Et si les Toussaints rouges se banalisaient ?

Publié le 5 novembre 2019 - par - 5 commentaires - 902 vues
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Les ignobles exactions de la Toussaint Rouge marquèrent, le 1er novembre 1954, le début de huit ans de guerre sans merci. Soixante-cinq ans après, l’histoire semble convoquer les mêmes forces.

https://resistancerepublicaine.com/2019/10/31/obeissez-a-castaner-surveillez-des-fois-que-daucuns-veuillent-refaire-la-toussaint-rouge-algerie-1954/

Les buts de guerre du FNL étaient clairs : chasser les Français de l’Algérie, reprendre ce qui avait été « perdu » lors de la conquête de 1830, et prendre ce qui aura été laissé par « l’occupant ».

Et comme certains historiens, comme Pierre Maillot l’ont timidement souligné, l’Islam fut le ciment de la reconquête. Le projet de la future Algérie s’en trouvait scellé. Il était en opposition totale avec la vision coloniale du « vivre-ensemble » au sein d’une société multiculturelle et multi-religieuse qui commençait à faire ses preuves, notamment dans les grandes villes comme Oran ou Alger.

Beaucoup d’intellectuels marxistes se sont laissé attendrir par ce qu’ils voyaient comme une simple lutte de « libération ». Ils n’ont pas vu que le multiculturalisme était une conception occidentale qui n’était en rien partagée par les autochtones, en dépit des beaux discours des insurgés destinés à rassurer et endormir l’intelligentsia coloniale. C’est le mythe de « l’Algérie démocratique et populaire » qui permettait d’attraire la sympathie des grandes puissances, trop contentes d’assister au démantèlement de l’Empire français.

La violence de la guerre d’Algérie et son échec a été grandement facilitée par une fracture au sein de la société française, qui a rendu difficile la lutte contre le terrorisme et le retour à la paix. Les collabos du FLN avaient leurs soutiens politiques et l’histoire revisitée en a fait des héros : les Maurice Audin, les Sartre, Francis Jeanson, Henri Curiel, Henri Alleg pour ne citer qu’eux… Leur credo : les droits de l’homme, une société sans classe, la revanche du dominé sur le dominant. De belles idées bien loin du réel.

Certes, la République avait encore des progrès à faire dans sa colonie de peuplement. La pauvreté y était encore importante dans les années 50, aggravée par la sous-représentation des populations arabo-berbères dans les rouages des administrations locales provoquant un ressentiment légitime parmi les élites indigènes.

Mais deux remarques doivent tempérer ce constat : en France, la reconstruction était loin d’être terminée. Les tickets de rationnement alimentaires n’ont cessé qu’en 1949. L’argent manquait. L’investissement massif dans les colonies n’était matériellement pas possible. Ensuite, les inégalités pouvaient elles perdurer ? Non car les « valeurs de la République » et notamment le principe d’égalité, ne pouvait à terme que favoriser l’ascenseur social et la participation au pouvoir de toutes les populations locales. L’égalité des chances était en route. Certes, la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, selon la formule consacrée, ne pouvait que mener à l’indépendance à long terme, mais pas à l’épuration ethnique. C’est pourtant bien ce qui s’est passé en 1962.

Les marxistes s’imaginaient que la victoire du FLN installerait une société sans classe et que l’étatisation des moyens de production apporterait la prospérité. Pourtant, cela ne s’était jamais vu nulle part ! Ils ont perdu de vue que sous couvert de décolonisation, l’Islam conquérant n’avait pour seul but que de reprendre le contrôle de l’Afrique du Nord et d’en chasser « les infidèles ». Le logiciel a bien fonctionné : les « Français d’Algérie », souvent des rescapés de la Commune de Paris ou de l’Alsace-Lorraine devenue allemande, votaient plutôt à gauche. Et bien qu’implantés en Afrique du Nord depuis plusieurs générations, ils n’ont eu d’autres choix que l’exil dans les conditions que l’on connaît. Condamnés à repeupler Sarcelles et les banlieues dites déshéritées, ils n’ont eu droit qu’au silence et à l’ostracisme de leurs concitoyens.

L’abandon de l’Algérie dans les circonstances dramatiques que l’on connaît n’a pas pour autant fait cesser les antagonismes des forces en présence. Par notre imprudence, l’immigration massive a eu pour conséquence de rendre possible la suite du programme, c’est-à-dire la reprise de la conquête de l’Occident interrompue à Poitiers puis à Vienne, non de manière frontale, mais programmée dans le temps. L’incitation au refus de l’intégration, à l’affirmation identitaire par des marqueurs culturels et religieux, au repli communautaire, les revendications revanchardes, le harcèlement des institutions, la promotion de la culture victimaire se sont mises en route. Le tout dans le but de créer des poches de résistance, futures zones d’autonomie, dont sont progressivement chassés les « Français de souche ».

