Exclusif : Le Drian, un intermittent à la Défense face à L’Etat islamique

Publié le 16 décembre 2015 - par - 8 commentaires - 1 343 vues
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av le drian garantie des princes arabes
Le Drian Ministre, ça rassure les Princes Arabes
Alors que la France est en guerre totale contre DAECH, alors que nos troupes sont engagées sur différents théâtres d’opération en Afrique, Jean-Yves Le Drian est devenu un intermittent de la Défense (lire aussi http://ripostelaique.com/drian-mauvais-ministre-se-fout-de-region-bretagne.html). Lorsque le Ministre est en Bretagne, ou en déplacement sur le porte-avions Charles de Gaulle, à court de bombes face à DAECH, l’Amiral Jean Casabianca et le général d’armée Pierre de Villiers « mouillent » trois fois plus la chemise, pour éviter que le Ministère de la Défense ne prenne l’eau et ne se saborde. En permanence, ils sont là pour suppléer les absences et les insuffisances de Jean-Yves Le Drian, qui, à 68 ans, serait affecté par des pertes de mémoire. Il ne se souviendrait plus du nom de nombreux interlocuteurs Français ou étrangers. Et le marin Casabianca et le cavalier de Villiers doivent en permanence redresser la barre du Ministère de la Défense.
Méconnu du grand public, à la différence de ses illustres prédécesseurs au même poste, les Turenne, Vauban, Lyautey, Messmer (capitaine à Bir Hakeim en 1942 face à l’Afrika Korps de Rommel), Bigeard (épopée du bataillon Bigeard en Indochine, puis de Suez à Alger) Jean-Yves Le Drian est pourtant à un poste clé, qui occupe un honnête homme à 100 %. Il est ministre de la Défense. Proche de François Hollande, Le Drian a fait toute sa carrière politique en Bretagne : il a d’abord été maire de Lorient, puis député du Morbihan avant de devenir président du Conseil régional de Bretagne en mars 2004, un poste qu’il conservera aux élections de 2010.
Hélas, depuis dimanche soir, Jean-Yves Le Drian, 68 ans, refuse de se conformer à la règle de non-cumul entre un mandat exécutif local et une fonction ministérielle – règle édictée par François Hollande pendant la campagne présidentielle -, et Jean-Yves Le Drian cumule désormais ses fonctions de président du Conseil régional et de Ministre de la Défense Nationale. Et les colossales indemnités qui vont avec !
av le drian salaire
Désormais, depuis le 13 décembre, Jean Yves Le Drian cumule les 5 512,13 € d’indemnités perçues en qualité de Président du Conseil régional de Bretagne et le salaire de sa fonction de ministre, rémunérée à hauteur de 9 940 euros brut par mois. Ce qui lui assure chaque mois (sans les avantages institutionnels : voitures, chauffeurs, personnels, cuisiniers, etc) un salaire de 15 452, 13 €. A ce tarif là,  on comprend mieux qu’il ne puisse pas abandonner les siens en Bretagne. Ni les indemnités.
France's Defence Minister Jean-Yves Le Drian wipes his face as he attends a news conference in Paris October 3, 2013. France's military will cut about 7,800 jobs next year, Defence Minister Jean-Yves Le Drian said on Thursday, detailing government belt-tightening plans that the far-right hopes will deliver it votes at municipal elections in 2014. REUTERS/Gonzalo Fuentes (FRANCE - Tags: POLITICS MILITARY) - RTR3FK4S

Depuis que Riposte Laïque s’intéresse à lui, Jean-Yves Le Drian a des sueurs froides.

