Entre les poupées russes et les poupées Barbie, y’a pas photo !

Publié le 28 octobre 2014 - par - 2 124 vues
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Poutine-et-l-oursVendedi dernier (24 octobre 2014), Vladimir Poutine présidait à Sotchi une conférence internationale où il n’a pas mâché ses mots. Visiblement mécontent et frustré de la situation politique internationale, il s’en est surtout pris à Barack Hussein Obama, président des Etats-Unis et accessoirement -ce qui peut faire pisser de rire- ex-lauréat du prix Nobel de la paix.

Aux yeux de Poutine, les autorités états-uniennes, de par leur unilatéralisme impénitent et franchement obsolète, déstabilisent la planète entière au moyen du chantage, de la peur et d’une surveillance tous azimuts (cf. affaire Snowden). Leur position par rapport au terrorisme djihadiste relève d’un amateurisme et d’un aventurisme dangereux à l’extrême. Et de citer l’exemple tragique de la Syrie où, en premier lieu, Obama a armé les opposants d’Assad et à présent, vu les conséquences désastreuses et barbares de cette politique cafouilleuse et irréfléchie, est obligé de les combattre.

Présentant la Russie comme un danger sans jamais dûment étayer cette argumentation qui n’est en réalité qu’une construction idéologique sans fondement réel, un pur préjugé, Washington impose des sanctions à son égard et oblige ses “alliés” à faire de même.

Les critiques de Poutine sont tout à fait justifiées, mais il aurait dû ajouter que si Obama arrive à faire plier aussi aisément ses alliés européns-otanistes, il n’y a guère de quoi être surpris. En effet, imaginez-vous Barroso, Rompuy, Ashton et autres invertébrés tenir tête à Obama? Vu que l’UE elle-même est un ex-lauréat du Prix Nobel de la paix -derechef on en pisserait dans sa culotte!- ils préfèrent peut-être se congratuler entre bonnes âmes droits-de-l’hommistes, oubliant les nazis et antisémites qui sévissent à Kiev et ne semblent guère les gêner. Interrogé à ce propos au plus fort de la crise ukrainienne, William Hague, ex-ministre britannique des Affaires Extérieures (Foreign Office) avait d’ailleurs rétorqué sans sourciller: “Il existe des extrémistes partout !” Dans son discours, le président russe a rappelé fort justement le cynisme sans pareil des dirigeants américains, et de leurs affidés, sur cette réalité.

En ce qui concerne les sanctions contre la Russie, ce sont surtout certains milieux d’affaires qui résistent aux oukazes lancés non plus par les tsars de la Russie d’antan, mais par les tyrans et tyranneaux actuels de Washington et de Bruxelles. Dans ce climat délétère à l’envi, c’est un événement tragique qui a révélé au grand public qu’Obama et ses laquais de l’UE n’auront pourtant pas forcément le dernier mot.

Lundi 20 octobre, Christophe de Margerie, PDG de la compagnie pétrolière Total, est mort dans un accident d’avion près de Moscou. Total entretient des liens très importants et fructueux avec la Russie et n’a nulle intention d’y mettre un terme. Selon Emmanuel Quidet, de la chambre de commerce franco-russe, Margerie tenait absolument à ce que le dialogue entre les Français, les Russes, et la communauté internationale en général, continue. Il l’avait fait savoir au gouvernement français, aux instances européennes et aux Américains.
En tout cas, Poutine appréciait au plus haut point les qualités d’homme d’affaires de Margerie, ainsi que son dévouement sans relâche non seulement dans les relations franco-russes, mais pour toutes formes de coopération. Quand le président russe a salué sa mémoire, c’est en évoquant “la perte d’un véritable ami de notre pays”.

A notre tour, n’oublions pas qu’en 1815, lors du Traité de Vienne qui mettait fin à l’ère napoléonienne, l’Angleterre, la Prusse, l’Autriche-Hongrie, etc, bref toutes les puissances européennes liguées dès l’origine contre la France révolutionnaire de 1789, puis contre Napoléon, escomptaient en bons rapaces se partager le territoire français. Seul le tsar de l’époque, en dépit de la campagne napoléonienne de Russie, refusa ce dépeçage de la France. Même deux siècles après, aucun citoyen français ne devrait oublier ce geste d’une noblesse sans pareille dans sa magnanimité. Au-delà d’une alliance très étroite entre la France et la Russie telle que la propose opportunément Aymeric Chauprade, géo-politicien et conseiller de Marine Le Pen, notrre gratitude à l’égard de la Russie n’est pas une option; c’est un devoir!

Charles Adam

Je ne pouvais pas choisir comme titre “Poutine face à l’Occident”, puisqu’il n’est pas haï par tous les Européens et Américains, heureusement.
Comme les poupées russes peuvent aussi représenter des hommes politiques, je propose l’illustation ci-dessous.
Message sous-jacent:
– poupées russes = authenticité.
– poupées Barbie = toc, et très pc, puisque maintenant il y en a des voilées!!!!!!!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Poupée_russe

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