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Arabe à l’école : M. Blanquer, arabiser, c’est islamiser, quelques preuves…

Jean-Michel Blanquer vient de commettre deux fautes graves contre l’intelligence :
– Il a traité un sujet complexe de la pire manière : comme un ignorant qui ne sait pas qu’il est ignorant.
– Pour analyser une situation de « contact entre civilisations », il n’a pris en compte que les concepts constituants de celle à laquelle il appartient. Il s’est rendu coupable du péché majeur d’ethnocentrisme.
En conséquence, ses préconisations ne peuvent être que sans effets ou contre-productives.

Il est probable que s’il avait été question de langues de civilisations lointaines, « exotiques », comme le chinois, le japonais ou le sanskrit, notre ministre, homme fortement diplômé et que je suppose honnête, se serait entouré de conseils divers et avisés. Mais quand il s’agit des Arabes, pourquoi se donner la peine de recherches et de réflexions ? Nous les connaissons depuis toujours, n’est-ce pas ? Et, maintenant, des millions d’entre eux sont installés à demeure sur notre sol… Ergo, nous savons tout d’eux, de leur religion, de leur culture, de leurs problèmes. Notre ministre a donc pensé tout naturellement, inconsciemment, que la relation des Arabes avec leur langue était semblable à la relation des francophones avec le français. Or, rien n’est plus faux : je vais le montrer. Les conséquences de cette erreur peuvent être catastrophiques, et je vais le démontrer.
En préalable, il faut s’arrêter sur une notion fondamentale en psychologie et en sociologie : la notion d’appartenance.

La fierté d’appartenance : ou l’islam ou la France

L‘enfant, puis l’adolescent bâtit sa personnalité en observant des modèles, qui lui proposent des valeurs, des règles de comportement, des opinions… Il opère un tri et les choix qu’il fera lui donneront la fierté de ses appartenances. Une fierté sans laquelle, dit le psychologue Boris Cyrulnik, un jeune être humain ne peut se construire et s’insérer dans une société.
Les appartenances, c’est comme une poupée russe où se superposent, suivant les civilisations, les temps et les lieux, la famille, le clan, la tribu, la religion, la nation… mais aussi, éventuellement, l’école, le club de foot, la bande, voire le quartier ou la cage d’escalier. Au sommet, se situe l’appartenance qui a prééminence sur toutes les autres. Pour les Français, ce sera la France ou, disons : la francité (territoire, culture, nation, langue, traditions, manières de vivre, histoire…). Pour un Musulman, ce sera l’islam.

Ces deux appartenances, la France et l’islam, s’excluent l’une l’autre sur des points essentiels, comme la liberté de conscience ou l’égalité homme-femme. Pour un individu, le choix entre elles ne peut donc être que radical : ou la France ou l’islam. (Laissons de côté les ignorants, les songe-creux… et les taupes de l’invasion musulmane qui prêchent pour un islam « modéré », « compatible avec les valeurs de la république », voire « laïque », qui ne peut exister.)
Les jeunes « issus de l’immigration » qui récusent la francité ou ne réussissent pas à s’y intégrer sont partagés entre leurs « racines » et la culture dans laquelle ils vivent. Ils sont comme piégés dans un entre-deux qui bloque leur épanouissement et on comprend qu’ils ressentent un constant mal-être, qui peut déboucher sur le contournement des règles communes (l’engagement sectaire, la criminalité, la violence). C’est à eux que s’adressent prioritairement les recruteurs de l’islam dans leur guerre de conquête. Ils leur offrent, non seulement l’agrégation, dans leur environnement immédiat, à un groupe soudé, éventuellement une solidarité sonnante et trébuchante, mais, avant tout, la fierté d’appartenance dont ils ont un besoin littéralement vital.
De cette appartenance, les jeunes recrues peuvent, leur dit-on, être particulièrement fiers. La communauté à laquelle ils adhérent (al-umma) n’est-elle pas supérieure à toute autre ? C’est Dieu-Allah Lui-même qui l’affirme. Elle finira par étendre sa domination à l’ensemble de l’humanité ; Allah l’a décidé. Aux sceptiques, on rappelle qu’elle a derrière elle une longue histoire de conquêtes qui garantit l’avenir.

La cohabitation impossible

La fierté d’appartenance à l’islam rend impossible, non seulement l’intégration des Musulmans dans l’ensemble français, mais même leur simple insertion pacifique dans notre pays. Tout ce qui la renforce parmi nos « immigrés » est dangereux pour notre pays et notre civilisation..
L’islam n’est pas une religion au sens où nous l’entendons en Occident au XXIe siècle, c’est-à-dire une foi de la sphère privée plus quelques rituels qui ne dérangent personne. L’islam régit le Musulman, non par quelques principes moraux (comme le fait le christianisme pour le chrétien) mais par un ensemble d’interdits et de commandements qui l’enserrent dans un carcan pour toutes les occurrences envisageables de sa vie, individuelle, familiale, sociale, sexuelle… La Loi musulmane, la charia (sharî’a), est un système totalitaire sans équivalent dans toute l’histoire.
Bien entendu, la Loi interdit au Musulman de se soumettre à un pouvoir non-musulman. Le Croyant n’est autorisé à séjourner parmi les infidèles que dans l’intérêt de l’islam, e mensonge et la ruse (taqiyya) lui étant alors autorisés.
Pour la communauté des « soumis » (muslim : se soumettant), l’expansion est un devoir permanent. Et à cette fin, la violence est un moyen légal. Et quelle violence ! Les Musulmans doivent se référer en tout domaine à un chef de guerre arabe du VIIe siècle (Muhammad, « le beau modèle », selon Allah), qui pratiqua – et donc justifie aujourd’hui – le vol, le viol, la torture, l’assassinat ciblé, le massacre de masse, la purification ethnique.

