Et si l’UE éteignait les 27 lumières de son despotisme éclairé ?

Publié le 2 juin 2020 - par - 7 commentaires - 413 vues
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Souverainiste souffrant de migraine étoilée

On n’aime pas beaucoup l’UE chez Riposte Laïque et Résistance Républicaine. On la retourne comme une crêpe flambée et on remplace le cassis par le Cassen. On y a même vu son drapeau flamber comme celui des States à Islama Bad. Certains vont jusqu’à frexiter et même jusqu’à l’atomisation de l’UE, ambiance…

Quoique européiste au sens culturel du terme, je comprends cette animosité envers le monolithe bruxello-strasbourgeois. En matière de combat identitaire, les eurodéputés ont effectivement merdé à l’exception des Višegradiens.

C’est triste à dire mais seuls quelques îlots parlementaires polono-hongrois et tchéco-slovaques sont lanceurs d’alerte de la mahométisation du Vieux continent. Pour le reste, les eurodéputés ne font qu’exporter à Bruxelles le mainstream de centre-gauche appris en leur terroir national.

Les eurosceptiques français ont de sérieux arguments à faire valoir. Historiquement, la France est la grande perdante du XXe siècle : deux guerres victorieuses mais des dommages jamais réparés. Et l’Histoire semble se répéter, cette fois en version pacifique.

Le Frexit est loin d’être gagné parce que la libre circulation des personnes et des marchandises est tellement ancrée dans les mentalités – et pas seulement entrepreneuriales – qu’on est quelque peu effrayé d’imaginer ce qu’il en serait sans l’UE.

La récente déclaration covidienne du Premier luxembourgeois Xavier Bettel est révélatrice, lui qui parle d’un étranglement de son pays suite à l’impossibilité temporaire des frontaliers belges, français et allemands de se rendre en Excroissance allemande dite Luxembourg.

Charité bien ordonnée commence par soi-même

Trente ans après l’unité allemande, soixante-quinze ans après la fin de la guerre, nous, Allemands, ne sommes pas seulement appelés à la solidarité en Europe ; nous sommes dans l’obligation d’en faire preuve. Frank-Walter Steinmeier, 11 avril 2020. Belle déclaration de la part d’un protestant de foi. Mais malgré l’instance supranationale UE27, ce sont toujours les intérêts nationaux qui priment en dernière analyse, crise sanitaire ou pas.

« Mutualisation des dettes » est de très belle consonance, « ça sonne bien » comme on dit en brusselaire. Le peuple pense « mutuelle », le peuple pense être sauvé puisqu’une instance salvatrice supérieure paiera. Mais l’Allemagne paie traditionnellement des taux d’intérêt sur obligations de moins 0,4 % alors que l’Italie en est à +1,7 %. À considérer un taux médian européen « solidaire » de 0,6 %, Berlin est marron, de même que les Pays-Bas et la Scandinavie.

À considérer que la Commission européenne s’endette afin de réaliser le fameux Plan Marshall franco-allemand, la France participerait à raison de 20 % – soit 100 milliards d’euros sur base de 500 – pour en percevoir, après « juste répartition aux quatre coins d’Europe », 50 à 60 milliards à rembourser par nos enfants dans 2-3 décennies. Ici l’Allemagne placerait 25 % du montant du plan sur la table pour en récupérer un montant moindre, tel est le sens de la déclaration du Président allemand.

Angela Merkel a de la marge : elle laissera les éventuelles ardoises non désirées à son successeur et la présidence allemande de l’UE du second semestre 2020 permettra sans doute de tirer les oreilles des mauvais élèves.

Évidemment, les pointures à gestion saine voient d’un très mauvais œil cette solidarité pourtant hautement morale. Sebastian Kurz a annoncé que Vienne était prêt à carburer aux prêts et non aux subventions et à la condition que « les mauvais élèves » de l’UE procèdent à des « réformes de grande envergure »

Autriche, Suède, Danemark et Pays-Bas ont déjà annoncé la parade au couple franco-allemand et surtout à un Macron qui usera certainement du Plan Macronshall pour redorer son blason de présidentiable 2022. Et il n’a pas encore perdu, ni face à Marine ni face à Hidalgo dont l’homonyme Michel mena la France à la tête de l’Europe en 1984 (France 2-0 Espagne)

D’une manière générale, l’Allemagne ne fonctionne pas comme la France et elle pourrait donner des leçons de patriotisme stratégique à l’Hexagone. Durant ses négociations internationales, Merkel reste en contact on-line avec le Bundestag afin de s’assurer que les décisions prises vont dans le sens de SON pays. UE ou pas, l’Allemagne ressortira gagnante à tous les coups, pas tant par patriotisme intrinsèque que par intelligence collective.

11 avril 2020 • Frank-Walter Steinmeier
En toile de fond, le drapeau allemand tricolore et le drapeau allemand bicolore

Groupe de Višegrad

Avec la Roumanie et la Bulgarie d’importance économique marginale et des pays baltes sortis du piège post-soviétique, c’est le réel bénéficiaire net de la Bande à 27 et il n’y a aucune raison de voir la Hongrie quitter le navire malgré les nombreuses dichotomies entre le souverainisme identitaire de Viktor Orban et la supranationalité bruxelloise. Orban a bien été intercepté en flagrant délit d’octroi des pleins pouvoirs mais il s’agit de sa part d’une double manœuvre savamment calculée : d’une part un pied de nez à Bruxelles, d’autre part la garantie d’un meilleur contrôle sur d’éventuels débordements sociaux post-Covid dans les grandes villes.

