Euthanasie, suicide assisté : “Humain, trop humain” ?

Publié le 18 juin 2021 - par - 92 commentaires - 3 438 vues
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Ceux qui me connaissent savent que je suis catholique pratiquant. Ce que je vais dire sur la fin de vie va donc leur paraître pour le moins paradoxal, sinon scandaleux. Tant pis. J’ai l’habitude de ne jamais être tout à fait dans les clous, sur quelque sujet que ce soit…

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Fin de vie… Pourquoi une méditation aussi austère, me demandera-t-on ? C’est l’actualité qui nous y invite :

Françoise Hardy (photo d’intro), gravement malade, se dit « proche de la fin » et défend l’euthanasie.

Françoise, c’est mon enfance et mon adolescence. Alors quand la chanteuse évoque sa fin prochaine et le calvaire qu’est devenue son existence, c’est un peu de ma vie qui souffre et s’en va.

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Dans un entretien accordé à Femme Actuelle le 15 juin dernier, Françoise Hardy s’est confiée sur ce qu’est désormais sa vie quotidienne. Elle est atteinte d’un cancer incurable du cavum. Les radios et immunothérapies qu’elle a dû subir pour tenter de ralentir l’évolution de son mal « ont eu des effets secondaires cauchemardesques ». « Ils me pourrissent la vie depuis deux ans et m’affaiblissent de plus en plus à cause de l’absence de salive, du manque d’irrigation de toute la zone ORL, d’un assèchement généralisé et des hémorragies nasales, des détresses respiratoires et autres problèmes qui s’ensuivent. Un dérèglement thyroïdien est également survenu. Quant à l’oreille, avec le tympan et les sécrétions de l’otite séreuse épaissis par les rayons, elle est devenue sourde », explique-t-elle dans l’entretien. « 5 heures par jour » simplement pour préparer et ingurgiter son alimentation, « toujours la même »

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En avril, Françoise Hardy s’était déjà prononcée en faveur de l’euthanasie :

« Quand quelqu’un est incurable, c’est inhumain de ne pas abréger ses souffrances (…) Atteinte de la maladie de Charcot, ma mère a eu beaucoup de chance que son médecin lui trouve un médecin hospitalier qui l’a euthanasiée avec ma collaboration quand elle ne pouvait aller plus loin dans cette horrible maladie incurable. »

« En ce qui me concerne, j’aimerais avoir cette chance, mais étant donné ma petite notoriété, [aucun praticien] ne voudra courir le risque d’être radié de l’ordre des médecins» explique la chanteuse à Femme actuelle. Rappelons qu’en France, l’euthanasie est en effet interdite…

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Le 15 mai dernier, Alain Cocq, atteint d’une maladie incurable, à bout de forces, se rendait en Suisse afin de mettre fin à ses jours par suicide assisté.

Une cagnotte avait été mise en place afin de couvrir les frais engagés auprès de l’association Dignitas spécialisée dans ce type de tâche. Outre une adhésion de 200 euros, cette association privée fait en effet « le travail » pour 9 000 euros. Somme à régler avant prestation, naturellement…

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On sait que l’Eglise catholique est farouchement opposée à l’euthanasie :

« L’Eglise refuse qu’on limite la valeur de la vie de quelqu’un à sa possibilité de vivre sans souffrance. On touche à nouveau à l’essence de la vie : l’homme n’a pas le droit de détruire ce qu’il n’est pas capable de créer, une vie humaine »

lit-on entre autres sur le site Catholique.org

On pourra objecter à l’auteur qu’il s’agit d’un argument purement théologique. De fait, les trois religions monothéistes condamnent l’euthanasie.

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L’article poursuit :

« Une personne vraiment entourée d’amour ne demande pour ainsi dire jamais l’euthanasie. Il s’agit plus d’un appel au secours que d’une demande réelle (comme les suicides ratés des adolescents). Y accéder consiste à supprimer le symptôme plutôt que le mal. »

« Certains grands handicapés ont communiqué aux autres un fantastique dynamisme de vie (comme Jacques Lebret, sans yeux et sans mains, qui a témoigné de sa joie de vivre dans bien des écoles). »

« Ici encore, l’Eglise protège la vie à sa fin comme à son début »

« Elle encourage par contre les soins palliatifs, qui consistent à accompagner le malade en diminuant au maximum ses souffrances, soins qui justement évitent l’acharnement thérapeutique. »

“Supprimer le symptôme plutôt que le mal”, “Accompagner le malade en diminuant au maximum ses souffrances”… Sans doute plus facile à dire qu’à faire… Les soins palliatifs ne sont en aucune façon la panacée universelle contre la souffrance. Certaines maladies sont totalement réfractaires à tout traitement antalgique. Le nier, c’est n’avoir jamais côtoyer certaines personnes dont le cancer était en phase terminale. La douleur est là, elle est présente, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elle est souvent insupportable.

Souffrant atrocement de sa tuberculose, et n’ayant plus que quelques jours à vivre,

Kafka implore son médecin d’abréger ses souffrances. Il eut à son adresse cette phrase que rapporte son ami et biographe Max Brod  :

« Docteur, si vous ne me tuez pas, c’est que vous êtes un assassin ! »

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Qu’on ne nous raconte pas que la médecine a fait ces dernières années des progrès notables dans le traitement de la douleur : c’est faux.

Le premier pas décisif date du début du 19ème siècle avec la découverte de la morphine. La mise au point de dérivés successifs de la morphine améliora son pouvoir antalgique.

Le dernier pas important dans le traitement de la douleur date de 1980 (quarante ans !) avec la découverte de la buprénorphine 

La buprénorphine est réputée trente fois plus puissante que la morphine, sans d’ailleurs qu’on sache précisément ce que ce chiffre « 30 » signifie précisément, puisque la douleur ressentie par un patient n’est pas objectivement mesurable… Mais, comme on l’a vu sur les plateaux-télé depuis plus d’un an avec la crise de la Covid, les médecins n’en sont pas à une fumisterie près. Tout comme la morphine, la buprénorphine ne peut être administrée que dans “la dernière ligne droite” : l’accoutumance est en effet rapide, et avec elle la nécessité d’accroître les doses.

