Épuration : un passé pas toujours très glorieux

Epuration2.jpg                                                                                                                                                     

« … Lorsqu’aujourd’hui un homme vous parle de la Résistance, fait étalage de ses certificats, et fait preuve, à ce sujet, d’une intransigeance toute fraîche, il y a 99 chances sur 100 qu’il s’agisse d’un coquin. Car les braves, les honnêtes, les désintéressés, sont morts ou sont rentrés chez eux, en toute simplicité, comme ils s’étaient battus… »                                                  (André Figueras, en 1965).

 

La traditionnelle réunion de la gauche et l’extrême gauche sur le plateau des Glières au mois de mai  voudrait faire croire au vulgum pecus que la Résistance française a été massive et qu’elle fut principalement l’œuvre des gaullo-communistes. C’est totalement faux !

Selon Henri Amouroux (1), le peuple français était très majoritairement pétainiste jusqu’au débarquement en Normandie le 6 juin 1944. C’est aussi l’avis de presque tous les historiens de cette période. Mais l’histoire d’après-guerre, réécrite, enjolivée et magnifiée par les gaullo-communistes, a scindé le pays, de façon assez caricaturale, en deux camps : les résistants et les « collabos », ce qui permettait de minimiser voire de faire oublier les crimes odieux commis à la Libération : une période trouble et terrible appelée « l’épuration ».

Mais, qu’on le veuille ou non, la France de 1940 à 1944 a été pétainiste et passive à 90 ou 95 %. Il y a bien eu une faible proportion de la population pour fournir les « résistants de la première heure ». La rupture du pacte germano-soviétique (22 juin 1941) a fait basculer les communistes – pas tous ! –  dans la Résistance, puis l’instauration du STO, en mars 1942, a poussé plus massivement des jeunes de tous bords vers les maquis. Mais la vraie Résistance restera cependant très marginale.

Depuis, l’histoire – écrite par les vainqueurs – tente de nous vendre des résistants – gaullistes, communistes, socialistes – et une droite « maréchaliste » voire collaborationniste.

Or la droite d’avant-guerre était, dans son immense majorité (Charles Maurras en tête) fortement anti-allemande. Deux partis, et pas un de plus, se déclaraient fascistes : le  « Faisceau » de Georges Valois (2) et le « Franscisme » de Marcel Bucard.

Le chantre de la collaboration fut Pierre Laval, ancien député socialiste. Les partis les plus collaborationnistes furent le « Parti Populaire Français » créé et dirigé par Jacques Doriot, ancien député-maire communiste de Saint-Denis, et le « Rassemblement National Populaire » du député socialiste  Marcel Déat, éphémère ministre de l’Aviation en 1936, sous le « Front populaire ».

La droite nationale, souvent favorable au maréchal Pétain, va s’impliquer massivement dans la Résistance. Son premier martyr connu fut l’officier de marine Honoré d’Estienne d’Orves, fusillé au Mont-Valérien le 29 août 1941. L’amiral Darlan était sur le point d’obtenir sa grâce quand, le 21 août, le communiste Pierre Georges tira dans le dos de l’aspirant Moser, au métro Barbés.

Aux lecteurs qui voudraient se faire une idée plus objective de cette période, je conseille l’« Histoire critique de la Résistance » (3) et, l’« Histoire de la Collaboration » (4) de Dominique Venner, « La droite était au rendez-vous » (5) d’Alain Griotteray, et la série de 13 ouvrages écrits par Henri Amouroux sous l’intitulé générique de « La grande histoire des Français sous l’Occupation ».

On pourra m’objecter que – même si Amouroux était gaulliste – les références précédentes émanent d’auteurs de droite. Alors, citons aussi l’imposant dossier réalisé par un collectif de résistants de toutes les accointances politiques, intitulé : « Le patriotisme des Français sous l’Occupation » (6). On y parle, entre autres, d’un officier proche du maréchal Pétain, Guillaume de Tournemire, chef des « Compagnons de France » et grande figure de la Résistance maréchaliste.

Hélas, trop souvent, tels les ouvriers de la vingtième heure, certains résistants tardifs se montreront les pires épurateurs (parfois pour faire oublier un passé de « collabo » ou une fortune bâtie au marché noir.) C’est une époque où l’armée française, qui veut se persuader qu’elle a gagné la guerre, reconstitue ses effectifs en incorporant des FFI et des FTP. L’inflation aux galons était monnaie courante à l’époque : Jacques Delmas (Chaban dans la Résistance), aspirant en 1939, sera… général en 1944, à 27 ans. Malgré des états de service honorables, on n’avait plus vu ça depuis  Bonaparte !

Mais, en ces temps troublés, tout est permis, il suffit d’oser : on  a même vu, chez les FTP,  des « colonels à 6 galons », dont un qui avait échoué  à son peloton de… caporal  en 1939.

De Gaulle, décorant à Bordeaux une rangée  d’une douzaine de  colonels FFI ou FTP  trouve, en bout de file, un simple capitaine auquel il déclare en souriant : « Vous ne savez pas coudre ? »

Tout ceci pourrait prêter à sourire, mais la France de la Libération, c’est aussi celle des crimes de l’épuration. Même si certains  « épurés » étaient, sans doute, d’authentiques criminels, l’épuration – sauvage ou légale – est une honte, une tache de notre histoire.

