En temps de guerre, jusqu’où iraient les délateurs Richonet-Robin ?

Publié le 20 août 2014 - par - 1 189 vues
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maximilienrichonetJeanRobin1Depuis une année, notre mouvance a été confrontée, à deux reprises, à des attitudes ouvertement hostiles de personnes se réclamant du camp des patriotes. Le 18 mars 2013, l’animateur du site Enquête et Débat, Jean Robin, a annoncé, sur une vidéo interminable de 30 minutes, qu’il déposait plainte contre Christine Tasin et Pierre Cassen, suite à des menaces de mort qu’il est le seul à avoir discernées. Nous avons appris, par un texte haineux paru sur le site E et D, que le plaignant avait été débouté.

http://ripostelaique.com/deboute-de-sa-plainte-contre-christine-et-pierre-jean-robin-jalouse-les-musulmans-de-belfort.html

Le 6 août 2014, Maximilien Richonet, ancien trésorier de Résistance républicaine, envoyait à Christine Tasin la copie de la lettre qu’il avait fait parvenir au ministre de l’Intérieur, Cazeneuve, dans laquelle il demandait la dissolution de Riposte Laïque, rien de moins.

http://ripostelaique.com/maximilien-richonet-denonce-un-article-humoristique-de-rl-a-cazeneuve.html

Il est à noter, dans les deux cas, que des personnes qui se réclament patriotes n’hésitent pas, dans le contexte actuel, à solliciter la justice, ou même carrément le gouvernement socialiste, pour qu’il sanctionne financièrement Christine et Pierre dans un cas, et ferme carrément un site, RL, considéré comme le fer de lance de la résistance à l’islamisation de notre pays.

Si on souhaite approfondir les choses, il est également intéressant de noter que les deux plaignants expriment des désaccords avec des personnes, ou l’orientation d’un site. Pourtant, rien n’empêche ces divergences, dans la meilleure tradition de notre civilisation, faite d’échanges et de débats contradictoires, d’approfondir ces questions, soit en interne, soit en public. Remarquons que, plutôt que d’utiliser ces méthodes, qui leur feraient honneur, ces deux personnages ont préféré l’infamante plainte en justice pour le premier, ou la sordide lettre de délation pour le second.

Quelles peuvent être les motivations de ces deux personnes, pour agir ainsi, de manière aussi dégradante pour leur image ? A notre avis, elles sont fort différentes. Prenons l’exemple de Jean Robin. L’homme ne manque pas de qualités. Il est un éditeur courageux, grâce auquel nombre de livres ont pu être publiés, alors que les autres éditeurs les refusaient. Il a eu deux gros succès, « La Mosquée Notre-Dame de Paris », d’Elena Tchoudinova (qui interviendra aux Assises sur l’islamisation, en 2010) et « Ces maires qui courtisent l’islamisme », de Joachim Veliocas. Il a su effectuer des reportages de qualité, lors d’événements que personne d’autre ne couvrait. Il n’a qu’un problème sérieux : son déficit de reconnaissance l’amène à cultiver une rancœur maladive contre ceux qui ont le malheur d’obtenir une médiatisation qu’il estime mériter davantage qu’eux. D’où ses polémiques incessantes contre Eric Zemmour, Paul-Marie Coûteaux, Robert Ménard, Marine Le Pen, Fdesouche, TV-Libertés, aujourd’hui Christine et Pierre, bref, tout ce qui constitue des pans importants de la Résistance politique, journalistique et internet.

Plus ennuyeux, il paraît prêt à beaucoup de choses pour faire ce qu’on appelle du buzz, y compris à prendre quelques libertés avec la déontologie. Lors d’une remise des prix, à l’occasion d’un concours sur la liberté d’expression, il fera venir Dieudonné, alors qu’il avait affirmé aux participants que ce dernier ne serait pas présent, mettant ainsi quelques-uns d’entre eux en posture difficile. Lors de l’affaire qui l’opposa à Christine et Pierre, il avait proposé à nos deux amis de monter une polémique médiatique complice, leur demandant, sur l’affaire Obertone, de « lui chier dans les bottes », ce que nos amis refusèrent.

C’est à la suite d’un échange qui aurait dû demeurer privé qu’il décida de médiatiser cette divergence, se faisant passer, de manière grotesque, pour « le journaliste qui se fait menacer de mort par d’infâmes communistes ayant infiltré la résistance ». On peut penser, si la plainte avait été instruite, qu’il aurait demandé des dommages et intérêts exorbitants. En effet, il expliquait qu’il n’était plus en sécurité, et que des militants du service d’ordre de RL rêvaient de lui casser les dents, rien de moins. Donc, il ne pouvait plus venir travailler à Paris, d’où l’importance de son préjudice. Il y avait donc, dans cette plainte de Jean Robin, beaucoup d’opportunisme et de vice, et aucune sincérité, car il n’a jamais cru une seule seconde à sa fable, à savoir que Pierre et Christine avaient exigé son élimination physique. Lui qui jurait que, amoureux de la liberté d’expression, il ne déposerait jamais plainte contre personne a fait tout ce cinéma que pour essayer de se faire un nom, espérant ainsi doper les visites de son site…

Le cas de Maximilien Richonet paraît, psychologiquement, plus complexe. Ce jeune homme ne cache pas l’importance du christianisme dans sa vie, ce qui est fort respectable… mais peut devenir redoutable, quand, à son instar, on s’estime investi d’une mission divine pour préserver la paix sociale du pays. Depuis qu’il fréquente Soral et les siens, ce garçon est rentré dans une curieuse lecture du monde, où les malheureux musulmans de France, qui ne sont qu’amour et tolérance, seraient menacés par les écrits de Riposte Laïque (même quand ils sont humoristiques, ce qui était la cas de l’article de Messin Issa contre lequel il alerta vaillamment Cazeneuve).

A partir de cette lecture, qui est tout de même une caricature d’inversion des valeurs, il se croit autorisé à balancer Riposte Laïque, et en informe Christine Tasin, dont il fut le trésorier à Résistance républicaine. Espère-t-il ainsi, obtenir la protection de ceux qui se comporteront inévitablement comme ses futurs bourreaux, quand ils auront le rapport de forces favorables ? Sa veulerie est celle de tous ceux qui, en essayant de justifier leur trahison du mieux possible, croient, par leur reniement, acheter la compréhension des futurs dominants, et espérer qu’ils l’épargnent, quand ils massacreront les siens. Son attitude est un acte de soumission à l’islam.

Jean Robin et Maximilien Richonet, en temps de paix, se sont permis un acte de trahison qu’ils n’ont renié ni l’un ni l’autre, au contraire. L’un pour faire du buzz, l’autre pour être en paix avec sa prétendue conscience chrétienne. Comment imaginer que des patriotes sincères puissent leur faire dorénavant la moindre confiance, en militant avec eux ?

Si, par malheur, la guerre succède à la paix, comment, dans un tel contexte, ne pas penser qu’ils représentent un sérieux danger pour notre camp, et que ce qu’ils ont fait, dans un contexte de paix, ils pourraient le refaire, dans une situation où ce serait la peau de leurs victimes dénoncées, et leurs amis, qui serait alors menacée ?

Jeanne Bourdillon

 

 

 

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