La buprénorphine est administrée par voie sublinguale en deux à trois prises par jour. Comme la morphine, elle conduit inexorablement aux nausées, vomissements et vertiges.

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L’auteur de l’article du site Catholique.org  que j’ai mentionné supra a sans doute jugé sa démonstration un peu légère. A moins qu’il ait eu la chance de ne jamais accompagner un proche vers la mort dans la  souffrance la plus extrême. Beatus vir

Notre auteur croit alors bon de rajouter l’argument qui tue :

« Les notions de “vie ne valant pas la peine d’être vécue” et de “compassion pour la souffrance” sont apparues pour la première fois dans le discours de… Hitler. Elles étaient des préliminaires visant à justifier la suppression de milliers de personnes “économiquement non rentables”. »

Magnifique « reductio ad Hitlerum ». La messe est dite… Que rajouter d’autre ?

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Le 19 juillet 2019 sur Radio Courtoisie, j’ai eu l’occasion d’évoquer l’affaire Vincent Lambert, soit quelques jours après le meurtre de ce dernier au CHU de Reims. Mes invités étaient :

Véronique Lévy :

Farida Belghoul :

Nicole Hugon, infirmière spécialisée dans les personnes en fin de vie (ce que n’était pas Vincent Lambert, faut-il le rappeler…),

Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban,

et Me Jérôme Triomphe :

Cette affaire repose sur trois scandales absolus :

  • le premier est que Vincent Lambert ne souhaitait pas mourir. Il n’a pleuré qu’à deux reprises lors de ses sept années d’hospitalisation : le 10 avril 2013, puis le 3 juillet 2019 quand on lui a annoncé qu’il allait être mis à mort. En avril 2013, Vincent a résisté à plus de 30 jours d’abstinence de nourriture : une preuve absolue de pulsion de vie.
  • Le second scandale est qu’il est mort pire qu’un chien, enfermé à clé dans une chambre d’hôpital, seul, sans personne pour l’accompagner dans ses derniers instants.
  • Le troisième scandale est l’abjecte loi Léonetti qui considère l’alimentation et l’hydratation comme des soins thérapeutiques (oui, vous avez bien lu : manger et boire, pour la République, c’est recevoir des médicaments ! Que ne sont-ils remboursés par la Sécurité sociale !). Or Vincent ne recevait aucune thérapie médicamenteuse (pas d’aide respiratoire, etc.,  non plus), à l’exception de… l’eau et de la nourriture. Il est donc mort de faim et de soif puisque la loi Léonetti l’a volontairement privé de ces « médicaments ». Belle illustration des « valeurs de la République » ?

Au risque de surprendre mes amis catholiques, je confesse que si on avait eu la certitude que Vincent désirait en finir avec son existence pauci relationnelle (et on avait en fait la certitude du contraire, quoi qu’en aient dit certains de ses « proches » pressés de se débarrasser de ce fardeau) et si on l’avait accompagné jusqu’au terme de son existence de manière humaine, une « euthanasie miséricordieuse » ne m’aurait pas scandalisé, bien au contraire.

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Dans cet article, Mgr Sudreau rappelle que le paganisme antique pratiquait l’euthanasie ainsi que le suicide sans état aucun état d’âme :

« L’euthanasie a toujours existé, depuis la haute antiquité, en particulier dans le paganisme : on quittait cette vie quand on estimait qu’elle n’était plus digne. Les romains étaient spécialistes de l’affaire. Quand ils avaient des problèmes politiques ou quand l’ennemi se rapprochait, ils estimaient que le moment était venu et on donnait la mort. C’était une pratique qu’on considérait comme bonne – une mort digne. »

Mgr Sudreau rappelle que le parti « chrétien avant la lettre » existait également :

« Par exemple, Hippocrate ou Pythagore estimaient lâche le fait de se donner la mort et de se soustraire à son sort humain. Cicéron prenait très au sérieux les affaires humaines ; il considérait que la providence nous avait mis dans telle ou telle position et il fallait accomplir ce trajet vital qui nous avait été fixé par les dieux. Dans le songe de Scipion, qui pensait se donner la mort, Cicéron a cette très belle phrase : “vous, toutes les personnes droites, vous devez conserver votre vie, vous ne devez pas en disposer sans le commandement de celui qui vous l’a donnée en sorte que vous ne paraissiez pas vous soustraire à l’office humain où Dieu vous a placé.” Déjà à cette époque donc, existait le point de vue qu’on ne pouvait pas fuir ses responsabilités. »

« L’avènement du christianisme a tout changé, bien sûr, car il ouvrait une porte derrière ce désespoir de la mort et disait qu’au-delà de la mort il y avait la possibilité de la vraie vie, complète, de bonheur en Dieu, et que la mort en elle-même était un moment très important de la vie dans lequel on pouvait régler ses affaires et qu’il fallait affronter cette mort avec dignité et la confiance du chrétien. »

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On se souvient de la mort admirable d’Arria, l’épouse de Caecina Paetus, condamné à mort pour avoir participé au pire des crimes aux yeux d’un Romain : une rébellion contre l’empereur – l’empereur, le Dieu vivant ! Cette mort aurait été le terme d’un supplice sans nom, éminemment romain : le crucifiement.

On imagine l’humiliation du condamné, cloué pendant des heures sur sa croix, exposé nu aux regards de la foule ignoble (par décence, les chrétiens ont rajouté un pagne au Christ, ce qui, selon toute vraisemblance, est historiquement faux).

Comme Paetus hésitait à se poignarder afin d’éviter cette abomination, Arria lui arracha le couteau des mains et le retourna contre elle. En expirant, elle eut cette phrase bouleversante : « Non dolet, Paete ! » « Cela ne fait pas mal, Paetus ! ».

