En un demi-siècle, l’Afrique a dilapidé son héritage colonial

Publié le 28 avril 2015 - par - 3 822 vues
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afriquecarteNous assistons à un effondrement de l’Afrique et du Moyen Orient, lesquels retournent à leurs démons ancestraux. C’est le retour de la barbarie et des atrocités en tout genre. La chute des despotes arabes, qui n’étaient pas des saints certes, mais qui avaient l’immense mérite d’être un rempart contre les islamistes, a conduit l’ensemble du Moyen Orient au chaos absolu, avec persécution des chrétiens, des minorités et des femmes qui ont perdu toute liberté. C’est un bond en arrière de mille ans auquel nous assistons. La sauvagerie des islamistes n’a plus de limite, allant même jusqu’à détruire les joyaux du patrimoine culturel mondial.

Quant à l’Afrique, elle a dilapidé en un demi siècle l’héritage colonial, sombrant dans les guerres ethniques, la corruption et l’insécurité généralisées. Rappelons qu’en 1960 les pays africains avaient un niveau de vie supérieur à toute l’Asie, Japon excepté. Aujourd’hui, la Corée du Sud ou Taïwan ont un niveau de vie trente fois supérieur à celui de la Côte d’Ivoire ou du Kenya. Selon une étude de l’organisation humanitaire Oxfam, les guerres en Afrique ont englouti la totalité des aides internationales. Depuis l’indépendance ce sont plus de cent conflits armés qui ont ensanglanté le continent. Toujours selon l’Oxfam, l’Afrique perd 18 milliards de dollars par an dans ces conflits multiples. Le naufrage est quasi général. En Somalie et en Centrafrique il n’y a plus d’Etat. Au Zimbabwe, jadis grenier à blé du continent, l’indétrônable despote Mugabe a affamé son peuple en chassant les 4000 fermiers blancs et en redistribuant leurs terres à des incapables de son clan qui les ont laissées en friche. Une thèse de doctorat ne suffirait pas pour énumérer les turpitudes de certains dirigeants africains qui ont saigné leur peuple et rempli leurs comptes en Suisse. Malgré son pétrole et ses immenses ressources géologiques, l’Afrique s’appauvrit tout en ayant reçu la plus grande partie de l’aide mondiale aux pays pauvres. Aider l’Afrique, c’est donc mission impossible. Avec son milliard d’habitants, celle ci produit la moitié du PIB français, c’est tout dire. L’essentiel provenant du pétrole et des matières premières qui profitent à une minorité. Sur le plus riche continent de la planète au plan géologique, un habitant vit avec 4 dollars par jour en moyenne.

Par conséquent, les obsédés de la repentance qui font l’éternel procès de la colonisation seraient bien avisés de faire aussi le bilan d’un demi siècle d’indépendance. J’ajoute, au cas où ces donneurs de leçon l’ignoreraient, qu’en arrivant en Afrique nous avons trouvé l’esclavage, le cannibalisme, les sacrifices humains, les guerres tribales, les famines et les épidémies. Et je note que si la traite atlantique fut un crime contre l’humanité que la France a officiellement reconnu en 2005, la traite inter africaine et la traite arabo-islamique n’ont jamais suscité la moindre émotion chez nos bonnes âmes de la bien-pensance, bien qu’elles aient fait tout autant de victimes et que l’esclavage perdure de nos jours dans certaines contrées. Repentance à sens unique comme toujours, puisque les Occidentaux ont le monopole du mal comme chacun sait. Mais c’est pourtant chez les abominables racistes et esclavagistes que nous sommes, que déferlent des dizaines de milliers de déshérités venus d’Afrique et du Moyen Orient.

Cette nouvelle immigration de masse qui laisse l’Europe complètement désemparée, illustre à merveille l’irresponsabilité des dirigeants européens qui ont imaginé l’espace Schengen et ses frontières passoire. Il est grand temps que la France récupère la maîtrise de ses frontières et repense sa politique d’immigration, loin des délires bruxellois qui nous mènent à la catastrophe en accueillant toute la misère du monde. Il y a bien longtemps que l’immigration n’est plus une chance pour la France. En quoi un pauvre sans aucune qualification, souvent illettré, serait un atout pour une économie moderne et performante ? N’en déplaise aux tiers-mondistes, il y a bien longtemps que les emplois non qualifiés sont occupés par les précédentes vagues d’immigration. Les Français le savent, et si les autorités durcissent encore la législation pour interdire tout débat sur ce sujet tabou, au mépris le plus total de la liberté d’expression, c’est tout simplement parce qu’elles ont perdu le contrôle de la situation. Il faudra bientôt consulter son avocat avant de débattre sur l’immigration, de son incidence sur le terrorisme, l’insécurité ou le chômage, mais aucune loi ne pourra empêcher les citoyens d’exprimer leur sentiment dans les urnes….

Et une loi ça peut s’abroger afin de rendre la parole au peuple !

Jacques Guillemain

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