Entre la planète et la mort de son peuple, Macron a choisi

Du vent. Rien que du vent. J’en suis restée sidérée durant 24 heures. Tous attendaient un revirement du gamin de l’Élysée, même un petit, et même un tout petit, mais celui que le Professeur expert de psychiatrie italien Adriano Segatori a analysé comme psychopathe en fut incapable.

Et de son plat et inodore discours, je n’ai retenu qu’une phrase : « je ne céderai pas ».  Tout est dit dans ces quatre mots. Tout. Si cette fois-ci il s’abstint de ses insultes coutumières, ce qui dut lui coûter un effort intense, il n’en insulta pas moins le peuple puisque ce refus d’écouter ceux qui se battent pour leur survie est par le mépris que cela signifie, une insulte.  Quel fut le discours de Jupiter ? Très simple  en vérité : entre la mort de la planète et la mort de mon peuple, je choisis la mort de mon peuple. Je vous sacrifie sur l’autel d’un faux débat, moi qui fait partie du groupe Bilderberg, du Siècle, de la franc-maçonnerie, de tous ces groupes de puissants qui prétendent diriger le monde parce qu’ils sont les plus riches.  

Or la France met-elle en danger la planète ? Non, puisqu’elle ne représente que 0,9 % de la pollution mondiale. Si le gamin veut réaliser des économies d’énergie, qu’ils commencent à cesser, lui et ses ministres, leurs  déplacements inutiles en avion. Qu’ils cessent, ses complices marchands d’hommes, d’affréter des cargos comme l’Aquarius. Que finisse  cette stupide mondialisation alors qu’un cargo marchand pollue autant que  50 millions de voitures et que les agriculteurs de France n’ont nul besoin de voir importer du bétail de Nouvelles Zélande ou des États-Unis, eux qui sont les meilleurs producteurs du monde. Mais voilà, le pseudo-Dieu ne cédera pas. Il l’a affirmé, et sur son nuage olympien, il n’entend pas les rumeurs d’un peuple exsangue qui gronde. Et pourquoi cela ? Mais c’est la faute à la Constitution qui lui a donné tout pouvoir, privant le peuple de France de sa légitimité obtenue dans les sanglants combats de ses révolutions. Car Jupiter le sait bien, le peuple de France n’est plus souverain.

La Constitution de la Ve République, adoptée par 4 Français sur 5 le 28 septembre 1958, n’a jamais été qu’une énorme fumisterie. Il est vrai qu’elle fut prise en pleine guerre d’Algérie et que le peuple aurait accepté n’importe quoi pour voir revenir de Gaulle au pouvoir afin d’y mettre un terme. On connaît la suite. Mais son rédacteur, Michel Debré, n’a jamais caché que cette Constitution avait privé le peuple de sa souveraineté. Dans un discours à l’Assemblée nationale du 15 janvier 1959, soit quatre mois après son adoption, il reconnut  par ces quelques phrases que la souveraineté de l’Assemblée nationale n’était plus qu’un ancien souvenir de la république précédente. Après avoir déclaré que la Constitution de la Ve république « établit un régime gouvernemental de type parlementaire », il ajouta qu’ « il n’est pas plus de gouvernement souverain qu’il n’est d’assemblée souveraine ». Horreur absolue que ces paroles ! Oser affirmer que le peuple n’est pas souverain, c’était revenir un siècle et demi en arrière. Pourquoi donc nous faut-il sans cesse rappeler ce que nos maîtres, Diderot, Rousseau, Montesquieu, ces merveilleux philosophes des Lumières, affirmaient avec intelligence il y a deux siècles, alors que la Révolution n’avait pas encore commencé ? Allez, je me fais plaisir, je les reproduis ici :

Diderot : La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéissent ; en sorte que si ces derniers deviennent à leur tour les plus forts, et qu’ils secouent le joug, ils le font avec autant de droit et de justice que l’autre qui le leur avait imposé. Il avait vu juste, l’ami Diderot, puisqu’en 1789, le peuple devenu le plus fort récupéra son pouvoir trop longtemps usurpé.