Un Dieu qui condamnerait le geste d’Arria et la vouerait à l’enfer me serait, je dois vous l’avouer, chers amis catholiques, particulièrement antipathique…

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On se souvient également de la mort rituelle de l’écrivain japonais Yukio Mishima : le 20 novembre 1970, Mishima prend en otage le général commandant en chef des forces d’autodéfense et fait convoquer les troupes : il leur tient alors un discours à la gloire du Japon millénaire et de l’Empereur. La réaction des 800 soldats lui est vite hostile. Sous les huées, Mishima se retire, puis, entouré de sa garde prétorienne, procède à son sepukku.

La vision de qu’était devenu son pays sous la domination des Etats-Unis, une anti-civilisation matérialiste aux yeux de Mishima, fut pour ce dernier une souffrance intolérable qu’il fallait laver dans le sacrifice suprême.

Rappelons l’occupation humiliante du Japon après sa capitulation sans condition à la suite de la vitrification d’Hiroshima et de Nagasaki, objectifs purement civils et donc crimes contre l’humanité, lesquels ne seront évidemment jamais jugés.

Rappelons également que ces deux bombardements nucléaires (les seuls pour l’instant dans l’histoire de l’humanité) eurent respectivement lieu le 6 et le 9 août 1945, ce qui n’a pas empêché les Etats-Unis et leurs alliés de créer, le 8 août 1945, le Tribunal militaire international de Nuremberg lors de la conférence de Londres, pour juger des crimes de guerre de l’ennemi vaincu… Bel exemple de cynisme, en vérité. Vae victis !

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Dominique Venner, dernier héros du paganisme, s’est donné la mort comme un Vieux Romain, avec un détachement qui force l’admiration :  le 21 mai 2013, il déjeune avec quatre amis proches : Philippe ConradBernard LuganJean-Yves Le Gallou et Fabrice Lesade, leur demandant de créer ce qui deviendra l’Institut Iliade. Selon ces quatre derniers témoins, au cours de leur conversation, à aucun moment Venner n’a abordé, même de manière allusive, le thème du suicide. Alors même que dans l’après-midi – sa décision sur le lieu, le jour et l’heure ayant été prise depuis longtemps – il sacrifiait sa vie pour son idéal.

Quel Dieu pourrait-il donc condamner l’absolu courage de ces mystiques athées que furent Mishima et Venner ? Pas le mien en tout cas.

***

Voilà qui nous éloigne de Françoise Hardy et d’Alain Cocq, allez-vous penser… Sur la forme, sans doute, mais sur le fond, une douleur atroce reste une douleur atroce, qu’elle soit endurée par une chanteuse de talent ou un simple inconnu, ou bien par des identitaires qui ont au fond de leurs tripes l’amour de leur pays et de leur race

***

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni

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Notifiez de
kris

Effectivement lorsqu’on devient inapte au travail n’est-il pas le temps de prendre une douche et de se retirer de la société…

Félicie

Ce sujet est délicat ,un peu hypocrite ,on tue des millions d’animaux jeunes tous les jours dans les abattoirs, on a aucun scrupule à leur donner la mort d’une manière abjecte pour les bouffer , parce que l’homme se considère comme une espèce supérieur , l’ anthropocentrisme, donc en se projetant dans cette idéologie (supérieur – inférieur ) Il se donne le droit de massacrer tout ce qui vit sur la planète … Pour en revenir à l’Euthanasie, on euthanasie bien nos amis animaux quand ils souffrent en fin de vie ,je n’ai pas fait partir un de mes chats qui était en fin de vie, et je regrette, car il souffrait ,a agonisé longtemp.
Il faut laisser le choix à chaque personne de décider autant de sa vie que de sa fin de vie .
Le problème ce sont les dérives possibles de l’ euthanasie…

Jean-Louis

Sujet o combien sensible et compliqué. Je serais plutôt favorable à une évolution de la législation mais quid des abouts éventuels? Des héritiers trop « pressés » par exemple?

Soazig NEDELEC

Je suggère à Françoise Hardy d’avoir le courage de se suicider..afin de ne pas faire d’un autre..un assassin..sachant que le suicide est lui aussi condamné..mais au moins, elle assumera sans impliquer quelqu’un d’autre..je suis certaine que la Miséricorde du Seigneur s’exercera pour elle..alors que son éventuel assassin risque de ne pas bénéficier des mêmes circonstances atténuantes qu’elle..
J’ai le même âge que Françoise Hardy..

Atikva

Le rappel du scandale Vincent Lambert m’a fait monter la colère au front. Mais légaliser l’euthanasie, après ce qu’il est advenu de la légalisation de l’avortement – non, merci ! Déjà appliquée en Belgique et au Luxembourg, y compris pour des enfants qui en savent encore moins que les adultes sur la mort, l’euthanasie ouvre la porte à tous les abus.

Je comprends qu’on souhaite mettre fin à des souffrances insupportables, mais c’est à l’intéressé et à ceux qui l’aiment assez pour accepter d’en subir les conséquences qu’il appartient d’agir – et surtout pas aux médecins et aux politiciens.

En tant que chrétienne ‘traditionnelle’, je suis convaincue que Dieu jugera en dernier ressort.

Dorylée

– Les trois religions monothéistes condamnent l’euthanasie – ” S’agissant de l’euthanasie, elle ne peut qu’être mal considérée par une religion qui prône la vie», avait ajouté, devant le même auditoire, le recteur Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman…” Difficile de faire plus cynique quand tous les salopards mahométans se font sauter au milieu des foules en gueulant alla ouakbar. Le christianisme et le judaïsme condamnent le suicide ; l’islam l’encourage et pour de mauvaises raisons.

Jean-Louis

L’euthanasie n’est pas comparable au suicide, rien à voir.

Eric Hartley-VI Fletcher

Françoise Hardy était déjà suicidaire dans sa jeunesse, quand elle était ma voisine, au 24 , rue d’Aumale !