Arabiser, c’est islamiser

Lors du premier cours de grec ancien dans un lycée de France, le professeur dira certainement : La langue que vous allez apprendre est celle de l’Iliade et de l’Odyssée. Devant des jeunes qui veulent apprendre l’arabe, le maître ne manquera pas de dire : L’arabe est la langue du Coran. Parce que, dans les deux cas, les textes cités sont à la racine même de la civilisation qui a suivi et qu’ils en ont toujours été les grandes références. Mais la comparaison ne doit pas aller plus loin. Les Musulmans ont pour le Coran une vénération qui dépasse celle de tous les peuples pour leurs textes fondateurs, des Grecs pour les épopées d’Homère, et même des chrétiens pour l’Évangile ou des hindous pour les Védas.
Le Coran n’est pas un livre inspiré. C’est la parole même d’Allah. Il est non créé, éternel comme Lui (en quelque sorte, comme, pour les chrétiens, Jésus a été « engendré non créé »).
La vénération du Coran est, non seulement, vénération de son contenu, mais aussi de son expression, déclarée « insurpassable », et de sa langue, qui a été choisie par Allah pour faire connaître Sa vérité et Ses volontés.
Avant la révélation à Mahomet, l’arabe du Coran n’était pas, comme on le croit souvent, la langue parlée à La Mekke. La péninsule connaissait différents dialectes et, en outre, une langue commune, une koinè, utilisée par les poètes (la poésie était le seul art des Arabes et les poètes tenaient un rôle central, politique notamment, parmi eux), les prêtres du polythéisme, les chamans, les sorciers.
Cette langue, au fort pouvoir sur le cerveau des émotions (le sujet est trop complexe pour que je le développe ici), se répandit avec les conquérants arabes. Au fil des siècles, au fur et à mesure que la civilisation musulmane se développait, elle s’enrichit de nouveaux vocables pour le droit, la théologie, les techniques… Mais, elle demeura la même, rigoureusement la même, pendant quatorze siècles, pour la phonologie, la grammaire – morphologie et syntaxe –, le vocabulaire de base. Qu’on réfléchisse un instant à la vénération dont elle fut l’objet pour qu’elle demeurât inchangée à travers les siècles et les pays.
C’est donc une langue profondément imprégnée de toute la civilisation islamique que les jeunes Français sont invités à étudier. Et quels textes leur donnera-t-on à lire ? Les auteurs anciens reflètent la société, « totalitairement » musulmane, dans laquelle ils ont vécu et leur approche ne fera que renforcer la fierté d’appartenance des jeunes Musulmans.
On fera lire aux élèves des ouvrages contemporains sans contenu « religieux ». Bien sûr. Mais lesquels ? Les pays arabes publient chaque année moins de livres que la Belgique. Et quels sont les auteurs, maghrébins ou proche-orientaux, écrivant aujourd’hui en arabe qui ne véhiculent pas, même sans s’en rendre compte, les valeurs de l’islam ?
On demandera aux chères têtes brunes d’écouter les radios et les télévisions. Pardi ! Comme la chaîne de nos amis du Qatar.
Nos petits arabisants pourront aussi consulter sur Internet quelques sites intéressants, dialoguer via certains réseaux sociaux tout aussi passionnants…
Ainsi, ils n’auront plus besoin d’aller dans les mosquées.
Objectif atteint, monsieur Blanquer ?

Il faut le souligner : l’enseignement de l’arabe dans les écoles françaises est un marchepied vers l’islamisation. Au fait, le ministre sait-il qu’il exauce un vœu des « islamistes » de toutes nuances qui font de l’apprentissage de la langue arabe à nos « immigrés » un de leurs objectifs premiers ?

Agir

L’avenir s’annonce bien sombre, diront beaucoup.
Non. Car il est probable – pour moi, il est certain – que, comme l’utopie de « l’islam de France », le projet de l’enseignement de l’arabe dans les écoles de la république fera Pschitt.
En attendant, tenons-nous en à la seule politique réaliste en ce qui concerne l’islam en France, la politique que promeuvent Riposte Laïque et Résistance Républicaine.
D’abord débusquer l’islam de son statut usurpé de « religion » qui lui permet de faire de nous ses complices actifs en nous piégeant avec nos valeurs de tolérance, d’ouverture aux autres, de respect des minorités… qui n’ont pas cours chez lui. Ne laissons pas ce totalitarisme expansionniste et guerrier imposer ses modes vie, s’infiltrer dans nos écoles, nos entreprises, nos administrations, notre armée…grignoter notre territoire, multiplier ses centres de recrutement, de formation et de police… et plus encore. Œuvrons pour la Reconquista, légalement, posément, partout, chaque jour.
En même temps, gardons l’espoir que, un jour prochain, un ou une politique doué(e) de talent et d’ambition comprendra que, en se laissant porter par le sentiment largement majoritaire de nos concitoyens sur l’islam, la plus grande carrière lui sera ouverte, avec, en perspective, la présidence de la République.
Et, un jour, l’islam sera interdit chez nous.

René Marchand