Quant à Rousseau, il me réjouit l’âme lorsqu’il écrit : La volonté générale peut seule diriger les forces de l’État […]

Le peuple soumis aux lois en doit être l’auteur. […] La puissance législative appartient au peuple et ne peut appartenir qu’à lui. […] la puissance exécutive n’est que la force appliquée à la loi […]. Toute loi que le peuple n’a pas ratifiée est nulle. Ce n’est point une loi. Pour Rousseau, clairement, l’exécutif n’est qu’aux  ordres de la nation, ce qui semble fort oublié de nos jours. Mais je le répète, c’est la faute à la Constitution.

Est-il nécessaire de rappeler aux autruches qui se cachent la tête dans le sable  que depuis quelques années les opinions d’un Français sur 8,  soit à l’échelle d’une population de 67 millions d’individus,  plus de 8 millions de personnes ( !)  ne sont pas prises en compte du fait que pour être candidat au 2e tour il faut avoir obtenu au premier au moins 12,5 % des votes exprimés ? 5 % auparavant, cela ne suffisait-il pas ? Est-il aussi nécessaire de rappeler que si le rôle d’une Assemblée nationale souveraine est de proposer, discuter et voter les lois, ces trois volets étant essentiels au fonctionnement de toute démocratie digne de ce nom ? Mais aujourd’hui  notre exécutif empiète sérieusement sur les prérogatives de la chambre puisque d’une part les projets du gouvernement sont désormais prioritaires, sauf un jour par mois, (art 48 réforme de 1995), que certains textes sont imposés à l’Assemblée sans vote, par l’article 49 alinéa 3, que c’est le gouvernement qui décide de l’ordre du jour (art.48), et que certains domaines relèvent exclusivement du gouvernement (art 37). Ainsi, si le gouvernement ne veut pas que l’on discute les projets d’un député, il peut les retarder indéfiniment, les écarter à son gré, et faire du dilatoire. Ou imposer ses propres lois sous la forme de décrets. Ou forcer l’Assemblée à adopter des lois qu’en d’autres temps elle aurait refusées. Bref, l’Assemblée n’est plus maîtresse chez elle et on en est arrivé à y voir entrer des lots d’inutiles et d’incompétents pourtant grassement payés et aux ordres du gouvernement,  quand le gouvernement devait être aux ordres des représentants du peuple.  Ceci sans parler du contrôle du Conseil Constitutionnel, créé pour que les Assemblées n’empiètent pas sur les prérogatives du gouvernement. (art 17 ordonnance du 7 nov 1958)

Le triste résultat  est qu’à l’heure actuelle, 95 % des lois sont d’origine gouvernementale. Les représentants du peuple ne peuvent donc plus jouer leur rôle, et comme sous l’Ancien régime, l’Assemblée est souvent reléguée au rôle de simple chambre d’enregistrement.  Certes, l’Assemblée en principe pourrait faire tomber les gouvernements, mais la motion de censure  est difficile à mettre en place : elle doit être signée par au moins 10 % des députés, avec impossibilité de rajouter une signature après son dépôt ; seuls sont recensés les votes favorables ; seuls les députés qui y sont favorables peuvent participer au vote. Les autres, y compris les abstentionnistes, étant réputés favorables au gouvernement. Et elle doit être adoptée à la majorité des députés.

Ainsi sous le Ve république, aucune Assemblée n’a pu faire tomber un gouvernement.  Quant au président de la République, ses pouvoirs sont considérables, et là est le malheur lorsqu’un malade mental est élu, car le suffrage universel qui l’a mis en place, parfois avec une immense abstention,  une toute petite majorité, et des manipulations au niveau du ministère de l’Intérieur, le rend malheureusement légitime. Premier personnage de l’État et premier magistrat de France, il peut à son gré dissoudre l’Assemblée nationale, mais à quoi cela lui servirait-il aujourd’hui quand les députés ne sont plus que des pantins à son service ? Il peut aussi s’adresser directement au peuple par voie de référendum, mais à quoi bon puisque Sarkozy, qui se vit refuser la Constitution de l’Europe qu’il proposait à ses bons sujets, la fit néanmoins passer par des traités multi et bilatéraux, se foutant expressément des électeurs ? Il peut, ce qui est plus grave, obtenir des pouvoirs exceptionnels en cas de menace grave par l’article 16, or de récents événements montrèrent que si le chouchou à sa cougar ne s’en priva pas lors de menaces terroristes, ce ne fut pas pour protéger le peuple mais pour empêcher que celui-ci ne réagisse pour se défendre lui-même.