On est loin de la galère des marins pêcheurs ou des éleveurs de cochons Bretons que Le Drian persuade de voter pour lui, car « ils sont bretons comme lui ». Ces électeurs crédules sont loin d’imaginer que le ministre-président perçoit donc 15 452, 13 € par mois. Une manière, comme pour Najat Vallaud-Belkacem, de limiter l’impact de la décision symbolique de François Hollande de baisser de 30% les salaires des ministres. La crise d’accord, mais pour les autres.
Le Drian Ministre, ça rassure les Princes Arabes
Même si « Papy Bidasse » ou « crâne d’obus » a vieilli, il est difficile pour François Hollande de se séparer de ce compagnon de route. Car « Papy Le Drian » a l’œil et la faveur des puissants de l’étranger, ces princes Arabes qui achètent les hautes technologies militaires Françaises, les avions de combats, les chars Leclerc, les véhicules blindés, qui garnissent déjà les carnets de commandes de l’entreprise Nexter pour le dernier né de la technologie, le Titus, dont une version, bourrée d’électronique et de capteurs, adaptée aux déserts de sable a séduits émirs, sultans et généraux Arabes.
D’ailleurs, Jean-Yves Le Drian se targue d’être l’ami de tous les rois et Princes Arabes, et s’affiche ostensiblement avec le père créateur de DAECH (qui ne contrôle plus son monstre), Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, le roi d’Arabie Saoudite, ou avec l’émir du Qatar cheikh Tamin ben Hamad Al-Thani. Car Le Driant sait se tenir avec les puissants arabes, et déguster un bébé chameau cuit à la broche, assis sur un tapis à même le sol, avec les dirigeants des émirats Arabes unis.
av hollande vu par charles PasquaLe testament politique de Charles Pasqua, plusieurs fois Ministre de l’Intérieur, concernant François Hollande, l’homme qui a nommé Le Drian Ministre de la Défense
Un « papy Ministre » totalement dépassé par les menaces modernes

Par certains côtés, Jean-Yves Le Drian ressemble à André Maginot, qui construisait, de 1932 à 1936, une ligne de fortifications le long de la frontière allemande, alors que l’heure était à la création de corps blindés motorisés, mobiles, à forte capacité offensive et à une redoutable puissance de feu. Aujourd’hui, le « papy préféré de Hollande » est un défenseur des corps expéditionnaires en Afrique, comme au XIX ème siècle, des « task forces » aéromaritimes de modèle réduit, configurées pour des opérations stratégiques d’ampleur et de durée limitée, adepte d’une conception biaisée de la stratégie, avec l’exemple du porte-avions Charles de Gaulle à court de munitions face à DAECH.

Jean-Yves le Drian s’est révélé un ministre de la Guerre du passé, depuis 3 ans. Et non un ministre de la Défense capable d’anticiper les menaces et les réactions de l’armée Française.

Malgré les mémoires, notes, mails, qui lui ont été adressés, depuis trois ans, par des officiers de réserve ayant réfléchi à la question de la réorganisation de nos forces, car ces « officiers citoyens » aiment leur Pays, Jean-Yves Le Drian a refusé de comprendre que la force armée doit produire de la sécurité là où les spécialistes militaires ciblent les menaces.

Un ministre compétent et patriote aurait réorganisé l’armée Française et refusé les réductions de crédits et d’effectifs. Et Le Driant et Hollande, comme leurs prédécesseurs du Front Populaire de 1936 à 1940, n’ont rien compris, rien préparé !

L’armée ennemie que nous avons en face de nous, et que nous aurons très probablement à combattre en Europe d’ici une décennie sera :

     1 – transnationale et multi-ethnique

     2 – low tech-low cost

     3 – recrutera ses combattants sur la base d’un récit commun, où se mêlent religion et idéologie

     4 – contrôlera les populations nationales par la terreur et les attentats

     5 – se financera par le commerce de produits légaux et illégaux

     6 – pratiquera le zébrage des territoires

     7 – aura pour tactique principale de créer l’insécurité pour étendre son contrôle

Les experts anti-terroristes Israéliens confirment notre analyse

Certains pourraient dire « Gruzelle n’aime pas Le Drian » et « Le Drian n’aime pas Gruzelle ». Seulement, Noam Ohana, réserviste dans une unité d’élite de Tsahal, qui a pris part à des dizaines d’opérations anti-terroristes pendant la deuxième intifada, confirme notre analyse.

