Et si l’incitation à la haine du Gaulois venait d’Alger ?

La question se pose en effet, lorsqu’on prend conscience de l’ampleur des agressions gratuites qui se multiplient sur notre territoire à l’encontre des « Gaulois » : rancœur, haine anti-française, défiance des autorités, transgressions dans les transports, les piscines, les écoles, les lieux publics. On ne peut plus fermer les yeux sur un phénomène qui gangrène la société toute entière. Faut-il y voir une reprise de la guerre d’Algérie sous une autre forme ?

Lorsque les attaques au couteau s’accompagnent d’un « Allah Akbar », on pense immédiatement au danger de l’islamisme et l’on ne peut effectivement ignorer  l’existence d’une stratégie de conquête euro-arabe dont les grands axes ont été largement détaillés lors de la Neuvième Conférence islamique de Doha en l’an 2000.

https://mabatim.info/2020/09/25/lisesco-strategie-de-laction-islamique-culturelle-a-lexterieur-du-monde-islamique/

Mais le prisme religieux n’est pas le seul à prendre en compte pour expliquer la haine anti-française qui sévit dans notre beau pays. Le politique a également sa part d’explication. Dès l’indépendance en juillet 1962, les médias algériens se sont livrés à une propagande anti-France qui n’a jamais cessé jusqu’à nos jours.  Quand on voit l’efficacité qu’a pu avoir la propagande gouvernementale en France durant la crise sanitaire, on ne peut s’empêcher de penser que la manipulation des masses est un art parfaitement maîtrisé dans de nombreux pays du monde. Le roman postcolonial imposé par le FLN (Front de Libération National) à la société algérienne, élaboré avec la complicité de certains universitaires français, aura marqué défavorablement plusieurs générations.

Après le départ plus ou moins imposé d’un million de « pieds-noirs », il fallait faire croire que le peuple algérien avait toujours voulu l’indépendance et que la France était responsable de tous les malheurs de cette ancienne dépendance de l’empire ottoman, foyer du piratage en Méditerranée.  Il fallait donc montrer le visage le plus négatif du colonisateur. A la fin des années 70, je fus témoin, sur le sol algérien, de cette propagande véhiculée par la télévision algérienne. Le gouvernement de l’époque misait sur la diabolisation de la France pour se disculper de ses échecs, et tentait de présenter le « socialisme algérien » comme une alternative à l’épouvantable capitalisme français.

Un homme politique algérien de renom, Saïd Boualam (dit Bachaga Boualam), chef de la tribu des Béni Boudouane dans le Ouarsenis, donne, dans son excellent ouvrage : « Mon pays la France« , un point de vue complètement différent. Selon lui,  la grande majorité des algériens, dans les années 50, ne souhaitaient pas la rupture avec la France : il en veut pour preuve le succès du référendum du 28 septembre 1958 portant sur la nouvelle Constitution proposée par le général De Gaulle. C’était la première fois que les femmes votaient en Algérie : 93 % de oui en Algérie contre 79,2 % en métropole !

Crédit La dépêche.fr

De Gaulle a commenté ce vote, , le 3 octobre 1958 à Constantine :  » Trois millions et demi d’hommes et de femmes d’Algérie, sans distinction de communauté et dans l’égalité totale, sont venus des villages de toutes les régions et des quartiers de toutes les villes apporter à la France et à moi-même le bulletin de leur confiance. Ils l’ont fait tout simplement sans que nul ne les y contraignent et en dépit des menaces que des fanatiques font peser sur eux, sur leurs familles et sur leurs biens. Il y a là un fait aussi clair que l’éclatante lumière du ciel. Et ce fait est capital … pour cette raison qu’il engage l’une envers l’autre et pour toujours l’Algérie et la France « .

