Esteban et Katia sont des travailleurs patriotes, les antifa sont des petits-bourgeois francophobes

Publié le 13 juin 2013 - par - 2 334 vues
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Avec l’hyper-récupération par la gauche de la mort de Clément Méric, c’est la bonne vieille « lutte des classes » qui ramène son nez.
Les antifas, enfants de bourgeois et de petits bourgeois, insultent et poursuivent les jeunes nationalistes révolutionnaires, qui sont comme Esteban Morillo et sa compagne Katia des enfants de la classe ouvrière issus de l’immigration européenne.
Ce sont des petites crapules bourgeoises et petites bourgeoises de gauche, cette gauche qui veut changer le peuple français avec l’aide de l’immigration arabo-musulmane et sub-Saharienne, qui appelle fasciste ceux qui ne font que défendre les derniers morceaux qui leurs reste de leur identité prolétarienne et française .
Le même jour, l’on apprend que Bertrand Delanoë veut porter plainte contre l’humoriste Nicolas Canteloup pour propos homophobes, que le journaliste Clément Weill-Raynal, qui a filmé le «mur des cons» au syndicat de la magistrature, est mis à pied une semaine de son travail à FR 3, avec l’assentiment du SNJ-CGT.
Le même jour, les « jeunes » qui ont attaqué les voyageurs du RER D écopent de prison avec sursis, voire d’admonestation. L’ont voudra bien me pardonner de citer ici largement le philosophe Jean-Claude Michéa qui mieux que je ne saurai le faire décrit dans son dernier ouvrage : les mystères de la gauche, la décadence politique et morale de la gauche qui aujourd’hui, en toute hypocrisie, met à bas la liberté d’expression pour mettre à bas la classe ouvrière française.
Dans une interview au journal « Marianne » le 12 mars 2013 à propos de la sortie de son nouveau livre, « Les Mystères de la gauche », paru aux éditions Climat il s’explique sur sa rupture avec la gauche.
« S’il n’y avait pas, parmi les classes populaires qui votent pour les partis de droite, un attachement encore massif à l’idée orwellienne qu’il y a “des choses qui ne se font pas”, on ne comprendrait pas pourquoi les dirigeants de ces partis sont en permanence contraints de simuler, voire de surjouer de façon grotesque, leur propre adhésion sans faille aux valeurs de la décence ordinaire. Alors même qu’ils sont intimement convaincus, pour reprendre les propos récents de l’idéologue libéral Philippe Manière, que seul l’“appât du gain” peut soutenir “moralement” la dynamique du capital (sous ce rapport, il est certainement plus dur d’être un politicien de droite qu’un politicien de gauche). C’est d’ailleurs ce qui explique que le petit peuple de droite soit structurellement condamné au désespoir politique (d’où son penchant logique, à partir d’un certain seuil de désillusion, pour le vote d’“extrême droite”). Comme l’écrivait le critique radical américain Thomas Franck, ce petit peuple vote pour le candidat de droite en croyant que lui seul pourra remettre un peu d’ordre et de décence dans cette société sans âme et, au final, il se retrouve toujours avec la seule privatisation de l’électricité ! Cela dit, la logique de l’individualisme libéral, en sapant continuellement toutes les formes de solidarité populaire encore existantes, détruit forcément du même coup l’ensemble des conditions morales qui rendent possible la révolte anticapitaliste. C’est ce qui explique que le temps joue de plus en plus, à présent, contre la liberté et le bonheur réels des individus et des peuples. Le contraire exact, en somme, de la thèse défendue par les fanatiques de la religion du progrès.

