme le blogueur Silvano Trotta, s’étonnent que des départements entiers, très peu touchés par le Coronavirus, soient mis sous cloche au risque d’une faillite économique locale gravissime.

https://youtu.be/XxkP_70UqdE

Quant aux pétitions en ligne, elles se multiplient : celle de Philippe Douste-Blazy cartonne à plus de 400 000 tandis que celle de l’association ANDELE initiée par Sébastien Jallamion démarre sur des chapeaux de roue.

https://andele.fr/petition-stop-aux-mesures-de-confinement-generalise-en-france/

Ne nous privons pas de les soutenir !

Hector Poupon