Il n’était aucunement question d’abandonner l’Algérie et le « Plan de Constantine », initié sous la Quatrième République et destiné à accélérer le démarrage industriel de l’Algérie était là pour l’attester. Ce plan de développement économique, confié par De Gaulle à Paul Delouvrier devait porter le niveau économique de l’Algérie à un niveau européen, au prix de lourds investissements de la part de l’Etat Français.

https://www.cdha.fr/le-plan-de-constantine

https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00022/discours-du-plan-de-constantine-le-3-octobre-1958.html

 

Mais par un revirement inattendu, De Gaulle impose quatre ans plus tard et par la force, un abandon brutal de l’Algérie, aux conséquences désastreuses. Deux référendums ont scellé le sort de l’Algérie Française : celui du 8 janvier 1961 ouvrait la voie à l’autodétermination. Et il est intéressant de constater que les partisans de l’autodétermination étaient proportionnellement moins nombreux en Algérie qu’en Métropole (70% contre 75 %)

https://francearchives.fr/fr/pages_histoire/39837

Le second référendum du 1er juillet 1962 posait aux seuls algériens la question suivante : « Voulez-vous que l’Algérie devienne un Etat indépendant coopérant avec la France  dans les conditions définies par la Déclaration du 19 mars 1962 ? » En clair tout le monde avait compris qu’il n’y avait pas d’autre choix, et que les carottes étaient cuites ! Qui pouvait défendre la reprise de la guerre après le cessez le feu du 19 mars ?  Le grand projet qui devait faire de l’Algérie l’Afrique du Sud de l’Afrique du Nord, mais sans l’apartheid, s’écroulait à jamais.

https://mjp.univ-perp.fr/france/reft1962algerie.htm.

Albert Camus avait pourtant mis en garde, peu avant sa mort en 1960 : « Si la thèse de l’abandon triomphait, les conséquences seraient terribles pour le Arabes comme pour les Français. C’est le dernier avertissement d’un écrivain voué depuis vingt ans au service de l’Algérie« .

Malgré la propagande officielle, malgré les blessures de la guerre, combien de fois ai-je entendu « la France est notre deuxième patrie » ! Mes élèves algériens avaient un mot pour caractériser la mélancolie ambiante : « dégoûtage  » (à la fin des années 70, le pays était encore largement francophone). Ce substantif  exprimait à la fois le rejet du politique et l’absence de tout espoir en  l’avenir. Pas étonnant que les islamistes se soient infiltrés dans cette brèche pour avancer leurs pions, préparant ainsi la terrible guerre civile que connût l’Algérie dans les années 90.

Restaient les solutions individuelles, le rêve de pouvoir partir un jour d’un pays où rien n’était possible : ni monter une entreprise, ni faire des études, ni vivre décemment, tandis qu’une nomenklatura de parvenus s’octroyaient partout des passe-droits.  Alors, pour une partie de la jeunesse, la  France passait pour la terre promise. De nombreux cadres formés par les coopérants n’ont pas tardé à se retrouver en Europe, signant au passage l’échec de la politique de coopération, qui avait précisément pour but de former des cadres pour la nouvelle République algérienne démocratique et populaire, qui en manquait tant ! A cette fuite des cerveaux s’est ajoutée une émigration de main d’œuvre mise orchestrée par le patronat français et ses relais politiciens. Le regroupement familial fera le reste.

Résultat, en 2020, le président de la République algérienne estimait à 6 millions le nombre « d’algériens » vivant en France : un chiffre non sourcé mais à comparer aux 10 millions d’habitants que comptait l’Algérie en 1960.

https://www.unidivers.fr/quelque-chose-de-lalgerie/

Le problème d’une partie de cette population originaire d’Afrique du Nord, réside dans les injonctions contradictoires auxquelles elle est soumise : aimer ou haïr la France. Car, dans une sorte de schizophrénie collective, la France est la fois le modèle et le contre-modèle : le modèle car elle représente la liberté dont tout le monde rêve, la modernité dont cent trente ans de colonisation avaient donné un avant-goût, et un contre-modèle car la construction nationale imposée par le FLN n’avait de sens que dans l’opposition systématique à la France.

L’Islam politique participe de ce contremodèle. D’ailleurs, le FLN a très bien su en jouer en exacerbant les différences religieuses, sans toutefois aller jusqu’à prôner une république algérienne islamique. Il s’est servi de l’Islam comme ferment de rassemblement dans la lutte pour l’indépendance, contre les non-musulmans d’Afrique du Nord. Pourtant, dans l’Algérie coloniale, la tolérance religieuse était la règle : Bachaga Boualam écrit à ce sujet en 1962 : «  Les musulmans sont fanatiques de leur religion, quelques européens aussi, mais il n’y a jamais eu de heurts. C’est un grand mérite de la France que d’avoir réussi cette coexistence spirituelle de la Croix et du Croissant ».