Ce franco-Israëlien a décrypté les modes opératoires de la police au Bataclan, à l’hyper cacher. Il explique : « Au vu de ce qu’il s’est récemment déroulé, il semble en effet que l’un des éléments de la doctrine anti-terroriste française est que lorsqu’il y a une prise d’otages et même lorsqu’il y a un tireur «actif» (qui a déjà commencé à ouvrir le feu sur les civils) les ordres donnés aux premières forces de l’ordre qui arrivent sur place sont de ne pas intervenir directement. A l’Hyper Casher comme au Bataclan, on a pu voir des policiers établir un périmètre de sécurité et attendre l’arrivée des groupes spécialisés du RAID et de la BRI.

« Dans le cas de l’Hyper Casher, cette approche a pu fonctionner uniquement grâce à Coulibaly qui aurait très bien pu tuer tous les otages un par un mais avait décidé de faire durer les choses après en avoir abattu quatre. Il n’y a aucun doute pourtant sur le fait que si Coulibaly avait continué à faire feu et vidé ses chargeurs sur les otages, le nombre de victimes aurait été très élevée étant donné le temps qu’il a fallu au RAID pour passer a l’action.

« Dans le cas du Bataclan c’est exactement ce qui s’est passé. Les terroristes n’avaient nullement l’intention de négocier quoi que ce soit. Ils ont commencé leur carnage immédiatement et ont tout fait pour maximiser le nombre de victimes tout au long de ces deux heures d’un huis-clos atroce !!! ».

Et Noam Ohana, réserviste dans une unité d’élite de Tsahal, préconise, comme nous le faisons depuis plusieurs années, « Il est urgent de changer d’approche et de reconsidérer ce mode opératoire. Il n’y a pas  dans la  nouvelle forme de terrorisme suicidaire et apocalyptique que nous confrontons beaucoup de place pour « l’attente ». L’attente c’est la mort certaine. Il faut accepter que dans certains cas une intervention immédiate de forces de l’ordre déjà présentes et bien moins bien formées que le RAID et le GIGN peut être la moins mauvaise des solutions. Et le RAID et le GIGN pourraient tout à fait être impliqués dans ce processus de décision (faut-il les attendre ou bien commencer l’intervention ?). Lorsque le commissaire de le BAC arrivé le premier sur les lieux au Bataclan a été au contact des terroristes et en a abattu un sans attendre les renforts, il a fait exactement ce que l’on attend des forces de l’ordre dans une telle situation.

« Cela veut dire qu’il faudra former certaines forces de police.  Il n’y a pas de raison de penser que la BAC par exemple ne puisse pas recevoir une formation spécifique pour intervenir de manière systématique en cas d’urgence absolue. Il faut rappeler ici que beaucoup de ces terroristes ont été des criminels avant d’être des terroristes et que les forces de police sont déjà parfois confrontées à l’hyper-violence de certains criminels qui n’hésitent pas à leur tirer dessus à l’arme de guerre.

« Il faut également poser la question de la formation des unités militaires déployées dans le cadre du plan Vigipirate. S’il n’y a pas lieu de douter de la qualité de leur formation militaire, il faut s’assurer qu’elles reçoivent un entraînement anti-terroriste spécifique pour qu’elles puissent elles aussi intervenir en cas d’urgence. La particularité de cette formation est d’apprendre à intervenir dans un environnement où les terroristes sont au milieu de nombreux civils.

« Enfin, à l’heure où les autorités parlent de l’importance de la résilience de la population civile, il faut poser la question de l’éducation de cette population civile. Vivre avec le terrorisme s’apprend et c’est un travail de longue haleine. Il faut enseigner la vigilance et les gestes qui sauvent très tôt – probablement à partir du collège et certainement à partir du Lycée. Il ne s’agit bien sûr pas de former des petits soldats mais tout simplement de bons citoyens. Il faut rappeler ici que l’écrasante majorité des victimes de ce type d’attentat meurent d’hémorragie. Il y a bien sûr toujours des blessés qu’on ne peut pas sauver mais il y en a beaucoup d’autres qu’un simple garrot appliqué correctement et immédiatement peut sauver.

