Entre deux maux, Sarkozy-Hollande il faut choisir… la troisième voie, Bayrou

Merci à Riposte Laïque d’ouvrir ses colonnes aux partisans de Jean-Luc Mélenchon. En lisant leurs arguments, cela m’a rappelé un texte étudié en cours de Grec antique… Il expliquait qu’à Sparte il était sévèrement puni de se promener en état d’ivresse dans les rues, sauf pour un seul et unique citoyen de Sparte, l’ivrogne officiel, par pédagogie : afin qu’il serve d’avertissement grandeur nature aux jeunes spartiates. Je ne vais pas dire que les mélenchonistes de Riposte Laïque sont nos ivrognes officiels, ce serait un peu trop spartiate, alors disons plutôt que leurs articles sont nos « Guignols de l’info » à nous !

Puisque l’on peut dans vos colonnes argumenter en faveur de n’importe quel candidat (j’attends avec impatience un article en faveur de Jacques Cheminade…), je voudrais vous faire part de mon analyse sur la meilleure façon de « dégager » A LA FOIS les deux favoris : Nicolas Sarkozy ET François Hollande.

Les deux sont particulièrement dangereux pour la laïcité, chacun à leur manière.

L’un, François Hollande, va être très dangereux en offrant le droit de vote à ceux qui ne veulent pas être français, et qui ne sont même pas européens, des personnes majoritairement issues d’une culture « qu’il ne faut pas stigmatiser » mais dont on sait parfaitement que, pour cette culture, la notion de laïcité n’a strictement aucun sens (sans parler de la notion d’égalité homme-femme, et encore moins de celle entre, disons… Verlamistes et non-Verlamistes !)

L’autre, Nicolas Sarkozy, a été un vrai danger pour la laïcité en tant d’occasions où il croyait que cela ne se verrait pas et ne se saurait jamais qu’on ne peut toutes les citer. Donnons simplement deux exemples de sa collaboration : passive aux prières de rue, en laissant faire durant des années, et active à la viande halal, en refusant d’imposer l’étourdissement et l’étiquetage.

Nous devons sanctionner ces deux dangers publics.

Au delà nous devons détruire (affaiblir serait déjà bien, mais restons ambitieux !) leurs machines de guerre respectives : leur partis politiques, à savoir le PS et l’UMP. Ces partis sont tous deux des machines de guerre contre les français. Leur but n’est pas le service aux citoyens mais le maintien de leurs caciques au pouvoir, peu importe que ce soit dans l’opposition ou la majorité, peu importe que ce soit sur l’assiette autour du fromage ou carrément dans le fromage à partir du moment où ils sont dans l’assiette du fromage-pouvoir et que le peuple, lui, est soigneusement maintenu en dehors à quémander les miettes.

Il existe une dénomination de ces deux partis qui résume bien leur collusion : l’UMPS.

Les adeptes de l’UMPS ne sont loyaux à leurs factions respectives que parce que l’UMPS est au pouvoir. Une fois le Titanic UMPS accidenté dans sa course aveugle vers l’Élysée, on peut faire confiance aux rats pour rapidement rejoindre le plus proche iceberg qui les aura mortellement blessés en étant simplement là où on ne l’attendait pas.

« Entre deux maux il faut choisir le moindre » enseigne l’adage mais il existe un autre adage à prendre en compte : il faut éviter de « Tomber de Charybde en Scylla ». Or c’est bien cette dernière situation dans laquelle nous serions si nous choisissions uniquement de voter pour Sarkozy afin de battre Hollande ou de voter Hollande afin de battre Sarkozy, au motif que seul l’un serait véritablement en position de battre l’autre.

L’abstention n’est pas une solution (ni, pour l’instant, le vote blanc), bien que les sondages montrent que l’on se dirigerait vers une abstention record pour une élection présidentielle. Ni l’abstention ni le vote blanc n’ont d’influence sur le résultat final, et encore moins sur le comportement ultérieur des élus. Tel qu’il est, le mode de scrutin permettrait d’élire un président si tous les votants s’abstenaient ou votaient blanc sauf UN. Dans un tel cas, le président serait même élu à l’unanimité des suffrages exprimés !

Un sondage internet, http://2012.cmonvote.com, donne cependant un élément intéressant à prendre en compte au sujet du vote blanc.

