Erreurs de jeunesse : il vaut mieux s’appeler Cesare Battesti que Bastien Durocher

Publié le 21 février 2014 - par - 1 282 vues
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En octobre dernier, Marine Le Pen a accusé certains  médias de « surveiller les candidats » de son parti à la recherche de leurs failles.

Un exemple vient de nous en être donné la semaine passée à Châteauroux, lors d’un matraquage en règle, pendant plusieurs jours, dans la presse locale, avec pour sujet Bastien Durocher candidat de 25 ans  sur la liste FN de cette même ville aux élections municipales.

Affaire relayée par la presse française dans son ensemble, les radios, la télévision… Tir groupé… Quand on déteste, on ne compte pas! Le baroud de déshonneur, les médias le pratiquent à merveille, c’est bien là un de leur seul talent. Par contre, question impartialité concernant le traitement des divers partis, c’est le zéro pointé et c’est bien là leur pire défaut.

Le tatouage, de très mauvais goût je le concède, que Bastien s’était fait faire quand il avait 19 ans et avait arboré à ce moment-là sur Facebook, méritait-il un tel déchaînement médiatique? Il s’était bien rendu compte de son erreur puisqu’il avait enlevé les photos litigieuses en 2011. Seulement, les circonstances atténuantes, lui, il n’y a pas droit et pour cause. Car le tort extrême de Bastien c’est d’avoir en poche une carte du FN. Alors, dans ces circonstances, il est devenu un outil ou plutôt une arme bien utile dans les mains de cette caste de journalistes ultras-gauchistes qui mettent leur plume au service de l’extermination du FN, et ceci, avec l’argent des contribuables.

Avoir un tatouage aussi douteux soit-il en même temps qu’une carte du FN n’en fait pas nécessairement un dangereux terroriste qu’on affiche sur tous les murs !

Qui l’a dénoncé? Un extrémiste de gauche (anonyme évidemment, car il n’a pas le courage de ses opinions) qui n’a pas eu de peine à renseigner sans doute quelques journalistes, de ceux qui collaborent à un grand projet : la « gauchisation » de la France entière avec tous les effets délétères que cela implique. Les exemples ne manquent pas.

Si Bastien, qui n’a rien d’un être dangereux, avait été de gauche, on aurait ignoré son cas ou on l’aurait soutenu.

Pour preuve, la protection accordée au terroriste italien Cesare Battisti qui était une pointure autre que Bastien !

Ce personnage recherché en Italie pour plusieurs crimes était membre du PAC (Prolétaires Armés pour le Communisme). Il s’est réfugié en France en 1990 où il a bénéficié de soutiens de la part d’écrivains (Fred Vargas Bernard -Henri Lévy…), d’une partie du PS et de l’extrême gauche.

En 2004, alors que le gouvernement avait enfin décidé de l’extrader, certains l’ont aidé à fuir vers le Brésil où il est incarcéré depuis 2007.

Un détail mérite d’être évoqué. En cette même année 2004, François Hollande, alors chef du PS, lui avait rendu visite à la prison de la Santé où il avait été écroué le 10 février 2004 puis remis en liberté le 3 mars suivant. Juste après, il a fui au Brésil suite à l’arrêt qui autorisait son extradition.

Comme j’ai pu le lire, ce bandit avait « bonne presse » en France. C’est dire la tolérance extrême qui peut se manifester pour ceux qui marchent à gauche alors qu’on n’excuse rien à ceux qui marchent à droite.

Ce qui est regrettable pour Bastien, c’est que lui a été condamné quasiment sans appel et qu’on n’a pas hésité à donner son nom en pâture.

Il y en a pourtant envers qui on veut surtout prendre des gants en ne révélant pas leur identité même si de lourdes charges pèsent sur eux.

Exemple pas très lointain : un jeune djihadiste musulman a été arrêté à Châteauroux en octobre dernier, mais pour lui, silence radio quant à son nom. Pas question d’en dire trop au niveau de l’information : bouches cousues et stylos vides ! La presse, objecteur de conscience dans certains cas n’en dira pas plus, si ce n’est que ça « a causé un grand émoi dans la communauté musulmane de la ville ». La sécurité est sauve, on aura évité une émeute.

Dernièrement, j’entendais que d’autres jeunes djihadistes français partis en Syrie nous étaient revenus et qu’il fallait les traiter non pas comme des criminels mais comme des victimes. Ils se retrouvaient pourtant de leur propre gré à prendre les armes dans un pays en guerre, sûrement pas pour aller en excursion, se mettant ainsi en position d’ennemis de notre pays. Ne doutons pas qu’il leur sera beaucoup pardonné. Beaucoup plus qu’à Bastien dont le plus grand tort est de se retrouver dans le mauvais camp, celui de la droite FN, le camp le plus violemment poursuivi et attaqué surtout en période préélectorale.Alors quelle opportunité quand on peut trouver des cibles humaines sur lesquelles on peut taper, si les coups à travers les livres, les divers médias dans le choix des écrits, articles,reportages  » bidonnés  » n’arrivent pas à vraiment à « gauchiser » les électeurs qui vont bientôt se déplacer aux urnes.

Parole d’internaute relevée à propos de cette affaire de tatouage : « Pour la propagande anti-FN les médias sont tous sur la même ligne pas besoin de les briefer. C’est peut-être à cause de cela que les ventes baissent. »

Si Bastien a eu un moment de mauvais penchants en suivant des extrémistes de droite, le fait qu’il ait milité ensuite au FN et décidé de faire enlever cet affreux tatouage sur son corps prouve au moins qu’il s’est dégagé de groupes trop radicaux. Doit-on l’en accuser plus? Doit-on le condamner?

Il y en a vraiment marre de ces chasseurs de têtes qui essaient de maintenir un état de terreur pour disqualifier la droite, surtout si elle est trop à droite. Leur violence ne suffit pas à compenser les lamentables résultats de la politique actuelle pourtant de gauche et plutôt  que de faire les poubelles, qu’ils proposent des solutions viables et on votera tous à gauche!

Françoise Lerat

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