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Éric au Grand Jury LCI : un programme, une envie de France

Dans le grand jury de LCI, des journalistes interrogent Éric Zemmour. Les questions sont insidieuses, faussement étonnées, souvent tordues, mais les réponses sont directes et surprenantes.

Benjamin Sportouch, chef du service politique de RTL, Guillaume Roquette du Figaro, Adrien Gindre de TF1 et Marie-Pierre Haddad de RTL se sont essayés à mettre en difficulté Éric Zemmour en le questionnant sur des sujets importants certes, avec souvent l’arrière-pensée de le déstabiliser.

Comme souvent, ce ne sont pas les questions qui sont indiscrètes, ce sont les réponses.

Pour le coup, celles-ci étaient sans fioriture, sans circonvolution, sans entregent. Des réponses directes qui étaient comme pour les questions de ces journalistes, sans vaseline. Devant certains regards et mimiques effarées, comme ceux de la pauvre Marie-Pierre Haddad, nous avons pu constater que ces journalistes n’avaient vraiment pas l’habitude d’avaler ce genre de réponses.

Éric Zemmour est brut de béton. Vous lui demandez si le ciel est gris, il ne va pas vous répondre que le ciel est rouge pour vous faire plaisir. Si cela ne vous convient pas, il vous répondra par son célèbre « ben voyons » moqueur.

Je passe rapidement sur le permis à points qu’il veut supprimer malgré les remarques de ses contradicteurs qui, tout de suite, ont vu toute la sécurité routière s’effondrer sous leurs yeux effarés, tellement ils sont persuadés que l’automobiliste est un grand enfant à qui il faut promettre des points pour qu’il soit sage.

Passons sur les automobilistes qui sont vraiment des vaches à lait de l’État, ce que savent bien les Gilets jaunes d’ailleurs, ceux qui ont besoin de leurs voitures pour aller travailler à plusieurs dizaines de km, ou pour chercher les enfants dans les différentes écoles, parce que, Mesdames et Messieurs les bobos vivants dans les métropoles, tous les enfants ne peuvent pas aller à pied, en vélo, en trottinette, voire en transport en commun comme chez vous. En province, les enfants sont souvent dans des écoles différentes suivant l’âge, le niveau, et parfois ces écoles sont séparées de plusieurs kilomètres l’une de l’autre.

Pas plus de commentaires sur madame Le Pen qui a effectivement loupé le coche en tentant de récupérer les voix d’une gauche moribonde et en pensant qu’en remplaçant le Parti communiste en déclin, elle gagnerait plus facilement.

Là aussi Zemmour a raison ; le PC a fait au maximum, après-guerre, 25 % des voix. Jamais le RN ne gagnera avec les seules voix de ceux appelés « populaires » hier, c’est-à-dire ceux du monde ouvrier, ceux du labeur et des mines de France.

Le populaire pour la gauche, c’est la population immigrée et leurs enfants. Rien à voir avec les gueules noires, les ouvriers d’usines d’après-guerre. Madame Le Pen fait en effet le plein chez les travailleurs de cette classe dite populaire, pas du tout chez les immigrés.

Il a raison quand il dit que « le génie de la gauche, c’est d’avoir imposé sa sémantique ». Que jamais, lui, il « n’emploie leurs mots de gauche » Il s’émancipe de cette dictature, de ce vocabulaire à la George Orwell « La paix, c’est la guerre » et toutes ces expressions qui inversent le discours comme par exemple « populaire » pour éviter de parler des immigrés, ou celles de « cités difficiles » pour éviter de parler de quartier hors de France, de « colère des jeunes » pour éviter de parler d’émeutes, de « quartiers pauvres » pour éviter de parler de populations assistées et aux mains des bandes, etc.

Il faut forcer les pays à reprendre leurs nationaux expulsés de France. S’ils ne le veulent pas, nous avons des moyens de pression, comme la suppression de l’aide au développement.

Vous, chers lecteurs, quand vous écoutez une radio, une télévision, prenez la peine de mettre un filtre de découverte. Car, ce n’est pas l’information qui manque, c’est juste la manière de la relater. « Les coups au cou » veulent dire tentatives d’égorgements. Tout comme pour les auteurs qui sont tous, par magie, en difficulté psychologique.

Plus intéressant est la préférence nationale. Vieux thème de l’ex-Front National qu’il a eu le mérite de remettre sur la table politique. Elle engage véritablement, et les réponses d’Éric Zemmour sont d’un autre niveau que certains commentaires que je peux lire du style « pourquoi il ne parle pas du passe sanitaire » comme si c’était l’alpha et l’oméga de notre société française qui s’écroule sous nos yeux. Pour moi, la solidarité nationale est un sujet autrement plus important, et c’est un non vacciné qui vous le dit.

Cette solidarité sera réservée aux Français. Aux nationaux. Et les immigrés ne pourront plus y prétendre. Ce qui fait actuellement de la France le pays d’accueil de toute la misère médicale du monde. Exit l’AME qui est devenue non pas les premiers soins apportés à un malade qui souffre, mais surtout la possibilité de se refaire les dents, de soigner son Sida, sa tuberculose, de se faire aider pour avoir un enfant, etc.

« Il faut réduire les dépenses sans toucher au modèle social des Français. Il faut donc enlever le RSA et les allocations logement aux étrangers, y compris aux personnes en situation régulière. »

Avec cette décision, nous allons avoir une véritable sortie du pays car tous chercheront à trouver un nid plus douillet ailleurs. C’est une loi naturelle, aucun parasite ne reste dans un milieu où il ne peut vivre.

Je songe à tous les Français incapables d’aller chez un dentiste car ne pouvant pas avancer les sommes demandées. Les économies se chiffrent en milliards. « Cela fait une économie de 20 à 30 milliards » nous dit-il, en fonction des livres du magistrat Charles Prat, et de la Cour des comptes.

Sans compter les retraités qui ont plus de cent ans et qui vivraient tranquillement sur des plages à l’étranger en faisant, pourquoi pas, du surf.

« Si je ne discrimine pas le fait d’être Français et étranger, ça veut dire que la nation n’existe pas »

Aucun gouvernement n’a coupé les versements sous réserve d’obtenir une preuve irréfutable de vie. Il y a plusieurs millions de cartes Vitale en surnombre et là aussi, aucune Pécresse, ni de Bertrand, Barnier, voire Chirac et Sarkozy n’ont fait un geste pour changer cela. Pas plus les Jospin et Hollande.

Autre réponse qui est pour moi la pierre angulaire est cette affirmation claire et nette.

« Non, je ne serai pas le président des femmes voilées… Je serais le président des Français et de ceux qui veulent devenir Français. Je ne serai pas le président de ceux qui veulent islamiser la France… »

Ce début de programme me va bien. Ces annonces ne me choquent pas. Je sais que les embûches vont s’accumuler. Une fois Président, Éric Zemmour devra se moquer de la Commission européenne, passer des accords avec le groupe de Visegrad, (la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie) et tendre la main aux Russes.

En 5 ans, s’il peut faire ça, ce serait tout simplement sublime.

Gérard Brazon