L’épuration judiciaire « officielle » n’a d’ailleurs pas attendu le débarquement en Normandie, elle est née à Alger, le 18 août 1943, sur ordre d’un comité coprésidé par de Gaulle et Giraud.

À la Libération, en métropole, commencera une kyrielle de procès, plus ou moins expéditifs, mais auxquels ont veut donner une apparence de légalité.

Le 27 janvier 1945, la cour de justice de Lyon rend son verdict : Maurras, 76 ans, l’un des plus grands écrivains de son temps, est condamné à la réclusion perpétuelle et à la dégradation nationale pour « intelligence avec l’ennemi ». Or, si quelqu’un n’avait jamais eu d’« intelligence » avec l’Allemagne, c’était bien Charles Maurras. Lutter contre le germanisme avait été l’un des buts de sa vie. Mais le seul fait d’être proche de Pétain vous valait d’être taxé de collaboration. « … On s’étonne de rencontrer des traîtres chez des hommes pour qui, de Pétain à Darnand, la patrie était tout et qui avaient été d’héroïques combattants… » a écrit, plus tard, Dominique Venner (7).

Durant la même période s’ouvre le procès de Robert Brasillach. Libéré d’un Oflag en 1941, Brasillach, directeur du journal « Je suis partout » a repris ses écrits antisémites dès son retour. À la Libération, les « épurateurs » ont emprisonné… sa mère et il s’est rendu à la police pour la faire libérer. Condamné à mort (8), il a bénéficié d’un soutien massif des intellectuels – gaullistes et communistes –  qui ont signé une pétition pour demander sa grâce à de Gaulle. Le « premier résistant de France » a refusé son recours en grâce et il a été fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge.

De Gaulle justifiera sa décision, plus tard, par « son indignation  d’avoir vu Robert Brasillach  en uniforme allemand sur la couverture d’un magazine … ». Or, Brasillach n’a jamais porté l’uniforme allemand. De Gaulle l’a simplement confondu avec Jacques Doriot. Un « détail », peu glorieux, un de plus,  qui entache la belle  histoire du gaullisme !

Le 15 août 1945, en plein été, la cour rend son verdict au procès Pétain : la peine de mort (9). Ce vieux maréchal, qui, en juin 1940 avait « fait don de sa personne à la France pour atténuer ses malheurs… » paie pour la lâcheté de tout un peuple. En effet,  arrêtons de faire croire que ce vieillard aurait fait, avec la complicité de Pierre Laval, une sorte de coup de force pour s’emparer du pouvoir. Rappelons les chiffres : les parlementaires français ont accordé les pleins pouvoirs à Pétain par 569 voix pour et 80 contre, soit, en gros, 85 % des suffrages exprimés. Pour tous, il était le recours pour ne pas dire le secours. La France revancharde aurait bien aimé condamner Pétain pour haute trahison.

Malgré un procès instruit uniquement à charge, cette accusation ne fut pas retenue :

« Attendu que… la preuve n’est pas suffisamment rapportée qu’il y ait eu un véritable complot contre la sûreté intérieure de l’État ;… Attendu, par contre, qu’il ressort que, en prenant le pouvoir, Pétain a eu pour objet de changer la forme du gouvernement… Attendu, enfin, qu’il a entretenu des intelligences avec l’Allemagne… crimes prévus et punis par les articles 75 et 82 du Code pénal ; pour ces motifs : condamne Pétain à la peine de mort, à l’indignité nationale, à la confiscation de ses biens… » (Procès Pétain ; arrêt du 15 août 1945).

Et, même si personne ou presque n’avait de sympathie pour Pierre Laval, que la droite traitait de « maquignon levantin », que dire de son simulacre de procès et son exécution barbare ? Condamné à mort, Laval tente de se suicider par empoisonnement. On lui fait un lavage d’estomac pour pouvoir le fusiller, assis sur une chaise, le 15 octobre 1945. Laval n’a, en fait, pas eu de procès.

Or, que lui reprochait-on? Une politique de « collaboration » – le fait est indéniable – mais surtout d’avoir dit, dès 1941 : « Je souhaite la victoire de l’Allemagne … ». Il a bien tenu ces propos, et il a rajouté : « car sinon le bolchevisme s’étendra partout… ». Au lendemain de la guerre, le communisme s’est répandu comme une traînée de poudre sur les pays de l’Est, la Chine, Cuba, le Vietnam, une partie de l’Afrique… Il a fallu construire un mur à Berlin et l’étau communiste ne s’est desserré qu’après la chute du mur en 1989. Laval avait simplement compris, avant d’autres, que la « peste brune » était à peine moins nocive que le « choléra rouge ».

L’épuration a été sanglante dans presque toute la France. Citons les  « purges » effectuées, en toute impunité, par les FTP du Limousin. Des comportements monstrueux qui finiront par indigner Georges Guingouin, commandant des FTP du Limousin, bien qu’il s’agisse de ses propres troupes (10).

L’épuration, c’est aussi cet exploitant agricole en Charente, Paul de M…, qui a vu son père et son frère fusillés sous ses yeux parce qu’ils étaient catholiques et châtelains. L’enquête prouvera qu’ils aidaient la Résistance non communiste. Robert Aron écrira : « C’est un véritable armorial, un annuaire des châteaux… que l’on pourrait constituer avec les victimes. D’autant que beaucoup d’entre elles ont eu le tort inexpiable, tout en étant anti-allemandes, de faire confiance à Pétain, ou bien d’être, dans la Résistance, d’un camp différent de celui de leur assassin… » (11).

