« Être courageux et bienveillant » : J’ai vu « Cendrillon » de Kenneth Brannagh

Publié le 17 avril 2015 - par
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cendrillon

On raconte de moins en moins « Cendrillon » dans les chaumières et dans les HLM, soit que l’on suppose archi-connu ce conte popularisé en son temps par Charles Perrault puis porté à l’écran en 1950 par les studios Disney avec le succès que l’on sait, soit parce que les valeurs qu’il porte ne correspondent plus à la « modernité » de notre époque ni à la « diversité » de notre population.

La version réalisée par Kenneth Brannagh est un véritable bijou qui nous transporte dans un univers à la « Sissi » impeccablement filmé où même les effets spéciaux paraissent d’un naturel confondant. Je ne sais combien de fois j’ai eu l’occasion de visionner le dessin animé (enfants et petits-enfants obligent) et je me demandais ce que donnerait cette nouvelle version filmée avec des personnages de chair et d’os. Je ne trouve qu’un seul mot pour qualifier le tout : magique !

Voilà l’exemple-type du film que l’on peut aller voir en famille, à trois voire quatre générations, et tout le monde y trouvera son compte.

Nos chères têtes blondes, pour commencer, gavées d’Internet et de jeux vidéos tous plus violents les uns que les autres, à qui cela permettra d’administrer, sans en avoir l’air, une leçon de morale laïque qui laissera ses traces bienfaisantes dans leurs jeunes esprits, n’en doutons pas un instant.

Leurs parents, également, passés avant eux sur les bancs de l’école du temps d’Albator, de Capitaine Flam et autres « japoniaiseries », déjà lobotomisés par la télévision, passablement « abimés » par leurs enseignants soixante-huitards et à qui cela remettra, du moins peut-on l’espérer, un peu les idées en place.

Leurs grands-parents, enfin, qui retrouveront leur âme d’enfant et peut-être des raisons d’espérer d’un monde qui évolue trop vite et pas toujours selon leur goût car ils n’ont pas encore oublié, eux, ce que représentent pour l’homme civilisé le Vrai, le Beau et le Bien, trois valeurs cardinales portées par ce film.

« Etre courageuse et bienveillante », c’est la promesse que Cendrillon a faite à sa mère sur son lit de mort et qu’elle réitère à son père sur le point de partir pour le long voyage dont il ne reviendra pas. Cendrillon s’y appliquera avec constance vis-à-vis de sa belle mère et de ses deux chipies de filles qui s’emploient à transformer sa vie en enfer en la réduisant à un quasi-esclavage.

Elle y réussira presque jusqu’au moment ultime où elle cessera d’être bienveillante parce que, vraiment, trop c’est trop et qu’elle voit bien que son bonheur risque de partir en miettes à cause du trio infernal qui a investi la maison de son père.

C’est exactement le sort qui attend la France si nous n’y prenons pas garde et si les politiciens qui ont en charge l’avenir de la Nation ne se montrent pas « courageux et bienveillants ».

Courageux, car il faut l’être face aux graves dangers qui menacent notre pays : mondialisation, immigration galopante, islamisation de notre société, remise en cause de notre histoire, de nos institutions et de nos valeurs fondatrices.

Bienveillants, car la morgue, l’arrogance, le dédain dont font preuve nos prétendues « élites » à l’égard du peuple de France deviennent à la longue insupportables. Ils sont d’autant plus insupportables qu’un hidalgo de pacotille, français de fraîche date et accessoirement premier ministre se permet, depuis l’étranger, de remettre en cause un système électoral fabriqué pour exclure et qui risque de se retourner contre ses auteurs.

Français ne l’oubliez pas, Français réveillez-vous !

Bernard Campan

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