Et après ils s’étonnent qu’on les nomme journaleux…

Publié le 16 août 2013 - par - 2 285 vues
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« Un gosse est mort, paix à son âme, je compatis,
Pardon pour sa famille, pardon pour ses amis,
Une existence brisée, à l’aube de sa vie,
Fauchée, broyée au nom d’une idéologie. »

Sauf erreur, ces mots, je les ai déjà écrits ?

Pourtant je n’entends pas l’indignation, les cris,

Le concert habituel des pleureuses en série,

Est-ce parce que l’assassin s’appellerait Ali,

Ou parce que l’extrême droite ne se cache derrière ?

Quelques lignes dans la presse, ce n’est qu’un fait-divers !

On vous l’a dit que c’est la faute à la misère,

La preuve ? Le meurtrier ne serait qu’un pauvre hère,

Un déséquilibré qui vivait dans la rue

Dont le passé judiciaire est « quelque peu » dru

Ou, comme on dit, « des services de police connu ».

Je me garde d’amalgames sur cet individu.

Mais là, j’ai beau tendre l’oreille, point d’oraison

Funèbre de la part de ces associations,

Si promptes pourtant à vouloir des dissolutions !

Elle est préférentielle leur commisération ?

Un  gosse est mort, paix à son âme, je compatis

Et je verse des larmes sur cette tragédie.

Car je vous tiens responsables de n’avoir agi,

Vous les politicards, face à cette gabegie.

Vous avez voulu taire, vous avez voulu nier

Les conséquences de migrations non contrôlées

Réfutant le fait que ces gens non intégrés

Ne sauraient pas, ô grand jamais, s’assimiler.

Un enfant enlevé à sa famille aimante,

Au nom de votre vile compassion récurrente

Qui excuse les auteurs et les fauteurs exempte,

Pôvres d’eux quand on sait la justice si clémente !

Un gosse est mort assassiné par vos lubies

De faire venir des millions d’êtres d’autres pays.

Si ça ne s’appelle pas une idéologie,

Sans elle, Jérémie serait encore en vie.

Surtout quand on prend connaissance de la façon

Dont il a été tué : par un égorgement !

Ne serait-pas un rite, voire une tradition

D’un certain culte qu’on qualifie de tolérant ?

Mais chut, il ne faut surtout pas s’y référer,

Ça pourrait faire le lit et même la chambrée,

Au grand dam du pouvoir, d’un parti politique.

Si la situation n’était aussi tragique,

Je rirais de leur abjecte manipulation :

Sortir le spectre d’une extrême droite en contrefeu !

Faut-il qu’ils soient aux abois et se sentent péteux

Pour tenter l’enfumage avec cette diversion !

Un soldat aurait projeté un attentat

Contre une mosquée, quel odieux crime que voilà !

La nouvelle tourne en boucle sur tous nos « chers » médias

Pour « compenser » l’horreur de cet assassinat.

Et après, ils s’étonnent qu’on les nomme journaleux

Ces pisse-copies, ces scribouillards et ces verbeux !

Ni honte ni remords, devrait être leur credo,

Quand on ose occulter un crime de ce niveau

Pour obéir et plaire au valseur d’opérette

Oui, j’assume mes mots et vous traite de lopettes !

Un  gosse est mort, paix à son âme, je compatis.

Combien en faudra-t-il pour que nous nous levions

Face à ce remplacement, cette substitution,

Pour que ces meurtres ne soient ad vitam, impunis ?

Oréliane

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