Depuis plusieurs semaines, le 1er tour de ce sondage se termine invariablement sur un duel Hollande-Sarkozy, avec très peu de votes blancs.

Le 2eme tour se termine, lui, par la victoire quasi-systématique de Hollande MAIS… avec un nombre absolument record de votes blancs : il y a presque autant, et parfois même PLUS, de votes blancs que de votes pour le vainqueur !

Voici par exemple les résultats pour deux des derniers sondages :

ÉLECTION #47 du 12/03/2012 au 18/03/2012

ÉLU : François HOLLANDE 51,53% (soit 1582 voix)

BATTU : Nicolas SARKOZY 48,47% (soit 1488 voix)

TOTAL DES VOTES : 4695

VOTES BLANCS : 1625

Le vainqueur devrait être monsieur Blanc grâce à ses 1625 voix et non pas François Hollande avec ses seulement 1582 voix.

ÉLECTION #49 du 26/03/2012 au 01/04/2012

ÉLU : Nicolas SARKOZY 50,7% (soit 1801 voix)

BATTU : François HOLLANDE 49,3% (soit 1751 voix)

TOTAL DES VOTES : 5241

VOTES BLANCS : 1689

Cette fois le vainqueur n’a en réalité été élu que par seulement un tiers des participants et non par plus de la moitié.

(On comprend pourquoi les hommes politiques sont opposés à la comptabilisation des votes blancs !)

L’ennui c’est que les résultat détaillés ci-dessus sont seulement envoyés aux personnes qui inscrivent leur courriel sur cmonvote.com pour recevoir directement les résultats dès la clôture de chaque tour.

Ces chiffres ne sont pas repris sur la page affichant les résultats de tous les sondages (seuls sont affichés les % pour les deux finalistes) :

http://2012.cmonvote.com/election-presidentielle-2012/resultats-elections-presidentielles-virtuelles.htm

L’importance du vote blanc ne saute donc pas aux yeux, et c’est bien dommage.

Que signifie exactement cet invisible, mais pourtant massif, vote blanc du 2ème tour ?

Il signifie que, paradoxalement, une majorité de Français ne veut pas de duel Hollande-Sarkozy

http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Une-majorite-des-Francais-ne-veulent-pas-un-duel-Hollande-Sarkozy-499005/

Le 1er tour n’est donc pas (ou plutôt : n’est désormais plus) un vote de choix parmi des candidats mais déjà essentiellement un vote d’élimination, c’est à dire un deuxième tour. Le choix est exprimé dans les sondages : le premier tour est déjà joué. Et au vrai deuxième tour, dans les isoloirs, il n’y a plus personne à éliminer : beaucoup de votants se retrouvent Grosjean-comme-Devant, devant… un profond dilemme : choisir l’un des deux candidats qu’ils voulaient éliminer.

Logiquement ils votent tout autant blanc que pour l’un ou l’autre puisqu’ils ne veulent finalement aucun des deux.

Une solution serait le vote pour le Troisième Homme (qui peut bien entendu être une femme), seul candidat le plus proche du deuxième, donc seul candidat le plus facile à porter au deuxième tour en faisant basculer vers ce troisième homme une minorité suffisante de votants dès le 1er tour.

Avant de se demander COMMENT faire basculer une minorité suffisante, la bonne question est d’abord de se demander vers QUI faire basculer cette minorité, c’est à dire : QUI est le véritable Troisième Homme ?

Tous les sondages sont d’accord sur ce point, y compris même les cotes des bookmakers qui prennent les paris sur les résultats de l’élection

http://www.lefigaro.fr/marches/2011/12/12/04003-20111212ARTFIG00432-francois-hollande-donne-gagnant-par-les-bookmakers.php

Le troisième homme est une femme, Marine Le Pen.

Envisageons par conséquent de voter pour Marine Le Pen et qu’elle se retrouve au deuxième tour, que se passerait-il ?

On peut le savoir avec une absolue certitude car cela s’est produit de nombreuses fois lors des sondages depuis maintenant presque un an. On peut en voir le résultat, et il est sans appel, sur http://2012.cmonvote.com/election-presidentielle-2012/resultats-elections-presidentielles-virtuelles.htm : quand Marine Le Pen est au second tour elle s’y trouve à la place de Nicolas Sarkozy et provoque systématiquement l’élection triomphale du candidat de la gÔche.

