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Enseignants, ne relayez pas la politique de la peur de Macron

Lettre aux enseignants en grève le 13 janvier 2022

La grève des enseignants contre le protocole sanitaire de Castex est totalement justifiée mais elle doit cibler non seulement les mesures démentes qui ont été brutalement imposées sans concertation mais le principe même de ces mesures médicalement injustifiées qui coutent des milliards qui seraient mieux utilisés autrement dans l’enseignement.

Trop d’enseignants s’inquiètent pour eux et pour leurs élèves lorsqu’on signale un cas de covid dans leur classe. Cette peur résulte de la propagande mensongère terrorisante des médias et de la nécessité de lui opposer les données scientifiques avérées du monde réel que l’on peut résumer en quatre points :
1°) Les enseignants risquent moins d’être contaminés à l’école qu’à l’extérieur
2°) Les enseignants ne font qu’exceptionnellement des formes graves
3°) Les enfants ne risquent rien du covid et ne transmettent pas la maladie ni aux enfants ni aux adultes
4°) Tester les enfants et isoler les positifs et les cas contacts ne sert à rien mais coûte très cher alors que cet argent devrait être utilisé pour améliorer l’école et la vie du personnel.

Les enseignants risquent moins d’être contaminés à l’école qu’à l’extérieur
L’étude ComCor, menée par l’Institut Pasteur sur plus de 160 000 participants a montré que les professeurs faisaient partie des « catégories professionnelles les moins à risque ». « Les cours en amphithéâtre ou en salle pour la formation continue, le sport en extérieur (…) n’ont pas été associés à un sur-risque d’infection ».

Cette absence de sur-risque de contamination des enseignants est confirmée par la quasi-totalité des études internationales où les seuls cas de contamination d’enseignants à l’école concernent des contaminations entre enseignants adultes en dehors des salles de classe.
La synthèse de l’ECDC (European Center for Disease Prevention and Control) est claire :
« Where COVID-19 in children was detected and contacts followed-up, no adult contacts in the school setting have been detected as SARS-CoV-2 positive during the follow-up period. The conclusion from these investigations is that children are not the primary drivers of SARS-CoV-2 transmission to adults in the school »
Dans les écoles suédoises qui n’ont jamais fermé durant la crise, les enseignants au contact des enfants, même sans masque, sont révélés moins à risque de contamination qu’à l’extérieur.

Les enseignants ne souffrent qu’exceptionnellement des formes graves
L’âge de la retraite des enseignants (57 à 62 ans) les protège des formes graves et des risques de décès qui frappent avant tout les plus de 75 ans. La moindre incidence du covid à l’école et l’âge jeune des enseignants expliquent leur très faible risque de formes graves.
Les études sur le sujet « n’ont généralement pas révélé un risque professionnel plus élevé pour le personnel éducatif ».
Ceci a été observé en Angleterre et au Pays de Galles mais aussi en Ecosse « There were fewer deaths than the 5-year average among female primary and secondary school teachers and the number of deaths among male teachers was similar to the 5-year average. » et en Suède.

Il est facile d’observer qu’on dispose de listes de soignants morts du Covid mais qu’aucune liste n’existe pour les enseignants et que la recherche sur internet avec l’item « enseignant mort du covid en France » ne permet de ne retrouver que le cas du premier mort français (qui n’a pas été contaminé à l’école) et souffrait de lourdes comorbidités et qui, d’après les médecins qui l’ont soigné, constitueraient les vraies causes de sa mort.
De même la recherche dans la base de données médicales américaine Pubmed avec les mots clefs « teacher dead from Covid » ne recense que 6 articles dont aucun ne rapporte un cas scolaire.
Les données actuelles de la science sont donc très rassurantes pour les enseignants et ne justifient absolument pas leur anxiété actuelle concernant leur risque Covid à l’école.

Les enfants ne transmettent pas la maladie ni aux autres enfants ni aux adultes
Au 11/1/2022, la recherche sur Pubmed avec les items « Children covid19 transmission» fait apparaître une liste de près de 2920 articles, qui tous démontrent l’absence ou l’extrême rareté de la transmission du Sars-Cov2 par les enfants.
Quelques articles, écrits par des auteurs virologues ou de mathématiciens qui ne traitent pas de patients et liés aux fabricants de vaccins ou aux organismes responsables des campagnes de vaccinations accusent les enfants d’être responsables de la propagation de l’infection, sans jamais présenter de faits avérés. Il se basent sur des résultats de laboratoires (charge virale) ou des simulations fausses pour suggérer que les enfants pourraient contaminer autrui. Leurs conclusions, écrites au conditionnel, sont diffusées à l’indicatif et présentées comme des preuves par les médias pour amplifier la peur. Revenons au monde réel.

Plus de 20 études épidémiologiques internationales (dont 3 en France : de l’Inserm, de l’institut Pasteur et de l’association Activ) ont recherché des transmissions par les enfants. Aucune n’a trouvé d’exemple probant.
Après le confinement les réouvertures de classe ont été particulièrement surveillées partout dans le monde ; nulle part cette réouverture de classe n’a été suivie d’une reprise de l’épidémie dans la population.
Les pays comme la Suède et la Finlande, qui ont laissé leurs écoles ouvertes, n’ont pas remarqué de transmission inter-infantile ou d’enfant à adulte ni de conséquence sur la transmission du virus dans la communauté.

En France les seules transmissions d’enfants à adulte ont été alléguées par Jean Castex et Karine Lacombe qui ont accusé leurs enfants sans en apporter les preuves dans une revue scientifique qui aurait certainement publié de telles raretés mondiales ! (Mon dieu quel malheur d’avoir un parent médecin lié à Big Pharma ou un ministre !)