Lotus

Et ceux et celles qui se suicident, ils rencontrent une épreuve et ils sont incapables de passer au travers, de trouver une solution, ils sont embourbés, enlisés, ils ne voient pas de solution et découragés, ils se suicident.
Il y a 4 ou 5, une policière s’est suicidée parce qu’elle vivait un conflit de travail. Incroyable la fragilité mentale ou spirituelle de certain(e)s Français(es), ils vivent un conflit et au lieu de chercher une solution, tout de suite ils se suicident. Et elle, si c’était si grave, elle n’avait qu’à quitter son travail si l’environnement était à ce point toxique.

Lotus

C’est simple, ceux et celles qui tombent gravement malades, ex un cancer, c’est à cause qu’ils pensaient mal sur une très longue période, se trompaient et qu’ils agissaient mal ou refusaient d’agir intelligemment, prudemment, sagement.
Au lieu de prendre la bonne décision, ils prennent les mauvaises. Et persévérer dans l’erreur longtemps, eh bien un jour le drame arrive, la maladie frappe.
Et une fois la maladie installée dans le corps, les cellules, bien sûr qu’après ça devient très compliqué de guérir, mais à qui la faute? À eux, pas aux docteurs.

Jean-Louis

N’importe quoi, vous êtes complètement perché vous…

Lotus

Ce que j’ai écrit est parfait.
Ceux qui croient qu’on tombe gravement malade par malchance ou par pur hasard se trompent lourdement.
Tout part de l’esprit. Si notre esprit (ou notre âme) est impur, est déréglé, contient plus de pensées fausses que vraies, de pensées injustes que justes, des pensées tordues que droites, notre vie ne marchera pas, elle sera un enfer.
Un esprit sain dans un corps sain.
Les Français pensent qu’ils peuvent tout dire (ex insulter leurs voisins, etc.) tout faire (ex faire la guerre aux autres nations, etc. boire avec excès, fumer, se droguer, paresser, vivre oisivement, etc.) sans en subir aucune conséquence.

Lotus

Les Français croient qu’ils n’ont aucun devoir envers leurs voisins, qu’ils n’ont aucune responsabilité, mais un jour, la Vie leur montre qu’ils se trompent et ce jour-là, ça frappe.
Les Français n’aiment pas qu’on leur fasse la morale car ils se pensent parfaits. C’est bon pour les autres, pas pour eux.
La pierre angulaire, celle qui tient tout l’édifice, ils l’ont jetée dans la poubelle.
L’évangile en parle, je ne sais plus où et je n’ai pas le temps de chercher.
Cherchez et vous trouverez!

Fabiola FERRANTE

« Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.
Shakespeare

Nous passons notre vie à rendre des comptes parce que nous sommes “civilisés”, pour une fois, au moment de mourir, qu’on nous laisse rejoindre la LIBERTE TOTALE vers laquelle s’envolera notre âme, purement, sans costume de comédien, dans une communication unique entre Dieu et nous.

Toute ma compassion pour Françoise HARDY seule à supporter sa douleur, seule devant sa mort.
Qu’elle fasse ce qu’elle veut, ce n’est pas NOS OIGNONS.
Personne n’a rien à dire : sa vie ou sa mort, tout cela lui appartient.

Fabiola FERRANTE

Je suis à 200% d’accord avec vous !
L’ORGEUIL fait partie des péchés capitaux, et c’est attribuer de l’ORGUEIL à DIEU que de penser qu’il s’offusquerait que ses créatures se donneraient le DROIT de s’octroyer la mort !
La COMPASSION est l’une des plus belles qualités.
Dans son livre “La Comtesse de Ségur” née Rostopchine, Hortense DUFOUR décrit l’agonie de la Comtesse, qui a duré QUATRE MOIS, du 22/11/1873 au 10/02/1874, c’est insoutenable les souffrances qu’elle a endurées.
Quelle richesse intellectuelle peut-on trouver à voir quelqu’un vivre un cauchemar pareil ?
Par compassion et par dignité, on devrait laisser chacun libre de son choix. Mourir calmement en s’endormant est tellement mieux, pour soi et pour ceux qu’on aime !

edmond richter

Francise Hardy m´a fait mal au coeur. J´eusse tant aimé pouvoir l´aider…

Alexcendre62

Madame Françoise Hardy dans une démarche en totale humilité de pauvre mortel je demanderais a Dieu de vous aider pour trouver un chemin de sortie de vos multi-souffrances . j’invite tous les croyants et non croyants a en faire autant , je suis certain que Dieu va trouver une solution surtout lorsque nous les hommes nous bloquons face aux mystères qui nous dépassent . Comme la douleur et les souffrances que nous ne comprenons pas face a cette beauté qu’est la vie dans tous ses aspects de création divine ,courage a votre famille , courage vous madame Hardy la France vous aime nous vous aimons tous .

Mountain

Quand on est à ce point de souffrances on devrait pouvoir être aidé à partir (il y a des gens qui ont le courage de se suicider et d’autres pas )la Suisse et la Belgique aident les personnes à partir et je trouve ça bien ,c’est humain ,on ne devrait pas laisser les gens souffrir à ce point à partir du moment ou ils souhaitent partir .

Mauve

Si j’étais ultra malade et qu’on me confirmait l’accès à l’euthanasie, je pleurerais de libération et pour bien souligner mon vécu de détresse à souffrir de ma maladie. Pourquoi plaider pour le maintient en vie à tout prix en évoquant glorieusement les anti-euthanasie et dénigrer comme bassement égoïstes ceux qui soutiennent l’euthanasie?

Si j’avais les moyens financiers, je prendrais immédiatement un engagement avec une entreprise d’euthanasie afin d’assurer ma liberté de mourir quand je le souhaite. Ceux qui sont contre sont aussi des personnes de peu de foi quant à la continuité de cette vie après la vie.

mosava

Je suis totalement en faveur de l’euthanasie.
Fils unique, les circonstances de la vie m’ont conduit à vivre à plus de 2500 Km de ma Mère, qui a préféré rester en Belgique, dans sa ville natale.
Il y a peu, âgée de 94 ans, alors qu’elle était déjà sourde, arrivait à peine à se déplacer dans son appartement, elle est devenue aveugle …
Elle était arrivée au bout de la nuit : ne plus pouvoir venir nous visiter, ne plus nous entendre et même ne plus nous voir …
Elle a pu ainsi exprimer sa volonté de repos éternel en étant en famille, accompagnée de son fils, sa bru et ses petits enfants.