Que ce soit avant les primaires socialistes, contre François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry ou DSK (du temps de sa splendeur), ou que ce soit après les primaires socialistes contre François Hollande seulement, le résultat est TOUJOURS le même : Marine Le Pen au second tour provoque une victoire écrasante de la gÔche, encore plus nette que lorsque cette gÔche est face à la (fausse) droite (qui est plutôt un centre gÔche) représentée par Nicolas Sarkozy.

C’est désespérant…

Voter pour le Troisième Homme équivaut à dérouler le tapis rouge à François Hollande, donc revient à, paradoxalement, mettre au pouvoir le président le PLUS éloigné du candidat pour qui l’on a voté !

SAUF QUE…

Sauf qu’il faut bien garder à l’esprit que les sondages sont surtout devenus maintenant une manière d’orienter les votes et que leurs résultats sont plus que sujet à caution, surtout au fur et à mesure que se rapproche l’échéance du premier tour.

Reprenons l’article du figaro.fr précédemment cité et remarquons une chose : il date de la mi-décembre 2011. Ça commence à faire un bail…

Si l’on recherche la source de l’information (qui n’est pas donnée sous forme de lien cliquable dans l’article du figaro, vous allez comprendre pourquoi) en interrogeant Google, on trouve une page fort intéressante : un tableau synthétisant toutes les cotes de tous les bookmakers proposant des paris sur l’élection présidentielle, oddschecker.com, et plus exactement

http://www.oddschecker.com/specials/politics-and-election/french-election/next-president/best-odds/

Les cotes sont un peu du chinois pour un non-initié (*), mais, pour faire simple, il suffit de savoir que le tableau donne « le tiercé peu de temps avant l’arrivée ». Le tiercé gagnant c’est évidemment celui APRÈS l’arrivée mais le tiercé « peu de temps avant l’arrivée » à de fortes chances d’être AUSSI celui juste après.

Et que constatez-vous sur la page oddschecker.com donnée ci-dessus ?

Hé oui, actuellement le troisième homme n’est pas Marine Le Pen mais Francois Bayrou !

On comprend que les sondages officiels ne signalent surtout pas ce fait et ne parlent des cotes des bookmakers que tant que ces cotes correspondent à ce qui arrange le système UMPS.

Ces cotes peuvent donner beaucoup plus d’information que le simple ordre d’arrivée le plus probable.

On peut notamment mesurer la « distance » estimée entre les divers « candidats-chevaux » de cette course : Aller dans la colonne de gauche, vers le bas de la page (bloc « Site Settings « ) et choisir un affichage plus compréhensible aux néophytes en cochant « Winnings » (Gains). Choisir ensuite « Bet Stake £1 » (Mise : 1) puis cliquer sur le bouton orange « Apply » (pour mettre à jour la page). Cela vous donne non seulement le « tiercé gagnant probable » mais aussi la « distance au poteau » de chaque candidat, donc les distances entre candidats.

Quand j’ai commencé à m’intéresser aux cotes des bookmakers (juste après le dépôt des parrainages), voici quel était le résultat :

François Hollande : 1.42

Nicolas Sarkozy : 3.25

François Bayrou : 29.00

Marine Le Pen : 51.00

Ces résultats sont mis à jour en permanence en fonction des paris enregistrés par les bookmakers, ne soyez donc pas étonné d’avoir des résultats un peu différents au moment où vous consulterez le tableau, voire même des résultats qui varient pendant que vous consultez le tableau (il est mis à jour en fonction des paris).

Si l’on traduit les chiffres ci-dessus pour les représenter sous la forme d’une course de chevaux sur un hippodrome, voici ce que peut donner une « vue » sur les quatre chevaux de tête « peu de temps avant l’arrivée » (le poteau d’arrivée est à droite) :

 

—————————————————>-| François Hollande

————————————————->—| Nicolas Sarkozy

———————–>—————————–| François Bayrou

>—————————————————-| Marine Le Pen

 

Le nombre de tirets (-) devant chaque cheval (>) est égal à sa cote (ici réduite aux chiffres avant la virgule) : plus elle est faible plus cela signifie que le cheval est sur le point de remporter la course ( = que beaucoup de parieurs estiment que ce cheval va gagner).