C’est aussi cette jeune fille, catholique et cheftaine des guides de France, qu’on viendra chercher le jour de son mariage pour la fusiller devant ses proches au motif que sa famille – mais pas elle ! – aurait été  « collabo »… C’est le comte Christian de Lorgeril, parent de d’Estienne d’Orves, mais à qui on reproche ses idées monarchistes, arrêté le 22 août 1944 : « Complètement nu, le malheureux dut s’asseoir sur une baïonnette. Puis il eut les espaces métacarpiens sectionnés, les pieds et les mains broyés. Les bourreaux lui transpercèrent le thorax et le dos avec une baïonnette rougie au feu. Le martyr fut ensuite plongé dans une baignoire pleine d’essence à laquelle les sadiques mirent le feu. Leur victime s’étant évanouie, ils le ranimèrent pour répandre ensuite sur ses plaies du pétrole enflammé… Il devait mourir  55 jours plus tard, dans les souffrances d’un damné… ». Ce récit, d’un sadisme écœurant, est paru dans le quotidien « L’Aube » en novembre 1950 (12).

L’époque, comme la sinistre Révolution de 1789, n’était pas tendre pour les aristocrates. En Dauphiné, le chef des assassins était un certain Henrot, responsable, entre autres, du massacre d’une partie de la famille de Buffières et du pillage de leurs propriétés de Dolomieu et Milliassière, près de Grenoble, dans l’Isère : « Le 16 août 1944 au matin, une équipe fut placée sous la responsabilité d’Henrot, pour ramener au maquis le comte et la comtesse… L’équipe de tueurs est arrivée à la porte. Lourdement armés, ils enfoncèrent la porte et abattirent Philibert venu à leur rencontre les bras levés. Il fut abattu d’une rafale de mitraillette… Son épouse, qui protégeait leur petit garçon Michel, resta au premier étage… Marcelle et son fils Michel furent emmenés au camp du Châtelard… Arrivée au camp, Marcelle fut soumise aux pires tortures… une nuit d’orgies, devant son fils… Marcelle fut exécutée, son fils également, sans qu’il soit question de jugement ou d’une décision de condamnation… » (13).

Le rapport d’enquête stipule que l’enfant de cinq ans reçut une balle dans la tête, allongé sur le corps de sa mère. Quelques jours plus tard, le 22 août, toujours sous les ordres du « lieutenant » Henrot, la bande investit le domaine de Milliassière : « Élisabeth de Buffières nota dans son livre de messe, une phrase prémonitoire : « Aimer c’est se donner jusqu’au sacrifice.22/08/1944 ». Les FTP pillent et saccagent le château. Puis, vers 22 h 30 ils repartent vers d’autres forfaits : « Élisabeth ne réapparaissait pas… Étendue sur son lit, elle avait reçu trois balles de revolver dont une dans la tempe, après avoir été violée… »  Philibert de Buffières avait un frère résistant en camp de concentration. Il mourra en déportation. Son fils Bernard était sous-officier dans l’armée de Lattre.

Le « lieutenant » Henrot ne rendra jamais de compte à la justice : tué d’une balle en pleine tête, sans doute par ses hommes, le 3 septembre, à Lyon. Et le silence sur les méfaits de son équipe de tueurs  sera bien gardé : il est malvenu d’oser critiquer la Résistance communiste !

Parlons aussi d’un autre volet honteux de l’épuration : celui des femmes tondues. Pour les « épurateurs », coucher avec l’occupant était sanctionné, a minima, par la tonte des cheveux. Ces femmes étaient accusées de « collaboration horizontale », un acte qui n’est pas incriminé dans le Code pénal et qui n’a donc rien d’illégal. Certaines femmes ont été violées, torturées ou massacrées.

Le compte de ces victimes est difficile à établir. On parle de 20 ou 30 000, peut-être plus ? Au nom de l’épuration, on a martyrisé et tondu des femmes amoureuses, puis celles qui, après tout, n’ont fait que leur métier (entraîneuses, prostituées…).

L’épuration : Michel Audiard, le dialoguiste des « tontons  flingueurs », du « singe  en hiver », et de bien d’autres chefs-d’œuvre… est moins connu comme romancier. Il a pourtant écrit un roman  dont le pessimisme désabusé  rappelle le « voyage au bout de la nuit »  de Céline. Il y parle avec nostalgie de Myrette, la petite prostituée dont il était amoureux pendant la guerre :

« … « Les fifis (FFI) sont en train d’avoiner Myrette » … édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, Myrette s’offrait aux mouches, abandonnée sur les sacs de sable d’une barricade, au carrefour de la Gaieté… On a eu les détails par des témoins dont un certain  « colonel » Palikar… un ancien de la guerre d’Espagne. Sans s’annoncer, ils avaient enfoncé la porte et surpris Myrette… D’après les gens, on l’entendait hurler de la rue tandis qu’ils lui cassaient les dents. « À coup de bites » devait préciser par la suite le plaisant Palikar. À coups de crosse plus vraisemblablement. Elle était sûrement déjà très abîmée quand l’équipe lui est passée  sur le ventre, colonel Palikar en premier… Myrette fut certainement très martyrisée puisqu’elle avait les bras et les jambes brisés lorsqu’ils la tirèrent par les cheveux sur la petite place et l’attachèrent au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils la tuèrent. Oh, sans méchanceté, à la rigolade, comme on dégringole les boîtes de conserve à la foire, mais au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés… Quand ils l’ont détachée elle était morte depuis longtemps.  Après l’avoir jetée sur un tas de sable, ils ont pissé dessus… puis s’en sont allés, comme on dit, arroser ça … » (14).    