Elle repose maintenant sous un arbre majestueux de notre propriété, aux côtés des cendres de mon Père que j’ai fait exhumer et passer au crématoire également.

HISTRIMONT

A chacun de se prononcer en son âme et conscience mais en gardant en mémoire un élément fondamental : la médecine permet aujourd’hui de garder en vie un malade au-delà de toutes les limites connues jusqu’alors, et c’est formidable, mais cela autorise par conséquent la réflexion sur la possibilité d’interrompre cette capacité humaine à prolonger la vie lorsque l’on franchit certaines limites. Pour ma part, c’est là tout l’objet du débat, c’est ce qui me permet de me prononcer en faveur de l’interruption de soins qui n’ont alors plus de sens… !

Platipus

Le suicide est un problème face à l’avenir de nos enfants, et petits enfants.

Jacksoul

On doit à Françoise Hardy les paroles de “Fais moi une place”, chanson interprêtée par elle-même mais plus connue par Julien Clerc.
Seule une personne de bien peut écrire un texte aussi beau et sensible.

https://www.youtube.com/watch?v=GF_MInbyiVA

Huineng

Votre comparaison entre le sort du Japon et le jugement des dirigeants nazis par le Tribunal international de Nuremberg , est complètement bancale et démunie de la plus élémentaire des impartialités , sans doute à cause de votre anti-américanisme primaire ..

En effet, primo je rappelle que c’est le Japon allié des nazis, qui a déclenché les hostilités contre les Etats-Unis en bombardant par traitrise la flotte américaine à Pearl Harboug en décembre 1941…ce qui a occasionné la tuerie sans raison de 20 000 militaires marins américains .. sur lesquels vous crachez en les passant sous silence..

Deuxio , ce sont vos amis hitlériens jugés par le Tribunal de Nuremberg qui ont déclenché la 2ème G. M. et en tant que perdants, il était donc logique qu’ils subissent les foudre de la justice

Lotus

Exact. Tous ces gauchistes français anti américains qui crachent à longueur de journée sur nos amis Américains sont des idiots.
Qui sont les fous furieux qui lancèrent leurs avions sur les navires de guerre américains sans prévenir? Et selon Henri Dubost, les Américains ne devaient pas réagir. Voyez-vous la haine envers les Américains jusqu’où elle va. Les Américains réagissent et finissent par l’emporter sur les Japonais, mais les Japonais poursuivent la guerre coûte que coûte, ils ne veulent rien céder. Alors les Américains leur envoient 2 bombes et savez-vous quoi? Les généraux japonais voulaient poursuivre la guerre malgré tout.
Bref, selon Henri Dubost, les gentils c’étaient les Japonais.

Lotus

Et il conclut: Bel exemple de cynisme, en vérité. Malheur aux vaincus.
Monsieur passe ses petits messages politiques entre 2 euthanasies.
Finalement, l’euthanasie, il s’en fout!

Atikva

Absolument exact. Le Japon est actuellement l’une des grandes puissances mondiales et ne serait pas un allié fiable de l’Amérique depuis 75 ans si celle-ci n’avait pas gagné son respect – et sa reconnaissance – pendant les 7 années de tutelle sous MacArthur.

Quant à Hiroshima et Nagasaki … avez-vous regardé des photos récentes ?

Daniel

Je n’ai pas tout lu, mais l’argument du genre : “ça a toujours existé” est totalement nul, car les pires choses immorales ont toujours existé ! Et ça ne les valorise en RIEN.
Quand à la plupart des conscients qui désirent qu’on les assistent dans la mort, ils peuvent facilement se suicider eux même ou avec l’aide d’un parent !
Je crois que votre position est indéfendable.
Quant à Vincent Lambert que j’ai longuement défendu, il ne s’agit absolument pas du même sujet, puisqu’il était un handicapé et non un moribond, et qu’il fut tué sur l’ordre de Macron, le type pour qui de nombreux catholiques ont et vont encore voter ! Honte à eux !

Olfendric

Pour ma part, puisque je suis du courant minarchiste-libertarien, l’euthanasie est une liberté non négociable qu’une mafia de communistes nous a volée. Il faut recadrer cette secte communiste ou l’ignorer, et donner l’euthanasie à tous, ainsi que les drogues et tout ce qui fait la liberté des hommes.

En revanche, tu te drogues et tu te mets à voler les gens, ils ont le droit de t’abattre. Ça fait un peu Far West, énoncé de cette façon, mais comme le disait Gustave de Molinari, une telle société ultra libérale, ne va pas sans une éducation donnée aux enfants, qui apprennent à vivre avec la liberté sans emmerder les autres. La liberté s’apprend. D’ailleurs, l’alcool est en vente libre et je bois une fois par an pas plus. On veut un monde d’adultes, ou pas.

didile

???

JC.P.

J’adore Françoise Hardy, d’abord, la femme qu’elle est, mais aussi l’artiste..
Je suis carholique pratiquant et 100% d’accord avec vos propos.
On peut etre croyant et réfléchir..

Heraklite

Sujet difficile qui fait appel au cœur et à l’intelligence, que j’ai du mal à « penser » car il rejoint le suicide et j’ai été concerné quand j’étais enfant. C’est la chose la plus dure que j’ai pu vivre dans le cadre d’une vie familiale chaotique. Je ne peux donc en parler de façon théorique. Je me suis senti impuissant d’ailleurs à raisonner la personne qui a fait cette tentative devant moi parce qu’il voulait que je l’accompagne. Et ce n’était pas un beau raisonnement philosophique. C’était une supplication à genoux et dans les larmes. Difficile de donner une raison de vivre à ceux qui ont décidé d’en finir. Pire, quand on est censé faire partie de cette raison de vivre. Au final, vous êtes juste broyé et ensuite vous devez gérez. Cela m’a rendu dur.