Ne perdez surtout pas de vue que ce schéma représente les probabilités de victoire FINALE, c’est à dire de victoire au DEUXIÈME tour.

C’est ainsi que s’explique l’énorme distance qui sépare le 4ème « cheval » (Marine Le Pen) du 3ème (Francois Bayrou) alors que Marine Le Pen nous est annoncée troisième des sondages (voire maintenant plutôt quatrième, devancée par le soviétoïde « kamarad » Mélenchon…). Elle a beau être la troisième (ou quatrième, peu importe) des sondages, elle n’est que la 4ème probable future présidente, loin derrière François Bayrou.

Pourquoi ? Parce que les parieurs savent parfaitement que François Bayrou n’a AUCUN risque de devoir faire face à un « Front républicain » insurmontable, contrairement à Marine Le Pen qui, elle, ne passera JAMAIS le barrage UMPS pseudo-républicain comme en témoignent TOUS les sondages sans exception aucune (et comme en témoigne aussi l’expérience grandeur nature de son père contre Jacques Chirac).

Le cubanoraste Mélenchon, qui nous est vendu troisième par les sondages, est placé en fin de course chez les bookmakers (sa cote est de 101, il est deux fois plus loin de l’arrivée que ne l’est Marine Le Pen), donc avec aucune chance d’être élu.

Les cotes des bookmakers intègrent TOUS les éléments, parce que les parieurs INVESTISSENT leur argent, ils n’ont donc absolument pas intérêt à faire n’importe quoi ou à simplement se faire plaisir en s’accrochant à des illusions, contrairement à de futurs votants qui répondent à des sondages ou à des votants qui se défoulent dans l’isoloir. Ceux qui misent leur argent le font pour en gagner, indépendamment du vainqueur. Que ce soit Hollande ou le neveu spirituel de Pol-Pot qui soit élu président en France ne fait ni chaud ni froid aux parieurs vu qu’ils ne sont pas français. La seule chose qui les intéresse c’est d’essayer de deviner juste.

Au risque d’en décevoir beaucoup, Marine ne pouvant JAMAIS passer le 2ème tour à l’heure actuelle (à cause de ce satané « front républicain » UMPS), la SEULE solution pour « dégager » à la fois Hollande et Sarkozy c’est le vote « Troisième Homme des bookmakers », c’est à dire, actuellement, François Bayrou.

François Bayrou est le seul qui ait des chances raisonnables, même si elles sont faibles (comme en témoigne la distance entre lui et le deuxième « cheval »…) de « coiffer le deuxième au poteau ».

Mais cela ne peut arriver qu’à la condition qu’il y ait une minorité agissante suffisante (par exemple… les lecteurs de Riposte Laïque !) qui abandonne son égocentrique « vote plaisir » pour un vote destiné à choisir le futur président en tenant compte du contexte. Je n’ose pas utiliser le terme de « vote utile » mais… si, finalement, je l’utilise, parce que c’est l’UMPS qui a inventé cette notion et qu’il serait bon que cela se retourne contre eux.

La spectaculaire montée en puissance (dans les sondages…) de Mélenchon, de plus en plus souvent qualifié de Troisième Homme, montre que l’UMPS est parfaitement consciente du risque Bayrou, au point d’allumer un contre-feu pour étouffer l’information sur le vrai Troisième Homme, celui des bookmakers.

Méluche, le nostalgique de l’URSS pour qui Cuba est une démocratie « adaptée à la mentalité des Caraïbes » troisième homme ? Allons donc ! Si les Français sont des veaux ils ne le sont tout de même pas au point de vouloir vivre en Corée Ch’ti, n’en déplaise à quelques antiques ivrognes.

Les mélenchonistes croient au « Printemps Français » comme si les Français étaient Arabes et ils « prennent la Bastille » comme si nous étions encore en 1789 : Ils se trompent et de peuple et d’époque.

Nous pouvons utiliser le système pour battre le système, inutile d’en passer par un destructeur Grand Soir révolutionnaire aux conséquences mortifères incalculables.

Les banlieues françaises transformées en autant de petites Libye que nous avons de zones de non-droit, qui en veut ?

Avec un Bayrou au deuxième tour, l’élection serait pliée vite-fait bien-fait : son adversaire ne pourrait être que l’un des deux détestés survivant, et pas grand monde ne voterait pour ce candidat détesté qui serait donc nettement et proprement « dégagé ».