Après-guerre, des femmes tondues, battues, violées ont tenté des actions en justice mais leur action a été disqualifiée, elles n’étaient pas considérées comme des victimes.

Parlons aussi de l’épuration « légale » avant de clôturer cet article. Le GPRF rédigea une série d’ordonnances permettant d’épurer légalement la société française. Ces ordonnances concernaient toute la population (ordonnances du 26 juin 1944, du 26 août 1944…), ou des catégories spécifiques (ordonnances du 18 janvier 1945, du 5 mai 1945…). Ces textes posent un problème, en droit, sur la rétroactivité de leur action. La non-rétroactivité est un principe fondamental de l’égalité d’une loi. Pour éviter que des « collaborateurs » puissent occuper des postes à responsabilités, il fallait en limiter l’accès. La « nécessité d’une purification de la patrie » a autorisé tous les abus : la loi n’a pas défini toutes les formes de collaboration, or « des personnes ont soutenu les idées totalitaires » (lesquelles ?) et on entendait les punir. L’ordonnance du 26 août 1944 visait à compléter la liste des « crimes » relevant de la collaboration et instaurait l’« indignité nationale ». Les chambres civiques des cours de justice étaient donc chargées de déclarer les personnes frappées d’indignité nationale. Lorsque l’accusé est frappé d’indignité nationale, il est condamné à une peine de « dégradation nationale ». La peine est infligée pour une durée donnée ou… à perpétuité. La notion de « citoyen indigne » démontre bien la volonté d’infliger une véritable mort civique au condamné.

L’épuration « légale » (celle avec jugement) a concerné plus de 300 000 dossiers, dont 127 000 ont entraîné des jugements et 97 000 condamnations, les peines allant de cinq ans de « dégradation nationale » à la peine de mort.

L’ordonnance du 4 octobre 1944 autorisait les préfets à faire interner des présumés « collabos » jusqu’à la fin des hostilités. En décembre 1944, le ministère de l’Intérieur donne une liste de 171 sites d’internement. Ce sont des camps, mais aussi, un lycée, des casernes, des châteaux, etc. Le chiffre des internés est difficile à connaître. Les archives nationales mentionnent la présence de 49 000 internés en décembre 1944. Ce chiffre est un minimum : ces données n’intégrant pas tous les départements, et l’Alsace et la Lorraine n’étaient pas  encore libérées.

Mais toutes les régions ont subi une épuration « extrajudiciaire » (ou épuration sauvage).  Le chiffre officiel  de l’épuration, communiqué par Adrien Texier, alors ministre de l’Intérieur,  au « colonel Passy » (le capitaine Dewavrin) est de 105 000 victimes. Ce chiffre émanait des rapports des préfets. Il n’a jamais trouvé de démentis sérieusement étayés.

Maurice Bardèche (15) – mais il était le beau-frère de Brasillach –  retient 112 000 victimes de l’épuration. Les enquêtes historiques parues dans « Rivarol » en 1951, « Défense de l’Occident » en 1957, ou « Lectures françaises » (« Le livre noir de l’épuration » d’Henry Coston en 1964 (16)) reprennent  les chiffres les plus conséquents. Robert Aron a mis dix ans (1965-1975) pour écrire les trois tomes de son « Histoire de l’épuration ». À partir de statistiques gouvernementales, il arrive à 40 000 victimes de l’épuration. Mais, dans un souci louable de réconciliation nationale, on peut supposer que ces chiffres sont très fortement minorés.   

En 1951, une  loi d’amnistie a rendu impossible les sanctions contre les criminels de l’épuration.

Elle couvrait « tout faits accomplis postérieurement au 10 juin 1940 et antérieurement au 1er janvier 1946 dans l’intention de servir la cause de la libération du territoire ou de contribuer à la libération de la France » (article 30). Avant même le vote de cette loi, les familles de victimes d’exécutions se sont vues, pour beaucoup, refuser une enquête digne de ce nom ce qui a abouti à une amnistie de fait entérinée ensuite par une amnistie de droit.

On a tendance, pour minimiser les crimes de l’épuration, à les mettre en parallèle avec ceux de la Milice, de sinistre mémoire. Mais les exactions de la Milice, dans les derniers mois de la guerre, représentent environ 2 000 victimes. C’est énorme (sur une courte période et avec des effectifs armés d’environ 10 à 15 000 hommes à peine) mais cela représente en gros 5 % des crimes commis par les FTP et/ou d’autres  (vrais ou faux) résistants…

Une chose est certaine, tant pis si elle choque les bien-pensants : durant la Seconde Guerre mondiale, sur le sol de France, les bombardements anglo-américains et les « purges » commises à la Libération ont fait 3 à 4 fois plus de victimes civiles que les Boches.

Dans mon livre « Mythes et Légendes du Maquis » (17) j’ai consacré un chapitre entier à l’épuration. Cet article n’est qu’un résumé succinct, juste pour rappeler à l’ultra-gauche  qui se réunit chaque année aux Glières qu’elle nous raconte des sornettes et qu’elle devrait, de temps en temps, adopter un profil bas car son passé n’a pas toujours été glorieux.

