Européennes : on y est presque !

Publié le 24 mai 2019 - par - 9 commentaires - 655 vues
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Nous sommes à quelques jours d’un scrutin important.
Je n’ai pas la naïveté de penser que l’Europe changera fondamentalement au lendemain du 26 mai (1), mais, en revanche, si la liste de l’insipide Nathalie-Loiseau-de-mauvais-augure ne termine pas en tête, « Jupiter » en sera fort affecté et il risque de sacrifier – ou, tout au moins de remanier – son gouvernement d’incapables. L’enfant gâté, contrarié, va piquer une grosse colère que même la vieille dame qui lui tient lieu de mère, d’épouse et de maîtresse n’arrivera pas à calmer.

Mais, attention, l’avorton présidentiel est tout sauf un imbécile.
Ses gesticulations pour retourner l’opinion le prouvent. Alors, faisons en sorte que dimanche la claque soit forte, brutale, sévère, et bien sonore.
Qu’elle le laisse groggy, KO debout (ou mieux, à terre).
J’invite donc tous les nationaux et/ou nationalistes à ne pas se tromper de bulletin de vote dimanche prochain car, au sein de notre famille idéologique, la division et les « chicayas » internes sont hélas responsables de quelques décennies de défaites cuisantes, que nous ne devons qu’à nous.
J’enrage, par exemple, d’entendre des « Gilets jaunes » se déclarer « apolitiques ». C’est une ineptie car, comme le disait si justement Charles Maurras : « Tout est politique ! »

Politique (latin politicus) vient du grec politikos, de polis : la ville et de politikè qui signifie :
« Science des affaires de la cité ». La politique, c’est tout simplement l’organisation de la cité ou, de nos jours, de l’État. Quiconque s’intéresse, même de loin, à la vie de son pays fait forcément de la politique, sans pour autant être militant ou adhérent d’un quelconque parti politique.
« Jupiter », l’homme qui est à la fois de gauche « et en même temps » de droite, l’ennemi de la « vieille politique » et des partis, a bien su rebondir lors des « grands débats » : il a fait semblant d’écouter les Français, soi-disant tous les Français.
Tel un pasteur évangéliste, il a organisé des grand-messes, totalement bidonnées, durant lesquelles il a pu enfumer les naïfs, les imbéciles et les gogos.
Et aussitôt, la presse servile a applaudi les performances de l’avorton : une fois de plus, il « renversait la table », « cassait les codes » et impressionnait par sa faconde – laquelle n’est pourtant qu’une diarrhée verbale – et sa pseudo-connaissance des dossiers (2).
Et il reprenait, dans la foulée, quatre points dans les sondages… ou cinq… ou six ? On ne sait plus très bien puisque les instituts de sondages roulent également pour lui.

Cet enfumage lui permettait également de commencer la campagne des Européennes, en avance (et aux frais du contribuable).
Du côté des « Ripoux-blicains », tiraillés entre les européistes débridés, les centristes mous (pléonasme !), la droite juppéiste(3), le courant gaulliste  et les souverainistes, ont a vu poindre un triumvirat étrange, sorte d’association de la carpe et du lapin : le jeune philosophe François-Xavier Bellamy, catholique et conservateur, mène sa liste avec deux centristes ouverts à l’Europe passoire et aux avancées « sociétales » de la gauche.
Laurent Wauquiez, qui ne savait plus quoi inventer pour rassembler son camp, et (tenter de) ratisser large, a invité Éric Zemmour, auquel il trouvait brusquement toutes les qualités.

Au même moment Rachida Dati expliquait qu’elle ne partageait pas les valeurs de Bellamy.
Puis, Estrozizi, le maire « motodidacte »(4) de Nice, y allait lui aussi de son couplet fielleux contre Bellamy, avant de déclarer que, finalement, il voterait pour la liste LR.
Comme disait Edgar Faure : « Ce n’est pas la girouette qui change, mais le vent ».
Autant dire que ce brillant normalien n’a pas besoin d’ennemis pour aller au casse-pipe : ses « amis ripoux-blicains » se chargeront de lui savonner la planche.

Sa liste fera autour de 14 ou 15 %, et encore… Mais il sera député européen, c’est ce qu’il voulait car la gamelle est bonne : un « job » peinard, sans risque et fort bien rémunéré !
Même si le personnage n’est pas antipathique, il ne faut pas voter pour Bellamy. Méfiez-vous des promesses des « Ripoux-blicains ».

On les a vus à l’œuvre au Parlement européen : ses députés ont systématiquement voté contre les intérêts français (renforcement de la Commission au détriment de notre souveraineté nationale, CETA, etc…) ; ils ont tous adopté, comme un seul homme, le « politiquement correct » sur toutes les questions « sociétales » si chères à la gauche. Ils ont condamné les États (Pologne, Hongrie) qui s’opposent à leur invasion et entendent protéger leurs frontières. En clair, ils font très exactement le contraire de ce que Laurent Wauquiez préconise avant les Européennes.

À l’inverse, les députés RN, regroupés au sein de l’ENL (Europe des Nations et des Libertés), ont toujours défendu la souveraineté nationale et la dignité humaine : la ligne politique du RN est claire. Il suffit d’écouter les prises de positions de Nicolas Bay sur le sort réservé par l’UE au président Orbán, de Marie-Christine Arnautu sur la famille, de Philippe Loiseau sur l’agriculture…
Le rapprochement voulu par le RN avec le groupe de Visegrád (5) et l’Italie de Matteo Salvini est de bon augure pour tenter de réformer les institutions européennes de l’intérieur, en instaurant un rapport de force avec la Commission de Bruxelles. David Cameron y était presque parvenu, avant le vote pour le « Brexit », c’est donc possible !

