Et à la fin c’est qui qui gagne ? Les autres !

Publié le 29 septembre 2019 - par - 1 659 vues
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À la Convention de la droite, Éric Zemmour a fait résonner ce que nous sommes beaucoup à penser, à dire, à écrire mais sans avoir l’aura ni les moyens de diffusion de l’éditorialiste vedette du Figaro.

Ses phrases font écho à ce que nous voyons dans notre pays.
Il faut être aveugle ou journaleux au Monde, à Libération, à LCI, pour contester que « en France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration, école, logement, chômage, déficits sociaux, ordre public, prisons […] et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine » ; pour ne pas remarquer l’alliance de « l’universalisme marchand » et de « l’universalisme islamique » qui « écrasent nos nations […] nos modes de vie, nos cultures » et l’alliance de « la kalachnikov et de la djelabba » dans nos cités. Quel esprit sain ne comprend pas que l’État français est devenu « l’arme de destruction de la nation et de l’asservissement de son peuple, du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation » ? Que « nos progressistes si brillants […] nous ont ramenés à la guerre des races et à la guerre des religions » en nous servant l’« idéologie diversitaire » comme un bienfait démocratique ?

Ces progressistes qui font d’Éric Zemmour un SS dans Télérama ont dû apprécier la comparaison : « Nous vivons sous un nouveau pacte germano-soviétique, entre les deux universalismes que nous combattons et qui sont au fond deux totalitarismes, l’islam et le progressisme ».

« La question qui se pose à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? » a demandé Éric Zemmour. Mais ne l’acceptent-ils pas déjà dans de nombreux quartiers et parfois dans des villes entières ?
Jusqu’à maintenant, jamais je n’ai pas entendu parler de révolte.

Il est certain qu’Éric Zemmour se retrouvera une fois encore devant un juge qui le condamnera sous l’œil policier des associations mortifères qui nous ont mis sous surveillance depuis des années. Zemmour est, pour eux, un délinquant idéologique. L’obscur Gérard Noiriel, le Torquemada de la nouvelle Inquisition, est fier de l’écrire.

Cette Convention de la droite a-t-elle été un échec ou un succès ? Un renouveau ou un combat d’arrière-garde ?
Comme toujours, l’avenir nous révèlera.

Ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est que les mondialistes, les européistes, les immigrationnistes, les élites, sont à la manœuvre.

Comme le dit Mathieu Bock-Côté, Zemmour est plus que courageux mais le système va chercher à l’anéantir. Définitivement.
Pourquoi ?
Parce qu’après quelques années de relatif immobilisme, de petite stupeur, le système est redevenu totalement progressiste. Il s’est remis en mouvement.

Au Royaume-Uni, il met Boris Johnson en grande difficulté. Le système peut remercier Teresa May qui a tellement fait traîner le Brexit qu’il apparaît maintenant un morceau de bois mort.

En Italie, Salvini a été évincé du pouvoir et les bateaux chargés de migrants abordent de nouveaux les rivages de la péninsule. Le système s’est servi de l’impatience du leader de La Liga pour l’écarter du pouvoir.
Aux États-Unis, les démocrates ont lancé une procédure de destitution du Président Trump. Elle va pourrir encore davantage les derniers mois de son mandat.

Le système est à l’offensive sur tous les fronts.
Il a su créer une horreur adolescente et l’a mis à la tribune de l’Onu pour qu’elle nous serve un discours climatique qui fait de nous les meurtriers de la planète. La jeunesse de plus en plus décérébrée par des enseignants dont les connaissances sont réduites à la propagande écolo prépare des bûchers bio pour les climatosceptiques.
Il a fait voter la PMA cassant un peu plus notre civilisation. Le droit à l’enfant pour tous revient à faire du bébé une marchandise comme une autre.

Il fait sortir Franco de son tombeau pour le jeter dans les poubelles de l’Histoire.
Il censure efficacement nos idées sur les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, YouTube. Plus grand-chose ne passe.
Il a su transformer le mouvement des Gilets jaunes du samedi en persistance rétinienne peu invalidante.

Je crains qu’Éric Zemmour ne soit le bon soldat qui cache l’avancée de l’armée ennemie.

Raphaël Enthoven en lançant : « Je ne suis là ni pour cautionner votre démarche ni pour vous convaincre – encore moins pour vous faire la morale – mais, plus modestement, pour vous déconstruire. Et vous dire, en tout cas, les quelques raisons pour lesquelles, à mon avis, ce que vous entreprenez, ce que vous esquissez aujourd’hui, ne marchera pas » aurait peut-être mérité d’être plus écouté que hué.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/le-discours-de-raphael-enthoven-a-la-convention-de-la-droite-20190928

Je sais bien que, comme autrefois il ne fallait pas désespérer Billancourt, il ne faut pas désespérer le parti de l’hypothétique sursaut : les conservateurs, les populistes, les souverainistes, les identitaires, les nationalistes.
Mais en écrivant ces mots, je ressens « une insondable tristesse / Où le Destin m’a déjà relégué » (Charles Baudelaire).

Marcus Graven

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