Et dans un entretien à “l’Humanité” le 15 mars le même Jean-Claude Michéa à une question sur la gauche répondait : “Le nom de gauche ne me paraît plus suffisamment rassembleur aujourd’hui. Pour deux raisons, l’une conjoncturelle, l’autre structurelle. La raison conjoncturelle, c’est que trente ans de politique mitterrandiste ont massivement discrédité ce nom aux yeux des classes populaires. Pour un nombre croissant de gens, et notamment dans cette France ‘périphérique’ abandonnée et méprisée par les élites, il se confond désormais, avec ce libéralisme culturel – omniprésent dans le monde du show-biz et des médias – qui ne représente que la face ‘morale’ de l’économie de marché. L’autre raison, c’est qu’au XIXe siècle, la droite, ou ‘parti de l’ordre’, désignait d’abord les nostalgiques de l’Ancien Régime et du pouvoir absolu de l’Église, alors que la gauche, ou ‘parti du mouvement’, regroupait essentiellement les ‘classes moyennes’ – depuis la grande bourgeoisie libérale et industrielle jusqu’à la petite bourgeoisie jacobine et républicaine. Quant au mouvement ouvrier, il ne songeait, à cette époque, qu’à préserver sa précieuse indépendance politique et culturelle. C’est pourquoi Marx ne s’est jamais défini comme un homme de gauche ! Ce n’est que lors de l’affaire Dreyfus, face à la menace imminente d’un coup d’État réactionnaire, qu’un compromis historique dit de ‘défense républicaine’ s’est noué – sur des bases au départ strictement défensives – — entre cette gauche originelle et le mouvement ouvrier socialiste. Ce compromis défensif – réactualisé dans les années trente face au péril fasciste – avait évidemment ses vertus et il reste à l’origine de la plupart de nos conquêtes sociales – du Front populaire à la Libération. Le problème, c’est qu’au fur et à mesure que la vieille droite ‘historique’ disparaissait du paysage politique – la droite moderne ne se réclame plus de l’Ancien Régime, mais bel et bien du libéralisme économique des Lumières –, il était condamné à perdre peu à peu sa cohérence initiale. Car l’ennemi principal des peuples, aujourd’hui, ce n’est évidemment plus ‘l’alliance du trône et de l’autel’. C’est l’accumulation illimitée du capital, c’est-à-dire ce processus d’enrichissement sans fin de ceux qui sont déjà riches, dont la critique définissait le sens même du projet socialiste. En validant progressivement l’idée que cette critique conduisait inexorablement au ‘goulag’, la gauche se condamnait donc à redevenir ce simple parti du ‘progrès’ et du ‘mouvement’ comme fin en soi qu’elle était déjà avant l’affaire Dreyfus. C’est ainsi qu’on est logiquement passé de l’idée qu’‘on n’arrête pas le progrès’ à l’idée, aujourd’hui dominante, qu’on n’arrête pas le capitalisme.

Certes toutes les réformes sociétales ne servent pas seulement qu’à faire diversion, mais il est clair qu’on ne saurait les imposer aux classes populaires sur les seules bases de l’idéologie libérale, c’est-à-dire en se plaçant au seul point de vue du droit abstrait et ‘axiologiquement neutre’ de tous sur tout. C’est cette ‘vision juridique du monde’, selon l’expression de Marx, qui conduit, par exemple, un Pierre Bergé ou une Marcela Iacub à considérer la ‘profession’ de mère porteuse ou de prostitué (e) comme un ‘métier comme un autre’ (chacun étant libre, à leurs yeux, de faire ce qu’il veut de son corps ou, comme Depardieu, de son argent). Or une société socialiste, à la différence d’une société libérale, ne saurait se passer d’un minimum de valeurs morales et philosophiques communes – ne serait-ce que pour dénoncer l’indécence de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la domination masculine ou de la persécution des minorités. Il faut donc considérer chacun de ces projets de réforme au cas par cas et selon des critères qui ne soient jamais exclusivement juridiques. Sans quoi, comme l’écrivait déjà Engels, la revendication socialiste d’égalité ‘tombe nécessairement dans l’absurde’. Jusqu’à amplifier, comme aujourd’hui, tous les effets de la logique libérale ».
Comment mieux dire que la gauche aujourd’hui est libérale tant dans l’économie que dans le sociétal et que le peuple veut de ‘l’ordre moral’ un ordre appeler justement par Orwell, ‘la décence ordinaire’, celle que la gauche depuis longtemps, à jeter aux rebus.

En réalité, les jeunes skinheads sont la partie colérique d’une classe ouvrière française qui se voit dépouiller, dépossédée, de tout, son histoire (voir les nouveaux programmes de l’éducation nationale), sa race (l’antiracisme est le fascisme d’aujourd’hui, voir Churchill), son travail (le grand remplacement par l’immigration productrice d’angoisse et de chômage), sa place sociale (l’islamisation encouragée par la gauche et le mépris affiché des élites pour le travail), et ses repères territoriaux (mondialisme et extension du territoire de l’immigration dans les villes moyennes et les petits bourgs).
En ce sens la condamnation de Esteban Morillo et son amie Katia, qui sont tous les deux issue d’une immigration européenne, est le signe tangible que la gauche a décidé de finir le travail qu’elle avait commencé en 1940 avec Pétain : mettre à bas toute notion de peuple français et viser dès cette époque la fusion dans une Europe idéale.
Ils ont l’air pressés.

Lazare Zylbergleitt

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