Je sais déjà que la « droite-cachemire » sera tentée de voter Bellamy, qui rassure la « Manif pour tous ». D’autant plus que Marion Maréchal est – provisoirement j’espère – retirée de la vie politique. Cette droite BCBG n’a pas pardonné à Marine Le Pen son manque d’implication sur les questions éthiques, pas plus que moi d’ailleurs. Il est vrai qu’elle était, à l’époque, sous l’influence néfaste de Philippot. Mais, au risque de me répéter, ne nous trompons pas d’enjeu :
Les Européennes sont un moyen de s’opposer à l’immigration-invasion voulue par le couple Macron-Merkel. Ce déferlement migratoire qui est un réel danger pour notre identité nationale et notre sécurité. La droite molle n’a toujours pas compris qu’une nation peut se remettre d’une crise économique, mais qu’elle ne se remettra pas d’une invasion. Or nous sommes en train de vivre la revanche d’un Islam conquérant qui n’a jamais pardonné à l’Occident chrétien de l’avoir battu à Poitiers en 732, à Grenade en 1492 et à Lépante en 1571 (6).

Je ne voterai pas non plus pour les petites listes – financées par on ne sait qui ? – et venues là uniquement pour affaiblir le score du Rassemblement National : elles feront, elles aussi, le jeu de Macron, donc celui d’un « européisme » total qui fait le bonheur de la finance apatride.
Je voterai pour le RN, sans le moindre état d’âme : par conviction et par devoir.

Quant à François-Xavier Bellamy, s’il est honnête (???), je suis presque certain que nos chemins se croiseront un jour, pas forcément si lointain. Quand « la droite la plus bête du monde » aura enfin compris qu’elle doit s’unir et défendre ses valeurs plutôt que de courir après les idées « progressistes » de la gauche. Je ne désespère pas de voir, un jour prochain, Robert et Emmanuelle Ménard, Philippe de Villiers, Marion Maréchal, François-Xavier Bellamy, Éric Zemmour, Patrick Buisson, Renaud Camus et quelques autres sous la même bannière.

Macron aura eu un mérite : celui de faire exploser les partis traditionnels.
Avouez que ce serait un comble que l’avorton présidentiel soit involontairement à l’origine du réveil du nationalisme français, non ? Il n’est pas interdit de rêver et encore moins d’espérer.

Éric de Verdelhan

1)- Encore que l’arrivée massive de députés nationalistes pourrait bien changer le donne.
2)- Sauf sur l’ISF et le vote blanc pour lesquels il n’a jamais répondu précisément à une question, comme, d’ailleurs, durant la campagne présidentielle : bis repetita !
3)- Parler de « droite juppéiste » est idiot car, selon toute vraisemblance, Alain Juppé aurait appelé à voter Macron aux Européennes, comme ce vieux débris de RaffaRIEN.
4)- Christian Estrosi, qui n’a pas le moindre diplôme, fut, dans les années 70, un champion motocycliste d’où son surnom de « motodidacte ». La moto est un domaine dans lequel il était bon, comme quoi on peut être un bon à rien sans être mauvais en tout.
5)- Pologne, Hongrie, Tchéquie et Slovaquie.
6)- Il y a bien d’autres dates, que j’épargnerai à mes lecteurs.

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Notifiez de
spartac

 » Européennes : on y est presque ! » ….. dans la merde ! ?
On y est déjà .

Eric des Monteils

La montée inexorable d’une pensée de droite, équilibrée, décomplexée, qui prend en compte les réalités sociétales à corriger d’urgence, sont comme une vague qui submergera ce gauchisme-maladie-mentale qui nous pourri la vie depuis trop longtemps. (je le sais bien : j’en ai fait partie !) Les vents dominants soufflent de l’Est ces temps-si, le sentez-vous ?

superdupondt

pourtant les médias font une propagande intensive !! hier TOUS annonçaient avec des trémolos dans la voix la victoire des travaillistes hollandais avec 19% (l’extrême droite a 14%) mais oubliaient totalement la victoire des probrexit de Farage avec 34%

blanc de peau

D’après les lois électorales de l’UE les résultats des élections ne peuvent être rendu public que après le vote de tous les pays. La france dans sa forme dictatoriale actuelle s’est empressée de ne pas en tenir compte.

Joël

entendre des « Gilets jaunes » se déclarer « apolitiques ». Quelle aberration !
C’est pourtant bien le politique qui décide de son salaire, de ses impôts, de sa santé, de son instruction, etc. bref de sa vie ou de sa mort.
Même si la politique est rarement intéressante, on est bien obligé de s’en informer au minimum pour connaitre notre devenir. Se dire apolitique, c’est de la paresse intellectuelle.
Et du coup, cela rend nul toutes leurs récriminations.

Eric des Monteils

En effet, compte tenu que tout est politique, même « de ne pas faire de politique » ; puisque s’exprimer, quel qu’en soit les moyens, est forcément politique. (ce qui rendrait non-nul, leur récrimination) . . . .mouaiffff : j’ai pas la forme aujourd’hui.

Patapon

Honte aux abstentionnistes!Il faudra rendre le vote obligatoire.Avant d’etre un droit,c’est un devoir!Quant à le donner aux prisonniers de droit commun,repris de justice,ou handicapés mentaux,la,je ne suis pasdu tout d’accord.Votez bien,Dimanche,et Hardis,les Patriotes!

kabout

nos journaleux ont invités presque tout le monde possible sur leurs plateaux tv pour sauver l’UE,aprés que loiseau 2 fois chez j.j.bourdin, ce jour sur Cnews l »invité spécial…..bernard tapie et oui meme malade ils ont été le chercher pour plaider sur l’UE et contre le RN,pour ceux qui n’ont pas vu cet interview il ai a voir !! pour 1 fois tapie n’a pas dit que des conneries !!