Tripes Aviseur

Concernant la crucifixion de Jésus, des apocryphes affirment que La Vierge Marie aurait donné son voile pour protéger la pudeur de Son Fils sur la croix.

système

Des apocryphes ? Autrement dit, personne ou l’ivrogne du coin…

Robert Jordan

Euthanasie interdite sauf pour tuer des millions de gens qui n’en ont pas envie, car bien sur, les morts du covid sont bien de la responsabilité de ceux qui gouvernent.

Hervé Douze

sans parler des 250.000 avortés par an, à qui non plus on n’a pas demandé leur avis !!

Sitting Bull

Respect a Françoise Hardy ,Grande Artiste de chansons Françaises

babe

chacun devrait avoir droit de métrise de sa vie on n’a pas le droit de nous laisser souffrir mon expérience envers la mort de mes proches me pousse de plus en plus vers l’euthanasie assistée je suis contre l’acharnement thérapeutique après ce pose la question de la limite mais cela pourrait se définir avec des personnes capables et les médecins

Clarence

Françoise Hardy, c’est quoi au juste son problème ?

Elle n’a pas gagné assez d’argent au cours de toute sa carrière pour se payer une euthanasie en Suisse ?

Mantalo

Vous êtes laide dans la tête.

Chassaing Jacques

À Clarence:
Totalement d’accord avec vous, d’autant que le personnage public a donné beaucoup de leçons de mépris envers ceux qui n’ont pas réussi, parce que pas nés dans l’aisance.

WWG1WGA

Qu’elle arrête la Coke. Que vous me croyez ou pas.

Enrico

LES DEUX PRECEDENTES PERSONNES PAS TRES INTELLIGENTE OU JALOUSE DE FRANCOISE

système

J’aurais dit la bouteille…

thierry

une civilisation qui legalize l euthanasie perd tout droit au respect. Definitivement.Personne n’a envie de mourir. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout ; parce qu’il reste de petites joies. La vie n’est-elle pas de toute façon, par définition presque, un processus d’amoindrissement? Et y a-t-il d’autres joies que de petites joies (cela mériterait d’être creusé non?). Il s agit la d 1 rupture anthropologique criminelle. Elle est entretenue par la mafia omo des franc macons, obsedes par la surpopulation et incapables, tarés qu ils sont de faire face par erreur de la nature a leur incarnation…La grosse bêtise est d avoir laisse faire et permis de mettre ces 200 mille tares aux manettes. Allez donc vous en debarasser maintenant: ils ont gangrene jusqu a l armee…

Ysengrin

Souffrez que les concernés pensent différemment !
Que vous soyez convaincu de ce que vous dites, n’ en fait pas une vérité! A chacun ses problèmes et sa manière de les résoudre.
Je vous souhaite de n’ avoir jamais à subir les conséquences de vos propos (il y a une grande différence entre le suicide assisté et l’ euthanasie. Dans le premier cas c’ est le concerné qui décide !)

ISA

La condition humaine inclut la souffrance, à laquelle nul ne peut se soustraire totalement. Si elle n’est pas physique, elle est morale. L’euthanasie entraînera fatalement des dérives et les plus touchés seront bien-sûr les petites gens, ceux qui ne sont rien et à qui on fera gober qu’il est temps de mourir. L’approche individuelle du problème de l’euthanasie est fait pour toucher notre affect et inhiber notre raison. Or, le problème est d’ordre moral et social et le principe incontournable est qu’il ne faut pas se substituer à l’auteur de la vie. Cicéron l’avait formulé déjà avant la Révélation.

Heraklite

Le problème n’est pas moral, social ou philosophique. Le problème est humain. Si vous n’avez jamais été confronté à ça, vous parlez dans le vide. Oui la condition humaine implique la souffrance et la souffrance implique surtout la compassion, pas la raison froide. Une main sur votre épaule vaut parfois mille mots. Mais chacun voit midi à sa porte face à la mort.

ISA

La philosophie, la morale et la sociologie ont pour objet l’humain ! La compassion s’exprime précisément dans le cadre des soins palliatifs qu’il s’agit d’optimiser.

Heraklite

Optimiser en voilà un mot humain ! Vous parlez comme un robot.

Vent d'Est, Vent d'Ouest

Au risque de recevoir – verbalement – une volée de bois vert, il y a un certain nombre de points sur lesquels je suis en désaccord avec cet article. J’estime que ce n’est ni à la conscience de la société ni à celle du corps médical que la personne qui veut mourir doit s’adresser. De quel droit exige-t-elle d’autrui de mettre fin à ses jours à sa place ? Ceci étant, si elle a toutes les facultés de mobilité rien ne l’empêche de réaliser elle-même son souhait et, si elle manque de courage qu’elle ne demande pas à d’autres d’en acoir à sa pkace, c’est mettre la personne dans une situation de cobscience qui risque d’être insoutenable pour des raisons aisément compréhensibles.

Patrick Verro

Il existe des cas où le candidat se rate ou ressort pire qu’avant ! Vous préférez ?

