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Et 100 Antifas chargèrent les GJ et Vincent Lapierre, avec la complicité de la police…

L’examen de la dernière vidéo de Vincent Lapierre, à l’occasion de l’acte XIV des Gilets jaunes, mérite d’être approfondi. On y voit d’abord que le jeune reporter est très apprécié des Gilets jaunes de base. Il leur donne la parole, les écoute, et a le don de trouver des interlocuteurs qui résument, par leurs propos, l’état d’esprit de ce mouvement, et particulièrement le rejet des traîtres qui nous dirigent depuis 40 ans, et de Macron, qui leur a succédé pour aggraver leur politique.

On est obligé de constater que vu le contexte parisien, Vincent Lapierre, qui avait été agressé deux semaines auparavant, à Toulouse, est obligé d’avoir un service de sécurité à ses côtés.

Mais trois scènes sont particulièrement marquantes. D’abord, il a un premier accrochage verbal avec un Black Bloc qui vient l’invectiver, lui reprochant la tonalité de certaines de ses vidéos à leur encontre. Le dialogue est viril, mais on ne sent pas que le reporter est en danger. Mais ignorant la situation, les CRS interviennent et exfiltrent de la manifestation… Vincent Lapierre, et pas le Black Bloc agressif ! Version officielle, c’est pour le protéger. Bien sûr, il lui est facile de rejoindre le cortège par une rue perpendiculaire, et de continuer son travail.

La deuxième scène est la plus marquante. Les Gilets jaunes qui entourent Vincent Lapierre se retrouvent poursuivis et bombardés de bouteilles et de pavés par une centaine d’Antifas qui insultent le reporter, le qualifiant de facho. Sans la moindre intervention des forces de l’ordre, le petit groupe est obligé de fuir le plus rapidement possible les lieux, pour éviter des blessures graves.

Le pompon de la situation est qu’une fois l’incident terminé, les CRS engueulent… Vincent Lapierre, lui faisant remarquer qu’il avait bien cherché ce qui lui était arrivé, puisqu’il était revenu dans la manifestation, alors que les forces de l’ordre l’avaient viré pour mieux le protéger.

Et bien sûr, quand le responsable du « Média pour Tous » leur demande pourquoi ils n’ont pas arrêté les agresseurs antifas, pourquoi ils n’opèrent pas d’arrestations préventives, pourquoi ils ne les mettent pas hors d’état de nuire, c’est un grand silence gêné, et les CRS, vindicatifs quelques secondes auparavant, s’éloignent en silence.

Tout est dit dans ce non-dit… Nous avons la preuve que les policiers ont des consignes pour foutre une paix royale aux Antifas, qui multiplient les agressions contre ceux qui ne pensent pas comme eux, et contre des Gilets jaunes, pour mieux discréditer le mouvement et intimider ses meilleurs représentants.

Par contre, cette police, qui ne bouge pas une oreille contre les Antifas ou les Black Blocs, s’est permis, ce jour, de mettre en garde à vue préventive un des leaders grenoblois, Julien Terrier, et son adjoint, qui avaient annoncé leur volonté de faire une opération « Autoroute gratuite ». Ils ont été relâchés à 16 heures, avec un rappel à la loi.

Une preuve supplémentaire de la pourriture de ce régime, et des pratiques crapuleuses de Castaner, Nunez et de la hiérarchie policière.

Paul Le Poulpe