Eric élu le 9 mai 2022 : Zemmour 51,07 % des voix, Philippe 48, 93 %

Paris, le 9 Mai 2022 à 20h 37, l’AFP communique :

C’est, dès 20h hier soir, que les radios et les télévisions ont annoncé l’ahurissante nouvelle : bien que le dépouillement ne fût pas encore complètement achevé, la tendance était tout-à-fait claire ; c’était vers la candidature d’Eric Zemmour que s’était portée la majorité des suffrages et celui-ci l’emportait donc nettement sur Édouard Philippe. A 20h 30, le candidat malheureux a d’ailleurs fait une courte déclaration pour reconnaître sa défaite et souhaiter sportivement bonne chance à son concurrent vainqueur.

Peu de temps après, c’est le vainqueur lui-même qui, à son tour, s’est adressé aux électeurs. Il les a chaleureusement remerciés de lui avoir aussi franchement accordé leur confiance. Puis, les assurant de sa détermination implacable et renouvelant la promesse qu’il avait faite de consacrer toute son énergie au nécessaire redressement du pays, il les a appelés à s’unir et à se mobiliser pour l’appuyer dans la mission de salut public qu’il s’est assignée. Il les invite en particulier à voter massivement lors des prochaines élections législatives (lesquelles seront, comme promis, couplées avec un référendum sur l’immigration) pour les candidats du redressement national qu’il va patronner. Il compte en effet sur les voix de « tous les vrais Français » pour envoyer au Palais Bourbon la majorité d’élus, issus de Vox Populi et de ses alliés du Bloc Patriote, dont il a besoin pour gouverner la France.

Contrairement à ce que les commentateurs politiques les plus réputés s’étaient risqués à pronostiquer, on a donc pu constater l’échec cinglant du “front républicain” qu’avaient tenté de mettre en place la majorité des partis de gauche et de droite du pays, comme le leur avait suggéré le président sortant, au moment où il annonçait qu’il se retirait de la compétition. En effet la quasi totalité des candidats malheureux du premier tour (si l’on excepte Marine Le Pen, laquelle s’était désistée, on le sait, en faveur d’Eric Zemmour), de Jadot à Barnier en passant par Mélenchon, Montebourg et Cazeneuve, avait lancé un appel solennel à tous les démocrates auxquels ils demandaient de faire barrage au candidat de Vox Populi, présenté comme anti-républicain et dangereux pour la démocratie. On voit que cette tentative désespérée se sera révélée impuissante à endiguer la vague irrésistible qui va finalement propulser Eric Zemmour au pouvoir.

Vers 23h, c’est le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui, de la place Beauvau, a pris la parole. Il a d’abord proclamé les résultats définitifs : Zemmour 51,07 % des voix, Philippe 48, 93 %. Puis, il a invité la population à garder son calme, à respecter démocratiquement le verdict des urnes et à s’abstenir de tout désordre. Et il ajoutait qu’il avait donné l’ordre aux forces de police et de gendarmerie de réprimer sans ménagement ceux qui, dans certaines banlieues, cherchaient déjà à instaurer un climat d’émeute en s’attaquant au mobilier urbain et en incendiant des voitures.

Mais au vu du bilan provisoire qui a pu être établi au matin du 9 mai, il semble qu’il n’ait guère été entendu. Qu’on en juge : des centaines de voitures brûlées, plusieurs permanences de Vox et du RN attaquées et dégradées et, plus grave, 5 écoles, 3 gymnases, 2 bibliothèques et 1 mairie annexe, en partie ou en totalité détruits, plusieurs dizaines de pompiers, policiers ou gendarmes caillassés, blessés, certains grièvement.

Face à cette situation inquiétante, le président nouvellement élu a publié un communiqué en début de matinée, dans lequel il exige du gouvernement qu’il se décide à prendre sans délai les mesures drastiques qu’impose la gravité de la situation : instauration d’un couvre-feu dans les banlieues de l’immigration, déploiement de l’armée afin de faire respecter celui-ci de façon intransigeante, arrestation systématique et mise hors d’état de nuire de tous les fauteurs de troubles.

Le futur président n’a pas perdu son temps. Après être allé se recueillir un instant sur la tombe de ses parents, il s’est installé dans son bureau, au quartier général de Vox Populi, rue Jean Goujon, où il a entamé une série de consultations. Se sont d’abord succédés différents responsables régaliens qu’il avait convoqués, le ministre de l’intérieur Gérard Darmanin accompagné du général Christian Rodriguez directeur général de la Gendarmerie Nationale, puis le général Thierry Buckhard, chef d’État-Major des armées.

Il a ensuite reçu la visite de différentes personnalités politiques amies et alliées, comme MM. Ménard, Collard, Bardella, de Villiers et Mme Le Pen, lesquelles l’avaient soutenu au second tour. Il a également reçu certains dirigeants de LR qui, sans pourtant appeler publiquement à voter pour lui, avaient cependant refusé de façon catégorique de se joindre au prétendu « front républicain », MM. Vauquier, Ciotti, Retailleau. Nous ne disposons néanmoins à l’heure actuelle d’aucune indication précise sur la composition du futur gouvernement, ni sur celui ou celle qui pourrait y exercer la charge de premier ministre.

A 18h30, Eric Zemmour a présidé sous l’Arc de Triomphe au rallumage de la flamme en présence du chef d’état-major des armées, assisté des chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air et de l’Espace. De nombreux partisans s’étaient massés sur la place ainsi que sur l’avenue des Champs-Élysées pour acclamer à son passage le nouveau président. Le cortège a fait une première halte au rond-point pour permettre à Eric Zemmour de fleurir les statues de Clemenceau et De Gaulle. Puis, nouvelle halte rue de Rivoli, pour honorer la statue de Jeanne d’Arc de la place des Pyramides.