Les enfants positifs ont été contaminés en dehors de l’école
Toutes les études publiées dans la littérature montrent que les enfants sont rarement contaminés (1 % en Angleterre à 2 % en Chine des cas lors de la première vague) et que les contaminés l’ont été par leurs parents à domicile. Enfin que les enfants contaminés sont plus rarement malades que les adultes.

Lorsque plusieurs cas sont repérés dans une classe, cela traduit seulement une forte incidence dans la communauté extrascolaire. L’école est le témoin du niveau d’infection dans la population mais pas un vecteur de transmission sauf parfois entre adultes.

Les enfants ne risquent rien du covid
En France sur plus de 15,5 millions de mineurs on compte 13 décès avec le covid en deux ans alors que l’épidémie de grippe de la saison 2019-2020 en a tué 12 en quatre mois. Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste de la Société française de pédiatrie précisait la fréquence des comorbidités des victimes infantiles du Covid « il n’y avait qu’un seul enfant pour lequel le décès était survenu dans un contexte où la seule cause possible était le Covid-19. Pour les autres enfants, soit ils avaient des facteurs de risque, soit le décès est survenu dans un contexte où plusieurs éléments ont pu contribuer à l’issue fatale et en particulier des infections sévères parmi lesquelles on a retrouvé le Sars Cov-2. »

Dans le monde, toutes les études scientifiques publiées ont confirmé que les enfants ne risquent presque rien du Covid-19 (trois fois moins que de la grippe saisonnière), et qu’ils ne transmettent pas la maladie. Ceux qui prétendent le contraire ignorent les données de la littérature et/ou mentent et expriment seulement leurs angoisses.

Tester les enfants pour isoler les enfants positifs et leurs cas contacts est inutile.
L’utilisation des tests PCR pour affirmer qu’une personne est malade et/ou contagieuse, inventée par Drosten, et imposée par de nombreux gouvernements est une arnaque ! Ces tests PCR ne permettent pas d’affirmer qu’une personne est ou sera malade ni qu’elle puisse être contagieuse. Et encore moins un enfant !

L’inutilité médicale du dépistage par ces tests a été spectaculairement démontrée par le dépistage massif (10 millions de Chinois) réalisé entre le 14 mai et le 1er juin 2020 autour de Wuhan. Aucun des 300 cas asymptomatiques détectés à cette occasion, mis en quarantaine et surveillé de près n’a excrété de virus cultivable, ni présenté de signes cliniques dans les mois qui ont suivi et aucun de leurs 1,174 contacts étroits n’a été contaminé. Ce dépistage massif, intéressant pour la science, n’a servi à rien pour la médecine et n’a pas évité une seule contamination.

Le Covid-19, comme toute maladie, devrait être pris en charge avant tout par les médecins traitants. Le diagnostic doit être suspecté sur la clinique et ne pas reposer uniquement sur des tests PCR dont les faux positifs sont légion chez les asymptomatiques (plus de 97 %). Ces tests ne doivent en aucun cas être retenus comme seul critère diagnostique comme l’ont affirmé déjà de nombreuses juridictions, dont la cour d’appel du Portugal en novembre 2020. Alors pourquoi les imposer sinon pour faire croire à une épidémie persistante et maintenir la population dans l’angoisse ?

Les conséquences sociales des mesures prétendument sanitaires imposées par Blanquer sont très dommageables. 7 % des enseignants étaient absents cette semaine (déclarés cas asymptomatiques ou cas contact) et si le protocole avait été poursuivi c’est près de 30 % d’arrêts qui étaient prévus ! Les pharmacies étaient bloquées par des queues de parents et d’enfants exposés des heures durant au froid de l’hiver alors que la grippe flambe. De plus ce dépistage massif aggrave les conséquences psychologiques de la peur que ravivent les tests et les masques.

Il faut enfin insister sur le coût faramineux pour la société (en 2021 coût direct des tests : six milliards d’euros et environ 1 milliard prévu pour le seul mois de janvier 2022 auquel il faut ajouter les conséquences financières colossales des arrêts de travail et des quarantaines inutiles prises en charge par la collectivité sur la foi d’un test trompeur).
Ces milliards d’euros dépensés sans intérêt sanitaire auraient été bien mieux utilisés pour renforcer notre système éducatif sous-doté depuis plus de dix ans.

Il n’existe aucune raison sanitaire à toutes les mesures prises contre les enfants et les adultes depuis plus de 18 mois. Elles sont purement politiques, visant à soumettre les peuples et réorganiser les sociétés jadis démocratiques selon le modèle autoritaire chinois.
Ni les enfants ni les enseignants ne peuvent tirer aucun bénéfice des protocoles sanitaires. Ils risquent moins du Covid que de la grippe qui sévit actuellement.

La Suède a démontré que les mesures autoritaires étaient inutiles. La Grande-Bretagne et le Danemark suivent maintenant son exemple alors pourtant qu’Omicron flambe sans augmenter la pression hospitalière ni la mortalité.
Les enseignants et les parents terrorisés n’ont qu’à lire les articles scientifiques cités pour se convaincre qu’ils ne risquent rien. Ils peuvent aussi porter un masque si cela les rassure et se faire injecter s’ils croient en l’efficacité des pseudo-vaccins (dont se moque pourtant totalement Omicron).

Messieurs les enseignants arrêtez d’avoir peur.
Votre métier est moins exposé au covid que la moyenne de la population et les enfants ne risquent rien de cette maladie.
Il suffit de traiter le covid comme on l’a toujours fait avec la grippe, et de demander aux malades de rester chez eux tant qu’ils présentent des signes cliniques.

Gérard Delépine