Éric Zemmour, le dernier amoureux de la France

Publié le 16 octobre 2014 - par - 1 798 vues
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Ri7Zemmour tribunal antiraciste3L’article de Frédéric Sroussi paru dans le n° 377 de RL : j’ai deux Zemmour : mon pays et vichy, appelle plusieurs remarques. La première c’est que Frédéric Sroussi, comme la majorité des bien-pensants accuse Zemmour de vouloir réhabiliter le maréchal Pétain et Vichy, cela dit Mitterrand décoré, par le même Pétain le fit, mieux que personne en faisant déposer chaque année sur la tombe du vieux sénile une gerbe le jour de l’anniversaire de sa mort.

http://ripostelaique.com/j-ai-deux-zemmour-mon-pays-et-vichy.html

Aussi, attribuer à Zemmour cette pseudo-réhabilitation est malhonnête et non historique.
Poussons un peu plus loin, lorsque les nazis proposèrent en 1938 que les États-Unis accueillent les juifs allemands, ceux-ci par la voix de Roosevelt refusèrent, et last but not least, une délégation de juifs américains allèrent voir Roosevelt en 1941 pour lui demander de ne pas intervenir dans la guerre, de ne pas céder sur la question de la non-intervention, car si les États-Unis rentraient en guerre malgré l’opinion de l’ensemble des Américains, une flambée d’antisémitisme accuseraient les juifs américains de vouloir que les boys se fassent tuer en Europe pour les familles des juifs (toujours à l’époque interdits d’entrée dans beaucoup de club et grands cercles).

Rappelons également que Laval fut remercié via sa fille José de Chambrun par Roger Hanin (Victor Lévy) dont le père travaillait à la poste d’Aubervilliers et Laval avait déclaré à Abetz l’interdiction à quiconque de toucher aux juifs d’Aubervilliers.
Cité A.Kaspi pour dire que « » le gouvernement de Vichy n’a pas eu la vocation et n’a guère éprouvé la tentation de sauver les Juifs de France ». (Magazine » L’Histoire », octobre 1991), est une grande découverte historique !

Par contre, personne ne relit plus Raoul Hillsberg qui dans son grand ouvrage, « la destruction des juifs d’Europe » rappelle qu’en distinguant entre juifs français et juifs étrangers Vichy sauva la vie d’une partie importante des juifs. Certes l’échange était immonde et digne du maquignon auvergnat Laval, mais rappelons qu’en Hongrie, Rudolf (Rezső) Kastner (Kasztner), fut dirigeant du Va’adat Ezrah Vehatzalah (Vaada), ou Comité d’Aide et de Secours, pendant l’occupation de la Hongrie par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Il fut, en outre, chargé de négocier avec les dirigeants SS l’autorisation pour 1 684 Juifs de quitter la Hongrie pour la Suisse, en échange d’argent, d’or et de diamants, dans ce qui sera appelé le « train de Kastner ». Oskar Schindler le considérait comme « l’homme le plus courageux qu’il ait rencontré».

Son rôle très controversé en Israël dans les négociations avec les SS fut mis en lumière en 1953, quand il fut accusé dans un pamphlet auto-publié de Malchiel Gruenwald, d’avoir collaboré avec les nazis. Il aurait notamment fourni des témoignages à décharge aux Alliés sur l’officier SS Kurt Becher, évitant à ce dernier d’être jugé au procès de Nuremberg.

Il y eut un procès qui dura deux ans et qui se termina par une décision du juge, stipulant que Kastner avait en effet « vendu son âme au diable la plupart des Juifs sauvés par Kastner le considèrent comme un héros qui a risqué sa vie en négociant avec Eichmann. Cependant d’autres Juifs hongrois s’interroge pour savoir si Kastner devait négocier avec Eichmann et si Kastner, au lieu d’un héros, ne serait pas plutôt un collaborateur. J’engage Monsieur Sousri à aller voir le film de Claude Lanzmann : « Benjamin Murmelstein, Le Dernier des injustes » sorti seulement en 2013.

Et de s’intéresser à l’idole des marchés et des anti-capitalistes du monde entier : Georges Söros (Gyorgy Schartz) le philanthrope qui à 13 ans dans Budapest faisait avec son oncle du business avec les nazis, le fondateur de la trop fameuse, Open Society Institute qui rassemble une vingtaine de fondations et dont le but est de défendre les droits humains et promouvoir la gouvernance démocratique, étend son influence au terrain politique. George Söros qui se décrit lui-même comme un « chef d’État apatride ». À travers ses fondations lancées en 1984 et l’Open Society Institute, Georges Soros a distribué plus de 8 milliards de dollars à diverses causes humanitaires dans 70 pays partout sur la planète.
Et n’a qu’un seul but auquel il est parvenu avec Jeffey Sachs et tous les économistes de Standford : détruire l’union soviétique en y instituant le capitalisme et là où l’Europe mit 150 ans pour l’accumulation primitive du capital (voir Marx in Le Capital) Söros et Sachs et les petits génies standfordiens mirent quelques 5 ans, car chaque année les actions étaient distribuées à coup de kalachnikov ou de lance grenade : rien que pour Moscou 6000 morts par an.

Mais pour en revenir à Éric Zemmour qui ne veut prouver que la complexité de l’histoire, le procès qui lui est fait est la revanche du « Léviathan » qui symbolise la mer Rouge et rappelle la victoire de Yahvé sur l’Égypte. Dans Job, XL, 25, et dans le Psaume CIV, 26, il continue d’évoquer, en des tournures remplies d’ironie, le monstre vaincu par le Dieu d’Israël, aux origines du monde. Certes Éric Zemmour n’est pas le dieu d’Israël, mais lui se souvient du grand sanhédrin réuni par Napoléon en 1808 et qui fit des juifs français des Français juifs, et il n’oublie pas que l’assimilation devenue aujourd’hui un gros mot permit à des millions d’Italiens, d’Espagnols de juifs de faire des vrais Français.

Monsieur Sroussi devrait s’en souvenir de la même façon que madame Léa Salamé, qui invectiva Éric Zemmour, le disant plus goy que goy ce qui en bon yiddish est une réflexion péjorative contre les non juifs, mais elle qui est la vertu du journalisme du service publique, elle qui est d’origine libanaise pourrait-elle nous dire pourquoi ses parents catholiques (son père était ministre de la culture) quittèrent le Liban, serait-ce à cause de ces gentils musulmans ?

Lazare Zylbergleitt

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