Eurabia, ou comment comprendre le projet de colonisation de l’Europe par l’islam, sous la direction des socialistes

Publié le 5 mars 2012 - par - 2 328 vues
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Le texte ci-joint est une  résolution du parlement européen, résolution entrant dans le projet européen » Eurabia » ce texte nous a été confié au vu d’édification par Bat Y’eor.

Il est certes daté de 2002 mais ce qu’elle expose d’un quasi-programme de colonisation de l’Europe et ce sous la direction des socialistes, (car c’est un socialiste espagnol, Mr Lluis Maria de Puig qui rapporte ce projet) nous vérifions aujourd’hui, 10 après qu’il est réellement mis en œuvre.

Au fond, la seule chose que les socialistes, d’où qu’ils soient en Europe, réussissent c’est le remplacement des peuples européens et l’imposition de cultures et d’histoires en formes de fabliaux pour endormir les peuples et dont la seule fonction est de créer un nouveau peuple européen, métissé, ignorant de sa culture, oublieux de son histoire.

Il est inquiétant mais pas vraiment surprenant qu’il soit question dans ce texte d’exclure le fondamentalisme et non pas l’intégrisme. Le fondamentalisme est l’expression réservée aux chrétiens évangélistes qui , comme aux États-Unis, n’ont pas digéré le politiquement correct, défendent Israël contre les pays arabes, c’est une leçons que nous donne les pays anglophones.

Naturellement l’Histoire va être réécrite, une histoire à l’usage des enfants et des étudiants, de la même façon qu’elle fut réécrite dans les pays socialistes et dans l’Allemagne nazi.

Comme le notait en son temps l’Écclésiaste « rien de nouveau sous le soleil ».

Notez que les flux culturels vont dans un sens – Moyen Orient (on a soigneusement évité ce mot) vers l’Europe et non l’inverse.

En réalité, il n’est même plus question de « régions » comme le Moyen Orient ou l’Europe mais tout simplement le nord et le sud, puis… le Nord et le Sud !

Les objectifs, dont aujourd’hui nous mesurons les effets délétères sont explicites ;

1) Coopérer pour éliminer les stéréotypes, préjugés et mensonges des différents systèmes éducatifs par une révision collective des manuels scolaires, notamment les livres d’Histoire.

2) Promouvoir l’apprentissage de la langue arabe en Europe et les langues européennes dans les pays sud méditerranéens à tous les niveaux éducatifs.

3) Encourager l’ouverture des sections de culture et de langue arabes dans les universités européennes ; et des sections de culture et langues européennes dans les universités sud méditerranéennes.

Et bien nous y sommes, le projet Eurabia qui était à notre porte est désormais rentrée dans la maison. Remercions encore Bat Y’eor d’être la gardienne vigilante de la liberté démocratique en Europe, même si de plus en plus sous prétexte d’antiracisme, d’antifascisme, de multiculturalisme, triomphe l’indifférenciation des cultures et des peuples, tous unis dans la grande cause commune du vide et du suicide des cultures, l’avenir radieux du goulag universel, sous l’œil de gardiens surveillants nos pensées et nos actes du haut de leurs minarets.

Michel Ciardi

Doc. 9626

8 novembre 2002

Opérations culturels entre l’Europe et les pays sud-méditerranéens

Rapport

Commission sur la Culture, la Science et l’Education

Rapporteur: Mr Lluis Maria de Puig, Espagne, Groupe Socialiste

Lien à l’Addendum 1 /  Lien à l’Addendum 2


Résumé

Les relations entre l’Europe et les pays au sud de la Méditerranée peuvent et doivent être améliorées. Une coopération intensifiée dans les domaines de l’éducation, le patrimoine et les arts, la science, la jeunesse, le sport et les média devraient aider à réduire les tensions actuelles.

L’Assemblée s’adresse en même temps et en parallèle aux autorités habilitées dans les Etats Membres du Conseil d’Europe et dans l’Algérie, l’Egypte, la Lybie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie, pour proposer des mesures concrètes dans les domaines de l’éducation, la culture, la religion, les média et d’autres.

