Entre identité française et identité islamique, il nous faudra choisir

L’irréductible conflit entre identité islamique, identité israélite et identité française, qui s’était très bien matérialisé en Algérie(1), trouve son origine dans le fait que chacune d’entre elles fonde une communauté de destin. Les mythes et les principes fondateurs de l’islam, de sa communauté (oumma, mot qui veut dire aussi nation), sont aux antipodes de ce qui a forgé l’identité française ; aussi bien royale, impériale, que républicaine. Le dernier conflit au sommet de l’Etat, entre Nicolas Sarkozy et son conseiller français – faut-il le préciser – Abderrahman Dahman, est tout à fait révélateur de ce douloureux et incontournable conflit. Un de ces jours, il nous faudra le trancher. Le plus vite sera le mieux.
C’est un peu grâce à Marine Le Pen que ce conflit est apparu à la surface de nos journaux. En dénonçant les occupations illégales des rues que ni le socialiste Daniel Vaillant, ni Sarkozy & Conseillers n’ont réussi à régler, la présidente du FN a semé la panique et la discorde au sein-même de l’Elysée. A l’aide de mots choisis comme « chars »,  « armée » et sans dépenser un Copeck, cette dame politique a su occuper la scène médiatique. Il lui a suffi d’appuyer là où ça fait très mal pour provoquer des cris d’orfraies et une avalanche d’hypocrisie. C’est comme si nos dirigeants, de droite comme de gauche, ignoraient l’histoire de notre mal-vivre avec l’islam et c’est comme s’ils ne sentaient pas la moutarde monter au nez du peuple multicolore. Nos politiques et bien des médias se sont évertués à trouver des excuses pour leur attitude de carpettes, prêts à se mettre sous les pieds des musulmans qui, sans dignité, sans égards pour leurs voisins et sans respect pour les lois de la République occupent des rues entières pour leurs prières du vendredi ; les derrières pointés en l’air.
Pourtant, il n’échappe plus à personne que les musulmans ont tout loisir de prier chez eux, seuls ou en petits groupes. Les MUSULMANES font d’ailleurs usage de cette alternative aux attroupements non déclarés et aux rassemblements dans des caves. Aujourd’hui, il faut être un idiot utile à l’islam pour ne pas comprendre que ces indignités permettent de faire d’une pierre deux coups : apitoyer et culpabiliser son monde en s’auto humiliant et, par la même occasion, montrer que la communauté musulmane dispose de troupes importantes, capables d’infléchir les décisions des maires et faire payer le denier du culte à TOUS les citoyens-contribuables, malgré la loi de 1905.
Il a donc suffi que Sarkozy lance l’idée d’un débat interne sur l’islam pour que la cour se montre âpre à la curée. La bave aux lèvres, les crocs bien dégagés, la garde rapprochée est vite devenue menaçante. Les uns boycottent et d’autres, comme M. Dahman, s’en sont même pris au maître des lieux ; sans retenue. Ils nous ont enfin dévoilé leurs vrais visages. La façade de l’UMP est apparue bien lézardée. Depuis, nous assistons à quelques bricolages et replâtrages. Mais les sondages nous prédisent  un effondrement de l’échafaudage et du trompe-l’œil qui le couvre.
En réaction au souhait de Sarkozy, d’éminents membres de la Mosquée de Paris nous ont présenté leur habituel numéro de cirque. Ils nous ont rejoué la sempiternelle comédie des indignés, des stigmaaatisés et des victimes ad vitam aeternam. Exemple, Abdallah Zekri, ce Monsieur qui, en son temps, pourfendait Charlie Hebdo devant les caméras lors du procès qui a été intenté à ce média. Devant les caméras invités dans les locaux de la mosquée, il a ostensiblement découpé aux ciseaux sa carte UMP. Malgré ce nouveau spectacle public du 10 mars 2011, les belles âmes et nos médias continueront à nous raconter des histoires des Mille et une nuits qui disent que les musulmans de France ne mélangent pas sphère religieuse et sphère politique. Communautariste jusqu’à la moelle, Abdallah Zekri  a demandé aux musulmans d’en faire de même tant que “leur“ parti programmait ce débat (2). Par ce geste hargneux, la démonstration fut faite que des cumulards des fonctions politiques et islamiques font tout pour qu’aucun débat serein ne puisse être mené en France au sujet des occupations illégales des rues et des problèmes que le pays rencontre avec  bien d’autres pratiques islamiques. Ces membres de la Mosquée de Paris (qui, d’une part, dépendent d’Alger mais  dont la mosquée est entretenue aux frais de la ville de Paris) nous font donc toucher du doigt la modération avec laquelle cette vénérable institution qui, un jour, tente de restreindre la liberté d’expression d’un hebdomadaire et puis, aujourd’hui, cherche à clouer le bec à tout débatteur au sein d’un parti politique.
Devant cette mosquée du très chic Vème arrondissement, Abderrahman Dahman, colistier de Abbdallah Zekri, a lui aussi appelé les musulmans de France à arborer une étoile verte en guise de protestation contre l’initiative de Sarkozy. Il a pourtant été son conseiller avant d’être limogé. Et dès que le recteur de cette mosquée, au statut très ambiguë, avait annoncé son intention d’« apporter une contribution constructive au débat sur la LAÏCITÉ (et non l’islam)», M. Dahman s’est empressé de lui reprocher sa traîtrise. Il a osé demander à l’Algérie de couper les vivres au recteur et il a exhorté les responsables politiques maghrébins à agir pour faire annuler ce débat (3) ! Comme Riposte Laïque l’a bien expliqué (4), nous avons là un “honorable“ citoyen musulman qui arrive à se faire embaucher comme conseiller du président et qui, dès qu’on ose questionner son islam chéri, déverse sa haine de la France, fait le choix délibéré de défendre sa communauté et puis en appelle au soutien de l’Algérie et des autres pays musulmans ! La totale !
La communauté de destin des Sieurs  Zekri et Dahman est donc autrement plus liée à celle des musulmans qu’à celle de notre France multi-cultuelle dont la première devise est la Liberté ; surtout celle de s’exprimer sur tous les sujets. TOUS les sujet y compris ceux qui sont, soi-disant, sacrés. En 1905, il s’est agi de remettre à sa place “notre“ première religion et en 2011, il s’agit de renvoyer “notre“ deuxième sacrée religion à ses prescriptions et pratiques sexistes, séparatistes et ségrégationnistes datant du Moyen-âge si ce n’est de l’Antiquité. Messieurs Dahman, Zekri, toutes les associations & confréries musulmanes doivent comprendre qu’en France, si la dignité humaine est sacrée, les religions ne le sont pas. Nous ferons tout pour mettre l’islam hors état de nuire au pays de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité non communautaire. C’est l’urgence numéro un en ce XXIe siècle.
Chers concitoyens musulmans, entre identité française et identité islamique, il vous faudra choisir votre communauté de destin !
Pascal Hilout, né Mohamed

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(1)     – En Algérie d’avant 1870, on pouvait choisir entre trois statuts juridiques :
a) Le statut de Français régi par nos lois humaines (dites positives)
b) Le statut de Musulman régi par la charia (loi estampillée par le Ciel)
c) Le statut Israélite régi par les lois mosaïques (déjà périmées à cette époque).
En 1870, Mac-Mahon  s’était prononcé pour une naturalisation collective des juifs algériens. C’est à lui, et non pas à Crémieux, que l’on doit le caractère obligatoire de cette naturalisation collective. Les musulmans n’y ont pas été obligés, puisque, comme toujours on les “respectaient“ un peu plus que les autres. C’est dire que notre hypocrisie collective ne date pas d’aujourd’hui.
(2)     – Abdallah Zekri est militant du Gard, responsable à la Grande mosquée de Paris, chargé de mission au Conseil français du culte musulman (CFCM) et aumônier musulman des hôpitaux.
(3)     – Abderrahman Dahman demande à l’Algérie de ne plus financer la Mosquée de Paris
(4)     Dahmane, le conseiller de Sarkozy, ne masque plus sa haine de la France… et sa servitude pour l’Algérie

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