Le Troisième Homme Bayrou inquiète à ce point les journalo-propagandistes affiliés UMPS & Satellites que, l’astuce des cotes-sondages chez les bookmakers commençant à se populariser via internet, les dits journalo-propagandistes se sentent depuis peu obligés d’élever un rideau de fumée afin de cacher ces cotes qui font concurrence aux manipulations officielles des sondages où Bayrou n’est présenté qu’en cinquième roue du carrosse.

Le 31 mars, France3 a bien fait un reportage sur les bookmakers mais… ceux de Belgique seulement :

http://nord-pas-de-calais.france3.fr/info/belgique–ils-parient-sur-les-presidentielles–73219103.html

Ô surprise, François Bayrou y est bien troisième comme chez les bookmakers anglais mais… l’image choisie pour illustrer l’article montre Marine Le Pen ex-aequo avec lui, tous les deux à la côte de 34.

Pourtant, dans le reportage vidéo, on peut subrepticement voir (vers 1 min., il y a des résistants chez France3) la cote correcte avec François Bayrou à 29, Marine Le Pen à 51 (et Mélenchon à 101).

Deux jours avant, le 29 mars, c’étaient toujours les cotes belges qui se faisaient commenter, par un journaliste d’europe1.fr cette fois.

François Bayrou y est mentionné uniquement à égalité avec Marine Le Pen à la cote de 34 :

http://lapolitiqueenshort.blog.europe1.fr/2012/03/29/les-bookmakers-misent-sur-hollande/

Fort logiquement seul le magazine Capital présente les résultats corrects : les lecteurs de Capital sont des gens pragmatiques qui veulent gagner de l’argent, ce ne sont pas des militants, peu leur importent les illusions politiques, ils veulent des informations, pas de la propagande, c’est donc ce que leur a fourni capital.fr encore deux jours avant :

http://www.capital.fr/presidentielle-2012/actualites/presidentielle-miser-sur-sarkozy-peut-rapporter-gros-707932

Ce sont bien les cotes des bookmakers britanniques qui sont analysées, avec le lien vers oddschecker.com et il est bien précisé cette fois, noir sur blanc, que, je cite : « le chef de file du MoDem devance largement la présidente du Front National (50 contre 1), bien qu’ils soient au coude à coude dans les derniers sondages. Malgré sa montée en flèche, Jean-Luc Mélenchon est donné gagnant à seulement 100 contre un ».

Le vote utile « Vrai Troisième Homme » c’est un peu comme lorsque vous roulez en voiture. En principe, pour vous arrêter, vous freinez, et vous pouvez le faire au dernier moment en freinant sec si cela vous fait plaisir de conduire « sportivement ». SAUF si le contexte est « neige sur la route », auquel cas si vous persistez bêtement à freiner au dernier moment comme vous en avez l’habitude pour vous faire plaisir, vous allez faire un tête-à-queue et vous retrouver dans le mur, le fossé ou la voiture d’en face. Alors que si vous tenez compte du contexte, si vous changez votre façon de faire, si vous « freinez utile », en anticipant et rétrogradant au lieu de freiner, alors vous allez pouvoir obtenir ce que vous vouliez : vous arrêter sans dommages.

C’est pareil pour le vote aux présidentielles : faites vous plaisir en votant sportivement Le Pen sans tenir compte de la « neige » des autres votants et vous allez vous retrouver dans L’Autre-Pays-Du-Fromage (avec Martine Piscinislamiste premier ministre et Ségolène Hysterical présidente de l’assemblée nationale…).

Il faut bien entendu continuer à suivre l’évolution des cotes.

Si Marine Le Pen repassait devant François Bayrou il faudrait voter Marine Le Pen.

Si par un hasard inexplicable (heureusement totalement improbable) Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud doublaient François Bayrou hé bien il faudrait voter Poutou ou Arthaud. On ne voit cependant pas trop ce qui pourrait permettre aux « tocards » de faire un tel sprint final.