Il s’est enfin rendu devant Notre-Dame où une tribune avait été dresséet où il a été accueilli par Mgr Aupetit, l’archevêque de Paris, flanqué d’Haïm Korsia, le Grand Rabbin de France, et de Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris. Là, quelques milliers de personnes se pressaient sur le parvis pour entendre le futur président. Voici les principaux passages de son allocution follement ovationnée par un public survolté :

« Parisiens, Français, mes chers compatriotes, je suis venu ici, avec vous, saluer Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de France. Notre-Dame blessée, martyrisée, Notre-Dame qui a failli disparaître dans les flammes et qui, grâce à l’héroïsme de nos vaillants pompiers, a pu heureusement échapper à la destruction complète qui la menaçait.

Notre-Dame blessée, meurtrie, humiliée, mais Notre-Dame qui renaîtra – je m’y engage – pour continuer à incarner la France éternelle, la France qui n’a pas dit son dernier mot et qui entend poursuivre son destin glorieux, malgré les menaces et les périls, en dépit des forces de dissolution auxquelles elle est aujourd’hui confrontée.

Au pied de Notre-Dame, nous pensons bien sûr à ceux qui ont jadis épargné, qui se sont saignés aux quatre veines, pour élever vers les cieux ce témoignage de leur foi. Nous pensons donc à nos lointains ancêtres, oui je dis « nos ancêtres », car ayant voulu m’agréger au peuple français, moi dont la famille provient pourtant du sud de la Méditerranée, je les ai fait miens, ces ancêtres, au même titre que l’histoire de France et que la langue de France que j’ai aussi faites miennes, avec ferveur.

Notre-Dame, c’est en effet toute notre histoire. Ce sont les grands moments d’émotion de notre nation. Des moments de tristesse, de deuil. Des moments de joie, d’exaltation. Joie de la délivrance en novembre 1918, en août 1944, quand, sous ses augustes voûtes, sonnaient les grandes orgues et retentissaient les Te Deum de la victoire.

Qu’on songe à l’émotion indescriptible qu’ont ressenti les Parisiens (Paris outragéParis martyrisé mais Paris libéré…) quand le soir du 24 août 44afin de saluer l’arrivée des premiers soldats de Leclerc, le gros bourdon de Notre-Dame s’est mit en branle dans la nuitbientôt accompagné de toutes les cloches de Paris. Qui, aujourd’hui encore, peut sans frissonner écouter les enregistrements effectués ce soir-là, enregistrements où l’on croit entendre sourdement vibrer le cœur de bronze de Paris, battre souterrainement le vrai cœur de la France ?

C’est ici, à Notre-Dame, que le 26 août 44, le lendemain de son entrée dans Paris, au soir de sa descente triomphale des Champs-Élysées, s’est rendu le général De Gaulle afin de conclure en apothéose cette journée historique où la France, très loin d’être encore libérée dans sa totalité, prend pourtant conscience que, désormais, elle a de nouveau une capitale digne d’elle, digne de sa volonté de renaître et d’occuper toute sa place parmi les nations libres, parmi les nations debout.

C’est ici, que l’homme du 18 juin, debout dans la nef, imperturbable, malgré les échanges de tirs autour de lui, manifeste à tous, que, plus que jamais, face aux noyautages et aux menées factieuses des rouges inféodés aux soviets, face aux tentatives de notre allié américain pour faire de la France un protectoratune sorte de colonie, face aux risques mortels de l’anarchie et de la guerre civile, c’est lui quide façon déterminée, inflexiblecontinue d’incarner la volonté nationale, la volonté d’unité de la nation, la jalouse, ombrageuse exigence de souveraineté nationale et populaire.

Notre-Dame, c’est aussi le sacre de Napoléon, le 2 décembre 1804. Un sacre qui ouvre l’une des périodes les plus exaltantes de notre histoire, celle où un Français de fraîche date, débarqué de sa Corse natale, va réussir, sans remettre en cause les principales conquêtes de la Révolution, à restaurer l’ordre et la paix civile dans une société française en proie à l’instabilité et à l’anarchie. Ce même Napoléon qui, un an plus tard, le 2 décembre 1805, lors de la journée d’Austerlitz, écrasait les armées qu’avait coalisées contre lui une Angleterre hostile au nouvel ordre européen sous hégémonie française qu’il tentait d’instaurer.

Notre-Dame, c’est bien sûr aussi nos grands romantiques, les Michelet, Hugo, Viollet-le-Duc, ceux qui ont œuvré pour réhabiliter dans les esprits cette cathédrale, laquelleabîmée, en mauvais état, aurait pu finir rasée en 1793 ou en 1830. Ceux qui ont contribué à la replacer dans le cœur des Français à la place éminente qu’elle occupe aujourd’hui, comme on a pu hélas le constater lors du tragique incendie du 15 avril 2019.

Comment enfin ne pas saluer, outre les pompiers dont j’ai déjà parlé, les ouvriers, tous ces hommes de métier, ces compagnons magnifiques, maçons, charpentiers, tailleurs de pierre, ferronniers, verriers, la crème de la crème de la compétence et du savoir-faire manuel, les dignes héritiers des bâtisseurs du Moyen-Âge, qui œuvrent aujourd’hui à sa renaissance ?

Vive la France, vive la République, vive le sursaut national !

André Pouchet