Ceci ne m’empêche pas d’avoir un profond respect pour les vrais résistants.

Eric de Verdelhan

1)- Henri  Amouroux: « la grande histoire des Français sous l’Occupation ».

2)- Le faisceau s’inspirait de « l’état corporatif » tel que l’entendait Bénito Mussolini.

3)- « Histoire critique de la Résistance » de Dominique Venner; Pygmalion; 1995.

4)- « Histoire de la Collaboration » Pygmalion ; 2000.

5)- « La droite était au rendez-vous »  Laffont; 1985.

6)- « Le patriotisme des Français sous l’Occupation » sous la responsabilité de F-G Dreyfus; éditions de Paris; 2000.

7)- « Une époque mystérieuse », article de Dominique Venner dans « Enquête pour l’Histoire »; 1997.

8)- Pour de simples écrits  car, à l’époque, on ne faisait pas de détail…

9)- Peine commuée par De Gaulle en réclusion criminelle à perpétuité.

10)- « Quatre ans de lutte sur le sol limousin » de Georges Guingouin; Hachette ; 1974.

11)- « Histoire de l’épuration »; Fayard ; 1967.

12)- Récit fait d’après les déclarations des tortionnaires.

13)- « Elisabeth de Buffières. Un destin tragique » de Julien Guillon ; éditions du CBR ; 2015.

14)- « La nuit, le jour et toutes les autres nuits » de Michel Audiard; Denoël; 1978.

15)- « L’épuration » de Maurice Bardèche; Castille ; 2001.

16)- « Le livre noir de l’épuration »; DPF ; 1964.

17)- « Mythes et Légendes du Maquis » Editons Muller ; 2019.

 

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61 Commentaires

  1. Lorsqu’un pays et sa population ont souffert pendant 4 ans sous la botte d’un occupant barbare, avec la complicité des zélites du moment, il est inévitable qu’il y ait des excès à la libération, les plus actifs étant ceux qui cherchent à masquer leurs traîtrises.
    Alors imaginez, après 40 ans d’occupation sous la babouche islamique avec la complicité des zélites actuelles, les débordements, règlements de comptes, procès et exécutions sommaires qu’il y aurait si, par extraordinaire, la majorité des écouillés se révoltait et décidait de nettoyer leur pays. Et les plus motivés seraient, forcément, les membres de la caste politico-médiatique qui ont tant de saloperies à se faire pardonner.

    • Oui, les communistes, souvent resistants de la 25 heure ont Été les principaux artisans de l’épuration dite  » sauvage ».

    • C’est tout à fait cela. Triste époque que tous ceux qui ne l’ont pas vécue devraient s’abstenir de juger. Pour en revenir à Pétain, je pose la question de savoir si c’est lui qui est un collaborateur de circonstance obligé ou les 85 % de lâches parmi les députés de l’assemblée nationale qui avaient trouvé là un pis aller pour se décharger de toute obligation citoyenne. Les moralistes du 21 ème siècle peuvent aller se faire voir…

      • Petain , est né sous Napoléon III, il a eu , dans sa jeunesse comme professeur un religieux qui avait combattu à Arcole , lorsque les députés le portent à la tetede l’Etat , c’est un octogénaire .Il doit gouverner ce ui reste d’un pays vaincu , dans des circonstances qui ne se sont pas rencontrées depuis laguerre de cent ans .Et autre circonstance exceptionnelle , cette guerre mondiale finira en faisant entrer l’humanité dans l’ère atomique ….il faut réaliser les bouleversements que cet homme a du comprendre et traverser

      • Petain s’est efforcé de maintenir une parcelle de souveraineté française -c’est le seul cas en Europe occupée .Il a évité à la France d’etre gouvernée par un Gauleiter.A ceux qui me disent qu’il eut mieux valu se passer de ce simulacre de souveraineté , je réponds qu’ils devraient se renseigner sur le régime militaire en vigueur dans les pays de l’est : POLOGNE …UKR…TCHECOSLOVAQUIE …SERBIE ou les soldats allemands pouvaient descendre un habitant s’ils
        l’ estimaient hostile .Pour la Wehrmacht , la France était considérée comme une « zone de repos « : »Glucklich wie GOTT im Frankreich « 

    • je recommande le livre L>e massacre de la victoire 1918-1939 de Carbuccia
      aux éditions de Paris
      tout le roman que l’on nous sert est faux, tout a été fait pour que la France perde
      un autre livre, « prolonger l’agonie » aux éditions terre nouvelle
      après cela, les idées seront plus claires

    • @Navis
      Ce ne furent pas des « excès », mais de la barbarie planifiée et systématique comme en sont coutumiers les communistes et comme le furent les révolutionnaires de la Terreur, leurs ancêtres.
      A la chute du communisme en Russie et pays de l’Est , il n’y eut aucun acte de barbarie, ou rarissimes, commis par la population martyrisée pourtant pendant des décennies contre les dirigeants et cadres communistes.
      Les rouges sont par nature des barbares et des manipulateurs, c’est la seule raison des atrocités commises à la Libération.
      Si les européens patriotes parvenaient à faire rémigrer les « chances », ils le feraient fermement mais sans violence.