Soixante ans après, transcender ce dilemme n’est pas donné à tout le monde, ce qui rend l’assimilation difficile et d’autant plus que certains politiques se plaisent à entretenir cette dialectique diabolique. A commencer par le président algérien actuel, Abdelmadjid Tebboune , incapable de se démarquer de la politique de ses prédécesseurs, lorsqu’il réclame encore des « excuses » à la France.

https://www.lepoint.fr/monde/colonisation-l-algerie-attend-des-excuses-de-la-france-05-07-2020-2383051_24.php

Sans oublier celui qui nous sert de président de la République et dont le sens de la diplomatie interroge : en taxant de façon dogmatique la colonisation de « crime contre l’humanité », il n’a fait qu’accroître la difficulté des algériens à surmonter les clivages, en encourageant la culture de l’excuse et finalement l’incitation à la haine.

Hector Poupon

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18 Commentaires

  1. L’exode des Pieds Noirs n’a pas été « plus ou moins imposé ».
    Entre la valise ou le cercueil, le choix est vite fait !
    Quant aux menées anti-France ourdies par l’Algérie depuis 60 ans, elles servent à masquer l’incurie et la corruption des dirigeants en désignant un bouc émissaire, mais surtout elles s’inscrivent dans la lutte sanglante et sans fin entreprise depuis 1400 ans par l’islam pour soumettre ou détruire tous ceux qui rejettent les élucubrations de leur pédo-prophète.

  2. Excellente analyse de la schizophrénie qui habite les jeunes générations d’algériens en France.
    Le mal est fait et comme vous le dites si bien notre Président actuel n’a apporté qu’un peu plus d’huile sur le feu.
    Article qui aborde le problème des algériens en France avec un prisme différent que celui uniquement de la religion.

  3. six millions d’algériens estimés par la mère patrie ça doit pas être loin moi je pense plus mais on fait pas trop de recensement jusqu’à ce que le plan judeo-islamique atteigne le chiffre fatidique de 30 millions toutes nationalités confondues : ça entre de partout, comme aux Us, mais on fait comme si c’étaient deux trois clampins alors qu’on Nous raconte le poids chiffré de centaines de milliards par an juste pour ce secteur d’activité d’installation au long terme.

  4. et si … ça n’est pas vrai, puisque colle plus à la réalité ! le fln n’est pas seul, tous les islamogauchistes , la droite molle en sont les collabos

    • Ça suffit avec l’Algérie. Qui a voulu coloniser ce pays ? Lorsque le Roi Charles X décide d’attaquer la régence d’Alger, il n’est pas question de colonisation. Les généraux Bourmont et
      Bugeaud y sont également opposé, l’histoire a maintes fois démontré que les Français ne sont pas un grand peuple colonisateur (voir l’empire de Nouvelle France sous peuplé).
      Qui est allé coloniser l’Algérie ? Des maltais, des espagnols, des italiens, puis plus tard des Alsaciens et des déportés politiques de la Commune.
      On remarquera que cette colonisation s’est abstenue de promouvoir la religion Catholique qui aurait pu être un ciment entre les allogènes et les colons.
      Qui a voulu coloniser l’Algérie ? Je ne sais pas n’étant pas féru de cette histoire, mais une chose est sûre, ça a été un boulot mal fait !

      • Dans la même optique : Qui est venu occuper la France en 40 ? Ce ne sont pas Hitler et les nazis , mais des soldats allemands …..

  5. G une question : la guerre d’Algérie est terminée ? Mais qu’est-ce qu’on attend pour renvoyer les prisonniers chez eux, en Algérie ? ? ?

    • Parce que l’Algérie connaît parfaitement les lois françaises et qu’en refusant de rapatrier ses criminels, nous n’avons pas d’autre choix que de les entretenir à vie.

