Europe : Addendum sur le débat légitime Christine Tasin-Fabrice Robert

Publié le 22 août 2011 - par - 451 vues
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Ce petit post-scriptum n’a ni la prétention de trancher le débat, ni celle d’égaler les deux tribunes, celle de Fabrice, et celle de Christine, qui furent particulièrement copieuses. J’aimerais simplement indiquer une hypothèse de travail, tout au plus une idée de prospective.

Je suis d’accord avec Christine sur le fait que l’Union Européenne et l’euro n’ont apporté que des catastrophes à nos peuples. Toutefois, j’estime qu’il n’est pas – dans l’absolu – impossible de fabriquer une toute autre Union Européenne qui pourrait posséder, allons jusque là, un tout autre euro, et par là même je me rapproche des Identitaires et des idées de Fabrice Robert. Il s’agirait bien entendu d’une Union Européenne démigrationniste, attachée à la conservation de ses identités charnelles mais aussi politiques (on voit mal, par exemple, pourquoi les Français supprimerait leur République ou les Anglais leur monarchie), totalement refondue d’un point de vue socio-économique dans le sens d’une rupture franche avec le mondial-capitalisme oligarchique et d’une réhabilitation du pouvoir d’achat de ceux qui travaillent, et pour finir solidement armée, car une telle Europe aurait besoin de se défendre en interne comme en externe. Dans tous les cas, il s’agirait d’une Europe rétrocédée à elle-même par un vaste processus restitutionnaire ou dévolutionnaire, c’est-à-dire rendue à ses identités propres (et les États-nations souverains font tout de même partie de ces identités propres).

Maintenant, et je raisonne de manière un peu hégélienne en cela, je ne suis pas sûr que ce processus de rétrocession de l’Europe a elle-même n’ait pas besoin d’un « moment », comme dirait Hegel, de nature nationaliste, et en cela je suis proche des idées de mes camarades nationaux-révolutionnaires (nationalistes-syndicalistes) comme de mes camarades nationalistes-socio-républicains (RL et RR bien évidemment). Pour utiliser le schéma hégélien jusqu’au bout, on pourrait voir dans le mondialisme le moment de la THÈSE, dans le nationalisme celui de l’ANTITHÈSE, et dans une Europe à la fois fédéraliste et localiste, identitaire, rendue à elle-même, le moment de la SYNTHÈSE. Le nationalisme correspondrait donc au « travail du négatif » hégélien, c’est-à-dire à une rupture franche avec les pratiques mondialistes, éventuellement douloureuse mais indispensable, qui permettrait ensuite l’invention et la promotion de cette Union Européenne d’un nouveau genre, désirée par notre ami Fabrice Robert.

Il ne s’agit ici que d’une hypothèse, très philosophique, et sans doute trop. Mais enfin, cela ne me semble pas idiot de penser (de prévoir même peut-être) que c’est le processus impérieux de l’Histoire qui conciliera les idées nationalistes-souverainistes et les idées identitaires, et, pour citer les personnes, Fabrice Robert et Christine Tasin !

Quoi qu’il en soit, à partir du moment où tout le monde est bien d’accord pour renverser la Triplice de l’horreur, à savoir la mondial-collusion des oligarchies capitalistes transnationales, de l’islam en conquête permanente de nouveau territoires et de la nébuleuse gauchiste internationale, il n’y a pas lieu de trop s’inquiéter : les identitaires et les nationalistes-souverainistes continueront à travailler ensemble; et ils ont du pain sur la planche!

La Triplice de l'horreur

 

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