Saint-Plaix

.J’engage tous les catholiques jusqu’au boutistes à lire (ou relire), le discours de Pie XII lors d’une audience spéciale accordée le 24 février 1957 à une assemblée internationale de 500 médecins et chirurgiens.
http://frblin.perso.neuf.fr/ccmf/05textesstsiege/pie12/pie12sante1957a.pdf
“En résumé, vous Nous demandez :«La suppression de la douleur et de la conscience par le moyen des narcotiques (lorsqu’elle est réclamée par une indication médicale), est-elle permise par la religion et la morale au médecin et au patient (même à l’approche de la mort et si l’on prévoit que l’emploi des narcotiques abrégera la vie)
Il faudra répondre :
« S’il n’existe pas d’autres moyens et, si, dans les circonstances données, cela n’empêche pas l’accomplissement d’autres devoirs religieux et moraux : Oui

Saint-Plaix

Mes excuses à tous, les lecteurs: cette adresse est obsolète. On retrouve l’intégralité de cette intervention du pape ici:
https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1957/documents/hf_p-xii_spe_19570224_anestesiologia.html

Patrick Verro

Ce très bel article a une résonance en moi, le chrétien plutôt millénariste et gnostique : très jeune j’ai vu mon père mourir à petit feu d’un cancer du foie nécrosé, pendant 2 ans ; à la fin il était plein d’escarres et ses jambes étaient comme des baguettes…
Puis dans ma vie j’eus plusieurs fois à dialoguer en tête à tête avec des personnes qui voulaient vraiment en finir avec la vie, tellement leurs souffrances physiques ou morales étaient grandes ; je n’ai jamais réussi à les convaincre (mais le voulais-je vraiment ?) d’abandonner ce projet.
Henry de Montherlant, ce personnage ambjgu, sans que je ne susse jamais s’il était chrétien ou païen, me fascina en tant qu’écrivain dans mon adolescence

Patrick Verro

Devenu quasiment aveugle à la suite d’un accident, il se suicida le jour de l’équinoxe de septembre, « quand le jour est égal à la nuit, que le oui est égal au non, qu’il est indifférent que le oui ou le non ! ».
Aujourd’hui quand je vois avec quelle désinvolture, et sans grand remords parce qu’appuyé par une circulaire administrative, on a pu estourbir des personnes âgées en EPHAD, avec du rivotril, au motif de covid, je me pose bien des questions…

Heraklite

Patrick le vouliez vous vraiment ? Bien sûr que oui. Mais vous avez réalisé que vous pissiez dans un violon. Parce que vous n’aviez rien à leur proposer de valable pour qu’ils continuent à vivre. Parce qu’en définitive c’est à eux de trouver une raison de vivre et c’est en cela que leur vie et leur mort leur appartiennent. Et pourtant on doit le faire : les convaincre qu’après l’éclipse le soleil peut revenir. C’est une question de foi. Mais quand on a la certitude que la douleur est l’antichambre de la mort qui y a-t-il a dire ? A mon avis, rien. Juste la présence silencieuse. La vôtre ou celle de Dieu puisque vous êtes croyant. Et parfois la compassion passe par le geste fatal. Vous porterez aussi alors votre croix : l’affreux paradoxe d’avoir aimé en donnant la mort.

Patrick Verro

J’ai eu pour règle de vie de toujours faire face au mal, de ne jamais mettre un genou à terre en signe de soumission car si on cède on conforte les forces du mal…
Toutefois nul ne sait comment il peut réagir face à des douleurs physiques extrêmes ; en ce sens si je n’aime pas le bonhomme Tapie, en revanche je salue son grand courage…

BERNARD

Très bel article, discutable sur certains points mais donnant à réfléchir concernant un sujet si difficile.

Dans la tristesse de la lecture ce passage m’a toutefois interpellé :
:
« Les notions de “vie ne valant pas la peine d’être vécue” et de “compassion pour la souffrance” sont apparues pour la première fois dans le discours de… Hitler Elles étaient des préliminaires visant à justifier la suppression de milliers de personnes “économiquement non rentables”.

.. car je me souvenais des propos de Attila qui écrivait juste la même chose, tuons tous les + de 65 ans car ils ne sont plus économiquement rentables… réduisons dont Attila ad hitlerum, ..car il le vaut bien, surtout lorsqu’on sait qu’il est juil, il devrait être le dernier à sortir ce genre de bêtise (pour être gentil)

anonyme

“Cette mort aurait été le terme d’un supplice sans nom, éminemment romain : le crucifiement”.
Lorsqu’on lit le contenu du lien (pourquoi ce lien dans un débat sur l’euthanasie ?) on sait que ce supplice n’est pas né avec les romains et n’est donc pas “éminemment romain”.
Mais l’allusion est éminemment ” ce n’est pas moi, je suis innocent de tout, partout, depuis toujours et jusqu’à la fin des temps, contrairement aux” non moi”.

Hectorperrier

Tirons d abord les enseignements du covid et du comportements des différents acteurs politiques, Big pharma, média, acteurs de santé qui nous donnent aujourd hui une démonstration terrifiante de leurs pouvoirs et dérivés à l image du rivotril et autres…

Philippe

Très bel article émouvant et courageux.

morini

Françoise Hardy vit effectivement une souffrance atroce et l’on ne peut qu’être ému de ce qu’elle endure au quotidien. Elle voudrait mourir dans son pays, dignement et être aidée pour partir dans le dernier voyage. Je suis très triste que son cancer se soit autant développé. Je l’écoute toujours autant, ses textes sont remarquablement écrits. Je me sentirais en deuil quand elle nous quittera. Ensuite d’aucuns qui seront peut-être concernés à leur tour par ce genre de situation, devraient s’abstenir de critiques acerbes concernant une personne qui souffre autant. L’article est très bien écrit et très éclairant. Merci à l’auteur.

Mantalo

Pas un mot ni une virgule à changer. Merci pour ce commentaire dédié à un amour virtuel (et toujours en cours) de ma jeunesse.

Dieu

C’est dur à dire, mais Françoise doit donner ses souffrances au Christ…car l’euthanasie est la porte ouverte à n’importe quel excès.
Alain Delon s’est rapproché de la Sainte Vierge et du Christ, c’est peur-être cela qui aide à partir en douceur, si l’on peut s’exprimer ainsi.
En union de prières

Tonton

Ma recette : une valda dans le chignon… C’est prévu de longue date !

Mantalo

Peut-on croire à un dieu qui laisserair souffrir des êtres à ce point ?

Till Eulenspiegel

Personne ne pose la question des traitements aux effets secondaires pires que le mal traité ! Ce qui pourrit la vie de votre héroïne, ce sont les maux causés par le prétendu traitement de son mal. Mais cela c’est tabou.

