État du monde en 2019 : où en sommes-nous ?

Publié le 22 février 2019 - par - 4 commentaires - 649 vues
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À l’heure où les tensions militaires et nucléaires s’accroissent tout près de l’Europe et à coup de longs missiles exhibés (l’Iran compris), doublées d’une remise en cause dangereuse de certains traités balistiques, peut-être serait-il temps déjà de discuter avec la Russie pour l’empêcher de la voir basculer définitivement vers une Chine de plus en plus totalitaire et affairiste. Le Vietnam pourrait d’ailleurs aider à ce sujet, sans parler de la Malaisie, la Thaïlande, la Mongolie, enfin l’Inde. Il faut d’ailleurs sinon casser du moins amoindrir dans le même temps le lien entre la Chine et le Pakistan, ce dernier pays étant de plus en plus une source d’instabilité y compris au sein du Royaume-Uni…

Pour arriver à normaliser nos relations avec la Russie, il faudrait admettre que la Crimée lui a toujours appartenu en réalité et que les sanctions actuelles prises sous Obama restent inutiles, surtout si un traité de paix renforcé entre l’Ukraine et la Russie voit le jour, à partir du moment où sera indiqué à la Russie que la défense européenne doit être en effet une affaire… non américaine. Ce qui implique de forcer l’Union européenne à repenser réellement son appartenance à l’Otan au cas où des aménagements en son sein ne sont pas possibles, quitte à aller jusqu’à la crise avec l’Allemagne et la Turquie.

Les techno-affairistes de l’élite pan-nationale à la fois post-marxiste-léniniste (le primat de l’économisme étatique) et libertarienne (le primat narcissique supprimant la notion de « citoyen ») et si désireuse de ne voir dans l’être humain qu’un « corps », un espace programmable, ne voient pas l’importance de ces enjeux géostratégiques.

Ils font en fait le jeu des forces totalitaires intégristes, en particulier islamiques et paganistes (monarchistes dégénérés et néo-nazis) en les alimentant de gestuelles sociétales nihilistes qui ne font qu’effrayer certaines franges populaires sensibles refusant de se faire broyer par la machinerie techniciste de l’interchangeabilité consumériste des corps et des cultures ; car en voulant détruire à tout prix les références maternelles et paternelles, en voulant imposer une éducation sexuelle adéquate à cet effacement (y compris anatomique) tout en dénonçant une « machination réactionnaire » si l’on refuse un tel diktat, ces techno-affairistes post marxistes-léninistes et libertariens renforcent bien au contraire les forces totalitaires intégristes multiformes.

On ne comprendrait pas sinon pourquoi des autochtones européens embrassent cette réaction par excellence qu’est l’islam (alors que des millions de ses adeptes le quittent silencieusement, le fuyant ou vivant séculairement). Précisément faute de ne pouvoir se protéger efficacement de cette machine à décerveler qu’est devenue l’idéologie faussement progressiste du mélange obligatoire des genres, des ethnies et des cultures, le tout au nom désormais de « la planète à sauver ». Ou alors pour faire partie d’un éventuel renouveau élitiste après l’effondrement.

En tout cas, du fait de l’effondrement, la dérive décadente, des institutions traditionnelles comme les églises chrétiennes et les partis politiques séculiers, il s’avère que certains autochtones fuient vers cet autre totalitarisme qu’est l’intégrisme religieux ou le revival suprémaciste (se manipulant l’un l’autre) pour retrouver un peu de sens, de racines, et ce de manière comparable à ceux qui, par peur du communisme stalinien et de l’affairisme consumériste, se réfugièrent dans le fascisme et le nazisme alors que ceux-ci n’étaient guère à même de combattre le technicisme affairiste, y compris communiste, même s’il se veut aujourd’hui islamisé. Cela a été vu historiquement.

Sauf qu’ils partagent tous le même fondement : transformer l »être humain en support programmable, en particules interchangeables dressées pour guerroyer selon les uns, consommer en soi selon les autres.

Pourtant ces trois compositions du monde qui tentent de jouer ainsi leur partition mortifère, tels le technicisme affairiste, l’intégrisme guerrier et religieux, enfin le nihilisme orgiaque qui s’allie tantôt au premier tantôt au second, ces trois petites musiques morbides sont autant d’impasses empoisonnées que tentent aujourd’hui de quitter ou d’éviter certaines fractions des peuples en éveil ; mais le combat est difficile et sera de longue haleine tant ces musiques factices peuvent séduire les plus fragiles d’entre nous du fait de leur hégémonie artificielle.

Rien ne se joue définitivement et surtout infiniment néanmoins. La roue tourne. Elle est en train de le faire à voir l’écroulement des derniers bastions du tiers-mondisme qui tentent cependant de s’accrocher en s’alliant à ces trois variantes du même totalitarisme. En vain.

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
Patrick Granville

C’est barbant à lire désolé car trop dense en infos pour tout mémoriser. Mieux cerner un thème majeur et le développer en une ou deux pages. Plus facile à dire qu’à faire vous allez me dire.

DUFAITREZ

De tout et de rien, même si on fait des efforts…

meulien

je ne vois pas ce que viennent faire les paiens dans cet article!…..Si le nationalisme est un danger ,alors supprimons l’ONU,ou siegent plus de 190 NATIONS

Michel

2/2 Le mondialisme – ou techno-affairisme comme l’appelle l’auteur – diverge un peu dans la mesure où, ultime avatar des anciens totalitarismes, il ne cherche plus à se parer d’idéologie, mais se présente au contraire comme quelque chose de naturel et allant de soi. Cependant, il est lui aussi un système dans lequel des hommes cherchent pour eux le pouvoir et l’argent, et c’est donc bien toujours l’homme orgueilleux qui est au centre de cette nouvelle doctrine. C’est le christianisme et lui seul qui aurait pu rendre la société humaine plus respirable. En effet, le christianisme n’est pas humaniste et… lire la suite