En soutenant Kemel, Mélenchon trahit le PCF, le peuple d’Henin-Beaumont et les idéaux de gauche

Publié le 15 juin 2012 - par - 1 190 vues

J’avais déjà eu beaucoup de mal à encaisser l’appel de Jean-Luc Mélenchon à voter Hollande, au soir du premier tour, et le fait qu’il donne ses 4 millions de voix (dont la mienne) au candidat socialiste, sans aucune contre-partie. Mais Jean-Luc avait fait une campagne si formidable que j’avais préféré ne retenir que cela.

C’est pourquoi j’ai proposé ce texte, dès dimanche soir, à Riposte Laïque, me félicitant que dimanche soir, mon homme politique préféré refuse d’appeler à soutenir Kemel et la clique socialiste mafieuse qui a ruiné Hénin-Beaumont.

https://ripostelaique.com/henin-beaumont-jai-apprecie-que-jean-luc-melenchon-nappelle-pas-a-voter-ps.html

Je l’avoue, le ciel m’est tombé sur la tête quand, hier, grâce à l’article de Jeanne Bourdillon, j’ai découvert, vidéos à l’appui, que l’homme politique que j’admirais le plus a osé s’afficher avec Kemel et l’ensemble de la gauche, pour appeler à battre Marine Le Pen, et donc à voter socialiste !

https://ripostelaique.com/henin-beaumont-apres-lavoir-qualifie-de-tricheur-et-dincapable-melenchon-embrasse-kemel-sur-la-bouche.html

Je n’en ai pas dormi de la nuit. Je considère cela comme la pire des trahisons, et l’admiration que je portais au président de Parti de gauche s’effondre comme un château de cartes. Je suis dégoûté, révolté. Comment Jean-Luc Mélenchon a-t-il pu dire ce qu’il a dit de Dalongeville, Kemel et toute la mafia socialiste, et les soutenir ? Comment peut-il passer l’éponge sur le fait qu’Aubry et la direction socialiste ont tout fait pour le faire battre ? Comment peut-il oublier que Kemel est les siens n’ont pas publié un seul tract contre la droite, mais ont tapé prioritairement sur le Front de gauche ?

En appelant à voter pour ceux qui ont ruiné Hénin Beaumont, mais aussi organisé un système mafieux dans le Nord (lire Rose Mafia, de Gérard Dalongeville), l’ancien candidat à la présidentielle trahit ouvertement les populations locales, et leur propose d’envoyer les représenter à Paris ceux qui s’en sont mis plein les poches, au détriment des classes populaires. C’est honteux et ignoble, c’est indigne d’un homme de gauche !

Le pire est qu’en agissant ainsi, Mélenchon trahit également les communistes, avec qui il était allié. En effet, comment ceux-ci pourraient-ils oublier qu’en 2001, le faux homme de gauche Kemel a pris la mairie de Carvin aux communistes, en s’alliant avec la droite locale ?

http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/11/kemel-ce-soldat-inconnu_825575

J’ai longtemps considéré que les principaux responsables des fautes politiques de Jean-Luc Mélenchon étaient ses conseillers, et notamment Corbière, Coquerel et Delapierre. Sans doute aveuglé par mon admiration pour les talents de tribun de celui qui était mon idole, je n’ai pas voulu voir que ses conseillers étaient à l’image de leur chef : des opportunistes, des rabatteurs de voix pour les socialistes, des carriéristes se foutant totalement du monde du travail qu’ils devraient défendre, des bobos parisiens ne connaissant pas le peuple.

Il y a encore 48 heures, ce genre de vidéo, où Maxime Gremetz insulte grossièrement Mélenchon, m’aurait fait bondir. Ce n’est plus le cas, aujourd’hui.

[youtube 3lt1ERnCdRE]

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3lt1ERnCdRE

J’en ai gros sur la patate. Cet appel à voter pour le social-traître Kemel est pour moi la goutte d’eau qui fait déborder le vase. J’en ai marre d’avaler des couleuvres. Pour moi, être de gauche, dans cette circonscription, c’est tout faire pour barrer la route à Kemel, et à la mafia socialiste du Nord. Je considère donc que Mélenchon n’est plus, à mes yeux, un homme de gauche, et j’en tire toutes les conclusions.

Joël Locin

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