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Et si Sophie Tissier disait vrai à propos d’Éric Coquerel ?

En préambule, je précise pour ceux qui ignoreraient mes convictions ou qui, comme je le lis parfois dans des commentaires émis par des crétins compulsifs, me considèrent comme un agent objectif de l’ennemi, infiltré à Riposte laïque : je suis politiquement aussi compatible avec Sophie Tissier qu’un carnivore l’est avec un herbivore ou encore un adepte des chorégies d’Orange le serait avec un fan du Hellfest !

Seulement, à la différence de la masse qui ne vit que par procuration et s’hypnotise de vide à longueur d’écrans, je connais un peu Sophie Tissier. Il faut dire que j’ai commencé avec les Gilets jaune exactement le 24 novembre 2018, à Paris. Ce jour-là, monsieur Henri – Dubost, pas la Rochejaquelein, même si le premier apprécie beaucoup l’œuvre du second, me suis-je laissé dire ! – m’accompagnait.

C’était bien avant que la France (in)soumise ne nous ponde des dithyrambes à l’endroit des Gilets jaunes, et après les avoir traités dans un premier temps de (je cite) de « factieux d’extrême droite, tout juste de la troupe lepéniste ». LFI faisait donc mentir Talleyrand qui écrivait : « Méfiez-vous du premier mouvement, il est toujours généreux. » Le premier mouvement de La Farce Incomprise c’était plutôt le rejet du peuple en colère. Depuis, ils ont tapiné ferme pour se faire aimer des Gilets jaunes, dont pas mal continuent de se méfier d’eux…

Sophie Tissier, je l’ai approchée quelquefois, j’ai tapé des bouts de causette avec elle, notamment devant l’Assemblée nationale à l’occasion des trois ans des Gilets jaunes. Elle était, espiègle, abordable, polie, pas provocatrice et se confiant volontiers sur elle-même. Son sourire était certes charmeur, mais pas de quoi s’autoriser à balader ses paluches sur elle ou lui faire des proposions aussi raffinées qu’une sortie d’égout en suractivité !

Sophie Tissier aime sans doute la lumière des projecteurs, mais elle a des convictions morales sur lesquelles elle ne transige pas. Ainsi, cet autre jour, avec un mégaphone, elle appelait les manifestants à quitter une place du 17e arrondissement de Paris, là où d’autres brûlaient et cassaient pour la beauté de la chose. Parce que, comme beaucoup d’entre nous, elle savait que ces dégâts servaient les seuls intérêts de Macron et son troupeau de malfaisants en marche.

À tel point que, par exemple, des soignantes en colère se trouvaient mieux avec elle que prises entre deux feux, à savoir celui des CRS et autres gendarmes et celui des milices SA-antifas. Car dans les manifestations de Sophie Tissier, on ne dévaste pas tout à la manière des mercenaires de Charles Quint livrés à eux-mêmes dans Rome en 1527 !

Alors quand j’entends parler du comportement d’Éric Coquerel à l’encontre de Sophie Tissier – le même Coquerel que j’ai vu une fois paniquer comme un lapin devant les phares d’une voiture, dans une manifestation qui virait au vinaigre ultra-gauchiste démonstratif –, j’ai tendance à plus la croire elle que Coco la brèle ! Et puis il a une tête qui ne me revient pas, en plus d’avoir squatté avec des clandos la basilique Saint-Denis, au mépris de l’histoire de France et du patrimoine inestimable qu’elle représente ; ce qui alourdit son dossier !

Donc, peu importe les saloperies qu’on déverse sur Sophie Tissier dont, je me répète, je ne partage vraiment pas les orientations politiques désastreusement gauchistes. Elle, au moins, a toujours eu ce courage de proposer une opposition ferme à Macron sans renoncer. Elle, au moins, accepte d’aller sur Sud Radio au micro d’André Bercoff ou d’avoir un échange avec Michel Thooris, policier syndicaliste que nous connaissons bien ici.

Il est vrai qu’en manifestant aux côtés des salafistes contre l’islamophobie, Éric Coquerel et ses petits camarades nous ont démontré par A+B ce qu’ils pensaient des femmes !

J’écris tout cela en ayant bien à l’esprit que les accusations de harcèlement sont devenues légion, à une époque où des détraquées féministo-immigrationnistes considèrent les agressions sexuelles allogènes comme une expression culturelle et prétendent, dans le même temps, qu’être reluquées avec insistance par un homme blanc c’est du « viol par le regard » !

N’empêche, quel revers pour LFI et sa nouvelle secte Nupes. On appelle ça l’arroseur arrosé !

Charles Demassieux

(Photos : Charles Demassieux)