  2. y en a un paquet parmi nos politicards qui mériteraient d’etres passés par les armes ou au moins devraient aller en taule et d’autres connasses ministres qui auraient besoin d’etre tondues……il y a le choix depuis 40 années de politique en France.

    • dans le chaos général, faut s’attendre à ce que ce soit EUX qui mènent les opérations.

  3. merci pour ces ecrits trop peu de personnes connaissent ces horreurs communistes couvertes par le colonelde Gaulle resistant de Londres, ces horreursdecrites commises par les staliniens sur des personnes innoncentes, membresde partis de droite,monarchistes, notable locaux me font penser a ce qui s est passe 20 ans plus tard en Algerie au detriment de ceux qui avait fait confiance a la France et tout ceci accepteencore une fois par de Gaulle ce parjure

    • Un général promu à titre temporaire, autrement hors tableau, pour services exceptionnels est un général à part entière, toujours régularisé. Le Général après la guerre refusa toutes distinctions… Il aurait pu être Maréchal

      • Quand il est « parti » à Londres, il a été cassé pour désertion par le gouvernement de Vichy.
        Donc, officiellement, il était colonel.
        Général ? de l’auto-promotion.
        Ne pas s’en étonner venant d’un lâche et d’un parjure comme de gaulle

        • Pauvre idiot… Ce lâche et ce parjure fut suivi par le Général d’armée Catroux, Jean Moulin, le futur général Leclerc… et nous amena à la table des vainqueurs en 1945.

    • Vous avez raison, MAIS il ne faut pas oublier que de Gaulle avait à composer avec les cocos qui représentaient 25% du corps électoral à l’époque et qu’il fallait tenir compte de la puissance omniprésente de l’URSS, grande vainqueur de cette guerre. Pour l’Algérie, 20 ans tard, j’y étais, appellé en 62 et j’en ai gardé un souvenir amer… surtout pour la suite.

      • Surtout que de gaulle avait conclu une alliance secrète avec staline……
        C’est pour cela qu’il a fermé les yeux sur les crimes des cocos français !

      • Et les pseudos vainqueurs anglosaxons, les Etatsuniens qui avaient tout prévu pour coloniser l’Europe, donc la France… ce qui est le cas depuis 1944 !!!

      • je vous reponds de Gaulle en 1958 devant la foule algeroise « vive l Algerie francaise » eton connait la suite!

        • C’est faux, il n’a jamais dit Vive l’Algérie Française, mais Je vous ai compris. Il évoqua plus tard l’Algérie Française, mais une Algérie comprenant 9 millions de Français, ce dont les pieds noirs ne voulaient évidemment pas… On omet toujours ce petit détail

  4. Des haines recuites et des vengeances personnelles sont à la base de beaucoup d’horreurs commises par les bandits et les malades mentaux communistes pendant cette période trouble…

  5. quand on voit comment ils traitent déjà « l’actu », ne se faire aucune illusion quant au traitement narratif de « l’Histoire » quand il s’agit toujours des mêmes qui tiennent les manettes dans la transmission du discours dominant et la falsification naturelle de l’Histoire ; ils ont même réussi aujourd’hui à faire perdre la crédibilité au discours scientifique, c’est dire qu’ils veulent aller loin et qu’ils sont pressés.

    • Les islamistes ne sont en réalité que de petits joueurs en comparaison des mondialistes.

      Les islamistes, on les voit arriver de loin. Maintenant, réfléchissez bien à ce que vous a dit Né-Blanc : « Ils (les mondialistes) ont même réussi aujourd’hui à faire sa crédibilité au discours scientifique » (après avoir déjà ré-écrit l’Histoire)…

      Se débarrasser des islamistes ne serait pas difficile si l’on voulait s’en donner la peine (mais encore faudrait-il, je vous le concède, changer de régime) ; par contre se débarrasser des mondialistes va être une toute autre affaire…

  6. le courage de certains « résistants » pour raser les femmes me parait symptomatique; forts avec une dame, faible (au moins pour ne pas dire inexistant) avec les nazis

    • On notera également que dans les souvenirs de certains « résistants », ils n’ont eut à affronter que des SS, car c’est plus brillant que d’avoir affronter des pauvres types de la Whermacht. Parfois comme me le disait mon beau père qui lui fut arrêté à Montpellier par la Milice, et au moment de l’épuration, des comités se réunissaient pour attribuer des crois de guerre au titre de la résistance. Dirigés par des FTP ces comités accordaient parfois des décorations à d’authentique collaborateurs mais ces derniers encore dans l’administration étaient ainsi tenus par la barbichette au profit des FTP ! Rien de ne se perd, tout se transforme !

      • Au coin de mon terrain , en centre Bretagne, un résistant en AUOUT 44 a été tué par les allemands , le manque de chance , un combat de rencontre qui a mal tourné .Ce n’étaient pas des SS , mème pas des unités combattantes , des gens agés , affectés dans des unités de soutien , ils se repliaient sur BREST et avaient fait une pause sur le bord de ce chemin vicinal , espérant bien , comme tous les troufions pouvoir rejoindre leur destination sans problème .LE DESTIN !

