Eviction de Nathalie Elimas : les médias ont caché le plus grave

Officiellement, selon les médias nationaux, la « Stroumpfette » de François Bayrou, secrétaire d’état à l’enseignement prioritaire, a été virée du gouvernement par Emmanuel Macron en ce mois de mars, suite à des accusations de harcèlement moral sur ses collaborateurs, dans son secrétariat d’État. Mais l’affaire officieuse est beaucoup plus grave et relève de la confusion des genres et du conflit d’intérêt. En effet, Nathalie Élimas employait aussi son mari Yann Elimas au sein de son cabinet. Ce que la loi interdit et la justice s’intéresse aussi à Yann Élimas, patron d’une société privée de conseil, qui aurait travaillé pour le ministère. Un mélange des genres interdit par la loi… qui aurait précipité son éjection du gouvernement. Comme par hasard, le même Yann Elimas a sollicité la dissolution de sa société le 22 février 2022, lorsque cela commençait à sentir très mauvais.

https://dirigeant.societe.com/dirigeant/Yann.ELIMAS.77280603.html

Depuis toujours, Yann Elimas a été très investi en politique aux côtés de sa femme. Pendant que la « Stroumpfette » de Bayrou allait aux élections dans le Val d’Oise (législatives de 2012 et de 2017), Yann Elimas a tenté de prendre la tête du MoDem Val-d’Oise en 2014 mais a finalement été battu. Il a alors quitté le parti du centre..

À un mois de l’élection présidentielle, le manège de la « Stroumpfette » de François Bayrou ne pouvait plus durer. Le grain de sable allait se transformer en caillou dans les godasses d’Emmanuel Macron. Accusée de harcèlement moral par une demi-douzaine de membres de son équipe, Nathalie Élimas, 48 ans, a été priée de tirer sa révérence. Il est vrai que la belle Nathalie Elimas est ex-cadre en ressources humaines initiant durant des années des campagnes contre le harcèlement scolaire.

Elle est désormais visée par plusieurs enquêtes judiciaires, notamment celle initiée par l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) pour des faits de même nature. Ca commençait à vraiment faire désordre. Surtout que les témoignages étaient « concordants » mais aussi « graves et accablants ».

Le samedi 5 lars 2022, Emmanuel Macron et l’Élysée ont donc débranché la secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire en se basant sur les conclusions d’un rapport provisoire, afin d’éviter un scandale à quelques jours de l’élection présidentielle.

Sans vergogne, la « Stroumpefette » de François Bayrou a contre attaqué dans les colonnes du Parisien, pour essayer de sauver son siège de députée du Val d’Oise en juin prochain :«J’ai préféré me retirer pour ne pas pénaliser la campagne présidentielle et pour mieux préparer ma réponse à ces attaques», fanfaronnait la députée du Val  d’Oise dans Le Parisien. «Je suis victime d’attaques très virulentes et de propos mensongers sur la base seule d’une enquête administrative. Je rappelle qu’il n’y a pas de plainte et pas d’enquête préliminaire », osait affirmer cette ministre de Macron, prise les doigts dans le pot de confiture et la « boîte à sucres ».

Du coup, Nathalie Elimas rejoint le cercle très fermé de la trentaine de ministres de Macron (cru 2017) ayant des ennuis avec la justice ou condamnés, dans la longue série qui commençait par François Bayrou, Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard, Richard Ferrand, et qui se poursuivait avec Eric Dupond Moretti,  Brune Poirson, Christelle Dubos, Jean-Paul Delevoye, Benjamin Griveaux, et quelques belles têtes de vainqueurs moins connues, mais aussi indélicats.

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

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7 Commentaires

  1. « Cercle fermé des proches de Macron qui ont été mis en examen » : vraiment vous trouvez que ce cercle est fermé ? Il semble plutôt surpeuplé ; c’est la première fois depuis 1945 que l’on compte dans un gouvernement autant de pourris rattrapés par la justice …

  2. moralité, votez macron pour que ces ministres ne soient plus harcelés par la justice

  3. Ah elle est belle notre république……de gros enc…és de première !
    Et je reste poli !

  4. Encore un arrangement en famille pour qui se faire nommer « secretaire d’état » est une belle affaire. Taubira, lorsqu’elle était ministre de la Justice a été empêtrée dans des affaires de harcèlement et des démissions en cascades notamment de ses directeurs de cabinet, las de se faire rabrouer et insulter en public ! L’affaire a été plus ou moins étouffée. Comme le fait que Taubira ait embauché dans son cabinet son julot, un avocaillon qui a ainsi bien vécu.

  5. En politique , avoir le soutien du MODEM ou de BAYROU , ce n’est pas une sinécure

  6. Emmanuel Macron avait promis la « République exemplaire ». Mais une quinzaine de ses ministres ou de membres de son cabinet ont été mêlés à des procédures judiciaires lors de son mandat. Pour la première fois, un ministre en exercice – Alain Griset – a même été condamné. Le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, un des hommes les plus influents du pays, est visé par une enquête du parquet national financier pour « prise illégale d’intérêts ». Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti est lui aussi mis en examen pour ce motif. Ces deux derniers sont pourtant toujours en poste. Le ministre du budget Olivier Dussopt fait lui aussi l’objet de poursuites pour corruption de la part du parquet national financier….

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