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En Provence, on vit dangereusement, entre la mafia et l’islam…

Ici en Provence, où sont mes racines et où je suis de passage en ce moment, à deux pas d’Ollioules, on vit dangereusement, malgré le bleu de la mer et le chant des cigales.

Non contents de pouvoir se faire sympathiquement tirer dessus à tout instant par des malfrats en mal de règlements de compte, (voir ce qui s’est passé à Ollioules il y a deux jours, trois morts, ou à La Seyne depuis le début de l’année), on vit en permanence menacé par les agissements de la mafia. Et par la montée de l’islam, omniprésent. Le tout dans un savant mélange, qu’on ne peut décrire que tel quel.

Christophe Castaner connaît bien tout cela, puisque le joueur de poker est originaire d’Ollioules.

Le maire d’Ollioules, Robert Beneventi, d’une famille de gros commerçants, a beau jurer ses grands dieux que la ville est tout à fait tranquille, entre la foire aux santons emblématique et la cueillette des olives, ce n’est pas tranquille du tout, et chacun se garde à droite et à gauche, en toute discrétion bien entendu.

À La Seyne, ville voisine, le quartier Berthe, bien que rénové à grands frais, est le lieu ouvert h/24 de tous les trafics, les dealers ne se cachent même plus, la police n’entre plus, et les règlements de compte sanglants sont fréquents, entre les boutiques halal, entre deux prières à la mosquée.

À La Seyne, le bouche à oreille a bien fonctionné, jusque sur la plage : attention aux migrants qui sont en train d’arriver à Saint-Elme. Ils grimpent comme des singes et nulle escalade ne leur est impossible, donc même en ces temps de canicule, bien fermer ses portes, la nuit et même le jour… et bien sûr ne plus porter de chaîne autour du cou. Il faut répéter de ces évidences pour les étourdis de remplacés…

Et bien sûr vigilance au volant : beaucoup de conducteurs grillent les stops. Et si vous n’êtes pas content, ils vous font un doigt d’honneur.

La mafia a des racines lointaines ici, depuis le meurtre d’Aymeric Simon-Lorière, homme politique, député du Var, en 1977 à Paris, et dont on n’a jamais éclairci les circonstances, jusqu’à celui de Yann Piat, assassinée dans sa voiture par deux hommes en moto le 25 février 1994. On a condamné un patron de bar ambitieux, tout en chuchotant que l’assassinat était politique, que Yann Piat en savait trop sur des affaires impliquant des hommes politiques comme François Léotard, qui curieusement a depuis disparu de la scène publique, peut-être en échange de son silence, ou Jean-Claude Gaudin. Mais dans le fond on ne sait rien.


Les petites affaires crapuleuses ont moins de retentissement mais se multiplient, on les enterre à force de haussements d’épaules : tout le monde fait comme si de rien n’était lorsqu’un bar, un restaurant brûle, « c’est la faute à pas de chance ».

Et quand une forêt inconstructible brûle et qu’on y construit peu d’années plus tard un lotissement chic, circulez, y’a rien à voir. C’est devenu ici une habitude.

Le problème inquiétant dans le Var c’est l’accointance élus-mafia :
http://www.lavandou-tribune.com/2018/03/var-la-mafia-a-besoin-de-passer-par-les-elus.html

« Le Var est sans aucun doute le département français où les liens politico-mafieux sont les plus développés via prête-noms, sociétés fantômes et montages sulfureux. Autour de Toulon, un peu toutes les villes proches de la côte sont touchées. La filière italo-corse a toujours été l’une des plus productive et des plus efficaces du milieu varois (la plus violente aussi) et s’est souvent distinguée par ses accointances avec le monde politique local jusqu’au cœur des mairies. »

Une de mes connaissances, élue dans une ville proche, a vu débarquer un gros mafieux chez elle, tapotant sa poche étrangement gonflée. Il lui a dit : « je te connais depuis toujours, mais si tu continues à parler aussi librement, ça ira mal pour toi, désolé… » Elle a démissionné. Et jure maintenant qu’elle n’a jamais reçu aucune visite de ce genre.

Bref, ici la plage est belle bien que le maire PS Marc Vuillemot ait autorisé les burqinis. D’ailleurs j’en ai vu un ce matin. Tout le monde regardait par en dessous cet extraterrestre. Elle a préféré rester au bord de l’eau et tendre des serviettes à ses enfants. Interrogée, une passante inconnue de moi m’a dit qu’elle était pétrifiée. Mais personne n’a poussé de cris stridents, personne n’a rien fait.

La passante m’a quand même dit qu’elle n’allait plus jamais au centre-ville : trop de barbus au visage fermé, trop de voilées impudiques.

On accepte tout, la mafia omniprésente, les règlements de compte, les burqinis et les mosquées géantes. On continue d’aller au Leclerc du coin, théâtre l’an dernier d’un attentat pudiquement baptisé « incident ». Une « déséquilibrée » avait agressé au cutter deux personnes.

Mais comme on ne fait rien, tout va continuer comme avant : les attentats au cutter, les règlements de compte, la mafia, l’islamisation, et tout le reste.

La Provence n’est plus la Provence. Elle est trop maltraitée. Alors les gens s’enferment dans leurs campagnes, et n’en sortent plus, comme pour soutenir un siège.

D’ailleurs administrativement, on a scandaleusement piqué son nom à la Provence : maintenant c’est le Sud.

Le Sud de quoi ?… De la schizophrénie ?

Sophie Durand