  7. Mon père, qui avait fait, comme on disait alors « une belle guerre », m’avait dit de ne jamais oublier que les français avaient applaudi, à quelques mois près, Pétain, puis de Gaulle.
    Merci pour ce bel article qu’on devrait lire dans tous les cours d’histoire

  8. Les bien-pensants anti-racistes et FÉMINISTES n’aiment pas le MARÉCHAL car ils préfèrent les homosexuels dégénérés anti-France aux valeureux défenseurs de la race blanche qu’étaient les Miliciens. Riposte laïque et notre FONDATEUR sont les dignes héritiers de cette droite intégrale et intransigeante, la VRAIE droite. Pas comme ces efféminés du RN qui pratiquent l’écriture inclusive judeo-bolchevique.

    • Votre grand-père était engagé dans la tristement célèbre « Milice de Darnand », celle qui traquait les résistants et les juifs. Et vous en tirez de la fierté ?

      • Désolé, courageux anonyme! mon grand père était à Verdun, celui de mon épouse, commandant, est tombé en 1914 durant la bataille de la Marne. Mon grand oncle, lieutenant, a été tué aux Dardanelles en 1918. Mon père, officier para a fait la campagne de France, Dien-Bien-Phu et l’Algérie (et il a été prisonnier des Boches puis des Viets). Ma famille sert la France depuis le 13ème siècle, qu’est-ce qui vous autorise à l’insulter?

        • Je pensais répondre à l’Obersturmführer Machin (j’ai utilisé la fonction « répondre »).
          Désolé !

          • et vous seriez capable d’utiliser une
            arme ? 🙂
            oui, à air con-primé

        • vous vous trompez E de Verdelhan , vous ne voyez pas que le précédent commentateur répond au précédent..! dommage d’en venir là !

  9. Votre passage sur Laval est à enlever.
    Si vous connaissez bien ce personnage, toute la tristesse humaine dont il s est rendu responsable, enrichissement personnel… Aucun pardon

  10. Souligner à juste titre tant d’excès est légitime. Mais il convient de rappeler qu’en de tels moments, il doit être bien difficile de raison garder. En outre, la sauvagerie généralisée est souvent la règle dans ces circonstances. On peut le regretter, mais c’est ainsi. Quant au régime de Pétain, si il a certes eu le soutien d’une majorité de Français, il s’inscrivait parfaitement dans la logique de la collaboration avec les nazis. Pour bien faire,en 1945, il aurait fallu écarter des hautes fonctions une grande partie des cadres l’administration française, ce qui était impossible à réaliser. De Gaule savait cela parfaitement. Quant à Brasilllach, son antisémitisme virulent était un motif suffisant pour lui valoir la mort après l’extermination massive des juifs dans les camps dont il a été idéologiquement le complice.Sur ce plan là, c’était un vrai salaud.

    • La vengeance des miteux qui ont fermé leur gueule durant 4 ans et qui se croient justiciers et surtout justicières car certains femmes ont eu un rôle effroyable de bêtise, de violence et de méchanceté.

    • « Souligner à juste titre tant d’excès est légitime. Mais il convient de rappeler qu’en de tels moments, il doit être bien difficile de raison garder. » Certes mais alors comment condamner les pauvres bougres, soldats du contingent de la Whermacht. Eux n’ont pas droit à des circonstances atténuantes. Enfin nos soldats en Algérie ont parfois eu des comportements analogues mais il n’est pas bon de le dire !

    • Vichy collabo, c’est sûr ;mais que fallait il faire ?
      Zemmour a eu parfaitement raison concernant le rapport des juifs avec Vichy.
      Avec un Gauleiter, c’eût Été mieux ?

    • Qu’est ce que pouvaient faire Pétain et les Français, vivants en France, après la raclée de l’armée allemande victorieuse, entre juin 1940 et juin 1944 ? Est ce que Pétain pouvait combattre les Allemands sur le territoire français ? Qu’est ce qu’il aurait fallu faire en Juin 1940, alors que nos alliés, les futurs héros anglais, s’étaient échappés au mois de Mai ?

  11. Mon beau père ex de la 2 ème dB m’a bien ecplique ce qui l’a trouvé en arrivant descresidtentd de le dernière heure pillant ,violant , une population naguère soumise et collaba qui voulait égorger des simples soldats allemands ,des paysans qui vendaient les oeufs 2 francs pièces ,lui et ses compagnons ont même ouvert le feu sur des individus qui avaie t enlevés des femmes  »collabos  » puis tondus et voulait les brûler vive , mon beau père et ses hommes ont mis ses  »resistants  » contre un mur et les ont exécutés en trouvant sur eux bijoux et pièce d’or !!

    • Le français est une langue bien difficile à écrire pour les nouveaux arrivants.

      • Décidément comme dit l’adage chinois « quand le sage montre la lune avec son doigt, l’imbécile regarde le doigt » Le commentaire de « Super-Dupont » est fort mal écrit mais ce qu’il dit est vrai. Les commentaires fielleux, injurieux et anonymes n’apportent RIEN au débat: l’invective est facile sous couvert d’anonymat !

