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Évry : embuscade contre les policiers, dommage, Moix n’était pas là…

Yann Moix dans Salut Les Terriens du 22/09/2018

Évry (Essonne) – Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 22 h, place de la Commune, dans le quartier des Épinettes, le conducteur d’un bus de la compagnie Tice aperçoit un incendie de containers de poubelles qui obstrue la voie réservée aux bus.

Il prend la décision salutaire de se détourner de son itinéraire. Un réflexe qui a sans doute évité un incident beaucoup plus grave, comme les dernières attaques de bus dans la région.

Appelés par le conducteur, les policiers de la « Municipale » se rendent sur place pour sécuriser les lieux et empêcher que ce barrage constitué par les poubelles enflammées ne se propage aux bâtiments attenants.

C’est ce qu’attendaient une bande d’une quinzaine de racailles dissimulées à proximité, derrière les bâtiments, pour attaquer les policiers municipaux à l’aide de mortiers d’artifice, de cocktails Molotov, de boules de pétanque et de cailloux.

Aucun policier n’a été blessé mais ils ont été contraints de fuir en tirant au flash-ball et en lançant des grenades de désencerclement.

L’enquête a été confiée au commissariat local.

La preuve, si elle était nécessaire, de la violence subie par les policiers au quotidien, non pas parce que l’Essonne est un département délaissé en terme d’effectifs de police, comme le souligne le syndicat Alliance, 1 000 policiers de plus n’y changeraient rien, mais parce que les policiers ne reçoivent pas l’ordre de se défendre, comme ils le devraient, contre cette racaille, contrairement à ce que pense ce « sans couilles » de Yann Moix.

Ils les ont, les couilles, mais n’ont pas le droit de s’en servir pour « baiser » les voyous, les dealers, la racaille, les casseurs, etc.

Et quand ils le font, nous en avons un exemple avec ce gendarme mis en examen et sous contrôle judiciaire, dans le Nord, pour avoir tiré sur un voleur qui s’enfuyait et qu’il avait ordre d’arrêter.

Lundi dernier, c’était dans une ville voisine, à Corbeil-Essonnes, dans le quartier des Tarterêts, que la mairie annexe avait été incendiée pour accueillir le « sinistre » de l’Intérieur venu lancer le « plan de reconquête républicaine ».

Toulouse (Haute-Garonne) – Vendredi soir, vers 20 h 30, devant le « Café oriental », rue Gatien-Arnoult, dans le quartier Arnaud-Bernard, un attroupement bruyant se forme devant l’établissement.

Une patrouille de la police municipale intervient pour réclamer un peu plus de silence, de parler moins fort et, par la même occasion, contrôle l’établissement constatant un manque d’hygiène et des papiers administratifs pas en règle pour l’ouverture.

Le gérant, âgé de 54 ans, s’est énervé, a proféré des insultes, puis a été rejoint par son frère, 63 ans, bien plus virulent, qui s’oppose d’abord à la prise de photos par les policiers.

Ces derniers décident de quitter les lieux afin de calmer la situation.

C’est alors que la violence a éclaté : le frère saisi un policier pour le frapper, avant de saisir un couteau. Le gérant, à son tour, ceinture un autre policier et se saisi également d’un couteau.

Enfin, l’un des deux s’empare de l’arme de service d’un policier, appuie sur la détente et, comme le coup ne part pas, tente d’enlever le cran d’arrêt pour tirer.

Aux États-Unis, en Russie ou dans n’importe quel pays musulman, il aurait été abattu immédiatement.

Chez nous il a été maîtrisé, malgré des coups très violents portés sur les policiers et même une soupière de soupe brûlante jetée sur l’un d’eux.

Les policiers tentent de se saisir des deux énergumènes mais le gérant prend la fuite tout en demandant à la foule présente de prendre sa défense, cependant que l’autre frère se retranche à l’intérieur du café, puis saisit un vélo pour le lancer sur les policiers.

Un chien policier qui, fort heureusement, a moins de réflexion que les policiers, réussit à mordre le bras du frère et le lui fait lâcher.

Ils ont été finalement conduits au commissariat et placés en garde à vue.

Manuel Gomez