« On ne transformera pas de simples gardiens de la paix en super-gendarmes du GIGN, ni de jeunes étudiants en urgentistes mais on peut et on se doit de commencer à changer les mentalités quand il s’agit du terrorisme. La crème de la crème de l’antiterrorisme ne sera pas toujours là au bon endroit au bon moment. En les attendant, ce seront les Français du quotidien qui seront les véritables remparts contre ce terrorisme. Des civils vigilants, des gardiens de la paix, des serveurs de cafés et des jeunes gens qui choisissent de se dresser contre cette nouvelle barbarie… »

Mais, cette réorganisation face aux nouvelles menaces passe par une priorité : rendre « R2 – D2 Cazeneuve » à Boulogne à temps plein, et rendre « papy le Drian » à la Bretagne, à temps plein, et confier le Ministère de la Défense Nationale à un vrai professionnel de la défense, avec des moyens humains et des crédits adaptés à un grand Pays comme la France.

Une enquête de Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411

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Notifiez de
Victor K.

Le Drian n’a absolument aucune compétence en matière militaire, comme Belkacem n’en a aucune en éducation, comme…etc…
Bref, que des bras cassés comme gouvernants !
Quelle putain de merde in France !

christelle

Le problème est que, avec la présence de 15 millions de Musulmans sur notre territoire contre la présence d’ environ 500 000 juifs (qui sont donc minoritaires et donc qui devraient etre logiquement et à juste titre plus protégés ), le rapport de force entre ces deux communautés est totalement inégal ………….
Et donc la France qui se range toujours très courageusement du coté des plus nombreux ,est encore malheureusement beaucoup trop antisémite par pure inaction ,précaution politique oblige , pour se permettre d’adopter les techniques d’intervention Israéliennes. en cas d’attaque terroriste sur notre sol …..

Pivoine

« Quant à F. H., il était fait […] ou sous-président de la commission des fêtes du Conseil général de Corrèze, certainement pas président de la république. »
Excellente définition ! Et voilà comment un incapable, à la limite du simplet, en bernant les gens, et en profitant des failles de la constitution, a pu être élu au + haut poste…

BALT

Francis Gruzelles , vous êtes un vrai journaliste-les faux journalistes se contentant de recopier ou relire les dépêches de l’AFP ,car vous faites de l’information . Votre article est très bon. En ce qui concerne la surveillance militaire , je trouve qu’elle est trop statique . Je vous approuve en ce qui concerne l’intervention tardive-une erreur monumentale- des forces de police au Bataclan , alors que les terroristes s’en foutaient pas mal de mourir et je parie qu’ils n’auraient même pas visé la police.

cayssials jacques

quand on vois nos pauvres bidasses des plan V P se trimbaler dans les gares les aeroports les sites sensibles en godilles les pantalons trop longs qui trainent par terre comme on le vois trop souvent
on comprend pourquoi cette armée est pas en mesure de défendre son pays cette armée commandé par des incappables et des irresponsables.
DEVINEZ LA SUITE

JusteInquiétude

C’est très important aussi de rappeler le rôle des citoyens ordinaires (et se dire qu’il y des millions de paires d’yeux inexploité de ce côté là ), la notion de « zébrage de territoire  » comme le fait Daesh est très bien expliquée par Alexandre del Valle dans son dernier livre, elle se met en place chez nous et les forces de défense, de renseignement et de sécurité devraient en tenir compte.Pas avec le Drian.

coupendeux

Il ne peut pas quitter son poste en temps de Guerre?????
Ils nous prennent vraiment pour des cons…. N’est-ce pas un ministre de la défonce qui avait déserté du temps à mitterand? Il est vrai que lui, il n’était pas d’accord, et qu’il avait préféré perdre sa place près du chauffage.
Le Français du quotidien servira surtout de « veau », à moins que la résistance ne s’organise, comme au « bon temps » où les Laval, Déat et autres collaboraient.

Manon