Europe : à chaque fois qu'on demande l'avis des peuples…

tsiprasFaut-il se réjouir? Je parle, bien sûr, du non grec  aux propositions de l’Union européenne.
Je ne vais pas aborder ici la question des conséquences économiques de ce « non ». Je laisse cela à plus compétent.
Mais ce qui me réjouit, c’est la capacité qu’a eue le peuple grec, et avant lui, les peuples français, irlandais, néerlandais,  à ne pas se laisser manipuler et avant tout par les divers organes de presse qui, unanimement, comme en 2005, ont fait campagne pour le oui et prédisaient les pires conséquences en cas de vote non. Il est réconfortant de voir que les manœuvres de manipulation ont leurs limites et qu’au final,  les électeurs se prononcent en fonction de ce qu’ils croient être leurs propres intérêts.
J’avoue avoir  mesquinement jubilé de voir une journaliste de BFM TV nous expliquer que les Grecs n’avaient pas très bien compris la question – trop technique – qui leur était posée. Quel mépris pour le peuple qui est sommé de voter d’une certaine façon, qui est accusé de ne pas comprendre qu »il se trompe et que l’on fera voter à nouveau jusqu’à ce qu’il vote bien.
Ce que je trouve réconfortant ensuite, c’est que, lorsque les peuples de l’Union Européenne sont consultés directement, ils expriment à chaque fois, leur défiance vis-à-vis du carcan aveugle et dictatorial qu’est l’U.E.  Il semble évident que les peuples veulent être souverains, et qu’ils ne  supportent pas que de parfaits inconnus, élus par personne, décident du sort de leur pays, de leur terre, de leurs biens, de leur patrimoine. Et la réponse du peuple grec n’est  certainement pas uniquement d’ordre économique.
Attendons la suite qui nous dira si l’U.E va réussir une fois de plus  à escamoter le résultat de ce référendum ou si la réponse de la Grèce va entraîner une sérieuse refonte de l’U.E …voire sa disparition.
 

image_pdf
0
0