Enfin la vérité sur l’assassin Battisti : la liste de tous ses complices français !

Publié le 27 mars 2019 - par - 52 commentaires - 3 599 vues
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Cesare Battisti va terminer là où il devrait être depuis 38 ans, dans une prison italienne de haute sécurité en Sardaigne. Comme l’éternité, la perpétuité ça doit être long surtout vers la fin. Du moins, je l’espère.

Cesare Battisti a admis pour la première fois avoir participé ou commandité les quatre meurtres pour lesquels il a été condamné à la prison à vie : ceux du gardien de prison Antonio Santoro, du policier Andrea Campagna, du bijoutier Pier Luigi Torregiani dont le fils Alberto, 15 ans à l’époque, grièvement blessé au cours de cette attaque, est depuis tétraplégique, de l’artisan boucher Lino Sabbadin.

« Tout est vrai » a-t-il dit au procureur Alberto Nobili. « Quand j’ai tué, a ajouté l’ancien membre du Pac (Prolétaires Armés pour le Communisme), pour moi c’était une guerre juste. »

Jusque-là, Battisti avait toujours clamé son innocence. Maintenant il s’excuse pour les souffrances infligées aux familles des victimes. Ces familles ont répondu que si cet assassin « avait voulu s’excuser, il aurait pu le faire avant ».

Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur, en compagnie d’Alberto Torregiani, a savouré la mise derrière les barreaux du chouchou des « pseudo-intellectuels de gauche » qui soutiennent Battisti depuis le début de sa cavale.

Dans les faits, ce n’est pas Battisti qui révèle maintenant la vérité. Celle-ci a toujours été connue, écrite en entier, mot par mot, par des témoignages et des décisions de justice. Mais les élites françaises de la politique, de la culture, du show-biz ont refusé de la voir, préférant comme d’habitude leurs tristes illusions lyriques à la réalité des faits.

« Je n’ai jamais été victime d’une injustice, je me suis moqué de tous ceux qui m’ont aidé, je n’ai même pas eu besoin de mentir à certains d’entre eux », aurait dit le terroriste italien en parlant des intellectuels de gauche français, mexicains et brésiliens qui l’ont soutenu durant ses presque quatre décennies de cavale.

Qu’en pensent aujourd’hui la chanteuse Lio, Philippe Sollers, Guy Bedos, Sapho, Dan Franck, Miou-Miou, Bernard-Henri Lévy, François Guérif (qui compara le criminel Battisti à Victor Hugo), Daniel Pennac, Gilles Perrault, Julien Dray, Tardi, Jacques Audiard, Karin Viard, Roland Bacri, Annie Duperey ?
Nous laisserons dormir en paix Jacques Higelin, Pierre Vidal-Naquet, Georges Moustaki, Bertrand Delanoë, Régine Deforges, Danielle Mitterrand.

Karl Laske dans La mémoire du plomb émit l’hypothèse que Carla Bruni, épouse d’origine italienne de Nicolas Sarkozy, avait intercédé en faveur de Cesare Battisti quand son mari était à l’Élysée. Et rappelle que François Hollande lui rendit visite quand il fut brièvement incarcéré à la prison de la Santé.

N’oublions pas, parmi les amis de Battisti, l’écrivain italien Valerio Evangelisti, auteur notamment du cycle Nicolas Eymerich l’inquisiteur, auteur que l’on vit au Festival du roman noir de Frontignan, ville qui fit citoyen d’honneur le tueur italien.

Et le mexicain Paco Ignacio Taibo II.

Pour eux tous, Cesare Battisti devenu écrivain de polars était un résistant, un réfugié politique injustement « accablé par un repenti ayant négocié l’absolution de ses crimes contre un témoignage », d’après Bernard-Henri Lévy, prétendu philosophe qui n’est jamais à une connerie près.

Beaucoup ont brandi comme preuve de l’innocence de leur héros le petit livre rouge de Frédérique Audoin-Rouzeau, alias Fred Vargas: la Vérité sur Cesare Battisti publié en 2004 chez Viviane Hamy.

Fred Vargas écrit des polars qui ont un certain succès.

Le regard aussi franc qu’une ânesse qui recule – pardon pour les ânesses – Fred Vargas décrivit en 2004 Battisti chez Ardisson  comme « un ami, un type charmant »; on dirait une racaille parlant d’une racaille qui vient d’être arrêtée.

Se laissait-elle sciemment abuser par le tueur ou était-elle sa complice quand elle osait écrire : « Déni de droit, non-respect de la parole de la France et désinformation, tout oblige à lever le voile sur l’affaire Cesare Battisti et sur l’homme, afin que chaque Français puisse atteindre, de manière objective et par l’usage de la Raison chère à Voltaire, à la vérité qui lui est scellée. Cet ouvrage, recueil de textes et de documents, met en évidence, par la seule présentation des faits et loin de toute polémique partisane, combien l’extradition de Cesare Battisti constituerait une injustice profonde pour l’homme, un affront à l’honneur de notre pays et de ses citoyens, et une faute gravissime au regard de l’Histoire. »

Était-elle sous drogue dure ou avait-elle une crise d’idiotie fulgurante quand elle affirma en 2004 que la France avait rompu sa parole d’État en voulant livrer Battisti à Berlusconi en échange de l’achat de quelques Airbus ?

Petit voyou à la gâchette facile, puis assassin, durant ses 38 années de cavale au Mexique (1982-1990), en France (1990-2004), au Brésil (2004-2018), Battisti a été un héros de la gauche luttant contre le fascisme, une œuvre d’art incarnée de la bien-pensance face aux puissances des ténèbres.
Nouvelle preuve que la violence politique moderne fascine surtout la gauche.
Battisti ou l’incommensurable bêtise des élites.

Marcus Graven

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