L’Assemblée recommande également au Comité des Ministres de considérer la coopération culturelle comme prioritaire pour le Conseil d’Europe et avise son Comité à la Culture, à la Science et à l’Education de poursuivre son travail à cette fin.

I.   Ebauche de Résolution

1.   L’Europe se compose de pays de culture et de tradition différentes. L’élément unificateur pour les 44 pays membres du Conseil d’Europe est leur adhésion à une série de valeurs, notamment la démocratie, le respect des droits de l’homme, la gouvernance par la loi, ainsi que leur volonté de participer à un projet future uni, tout en préservant leur spécificités de culture individuelles.

2.   L’Assemblée est convaincue que les valeurs défendues par le Conseil d’Europe sont universelles et croit que la meilleure réaction à la globalisation serait de se servir de ce phénomène comme moyen de coopérer avec les pays non-Européens qui partagent certaines de ses valeurs, à commencer par les états qui sont le plus proches d’Europe sur le plan géographique.

3.   Les relations entre l’Europe et les pays sud-méditerranéens, qui ont tous signé la Charte des Nations Unies et la Déclarations Universelles des Droits de l’Homme, doivent être améliorées et ils le peuvent. La Culture, y comprise dans l’éducation, la patrimoine et les arts, la science, la jeunesse, le sport, et les médias, se prête particulièrement à une telle coopération.

4.   Il y a des tensions culturelles, sociales, politiques et économiques un peu partout dans le monde. Des malentendus et un degré élevé d’incompréhension. L’Assemblée rejette l’explication facile de telles tensions comme une confrontation (« clash ») des cultures. Bien qu’il y ait, en effet, de majeures différences culturelles entre les différents peuples, ces différences devraient nous amener au dialogue et non pas à la confrontation.

5.  Tout en considérant la sécularisation des institutions politiques en Europe comme une réussite, l’Assemblée reconnaît néanmoins la contribution positive apportée à la civilisation européenne par les traditions religieuses diverses, comme le judaïsme, l’islam et, particulièrement, le christianisme.

6.  Le Conseil d’Europe ne prétend pas avoir des solutions compréhensives ou définitives à tous ces problèmes. L’Assemblée est convaincue, cependant, que des relations culturelles améliorées entre l’Europe et les pays sud-méditerranéens fourniraient le début d’une solution à des problèmes plus larges.

7.  Afin de réussir, l’effort pour améliorer les relations doit être soutenu par une forte volonté politique à la fois en Europe et dans les pays sud-méditerranéens. Beaucoup de changements sont encore nécessaires.

8.  Pour sa part l’Assemblée pourrait octroyer des accords coopératifs aux gouvernements des pays sud-méditerranéens comme un premier pas vers un statut d’observateur.

9.  L’Assemblée voudrait en même temps et en parallèle demander aux autorités compétentes des états membres du Conseil de l’Europe et en Algérie, Egypte, Libye, Mauritanie, au Maroc et en Tunisie, de donner la priorité à la coopération culturelle entre l’Europe et les pays sud-méditerranéens et de :-

–  dans le domaine d’éducation

I   – coopérer pour éliminer les stéréotypes, préjugés et mensonges des différents systèmes éducatifs par une révision collective des manuels scolaires, notamment les livres d’Histoire.

II   – promouvoir l’apprentissage de la langue arabe en Europe et les langues européennes dans les pays sud-méditerranéens à tous les niveaux éducatifs.

III   – encourager l’ouverture des sections de culture et de langue arabes dans les universités européennes ; et des sections de culture et langues européennes dans les universités sud-méditerranéennes.

IV   – établir les mécanismes nécessaires pour les échanges étudiant-professeur en développant et en élargissant le concept ERASMUS et en facilitant les arrangements de visa.

V   – mettre en œuvre  les systèmes nécessaires pour reconnaître les diplômes à partir du niveau secondaire en se référant tout particulièrement, en ce qui concerne l’éducation supérieure, aux principes, buts et méthodes du Processus de Bologne ainsi qu’à la Convention du Conseil d’Europe/Lisbon Unesco.