  6. Vous n’allez pas faire croire « qu’une majorité d’algériens » a voté pour la constitution française en 1958 ! parmi les 90% d’algériens, vous faites l’amalgame « européens » et « indigènes » d’une part et, d’autre part, les indigènes susceptibles d’avoir voté pour, n’ont eu entre les mains qu’un seul bulletin (le favorable) parce que, malheureusement, beaucoup ne parlaient pas le français ni ne l’écrivaient; ils mettaient dans l’urne le bulletin que les autorités leurs donnaient ! ceci dit, je ne mets pas en cause les dires du FORMIDABLE PATRIOTE Français: le Bachaga BOUALAM inhumé dans notre midi.

  7. Merci de publier cette affiche du Parti communiste et de la CGTU, qui montre comment l’ennemi de l’intérieur a très largement contribué à la création des conflits, par une présentation mensongère, calomnieuse et partiale des faits.
    On voit comment les masses -niaises, il faut bien le dire – se sont laissées embringuer dans une opposition servant les intérêts des colonialistes soviétiques qui voulaient écarter la France pour prendre sa place, au nom de principes humanistes couillons.
    L’URSS et les EU étaient à la manoeuvre pour attraper ces gogos.

    Rien n’a changé. Ca fonctionne toujours aujourd’hui. Des « humanistes » de théâtre restent prompts à sauter et vitupérer pour s’indigner (conseil de feu S Hessel), sans réfléchir, sans se renseigner, sans attendre, dès qu’on actionne le bouton qui les met en marche, comme des lapins tambour duracell.

  8. 2) Si au moins cela pouvait servir à montrer que le parti communiste est un agent des mondialistes, tout comme l’était K Marx, qui prônait déjà la même chose que K Schwab, « vous ne possèderez rien, et vous serez heureux ».

    • Nadia Furlan
      Merci de publier cette affiche du Parti communiste et de la CGTU, qui montre comment l’ennemi de l’intérieur a très largement contribué à la création des conflits, par une présentation mensongère, calomnieuse et partiale des faits
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      Mais ils se sont bien fait avoir apres l’indépendance en se croyant acceptés et comptant rentrer au gouvernement ….ils n’eurent que leurs yeux pour pleurer et la valise pour revenir au pays du sois disant colonisateur
      https://www.unioncommunistelibertaire.org/1962-1965-L-aventure-algerienne-des-pieds-rouges

  9. Quand l’Algérie se débarrassera définitivement du FLN alors elle commencera à évoluer.
    Mais je crains qu’à l’instar de sa religion de paix, elle n’en sorte jamais, ces peuples sont génétiquement programmés pour être des « fidèles » à quelque chose où quelqu’un, sans être capable d’initiative. Rien à voir avec leurs ancêtres d’avant le Prophète qui les a bien embrigadé.
    J’ajoute que dès que le pays en face, dans lequel nous avons été forcés, nous les Pieds-Noirs, de venir finir notre vie cessera de chercher de la main d’œuvre pas chère, et remettra au travail ses légions de fainéants fabriqués par ce système d’assistanat total, alors connaitrons nous à nouveau le bonheur. Mais je quitterai ce Monde bien avant de revoir cela…

  10. En fait, ce que les Algériens ont bien compris… c’est qu’ici en France, on en a rien à branler de l’Algérie ! Et ça a été toujours le cas, aussi bien à partir de 1830 qu’après 1945 ! Et en 1962, les Français ne songeaient qu’à partir en camping, écouter du yéyé la radio, s’acheter une 2CV ou un frihidaire, voir Racing-Reims au Parc ou France-Ecosse à Colombes !

    Alors les tas de sable du Sahara (pas de bol, y a du pétrole dessous !), les gonzesses en haïk, et les yaouled en guenilles…

  11. Ce n’est pas nouveau ! Ces consanguins sont élevés à la culture de la Haine du Français, devenu un peu con, et ne sont même pas reconnaissant du fric qu’on leur donne à rien foutre sauf nous tuer !
    Le fric, c’est bien beau, mais un jour, il n’y aura plus de français donc plus de fric et ils repartiront comme des cons d’où ils sont venus.

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