Il est le chef des armées et de la diplomatie, ce qui peut s’avérer très inquiétant lorsqu’il ne cesse de dénigrer ses compatriotes à l’étranger et qu’il remet la France en des mains ennemies. Il doit promulguer les lois, mais s’il ne le fait pas, comme Mitterrand se le permit de nombreuses fois, il n’encourt aucune sanction puisqu’il est réputé irresponsable. Oui, entendez-moi bien, les présidents de la République française sont irresponsables. Ce serait risible si ce n’était si tragique. Alors, quand on vous le dit, que c’est la faute à la Constitution !

Louise Guersan

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17 Commentaires

  1. Macron en bon psychopathe va faire tout le contraire de ce que lui demande les français. Imbu de sa petite personne, supérieur et invulnérable devant ce tas de vermisseaux, il va vouloir coût que coût gagner et pour cela il va être près à tout.  » Vous voulez des baisses de taxes et bien je vais les augmenter encore plus, car c’est moi qui commande, je suis le chef et vous plierez devant mes décisions  » Voilà à quoi nous devons nous attendre de la part de ce cinglé, si les GJ ne frappent pas là où ça va lui faire mal = à l’argent qui tombe dans les caisses ! Qu’ils se demandent si donner la gratuité aux péages autoroutiers, rendre aveugle les radars, les parc mètres, les parkings payant etc etc, ne peut pas faire du mal à Macron ?

  2. NOn il choisit entre l’escroquerie réchauffiste plus les musulmans importés et les français de souche

  3. Ca fait 18 mois que je diffuse sur les réseaux sociaux cette analyse, alors que Macron n’était que candidat. Parce que le Corriere della Sera l’avait amplement communiquée. Et on s’aperçoit seulement maintenant que des français ont voté pour un psychopathe ?

  4. Louise, vous n’ayez pas tout à fait raison.
    « Entre la mort de la planète et celle de »son » peuple, Macron a choisi » écrivez vous.
    Mais Macron se moque comme d’une guigne, ET de la planète ET du Peuple de France. Voyez comme il a remplacé le bateleur télévisuel Hulot, et comme hier il a méprisé les « ploucs » que nous sommes, avec ou sans gilet jaune, mais soumis « à la dilution de nos revenus » comme a osé un mondialiste.
    La transition énergétique, c’est au mieux pour 2100, et avec des solutions.
    Aucune prise pour recharger les voitures aux pieds des immeubles, les batteries et les terres rares sont source de pollutions phénoménales, mais il veut nous imposer les voitures électrique comme S Royal il y a dix ans.

    Il veut surtout emmerder Trump. America first! France last!

    • Pour le concept auquel il appartient (sauf son respect en tant qu’être) il comme tous les autres, pense fric plutôt que écologie, comme pris dans un rouage impitoyable: celui du fric. Alors question: qui fait réellement la politique ? Est ce le fric ? Car la planète, elle sans fout !

  5. Pour paraphraser Churchill,
    « Notre Constitution est la pire à l’exception de toutes les autres » !
    Sa stabilité a fait ses preuves !
    Hélas, réformée 24 fois, voire dénaturée (Précaution, etc…).
    Construite par, et pour, le seul de Gaulle. Les suivants (Miteux !) en ont profité !
    Aux USA ? 230 ans env sans changement !

    • C’est pour cela que la sorbonne à profité de mai 68 afin de conserver cette pute de 5 ième république ! A quand une 6 ième, une vraie vraie démocratie car aux chiottes les oligarches !