Patapon

J’aime beaucoup Francoise Hardy,qui est une grande Dame,et une grande d’ame.Je suis très touché par le malheur qui la frappe.Je souhaite pour elle ce que je souhaite pour moi-même,une belle et digne sortie dans la sérénité .Mourir est une fatalité acceptable.La souffrance qui ,trop souvent ,accompagne la fin de vie est scandaleuse.Le suicide assiste,en pleine conscience,est la meilleure ,ou la moins mauvaise des solutions.

Platon du Vercors

Madame Hardy souffre atrocement, soit. Qu’est ce qui l’empêche de se suicider? Rien. Ce n’est pas à la société d’accomplir ce geste.

yvank

Finalement les sujets de dissertation son nombreux sur R.L. Qu’est-ce qui l’empêche de se suicider ? A part la dégradation physique résultant de la maladie? Le déplacement d’Alain Cocq jusqu’en suisse pour un suicide assisté a la même réponse. Dans la maladie, on s’accroche à la vie, et on fini par ne plus pouvoir s’en débarrasser soi-même,

Heraklite

Je me posais la même question. La société en revanche n’accomplit jamais ce geste. Elle peut permettre seulement à un tiers, personne physique ou morale, de l’accomplir.

nicolachaos

on autorise les vaccins et on se heurte à l’euthanasie en France la vie est devenu bien inutile finalement

Chassaing Jacques

Françoise Hardy va nous tartiner encore longtemps sur ce qu’elle endure et tenter convaincre les autres à l’euthanasie, qu’elle n’ordonne pas pour elle- même ?
Naguère, en pleine paluche, dans une émission radiophonique, elle n’avait aucune compassion pour les gens dans l’adversité, qu’elle estimait n’avoir aucune volonté de réussir dans la vie. Alors, moi, la bobo nantie égérie des soixante huitards,..

anonyme

Françoise Hardy est l’une des très rares personnalités du monde du show biz à ne pas proclamer être de gauche.

Chassaing Jacques

À anonyme:
Et alors ?

Mantalo

Parce que tu crois vraiment que Françoise Hardy était une chanteuse pour 68tards ???
J’en ai lu des conneries, mais de ce niveau je ne savais pas que ça existait !!!

Chassaing Jacques

À Mantalo:
Consulte les archives télévisées et radiophoniques avant de bavasser.

Mantalo

T’as raison Chassaing. Elle fut la maîttesse de Conne-Bendit. Il fallait la voir balancer des pavés sur la gueule des flics ! Une vraie championne !
😎

cemoameme

Pauvre con

Philippe

Françoise Hardy n’a jamais été une soixante-huitarde, bien au contraire.
Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.

Chassaing Jacques

À Philippe: même réponse qu’à Mantalo.

theodore

effectivement Françoise Hardy ( meme si j’avais de la sympathie avec la chanteuse + auteur ) etait un peu hautaine…
en realité avec son cancer de la gorge, elle a jouée avec le feu pendant des années… ( il suffit d’ecouter une de ses chansons )
car grosse fumeuse + addiction gratinee au whisky…. donc désolé je ne vais pas la plaindre

vera

Je ne comprends pas pourquoi on reproche une fin de vie douloureuse pour ceux qui ont commis des excès certes répréhensibles, les paradis artificiels. Personnellement, j’ai 3 personnes dans ma famille, une qui a mené une vie saine (jamais fumé, jamais bu) et qui est défigurée par un cancer de la gorge et de la mâchoire absolument ignoble. Une autre tante qui à l’inverse, avait connu l’héroïne et s’en était sortie pour mener une vie sans drogue, est morte d’un cancer du foie.

Croyez vous vraiment que la maladie tombe sur ceux qui ont commis des excès? La maladie serait donc providentielle? Je n’en crois rien, elle est distribuée aussi bien aux bien portants qu’au mauvais. Cessez donc cette moralité de merde!

Heraklite

Bien dit.

Theodore

Je ne comprends pas pourquoi on reproche une fin de vie douloureuse pour ceux qui ont commis des excès certes répréhensibles, les paradis artificiels. / dixit

Ah non vous confondez je ne reproche rien.. elle avait tout a fait le droit de foutre sa vie en l air ! elle et d autres junkies..

j exprime simplement un sentiment, elle a jouee avec les paradis artificiels pendant des annees ( 60 ans…)et elle est entrain de perdre , donc elle doit en assumer les consequences ! Et pas pleurer sur son sort, malheureux j en conviens..( qu elle subit depuis 2004 en croyant que son cancer etait derriere elle en 2016 ! )

Heraklite

Oui on peut se poser des questions. Elle s’appuie peut-être sur ce qu’elle vit, sur sa notoriété pour aborder un tabou. Mais vous confondez douleur physique et souffrance morale. Contre la souffrance morale on peut au moins espérer vaincre.
Il n’y a pas que les vieux riches qui morflent. Dans ma famille, un gamin de 20 ans a fini son cancer dans des souffrances atroces et suppliait qu’on le tue. Un de mes amis a euthanasié un de ses amis en phase terminale de SIDA. Personne n’en a rien su.
Moi je ne juge pas. Peut-être que je serai confronté à cette situation avec mes parents. Et peut-être que je les tuerai de mes propres mains. Et tous les discours sur le bien et le mal me passeront au dessus de la tête. J’assumerai en revanche comme toujours.

Daniel

Jacques Chas-sune, vous avez oublié de dire que tout ça c’est la faute à MLP. Pourtant, question suicide de la France, vous vous y connaissez.
TOUS AUX URNES DIMANCHE AVEC LES RN !

Chassaing Jacques

À Daniel;
Le bœuf Daniel a parlé. Tous aux urnes pour la rombière à chats, pro vaccin et pro République compatible avec l’islam.

Clotilde Prouvost

Bernard Tapie vit un double cancer avec un courage admirable, sans jamais prendre d’anti- douleurs – et il n’est pas le seul dans ce cas.

anonyme

Vous n’en savez rien et certaines douleurs sont plus intenses que d’autres.

Picita

J’ai plus de respect pour Françoise Hardy que pour Bernard Tapie.

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