  12. J ai aimé l analyse faite J ai les 9 volumes.d Henri Amoureux ,qui a été descendu en flamme pour ses écrits Par ailleurs,il a eu des résistants et des combattants honnêtes et patriotiques

  13. Beaucoup se sont dits « pétinistes » car Pétain a fait arrêter les bombardements lors de l’Exode. Bombardements effroyables sur les populations civiles fuyant sur les routes de France.
    Des documents filmés attestent de cette tragédie

  14. Le souci au delà des partis c’est que les collabos d’hier sont les les opportunistes d’aujourd’hui. Je rentre dans la belle famille en 2001, on me fait visiter la maison est mon futur mari me précise que les meubles commodes Louis XV ect viennent d’une dette de pain… car son Grang-père était boulanger dans la ville de la Châtre (36). 2017 je me sépare de lui et là les choses cloches, il s’est fait acheté par le promoteur avec lequel j’étais en proçès, il me salit, ma fille via aller vivre avec lui, mais lá tout s’éclaircit les meubles sont en réalité le rapine de juifs rafflés ! les pourritures d’hier font encore du dégât aujourd’hui et ils ont échappés á tout, il est un peu tard aujourd’hui les survivants de cette période sont mort et de toute façon, je pense qu’il est protégé. Merci pour cet article, très bien construit.

  15. « La Libération confisquée – Le Languedoc, 1944-1945 de Jacques-Augustin Bailly », dans la droite ligne de ce qui expliqué plus haut !. Ainsi fut écrit la mythologie sur la Résistance car si nombre de résistants combattirent effectivement les nazies, beaucoup furent en effet des résistants de la 25ème heure afin de se donner des brevets pour leur avenir immédiat.DE LATTRE le rappela d’ailleurs à DE GAULLE quand il eut besoin de changer ses tirailleurs sénégalais par des gaulois à cause des grands froids des combats dans les Vosges ! Encore aujourd’hui des gens qui étaient dans la fleur de l’âge vous racontent qu’à 4ou 5 ans ils tirèrent la langue dans le dos des soldats allemands et sont donc des résistants !…Ben voyons !

    • Ils ont échangé les tirailleurs sénégalais contre des blancs, parce que les Ricains ne voulaient pas de « Niggers ». Rien à voir avec le froid !
      Ne pas oublier que lea 2eDB était habillée, armée et alimentée par les Ricains.
      Même Leclerc avait un uniforme ricain !

  16. A ce jour il est toujours dangereux en France et même en Europe de se dire de droite, il n’y a qu’à constater la chasse aux militants de droite qui sévit au sein du RN depuis que JMLP a cru intelligent de donner ce parti à sa gauchiasse de fille

  17. C’est un article tout à fait exceptionnel. Bouleversant et d une honnêteté rarissime. Amouroux était un homme intègre. Je me suis souvent insurgé contre des  » mange-merde  » qui salissaient la mémoire de cet homme remarquable. Bravo Monsieur. J imprime vos écrits et je transmets à des personnes dont je sais qu elles seront touchées par ces faits que vous relatez. Que Dieu vous garde.

    • Merci cher lecteur. J’ai tellement l’habitude de me faire insulter par des ignares anonymes sur le Net, que votre commentaire me touche beaucoup. Merci mille fois 😉

      • Oui, mais je trouve quand même que vous excusez bien vite Laval et Brasillach, quand on connaît les ACTIONS, et non seulement les paroles, dont se rendirent coupables ces deux sinistres personnages !

        Quant à confondre Brasillach et Doriot, j’ai du mal à y croire ! De Gaulle avait certes bien des défauts, mais il n’était tout de même pas idiot à ce point-là !

        Il faut aussi mettre à son crédit d’avoir su éviter que la France devienne une république socialiste soviétique en 1944. Il s’en est fallu de peu !

  18. J’avais deux membres de ma famille dans le Vercors et d’aprés ce que j’ai compris de leurs récits ils se sont plus tapés sur la gueule avec les soudards communistes du « hero » moulin qu’avec les allemands

  19. A l’exception de Bucard et de ses francistes, tous les leaders de mouvements dits d’extrême-droite se sont engagés dans la Résistance. Notamment, Georges Valois cité dans l’article qui est mort au camp de concentration de Bergen-Belsen.
    Alphonse Boudard qui avait 19 ans à la Libération de Paris raconte comment, en pleine rue à Paris, un « résistant » a abattu d’une balle dans la nuque un jeune homme qui avait eu le tort d’être blond et que le tueur avait pris pour un allemand, alors qu’il s’agissait d’un authentique résistant alsacien (dans « Le corbillard de Julles » si je ne fais pas erreur).

  20. Mitterrand décoré de la francisque aurait du être tondu, battu, violé, fusillé, mais les salauds s’en sortent toujours et les français toujours aussi cons et aveugles ont entamé avec lui la déchéance de la France.

  21. Je ne suis nullement surpris par ce récit mes parent m’en ont parlé de nombreuses fois car derrière la paisible attitude des peuples il peut y avoir des monstres car nous n’avons aucune garantie que de telles situations ne se reproduisent plus un jour ! Une Situation calme et tranquille peut un jour évoluer rapidement ,soyons vigilant méfiants et très prudents , car au court d’une guerre civile c’est certainement un proche ou un voisin qui viendra faire chez vous un numéro de patriotisme exacerbé ou de tortureur raffiné de votre propre famille a partir de prétextes les plus farfelus ou de jalousies mal contenues depuis trop longtemps . Les pouvoirs publics seront aux abris ne comptons pas sur eux ils ne protègeront pas les gens, ils ne savent déjà pas le faire a la porte d’un stade face a une poignée de voyous .

  22. La France ou zu moins d’une partie des français a collaboré avec les nazis comme la quasi totalité des pays européens sous contrôle allemands
    La différence avec les autres pays est su ´ont s pas eu à souffrir des russes et que les Français sont pas violents
    Je rappelle que Woerain avait déclaré les Antilles zone aryenne

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