C’est aux élections suivantes, aux législatives juste après les présidentielles, que nous pourront voter pour nos candidats préférés sans avoir à nous embarrasser du vote utile. Ce sera d’autant plus intéressant si l’UMPS a été défaite par un Bayrou devenu président car les lignes seront en pleine phase de recomposition, autorisant toutes les alliances (et toutes les trahisons surtout…). Notons aussi que François Bayrou prévoit la comptabilisation du vote blanc et l’introduction d’une dose de proportionnelle, ce qui ne peut pas faire de mal.

Le FN battu au deuxième tour, quel que soit son score, qu’il soit à 20, 30, 40 ou même 45%, n’aurait AUCUNE influence sur les législatives. L’expérience a déjà été faite, grandeur nature, avec Jean-Marie et ses 20%. Nombre de députés FN ? Zéro ! Pourquoi ? Parce que « La majorité des français a rejeté le discours de haine du Front National ». Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, ce même discours de « rejet des thèses xénophobes du  Front National par les français » sera resservi, assaisonné de front républicain, pour de nouveau éliminer toute chance d’obtenir le moindre député FN.

Je vous concède qu’il vaut mieux éviter de se pencher sur les positions de François Bayrou vis à vis de certains des sujets qui tiennent à cœur aux lecteurs de Riposte Laïque sans quoi…

…on va pleurer, parce qu’il est tout aussi favorable aux nounous voilées et au halal que les autres :

https://ripostelaique.com/bayrou-annonce-la-couleur-oui-aux-nounous-voilees-pas-touche-au-halal.html

…on va pester, parce qu’il est tout aussi incompétent que les autres :

https://ripostelaique.com/bayrou-ou-le-degre-zero-de-la-competence.html

…on va gémir, parce qu’il est tout aussi favorable à l’apartheid sexiste mahométan que les autres :

http://television.portail.free.fr/article.php?article=1019 

Mais pour se consoler il faut savoir que François Bayrou lui aussi va pleurer, pester et gémir à cause de ces récentes déclarations imbéciles !

Si l’on consulte sa cote en ce début de campagne officielle (9 avril) on constate que le matraquage des sondages PLUS ses déclarations l’ont mis en chute libre :

François Hollande : 1.40

Nicolas Sarkozy : 3.00

François Bayrou : 51.00

Marine Le Pen : 67.00

——————————————————————->-| François Hollande

—————————————————————–>—| Nicolas Sarkozy

—————->—————————————————-| François Bayrou

>——————————————————————–| Marine Le Pen

Si François Bayrou reste toujours le troisième homme, puisque Marine Le Pen recule elle aussi (effet de l’appel au « vote utile » par l’UMPS), coiffer le deuxième au poteau va lui être un peu plus difficile qu’avant.

Il ne reste plus qu’à espérer qu’il se ressaisisse durant la campagne officielle.

François Bayrou n’est pas le candidat idéal (c’est le moins que l’on puisse dire) mais il n’y a PAS de candidat idéal (du moins pas de candidat éligible).

Entre deux maux il faut donc… simplement sortir de la logique « Laurel ou Hardy ? » imposée par l’UMPS et choisir la troisième voie : celle du vrai troisième homme.

C’est un mauvais choix pour une bonne cause : sanctionner l’UMP et le PS en raison de leur gestion collégiale à la petite semaine qui depuis plusieurs décennies a mené la France dans le mur où nous sommes.

François Bayrou ne peut pas être pire qu’un Hollande et rien ne saurait être pire qu’un Sarkozy à part Hollande donc autant opter pour un Bayrou afin de les virer tous les deux.

Au pire François Bayrou sera tout aussi nul qu’eux mais son élection aura permis de nettoyer les écuries d’Augias.

La seule certitude que nous pouvons avoir c’est que nous aurons le président que nous, nous TOUS, aurons contribué à élire en connaissance de cause lors de notre vote, que ce soit en votant pour le candidat qui sera finalement élu ou pour un autre.

A vous de choisir, dans l’isoloir lors du premier tour, au moment de mettre votre bulletin dans l’enveloppe : le grand coup de frein et « Badaboum! » à cause de la neige dont vous avez mordicus refusé de tenir compte ou bien… la troisième voie.

Gilles Thibaudeau

(*) Vous trouverez des explications détaillées sur le fonctionnement des paris chez les bookmakers pour une élection dans l’article « Les bookmakers plus crédibles que les sondages » http://sitamnesty.wordpress.com/2007/04/23/les-bookmakers-plus-credibles-que-les-sondages/

 

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