« Et Allah devint poussière… » de Philippe Arnon

« Et Allah devint poussière… »

Roman de science-fiction de Philippe ARNON

Non ! Il n’y aura pas de guerre bientôt entre les États-Unis et la Chine et le piège de Thucydide ne s’appliquera pas. C’est tout au moins Philippe ARNON qui l’affirme dans son essai de science-fiction « Et Allah devint poussière… ».

Pour quelles raisons alors ? Il y en a plusieurs. Tout d’abord, parce que si effectivement, comme l’histoire l’a montré, la propension d’une puissance dominante consiste à recourir à la guerre pour abattre la puissance montante qui veut lui ravir la première place, l’automatisme cette fois, ne se reproduira pas. Car si les hommes ont jusqu’à aujourd’hui adoré faire la guerre, les deux mastodontes savent qu’un affrontement entre eux risquerait fort de mettre un terme à la vie sur terre. Et si les Américains sont de gros bourrins, il leur reste malgré tout un peu de jugeote. Les Chinois, c’est moins sûr. Ensuite, les Américains sont des pétochards. Ils ont cette obsession de montrer qu’ils sont les plus forts ; c’est pourquoi ils vont foutre leur nez un peu partout et à chaque fois, ils provoquent un vrai bordel, se prennent une raclée et ils retournent chez eux la queue entre les pattes. Cela se vérifie parfaitement en ce moment avec l’Ukraine face à la Russie : ils jouent les cow-boys mais s’empressent de préciser que si la Russie attaquait, ils ne bougeraient pas et ils rapatrient leur personnel diplomatique. Il faut de la détermination pour gagner une guerre. Eux, ils n’en ont pas, les Russes, si… et les Chinois, si !!!

Enfin, la dernière raison saute aux yeux. Partout dans le monde, les gens sont à bout : ils en ont marre du système qui les prend pour des imbéciles et qui les exploite avec hypocrisie. On l’a vu avec la crise du covid-19. Ce qu’ils reprochent au système, c’est de ne plus les protéger et surtout, ne plus les protéger dans leur identité en laissant une civilisation qui leur est complètement étrangère et hostile – l’islam, on l’aura compris ! détruire à petit feu ce qui reste de la leur et que la globalisation parallèlement encourage. Or, vis-à-vis de l’islam, les pays sont arrivés à saturation : ils ne supportent plus le totalitarisme de la haine, de la cruauté et de la destruction d’autant plus qu’il mine le déroulement de l’économie mondiale.

Et c’est là où Philippe ARNON imagine ce qui pourrait très bien se produire. Il choisit comme fil conducteur de son roman une jeune Estonienne, Piret. Elle commence par suivre sa scolarité au lycée français de Tallinn puis va étudier à Paris à l’Inalco et, sa licence en poche, revient à Tallinn. Elle décide alors d’apprendre le mandarin à l’Institut Confucius. C’est là qu’elle rencontre le jeune ambassadeur de Chine, Abdurrahim, un Ouïgour avec lequel elle finit par se marier. Or, le maître de la Chine, Xi Jinping, a repéré Abdurrahim. Il charge sa fille Xi Mingze mariée à une star-architecte et qui a étudié la langue française, de l’approcher. Très vite, une amitié se crée entre les deux couples et Abdurrahim, qui est jugé comme élément prometteur, est nommé ambassadeur de Chine aux États-Unis.

Or, il arrive dans l’histoire qu’il se produise parfois des hasards renversants. C’est ainsi qu’à l’orée des années 2030, les quatre premières puissances mondiales – Chine, États-Unis, Russie et Inde – sont dirigées par des femmes. Elles aussi sont harassées par l’ordre mondial parce qu’il a toujours été entre les mains des hommes qui n’ont fait de l’histoire qu’un immense champ de bataille. La Chine est désormais, et de loin, la première puissance mondiale. Ainsi, entraînées par Xi Mingze qui a succédé à son père, les quatre dirigeantes désirent, sur la base de cet humanisme chinois qu’on appelle le tianxia, mettre en œuvre un nouvel ordre mondial plus calme. Elles restent cependant pragmatiques et ne croient pas au paradis sur terre.

Mais pour parvenir à ce stade, il faut mettre urgemment un terme définitif au fléau plus que perturbateur du moment : l’islam donc. Cet objectif bien sûr doit être réalisé dans le plus grand des secrets. C’est la raison pour laquelle Piret est chargée d’organiser dans son pays, en Estonie – petit pays discret – la réunion entre les quatre femmes pour la mise au point et la réalisation de l’annihilation de l’islam. Elles optent pour le hadj de 2036. Cette tâche réalisée, le monde entre alors dans une nouvelle ère, l’ère du tianxia. Et c’est la première fois alors qu’un pays domine le monde, non pas par les armes, mais en laissant à chaque peuple la liberté de vivre sa civilisation en toute quiétude.

Martine Chapouton

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3 Commentaires

  1. le grand remplacement à la chinoise, au tibet, les tibétains sont minoritaires dans leur propre territoire, au xingkiang les ouighours voient arriver des hordes de hans chinois

  2. Les Margareth Teacher, les Golda Meir et les Jeanne d’Arc ne sont pas légion en ce monde! Croire que des femmes vont sauver le monde alors que ce sont elles qui nous ont résolument mis dedans depuis l’avènement de la pilule, de la «libération sexuelle», de l’avortement, du wokisme, de l’asexualité, de la parité… bref du Grand-n’importe-quoi issu de leur inconséquence intrinsèque est bien un fantasme de mâle châtré par maman et à court de solution. Un peu comme croire à la Mère Noël.

    • Bien sûr que si, les femmes vont changer le monde.Et c’est en cours, tranquillement .Nous sommes LA MOITIÉ de l’humanité et sans nous ,l’humanité s’éteint…Ce n’est pas demain qu’on fera des enfants avec des utérus greffés à des testostéronés.Tandis que les banques de sperme existent déjà …Oui, nous sommes sexuellement libérées.Ca gêne qui , à part Allah et ses sbires ? Mais nous sommes magnanimes et nous avons besoin de la force des hommes pour un tas de bonnes raisons domestiques (et sentimentales).Allez, sans rancune ?

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