– dans le domaine culturel

VI   – encourager la traduction et l’édition des œuvres fondamentales de la culture arabe en Europe et des œuvres culturelles européennes dans les pays sud-méditerranéens, y compris des écrivains contemporains et des études sur des questions d’actualité.

VII   – établir et développer des contacts et des échanges entre les artistes, avec des expositions communes et des festivals de film, d’art dramatique et de musique.

VIII  – organiser des contacts et des rencontres dans le domaine de la culture folklorique (le folklore, la gastronomie et les costumes traditionnels.)

IX  – coopérer dans le domaine de la politique migratoire afin de s’assurer que les immigrés en Europe des pays sud-méditerranéens deviennent d’authentiques intermédiaires entre les cultures des pays d’origine et d’accueil.

dans le domaine religieux

X  – garantir la liberté de conscience et d’expression religieuse, exclure le fondamentalisme, promouvoir le respect pour les différences religieuses en fournissant les conditions de développement égalitaires pour toutes les religions.

XI  – encourager des rencontres entre les différents dirigeants religieux en promouvant l’œcuménisme et en ouvrant la voie à un dialogue inter-foi authentique.

XII  – nourrir l’organisation de débats entre les intellectuels et les théologiens sur la compatibilité des pratiques religieuses avec les droits de l’homme, y compris l’impacte sur les femmes, comme indiqué dans la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la Convention Européennes sur les Droits de l’Homme.

XIII  – s’assurer que les systèmes éducatifs pourvoient une connaissance essentielle des diverses religions.

– dans le domaine des medias

XIV  – encourager les corporations de télévision publique d’élaborer des émissions en coopération entre les chaines de télévisions dans le nord et dans le sud et, à long terme, étudier la création d’une chaine de télévision euro-méditerranéenne.

XV  – développer dans les medias publiques des émissions d’information sur les réalités culturelles, sociales, économiques et politiques, afin d’assurer des informations objectives dans le Nord sur les sociétés musulmanes et, dans le Sud, sur les sociétés européennes.

XVI  – favoriser  la coopération entre les journalistes européens et sud-méditerranéens dans le domaine de l’éthique professionnelle.

XVII  – dynamiser un travail en commun sur Internet en créant des sites et des portails partagés ainsi que des espaces virtuels : (universités, salles de presse, entreprises, forums culturels) qui fourniront des exchanges immédiates en continu et supporteront la navigation par satellite GALILEO, les programmes EUMEDIS et les programmes en cours d’expansion EUREKA.

– dans d’autres domaines

XVIII  – encourager la coopération et les rencontres entre les femmes de l’Europe et des pays sud-méditerranéens sur les questions concernant la liberté, les droits de l’homme et l’égalité du genre (homme-femme).

XIX  – mettre en place une liaison jeunesse et des réseaux de coopération divisés en secteurs d’activité pour : de jeunes parlementaires, des étudiants de niveaux différents, des particularités comme des  membres de groupes religieux, des artistes, des athlètes, etc.

XX  – étudier les possibilités d’une organisation commune d’évènements sportifs professionnels ou amateur, par exemple en restructurant les Jeux Méditerranéens.et en leur donnant une nouvelle impulsion.

XXI  – encourager la participation des pays méridionaux dans des programmes de recherches scientifiques dirigés par des gouvernements, universités, laboratoires, industries et entreprises, notamment ceux qui sont disposés à transférer leurs technologies.

XXII  – promouvoir une politique de jumelage entre les autorités sud-méditerranéennes sur place et celles de l’Europe, visant une coopération proche, surtout dans les domaines culturels.

XXIII  – encourager une coopération touristique Nord-Sud, avec une emphase sur le tourisme culturel, connecter les systèmes de promotion touristiques des deux côtés et favoriser la création de routes, des programmes et des exchanges culturelles,

XXIV  – soutenir des initiatives du Processus de Barcelone, telles que l’Euro Med Heritage, Euro Med Audiovisual et Culture 2000, ainsi que le développement du Civil Forum ; inaugurer des corps coopératifs plus larges dan ce domaine en associant tous les pays du Conseil d’Europe aux pays sud-méditerranéens.

Traduction : The Scarlet Pimpernel

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