  6. Macron aurai dû immédiatement arrêter l’augmentation du 1er Janvier concernant le carburant. Le morveux ne reviendra pas sur sa décision c’est ce qu’il a dit. L’attitude des GJ est parfaitement compréhensible et doit être soutenue à 90 % par les français. Personne n’est contre la lutte contre le réchauffement climatique mais le problème c’est qu’avec des petits ou moyens revenus il n’est pas possible de circuler ni de se chauffer correctement. ENA = ANE ou tout au moins facho et extrêmement méchant et bas pour ainsi traiter les citoyens français. Il a commencé par toucher aux étudiants, ensuite il a augmenté la CSG des retraités, gelé les pensions, etc.. Dans le même temps il a supprimé l’ISF. Il n’a pas entrepris les réformes promises et pourtant urgentes concernant la réforme de l’Etat.

  7. Quelle méthode utilise un chef quand il s’adresse à la base ? Il parle directement, sans intermédiaires qui ne sont pas lui-même, sinon les intermédiaires seraient à sa place de chef.
    Le langage du chef doit être compréhensible par tous s’il veut être compris et entendu, et non pas exclusivement compris entre professionnels.
    Intelligent, Macron trouvera le moyen pour s’adresser au GJ, sauf s’il le refuse.

  8. Heureusement par bonheur il existe le jugement dernier et quoique monsieur macron et ses amis n’y croient pas il ne sauront y échapper !! Ah quel bonheur ce sera. Je ne suis pas pressé, tout vient à point à qui sait attendre. Mais à leur place j’aurais quelque souci à me faire……

  9. Bravo ! Mille fois Bravo ! Magnifique article ! Enfin une pensée profonde sur le résultat des œuvres de De Gaulle. Cette constitution a été fabriquée par lui et pour lui. Depuis cette date de nombreux politiques l’ont combattue pour en profiter ensuite après avoir pris le pouvoir. Nous sommes sous un régime présidentiel dont les dictateurs en herbe se servent avec délectation, qui stabilise soit disant la gouvernance mais qui ressemble à une monarchie qui finit par exacerber le peuple. Il ne nous manque pas un chef, il nous manque juste un Rousseau …
    BHL ? Tu m’entends ?

  10. Ok sauf que une fois la guerre civile declencher ou une revolution patriotique tout c est article de lois tout c est artifice de legistes et toute les mauvaise lois qui en emanne sa ne protegeras plus aucun de c est saloperies de traitres corompues gauchiass subventioner islamos collabos mondialistes pro-invasion les traitres payrons ….cache …la meme fin que ceaucescu que mussolini que kadafi que sadam hussein que a.hitler que robespierre. … …c est ineluctable. .car tout comme un train ne peux s ecarter de leurs railles les mondialistes pro-invasion ne peuve echapper a leurs ideologie messianique mortifere. ..JUSQUAU DERAILLEMMENT…. LE TGV MONDIALISTES FONCE A UNE VITESSE FOUDROYANTE VERS LE VIRAGE EN EPINGLE SE VIRAGE S APPELLE LES EUROPEENNES
    🤔

  11. faudrait trouver le moyen de s en débarrasser et pour sa il n y a qu’ une révolution pour le chasser du pouvoir ..de préférence avant qu’ il aie a Marrakech signé ce maudit pacte d invasion illimitée

    • C’est dans très peu de temps, dans moins de deux semaines ! Après, on sait que ça accélèrera le mouvement migratoire.

      Macron va probablement lâcher quelques petites choses par-ci par-là par rapport aux GJ, il va lâcher très poussivement quelques petites broutilles et la France continuera à aller dans le mur car il continuera globalement ce qu’il a fait jusque-là : trouver de nouvelles taxes.

      Il aurait fallu TOUT changer car c’est tout le système politique qui ne va pas (tous ces mondialistes qui ont eu le pouvoir depuis des décennies), dont Macron en premier lieu, mais si c’est pour le remplacer par un autre mondialiste, ça ne servira à rien car ça continuera !

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