Et les nouveaux collabos semblent bien faire preuve de la même naïveté que leurs aînés des années 50. Ignorant l’histoire, ils se fourvoient dans une repentance qui leur assure une bonne conscience intellectuelle. C’est le « camp du Bien » ! Macron, par ses déclarations aussi stupides que malvenues, en est l’incarnation la plus frappante. Ils s’imaginent que la discrimination positive, l’achat de la paix sociale apporteront un apaisement, une rentrée dans le rang, ce en quoi ils se trompent. Les réformes en Algérie de 1945 à 1962, le plan de Constantine, n’ont pas infléchi le cours de l’histoire au grand désespoir des gouverneurs de l’Algérie. L’Islam n’est pour eux qu’une saveur, une particularité culturelle se traduisant notamment par des choix vestimentaires respectables, au nom de la liberté individuelle. Ils ignorent que les sociétés multireligieuses ne sont guère compatibles avec la démocratie parlementaire et ne peuvent perdurer qu’en présence d’un État fort.

https://www.cairn.info/revue-histoire-de-la-justice-2005-1-page-93.htm#

Pire, leur intellect pollué les conduit à penser que les attentats ne sont que les conséquences des « discriminations » imposées par la société d’accueil.

Les autres, ce sont les patriotes, ceux qui ont compris que les fondements mêmes de notre civilisation étaient menacés par le programme des islamistes qu’il est facile de consulter sur internet. Il suffit de lire les conclusions de la Conférence des États islamique du sommet de Doha de novembre 2000.

Mener le djihad sur le sol européen n’est pas une tentation nouvelle. Le FLN avait déjà réussi à déplacer la lutte sur le sol français en multipliant les assassinats sur les forces de l’ordre et en éliminant les frères de métropole qui refusaient de payer l’impôt « révolutionnaire ».

Le 11 juillet 1995, l’imam de la mosquée de la rue Myrha, menacé par le GIA (groupe islamique armé algérien) était assassiné en raison de son refus d’exporter le djihad sur le sol français.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelbaki_Sahraoui

Dix ans plus tard, fin octobre 2005, les banlieues sont mises à feu et à sang !
Puis en 2015, des commandos d’Al-Qaïda commettaient les attentats sanglants de Charlie Hebdo, du Bataclan et de la supérette Hyper Cacher de Vincennes. Sans parler d’actes isolés mais non moins sordides, commis sur le sol français au nom d’Allah : attaques gratuites au couteau, voyageurs poussés sous les rames de métro, voitures lancées contre des passants… Sans parler de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016. Autant de coups de boutoir destinés à mettre la population en état de choc et à faire plier toujours plus le pouvoir. Le but est clair : instaurer à terme une république islamique en France, voire en Europe.

https://resistancerepublicaine.com/2019/05/06/strategie-de-soumission-a-lislam-422-imams-marocains-en-europe-durant-ramadan-164-en-france/

Et les moyens font étrangement penser à ceux de la Toussaint Rouge de 1954 : répandre la terreur. La différence c’est qu’à l’époque, l’ennemi (ou l’ami selon les camps !) était clairement identifié. Aujourd’hui, on tente de lui en substituer un autre : les soi-disant nationalistes « de la France rance, de la France du repli sur soi, de la xénophobie, de la peur de l’autre etc.. ». Et le même phénomène s’observe en Allemagne et dans de nombreux pays d’Europe. La bataille des mots fait rage, mais l’épouvantail de l’islamophobie brandie par les gauchistes commence à battre de l’aile…

Halloween a fourni le prétexte à une véritable Toussaint Rouge : l’incendie d’un cirque à Chanteloup-les-Vignes, des guets-apens par dizaines, des tirs de mortier sur la police, des commissariats attaqués, un collège en flamme à Béziers, un camping incendié à Pau, des églises vandalisées et partout des pompiers pris pour cible. Autant de cibles qui ne sont pas anodines !

Et comme l’écrit l’avocat Thibault de Montbrial : « certains faits qui auraient fait les grands titres il y a vingt ans se commettent aujourd’hui dans l’indifférence générale ».

Hector Poupon

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Notifiez de
meulien

depuis radio le caire,le djihad fut declare des le 1 novembre 1954,contre la france,qui avait construit 3 medersas en algerie et payait les imams,,,,,mais on veut recommencer!

Eric des Monteils

Quand « le blanc » va se réveiller : çà va faire très mal ; j’ai confiance. Notre cerveau reptilien vaut largement celui de toutes les racailles, avec cette différence organisationnelle propre a la grande civilisation héritée des Grecs et Romains.

patphil

indifférence générale des gens qui acceptent de mourir, d’être colonisés, d’être bientot considérés comme des gens de seconde classe, d’avoir moins de droit chez eux que les « migrants », de mieux traiter les étrangers que les agriculteurs etc.

;nitiobriges

un djihad a l »envers, mais un même djihad;qui se traduit aujourd’hui en france,par des manifestations revendiqués.a travers ce pays,sous couvert islamiste. le 10 novembre sous,l’ égérie de l’élite collaborationniste.triste gouvernement de traitres, a leurs pays.la ripoublique universelle se paie le luxe de vous anéantir. a domicile,cette méme ripouxblique universelle des frères trois points.n’a de point qu’a nous détruire avec sa cohorte de doryphore islamistes,mémes combats.socialisme et islamisme des maux a éradiquer en première instance de méme, cette caste de gauchiasse putride.les mélenchon et leurs cohortes de traitres a ce pays.oui,nous sommes en guerre contre cette vermine collaborationniste.pas de pitié, pas de quartier pour ses ordures de gauchiasses et leurs univers carcéral.

mamilou

Un jour, cela va changer de camp et là, cela va faire mal pour tous ceux qui sont venus en France pour la mettre au niveau de l’algérie actuelle, après l’avoir pillée, déshonorée, meurtrie. Tous les français ne  » tendent pas l’autre joue « , tous ne rampent pas dans l’espoir d’être épargnés !