Thatcher : « L’Union européenne est condamnée à l’échec, c’est un projet fou et utopique, un souvenir de l’orgueil des intellectuels de gauche ». Rien d’étonnant de la part de la diplomatie anglaise…

Votre soirée fiction sur France+3

Imaginons l’éclatement de l’UE en 2025 pour des raisons que j’ignore. Elles pourraient être liées au succès foudroyant de la mise à exécution effective du Brexit – ce dont je doute fort – ou d’une succession de référexits (référendums de sortie) nationaux dont les eurosceptiques souverainistes sortiraient vainqueurs excepté l’Allemagne, cela va sans dire. Italie, Espagne et France, lassées d’être contributrices nettes ?

Assez rapidement, les puissances satellites actuelles de Berlin se conglomèrent autour des frontières allemandes pour former une union douanière conservant l’euro comme monnaie forte, dans la plus pure tradition du mark. Pologne, Tchéquie et Hongrie rejoignent l’Euroland. Nommons cette entente DeutSat.

Paris n’est pas en reste et chapeaute une alliance économique avec Rome, Madrid et Lisbonne, c’est la naissance du Groupe gallo-romano-ibérique FRITESPO, chaque nation représentée par ses deux premières lettres. Chacune retrouve sa propre monnaie et ça dévalue et réévalue au gré des circonstances. Une union douanière à quatre est établie, visant à concurrencer le successeur de Mme Merkel.

FRITESPO conserve l’avantage de l’accès aux mers, avantage qui se retourne contre lui lorsque le Club Med voit voguer des dizaines de milliers de Libyens, fatigués des guerres tribales et tentés par une escale de plusieurs décennies sur la Promenade des Anglais musulmans. DeutSat conserve l’avantage terrestre avec une Scandinavie et une Russie de proximité.

En matière de potentiel humain, c’est kif-kif, étymologie arabe algérienne conforme aux nouvelles normes Avia.

Allemagne 83 200 000, Benelux 29 500 000, Suisse 8 500 000, Autriche 8 900 000, Groupe de Višegrad 64 000 000 = 194 100 000 habitants vs France 67 100 000, Italie 60 400 000, Espagne 47 000 000, Portugal 10 300 000 = 184 800 000 habitants.

L’Hexagone et ses satellites : la parade antiallemande ?

Frexit ? À côté de la plaque pour l’heure

Imaginez l’Hexagone sous forme de plaque en acier laqué made in France. C’est résistant, agréable au toucher, sensuel. Néanmoins, ses deux agents corrosifs sont ISLAM et GAFAM, les véritables cibles à atteindre prioritairement. Au fond, notre plus cruel adversaire est l’indifférence du peuple dont nous tirons pourtant la légitimité de nos actions. Pire qu’en Macronie, en Wallonie nous n’avons même pas de Zemmour pour raviver la flamme de l’espoir.

Il est vrai que cette UE parait parfois invasive. À titre d’exemple, un logo aux étoiles européennes figurera sur les nouvelles cartes d’identité des Gaulois. Prière de la porter sur soi sous peine de 135 euros d’amende, ce qui vous privera de 135 euros d’amandes algériennes, le nouveau fruit confit national.

Richard Mil+a

Frexit ou pas, je t’aime comme tu es !

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Notifiez de
joseph d arimathie

on espere le FREXIT . d ici la , on a quelques broutilles a regler … a commencer par le coffre de benalla ; virer chapon 1ER , juger les assassins qui ont aggrave la crise sanitaire par leur incurie volontaire et criminelle et qui font PLONGER LA FRANCE VERS LE NEANT .

Joël

« un logo aux étoiles européennes figurera sur les nouvelles cartes d’identité des Gaulois »
Obligatoire bien sûr, comme pour les plaques de voiture. Le 4ème Reich tourne à plein et sa Kommandantur est à Bruxelles.

Eric des Monteils

Je brulerai ma carte d’identité ce jour-là !

La_Soupape

Finalement, l’Europe vue comme ça, c’est un peu Bugatti : le constructeur Français de la voiture la plus rapide, la plus puissante et probablement la plus belle du monde qui appartient à Volkswagen avec de la technologie uniquement teutonne fabriquée par des sous-traitants qui emploient des ouvtiers Polaks, Tchèques ou Français sûrement mal payés, assemblée en France et vendue une fortune (60 000 € les jantes par exemple) à des macaques fooreux ou sportifs divers et dont le flouze retourne en quasi totalité chez les casques à boulons, nein ?

Cékikiladansoncu hein ?

C’est nous !

… 🔊 Allons z’enfants de la patriiiiiiii-I-E, le joug d’la Ruhr est aaaaaarivéééé ! 🎶

Richard Mil

Et voilà à nouveau Le_Fouteur_D’ambiance La_Soupape…

Cher ami, le sujet est d’une gravité exceptionnelle et ne peut être rabaissé à une Renault en panne au logo en forme de cric, ô bonheur !

L’Allemagne, c’est comme un riche rentier se rendant aux Restos du Cœur. La France, c’est comme un failli se rendant au Maxim’s avec pour résultat une petite grivèlerie de derrière les fris Goths.

Eric des Monteils

Et de plus Etorre Bugatti était Italien !

Marnie

Bravo La_Soupape ! J’aime : le joug d’la Rurh est arrivé ! Ca c’est la vraie vérité : l’Allemagne est fidèle à elle-même : toujours aussi dégueulasse. A quand une vraie Europe des Nations sans le Maghreb et sans la Turquie.