Éric Zemmour seul contre tous : le combat de la vertu contre le vice 

L’histoire du débat politique démontre à l’évidence que la bienveillance est généralement disqualifiée et évacuée de la joute oratoire entre adversaires idéologiques. Il n’est, à cet égard, que de revisiter les grandes heures de la IIIe République pour noter qu’à l’époque, déjà, l’usage d’une sémantique aiguisée, parfois violente et toujours sans concession était la règle.

Adolphe Thiers, Léon Gambetta, Georges Clemenceau, ou encore Aristide Briand n’ont jamais hésité lorsqu’il le fallait à brocarder leurs opposants avec une vigueur ressemblant, disons-le, à de la fureur.

Il en est, qui, tel Joseph Caillaux, l’inventeur de l’impôt sur le revenu comme moyen budgétaire de la France, dont les prises de positions et la personnalité ont suscité une haine véhémente aboutissant au meurtre de Gaston Calmette, directeur du Figaro, par son épouse Henriette Caillaux. C’est dire si les choses pouvaient aller loin dans l’affrontement et faire fi du raisonnable.

Le 23 avril 1961, le général de Gaulle lui-même osait à l’égard des chefs les plus prestigieux de l’armée, certes dissidents mais néanmoins valeureux, l’anathème suivante : « Ce pouvoir (celui décrété par ces chefs militaires) a une apparence : un quarteron de généraux en retraite ; il a une réalité : un groupe d’officiers partisans, ambitieux et fanatiques. Ce groupe et ce quarteron possèdent un savoir-faire limité et expéditif, mais ils ne voient et ne connaissent la nation et le monde que déformés au travers de leur frénésie ». Nul ne lui intenta alors de procès en racisme, alors que pourtant ce mot à un rapport avec la race. Il utilisa des mots sans commune mesure en regard de la valeur de ces chefs militaires ayant risqué leur vie moult fois au service de la Nation. Ces mots n’étaient que mépris hautain alors qu’ils auraient pu être fermes mais respectueux.

Or, à l’approche des futures élections présidentielles de 2022, dans un ensemble bien ordonné et en dépit des divergences multiples et fondamentales, la classe politique, les médias et une partie de l’opinion publique s’émeuvent de ce qu’Éric Zemmour s’en soit pris de manière « inadaptée » au futur ex-président de la République.

Trouvez-moi un seul Français qui puisse expliquer la pensée d’Emmanuel Macron. Il n’y en a aucun, pas même lui. Personne ne sait qui il est parce qu’il n’est personne. » a dit Éric Zemmour. Cette phrase est violente, nul n’en disconviendra. Mais, est-elle injurieuse ? Est-elle diffamatoire ? La réponse est deux fois non ! Elle n’est que factuelle !

En revanche, Macron lui-même, ne s’adressant ni à un adversaire politique ni à un seul individu isolé mais à la Nation a gravement injurié les Français en de nombreuses circonstances. Ses concitoyens seraient selon lui des « fainéants » fumeurs de clopes, des illettrés qui « foutent le bordel ». L’insolence de cet homme est celle d’un adolescent immature et inconséquent. Éric Zemmour a eu raison de le souligner et nul ne devrait pouvoir lui faire grief de ce propos dont la véracité est marquée au coin du bon sens et de l’honnêteté intellectuelle. Macron a osé la distinction entre les premiers de cordée, c’est-à-dire lui et ses inféodés et ceux qui ne sont rien, c’est-à-dire à peu près tous les autres… Et ceux-là, les mêmes milieux qui caricaturent et apostrophent Éric Zemmour, ont l’oubli facile pour les « bêtises » du jeune homme de l’Élysée. D’ailleurs, on peut noter que le candidat Zemmour est, lui, brocardé de façon souvent inacceptable par les lazzis venant de milieux dont nous serions en droit d’attendre plus de respect et de modération. Je songe en particulier à la presse et certain de ses représentant comme par exemple l’ineffable vitupérant Laurent Ruquier imbibé de ses « fiertés » sommaires.

Certains, dont l’indécence est incommensurable, ont l’audace de nier la droiture et l’honnêteté du candidat de la « Reconquête » alors qu’ils sont eux-mêmes les étendards de la déloyauté la plus infâme et du carriérisme le plus abject.

Voici leurs noms : ils se nomment Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Mais ils ne sont pas les seuls qui ont retourné leur veste en acceptant de bouffer leur chapeau. Je veux parler de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Tous ces gens qui ont dit pis que pendre sur Macron AVANT, pour certains, de commettre la honteuse commission d’aller à la soupe et pour d’autres de se préparer à y aller.

Cette engeance est celle qui pourtant a conduit le pays au bord de la ruine et de la colonisation depuis 40 ans. Comment osent-ils encore donner des leçons économiques alors que leur incurie en la matière est manifeste, en amour de la France alors qu’ils l’ont mille fois vendue ?

https://www.youtube.com/watch?v=zbdxFZb2h0M

https://www.youtube.com/watch?v=XX0rNWLZEPs

Nous assistons aujourd’hui au combat du vice contre la vertu et la vertu est ce qui a le plus manqué à tous nos gouvernants depuis Giscard sans aucune exception. Ceux qui apostrophent aujourd’hui le candidat de la Reconquête sont ceux qui nous ont menti depuis tant d’années et qui ont encore aujourd’hui l’intention de nous flouer, de dire aujourd’hui ce qu’ils ne feront pas demain et de ne pas faire demain ce qu’ils nous ont promis aujourd’hui.

Pour masquer l’inanité de leur politique, ils se placent sur le terrain de la dénonciation d’une improbable violence de Zemmour en oubliant leurs propres provocations grossières et leur incurie coupable.

Jean-Jacques FIFRE

 

 

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7 Commentaires

  1. Je n’ai pas lu l’article, car son illustration me rappelle la manière dont les peuples arabes idolâtrent leurs « sauveurs ».
    Bientôt vous ferez comme à la télévision jordanienne, où l’on voit le visage du roi dans le ciel, au milieu des nuages.
    Heureusement que le ridicule ne tue pas…

      • Cette secte Zemmourrienne nage dans l’abrutissement intellectuel .C’est navrant de voir des gens se disant patriotes s’enfoncer dans l’adoration du « VEAU D’OR »(référence aux Hébreux)

  2. Le titre ici? Mort de rire…Le Zemmour vertueux va apporter le duel Macron-Pécresse et tuer le camp populiste. Parfois, il faudrait échanger la sauce blanche qui sert de cerveau à certains écrivaillons sévissant ici contre des neurones et des synapses.

    • C’est sûr que du temps de MOnsieur Staline il y avait de la matière grise à revendre, suffit de voir la carrière de bienfaiteur de l’humanité du sus nommé

  3. S’ils regardent la vidéo ils diront ce n’est pas moi ? Faux-culs ! C’est épouvantable d’hypocrisie et on peut même en faire un melon melèche !
    Melon veut poursuivre sa carrière politique et Melèche l’arrêt ! 😇

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